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CIMETIÈRE

protégée par des lois ou des coutumes locales. — La C. blanche (C. alba), type des Cigognes proprement dites, est haute de lm à lm,20; elle a les pennes des ailes noires, le bec et les pieds rouges. On la trouve dans le nord-est de la France, ainsi (|ue la C. noire (C. nigra), qui est beaucoup plus sauvage que la précédonte.

CIGUË (dn lat. cicuta), Conium, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Smyrnées, est caractérisé par ses fleurs blanches, ses fruits globuleux, a côtes crénelées en furme de petits tubercules renés dans un involucre de plusieurs folioles linéaires. H renferme des plantes herbacées, annuelles, bisannuelles ou vivaces, dont la principale espèce est la Grande Ciguë (C. maculât um), aux feuilles grandes, d'un vert très-foncé et un peu luisantes, célèbre chez les anciens comme plante vénéneuse, dont on extrayait, à Athènes, le poison destiné à certains condamnés : Socrate et Phocion burent la ciguë. Le suc de cette plante est d'autant plus vénéneux qu'elle croît dans un climat plus chaud : on en combat les mauvais effets à l'aide de purgatifs et d'acides végétaux (vinaigre, suc de citron, etc.). Elle doit ses propriétés à un alcaloïde particulier appelé cicutine ou ne ( Vog. Comcine); on l'emploie en médecine comme narcotique, particulièrement contre le cancer, les M-rofules, la goutte, etc. : on l'administre, soit à l'intérieur, sous forme d'extrait, soit à l'extérieur, sous forme de cataplasme et d'emplâtre.

Deux plantes, appartenant à des genres tout différents du précédent, portent aussi vulgairementle nom de ciguë, à cause de leurs propriétés vénéneuses ; ce sont : la Pettte Ciguë {^Ethusa cgnapium), qui se confond facilement avec le Persil ( Voy. /Ethise) et la Ciguë tireuse ou Cicutaire. Vog.ce mot.

CIL. ciliaire (du latin ciUum). Les cils sont les poils qui bordent les paupières de tous les Mammifères : ce sont des organes protecteurs, garantissant d'une part le globe de l'œil du contact de toutes les poussières qui flottent dans l'atmosphère, et d'autre partsevvant à tamiser une lumière trop vive. — Chez l'homme, ces poils au nombre de 100 à 150 sont durs, roides, de la couleur des cheveux et des sourcils, disposés sur 2 ou 3 rangs, plus longs et dirigés en haut à la paupière supérieure, moins forts et dirigés 'M lias à la paupière inférieure. Dans certains cas, la direction des cils est changée, ils sont portés en dedans et déterminent alors par leur frottement une inflammation du globe de l'œil qui oblige à les exciser. Comme tous les poils, les cils sont lubréfiés par le liquide de deux glandes {glandes ciliaires), situées à la base de chacun d'eux. Lorsque ce produit est sécrété en plus grande abondance, il s'amasse au bord des paupières et forme ce qu'on appelle la chassie, que beaucoup de médecins ont à tort, jusqu'à ces derniers temps, attribuée à d'autres glandes (glandes de Meïbomius). — On appelle procès ciliaires, de- organes de l'intérieur de l'œil : ce sont les plis, les froncements de la choroïde, une des membranes qui tapissent l'intérieur du globe, au moment où cette espèce de sac rétrécit son ouverture pour s'insérer sur le cristallin : ces plis, au nombre de 60 à 70, rayonnent régulièrement, formant une sorte de couronne autour du cristallin : on les voit facilement en examinant de dedans en dehors un oeil coupé.

En Botanique, on donne le nom de cils h des poils Bns, rangés sur une ligne au bord de diff rem- organes. — En Zoologie et dans la Botanique cryptogamique, on donne aussi ce nom à des filaments très-déliés, ordinairement doués d'un mouvement spontané et continuel; les uns étant des organes de locomotion, les autres un élément vital oureproduc-

Voy. VlBBATILE, CONTRACTILITÉ, ANTHEROZOÏDES.

CILICE, large ceinture ou sarreau en poil de chèvre (de Cilicie), en crin ou en tout autre poil rude et piquant que l'en porte sur la peau par mortification. La haire est une espèce de chemise du même

tissu. Le cilice était fort en usage chez les Hébreu*,

qui le portaient, en se couvrant de cendres, dars les temps de deuil et de disgrâce.

