CINTRE
à Moscou (Voy. Catacombes, Crypte, Nécropole, etc.). — Voir sur le régime général des cimetières : le décret du 23 prairial an XII sur les sépultures, et le décret du 7 mars 1808 qui défend d'élever une construction à moins de 100m d'un cimetière. Les cimetières eux-mêmes ne peuvent être établis qu'à une distance de 35° au moins de l'enceinte des villes et des bourgs. Lorsqu'un cimetière vient à être fermé il reste dans l'état où il se trouve sans qu'on poisse faire aucun usage du terrain pendant 5 ans. Voy, aussi Inhtmation, Sépultire, Coni bbsion, etc.
CIMEX, nom latin de la Punaise, a formé les mots : Cimicides et Cimiciens, famille d'Insectes dont la Punaise est le type; Cimicif'uge, épithète donnée c\ une espèce d'A> tée propre à cliasser les punaises ( Voy. Actée) ; Cimkaire, plante de la famille des Renonculacées, tribu des Pœoniées, dont l'odeur chasse aussi les punaises.
CIMIEB (de cime), ornement qui forme la partie supérieure d'un casque. Le cimier est ordinairement surmonté d'une aigrette ou d'une touffe de plumes ou de crin. — En termes de Blason, on nomme ainsi tout objet posé sur le casque qui surmonte l'écu des armoiries : c'était autrefois la plus grande marque de noblesse ; on ne le portait qu'après avoir figuré dans les tournois. — En Vénerie, ce mot s'entend de la pièce de chair qui se lève le long du dos et des reins du cerf, du daim, du chevreuil, etc. Dans la curée, cette partie se donne au maître de la cha-se.
CIMOLÉE (terre), ou ci.moi.ithe, terre argileuse [AlSP-f- Aq], que l'on trouve en masses feuilletées ou amorphes, blanches ou grises dans l'île de Cimolo (Archipel; : elle a été employée, en médecine, comme astringente et résolutive. — On nomme encore ainsi la boue des couteliers, oxyde de fer qui se ramasse autour de la roue sur laquelle les couteliers aiguisent les instruments de fer ou d'acier.
CINA (pour C//i'«o),undesnomsdu Semen contra.
CINAI$KE(du gr. xiwâëapi), combinaison de soufre avec le men are [HgSJ, se rencontre soit en masses lamelleuses ou fibreuses, soit en cristaux dérivant du rhomboèdre, dans les mines d'Almaden en Espagne, à ldria en Carinthie, au Pérou, au Mexique, en Chine, etc. Le cinabre natif est rouge foncé, quelquefois brun ; sa poussière est d'un beau rouge. Il est facil • à rayer au couteau ; sa pesanteur spécilique est de 8,1. On l'exploite pour en extraire le mercure. On l'obtient artificiellement en chauffant du soufre avec du mercure en vases clos et soumettant ce produit à la sublimation. C'est en broyant le cinabre artificiel sous des meules avec de l'eau qu'on obtient le vermillon ( Voy. ce mot). Les Hollandais ont eu pendant longtemps le monopole de la fabrication du cinabre artificiel ; maison le prépare aujourd'hui à Paris en grande quantité. Albert le Grand fit le premier connaître, au xuic siècle, la composition du cinabre.
CIR AltÉES (du g.-type cinara, artichaut), tribu de la famille des Composées, qui correspond à peu près aux anciennes familles dites Flosculeuses, Carduacées et Cinaroeéphales, est caractérisée par ses fleurs en capitule, et par un anneau, une collerette ou un renflement à la partis Supérieure de chaque style. — De Candolle l'a Bubdivisée en onze soustrihiis : Calendulées, Arctotidées, Echinopstdèes, Car dopât ées, Xérantkémées, Carluiées, Centaurtées, Carthamées, Sih/bées, Carminées (qui comprend le genre-type et Serratuléee.
CINAlincÉVilAI.ES. Voy. Cixarées.
Cinciion tcÉES, cincbohebs. Voy. RtmiAciES.
CINCHomm: (de Cinehona, nom latin du Quinquina;, alcali végétal, cristallisant en prismes quadrilatères, ini olores, amers, insolubles dans l'eau froide, très-eolubles dans l'alcool; il accompagne laquinine dans les quinquinas, spécialement dans les gris» Il ; •nne des sels extrêmement amer-, et renferme ' -°H5*AzïO, c-à-d. un atome d'oxygène de moins «,j?c la quinine. Comme elle, cette base est fébrifuge,
mais à doses plus considérables. — Pelletier et Caventou ont isolé la cinchonine en 1820.
