‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 34 sur 1672 · AIGRETTE · texte numérisé non relu

AIGRETTE

ronne, dite Coquelourde, est originaire d'Italie, et se cultive dans les jardins. Voy. Lychmde.

AGROST.DEdugr. Svpcixm;), Agrostis, genre de la famille des Graminées, type de la tribu desAgrostidées. Ses espèces sont nombreuses, et donnent un bon fourrage. VA. jouet du vent {A. spica verdi), est remarquable par sa panicule découpée, élégante, qui s'agite au moindre souffle. L'A. traçante (À. stolonifera), vulg. Traînasse, sert à retenir les terres par ses rejets rampants. On cultive dans les jardins VA. élégante à cause de la finesse et de la légèreté de ses fleurs. — La tribu des A grost idées renferme las genres Agrostis, Cinna, sÈgo\ogon, Lagurus, Coleanthus, Polypogon, Gastridium, etc.

AI. Voy. Bbadype et Paf.esseix.

AIDE DE CAMP, officier d'ordonnance attaché à la personne d'un général pour transmettre ses ordres et veiller à leur exécution. On les appelait au xvnc siècle aides des maréchaux de camp des armées du roi. Ils remontent sous des noms divers aux temps les plus anciens de la monarchie. — Les généraux de brigade ont 2 aides de camp (un capitaine et un lieutenant); les généraux* de division, 3 (un chef d'escadron et 2 capitaines) ; les maréchaux, h (un colonel, un chef d'escadron et 2 capitaines). Les souverains attachent aussi à leur personne et aux membres de leur famille un certain nombre d'aides de camp, etc.

AIDE-MAJOR, nom donné autrefois à un officier subordonné au major et qui le remplaçait en cas d'absence. Ce n'était pas un grade particulier ; ces fonctions étaient remplies par des capitaines ou des lieutenants ( Voy. Aujldant). — Dans le Corps de Santé, on nomme Aides-majors les médecins militaires placés sous les ordres du médecin- major; ils ont rang de lieutenant et ont au-dessous d'eux des sous-aides.

AIDES. On nommait ainsi autrefois un impôt qu'on levait sur le vin et les autres boissons pour aider le roi à-subvenir aux charges de l'Etat ; il se payait par toutes les classes, à la différence des tailles, que le tiers état payait seul. Cet impôt s'introduisit sous la ;,e race. On nommait A. libres et gracieuses les sommes offertes volontairement dans les nécessités imprévues, et A. chevels, loyaux ou léaux les contributions qu'un seigneur levait sur ses vassaux dans diverses circonstances; ily en avaitdei sortes: 1" A. de mariage, quand un seigneur mariait sa fille aînée; 2° A. de rançon, quand le seigneur était prisonnier; 3° A. de chevalerie, quand le fils aîné du seigneur était fait chevalier ; W A. d'allée outre-mer, quand le seigneur partait pour la croisade. On levait encore des aides pour un voyage du seigneur à la cour, pour la défense du territoire, pour la réparation des maiscnsroyales, pour l'achatd'uneterre(j4. derigueur); on en payait pour être dispensé d'accompagner le seigneur à l'armée (A. de l'ostet de chevauchée), etc. — La dénomination à'aides s'étendit ensuite a tous les impôts levés pour les besoins de l'Etat sur les objets de consommation ou sur les marchandises ; ce qui correspond à peu près à nos contributions indirectes. Aides (cour dbs), ancienne cour souveraine chargée de rendre la justice et de juger en dernier ressort les procès en matière à'aides ou impôts, fut créée en 1355 par le roi JeanI et constituée en 1364 par Charles V. Il y avait en France 13 cours des aides : à Paris, Rouen, Nantes, Bordeaux, Pau, Montpellier, Montauban, Grenoble, Aix, Dijon, Châlon, Nancy et Metz. Supprimée en 1771 avec le parlement cette juridiction fut rétablie de 1776 à 1790.

AÏEULS. Voy. Ascendants.

AIGLE (du lat. aquila), genre d'Oiseaux de proie, de l'ordre des Rapaces diurnes, famille des Falconidés, caractérisés par un bec sans dentelure, droit à sa base et courbé seulement vers sa pointe ; par des pieds robustes armés d'ongles aigus et tranchants, par leur vue perçante et leur grande envergure. Les aigles ont leur nid ou aire dans les rochers les plus sauvages et les plus escarpés ; ils vivent fort longtemps, et n'ont qu'une seule femelle, avec laquelle

ils passent leur vie entière. Les jeunes aigli s ou aiglons mettent plusieurs années pour arriver complet accroissement. — Cuvier avait distingué 7 genres d'Aigles : Aigle propr. dit, Aigle pêcheur, Balouzard, Circaète, Harpie, Aigle autour, Cy minais.