CILIÉ. En Zoologie, on a donné le nom de Cilû i à diverses sections de Zoophytes dont le principal caractère est d'avoir le corps pourvu d'appendices locomoteurs latéraux en forme de cils. — En Botanique, ce mot se dit de toutes les parties des végétaux qui sont bordées de cils.

CIMAISE. Vog. Cymaise.

CIMBEX (dugr. x(|i£>rë), genre d'Insectes, de l'ordre des Hyménoptères térébrants, famille des Portescie, tribu des Tenthrédines. Ils ont env. 0m,02 de long; leur tête est bombée en dessus, très-plate en dessous; les yeux ovales, convexes; les mandibules très-tranchantes, les pattes antérieures courtes, et les postérieures très-développées. Le type du genre est le C. jaune, qu'on trouve en France sur le saule, le bouleau, etc.

CIME. Vog. Cyme.

CIMENT (du lat. cœmentum), mortier qu'on compose avec de la brique concassée et de la chaux, et qui sert dans les constructions. — Le ciment romain est un produit de la calcination de certains calcaires argileux; c'est une espèce de béton et une excellente chaux hydraulique. Après avoir été gâché en une pâte un peu consistante, il acquiert en un quart d'heure, tant sous l'eau que dans l'air, une grande solidité, qui s'accroît promptement avec le temps, en sorte qu'au bout de quelques jours il prend la dureté des meilleures pierres calcaires. Découverte pour la première fois en Angleterre, la pierre à ciment a été trouvée en France, d'abord à Bouiogne-sur-mer, pais à Pouilly en Bourgogne, etc. — Le ciment dit américain, ou de Parker, peut remplacer la pierre à bâtir ; il acquiert en peu de temps la dureté du granit, et est susceptible d'un beau poli.

CIMETERRE (d'un mot persan), en lat. acinaces, arme en usage chez les Orientaux : c'est un sabre pesant, dont la poignée est en forme de manche, et dont la lame convexe, courte, à contre-pointe, s'élargit vers la pointe et s'échancre à son extrémité en portion de cercle prise sur la convexité.

CIMETIÈRE (du gr. ■/.otu.riT7Jpiov, dortoir, lieu de repos). L'usage des cimetières n'était pas inconnu aux anciens. Les Grecs avaient des lieux de sépulture commune appelés Tro),\jâv3p'.a. Dn faubourg d'Alexandrie en Egypte, construit sans doute sur un ancien cimetière, portait le nom de Nécropolis (ville des morts). Chez les Bomains, les tombeaux étaient placés, tantôt dans le voisinage des villes, sur le bord des chemins (où ils formaient des columbaria), tantôt dans un jardin qui avait appartenu au défunt, ou qui était acheté a cet effet. Les hommes du peuple et les esclaves étaient jetés dans des espèces de voiries (puticuliou culinœ). Les premiers Chrétiens enterraient leurs morts dans les catacombes ; vers le tne siècle, on consacra à cet usage des terrains séparés et bénits : ils étaient placés auprès des églises. Plus tard, on accorda à quelques personnes le privilège d'être inhumées dans l'intérieur même de l'église. Cet usage, qui était devenu général dans toute la chrétienté, a disparu depuis près d'un siècle, à Paris et dans toutes les villes de France, par des raisons de salubrité : mais on le retrouve encore dans plusieurs pays étrangers. — A Paris, on compte encore trois grands cimetières établis primitivemen aux portes de la ville et auj. compris dans son enceinte : le cimetière de l'Est ou du Père La Chaise, celui du Nord ou de Montmartre, eteelui de l'Oue-t ou du Mont-Parnasse ;i\ est question, autant par mesure de salubrité que pour obéir aux prescriptions de la loi, de les fermer prochainement, et de les remplacer par un cimetière unique, soit à Méry-sur- Oisc près de Pontoise, soit ailleurs. — Al'étra on cite l'ancien Campo santode Pise, lescimvi. rei de Naples, de Salzbourg en Autriche, de St-Alexar?dre-Nefski à St-Pétersbourg, de Notre-Dame du Do«i

C1NCH0NINE.

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