CINGLE, Cinclus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux et de la famille des Turdidés, ou Merles, dont il se distingue par son bec comprimé, droit, à mandibules également hauiîs. L'espèce type est le Merle d'eau C. sturnus), appelé aussi Aguassièreà gorge blanche, qui est de la grosseur d'un étourneau, d'un brun noirâtre en dessus, onde de gris en dessous. Il vit d'insectes aquatiques, et se tient habituellement dans les marais. On le trouve dans les pays montagneux : les Pyrénées, les Alpes, etc.
A ce genre appartient le Cinclosome, ou Pigeon de terre, très-cofllmun en Australie.
CINÉ M A TIQUE (du gr. xtvr|[ia, mouvement), science abstraite des mouvements. Voy. Mécanique.
CINÉRAIRE fdu lat. cinis, cendre), Cineraria, genre de la famille des Composées, tribu des Sénécionidées, renferme un assez grand nombre d'espèces, presque toutes herbacées. L'espèce tj pe est la C. maritime, très-abondante sur les rochers de la Méditerranée : on la reconnaît à ses feuilles blanchâtres et cendrées ;à ses fleurs jaunes, apparentes. — On cultive dans les jardins sous le nom de Cinéraires beaucoup de Sénécionidées qui ne font point partie de ce genre, p. ex. la C. pourpre et ses nombreuses variétés.
CINGLE et zingel, poisson. Voy. ArRON.
CINNAMIQUE (acide), acide organique cristallisé, incolore, peu soluble dans l'eau froide, très-soluble dans l'alcool, est composé de carbone, d'hydrogène et d'oxygène, dans les rapports de CHFO.OH. 11 se produit par l'action de l'air et des autres agents oxygénants sur l'essence de cannelle {Laurus cmnamemum); on l'extrait aussi du styrax et des baumes de Tolu et du Pérou, où il a été découvert en 1834 par MM. Dumas et Péligot. Depuis, cet acide a été produit artificiellement par l'action du chlorure d'acétyle sur l'essence d'amande amère.
cinnawqoe (aldéhyde). Cette substance est un des principes constitutifs des essences de cassia et de cannelle ; c'est une huile d'odeur agréable, incolore, résininable par oxydation à l'air, et donnant l'acide cinnamique par l'action de la potasse. Elle a été découverte par MM. Dumas et Péligot.
CINNAMOME, Cinnamomum , nom donné par les anciens à une substance aromatique produite par un arbrisseau qui croissait sur les bords de la mer Rouge, et que l'on croit être la cannelle; quelques auteurs (lient que c'était la myrrhe. — Pour les Bota ce mot désigne un genre des Laurinées, Laurus cinnamomum, qui fournit la cannelle.
CINNOU ou kinnor, instrument de Musique des anciens Hébreux ; c'était une espèce de cithare en bois et de forme triangulaire, qui était moncordes â boyau tendues dans la longueur de l'instrument et en nombre variable.
CINNYRinÉS, famille d'Oiseaux établie par I son, comprend les deux familles des Certhiad l et des P/tiléaons, et répond aux Grimpereaux deCurier.
CINTRE (du b.-lat. cintrum ; de cinctura ?), ; courbe, arcade o i VOÛte, en pierre ou en DOIS, les pièces s'appuient les mies sur les autres, et par leur poussée mutuelle ou tendance vers leur centre, contribuent à la solidité. On nomme clef la | qui ferme le cintre en haut, et qui par SOU poid8 presse les pièces voisines et les maintient à leur place; sa forme est celle d'un coin. I demi-cercle parfait s'appelle plein cintre. On distingue le C. surbaissé et le c. surmonté, le premier
plus bas, le second plus haut que le plein cintre, et le r. rampant, qui suit le rampant d'un escalier ou d'un arc boutant. — On donne encore le nom o
1 à l'appareil de charpente sur lequel on bâtit
les voûtes ; i! ' à la partie du plafond d'une salle de spectacle qui règne au-dessus du théâtre, et où l'on
place les diverses machines, telles 'pie les treuils (pli servent aux enlèvements, les gloires, les nuages, les