L'Aigle propr. dit a le corps emplumé jusqu'à la base des doigts et l'aile aussi longue que la queue. L'. commun, dit aussi Grand aigle ou A. royal, A. (Falco chrysaetos), est d'un brun noirâtre. La femelle, plus grande que le mâle, a plus de l m de l'extrémité du bec au bout des ongles, et ses ailes étendues ont près de 3<n. Son vol est rapide et soutenu. 11 chasse les faons, les lièvres, les agneaux qu'il ei et transporte dans son aire. Il s'attaque même plus grands animaux, qu'il tue et dévore sur p Pris jeune, il peut être réduit à la domesticité. Son courage, sa force, la puissance de son vol, l'ont fait nommer le roi des oiseaux. Il a été chez tous les peuples l'emblème de la force et de la majesté : c'était chez les anciens l'attribut et le me Jupiter. — L'A. impérial on A. de Thèbes (F. u inalis) est plus petit que le précédent, de coi; moins foncée, et porte sur le dos deux grandes plaques blanches. — L'A. criard, dit aussi Petit aigle ou Canardier F. nœvius), a0",80 de long et 1 de vol ou d'envergure ; il est d'un brun sombre, un peu blanchâtre sous la gorge ; ses yeux et ses il sont jaunes; mais ce qui le distingue surtout, ce sont des taches ovales, d'un assez beau blanc, que l'on trouve sous ses ailes et sur les plumes de ses jambes. Il fait la chasse aux canards, aux petits oiseaux, aux rats, etc. Il pousse des cris plaintifs, et se laisse dresser à la chasse. — L'A. botté (F. pennatus) ressemble aux Buses par son bec légèrement arqué, par l'ensemble de ses formes et par sa taille. Le dessous du corps et les tarses sont d'un blanc moucheté qui les détache du reste du corps, d'où son nom. — Ces quatre espèces se trouvent en Europe.

Aigle autour. Voy. Spizaéte.

Aigle pécheur. Voy. Pvcargue.

L'Aigle a été pris comme emblème par plusieurs nations : les Perses et les Énirotes, puis les Romains, les empereurs d'Occident et d'Orient, l'Empire d'Autriche, Napoléon I, l'adoptèrent pour enseigne militaire. Il fait, en outre, partie des armoiries des souverains de Russie, de Prusse, de Pologne, etc., et donne son nom à plusieurs ordres de chevalerie en Prusse, en Wurtemberg, etc.

aigle, monnaie d'or des États-Unis d'Amérique, ainsi nommée parce qu'elle porte l'effigie d'un a;gle. L'aiole de 5 dollars valut d'abord 27 fr. 00 c. ; le double aigle de 1810, 55 fr. 21 c. ; celui de 1837 vaut 51 fr. 98 c. aigle, poisson. Voy. Moubine et Sciene.

aigle, constellation de l'hémisphère boréal, au S.-E. de la Lyre ; son aile droite touche à l'équateur, son aile gauche est voisine du Serpent. On y remarque 3 étoiles sur une même ligne droite ; celle du milieu estde lre grandeur:on la nomme Altaïr. — On réunit, souvent à cette constellation celle à' Antinous, qui en est très-voisine.

AIGREFIN, poisson. Voy. Mohoe.

AIGREMOINE, Agrimonia, genre de la famille des Rosacées-Dryadées, se compose de plantes vivaces à feuilles longues, ailées; à fleurs jaunes, tubuleuses, disposées en épis terminaux. L'A. eupatoire se distingue à ses feuilles qui embrassent la tige, et à son fruit hérissé de pointes : elle est commune en France. On l'emploie en gargarismes contre les maux de gorge, en cataplasmes détersifs, etc. —Plante de la famille des Papavéracées. Voy. Argémone.

AIGRETTE (de l'ital. aghiretta, sorte de héron , faisceau de plumes effilées et droites qui or haut de la tête de certains oiseaux, tels que le héron, le duc, le hibou, le paon,etc. — On a étendu ce nom : 1° à un bouquet de plumes (plumet) et aux pan que l'on porte sur les chapeaux ou les casqui l'armée, ou que l'on emploie pour la coiffure des

Air; tille.

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