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CITRIQUE

CITULE.

Dans le langage de l'Écriture, ces mots : la cité céleste,\a. cité de Dieu, sont pris pour le ciel considéré comme séjour des bienheureux. StAugustin a donné le nom de Cité de Dieu à l'un de ses ouvrages, dans lequel il oppose les vertus de la nouvelle société cl i rétienne aux vices des sociétés antiques. — On appelle souvent Jérusalem la Cité sainte.

Cités ouvrières, constructions réunissant un grand nombre de logements d'ouvriers, et offrant, bien que loués à prix réduits, toutes les conditions désirables de « unifort et de salubrité. Plusieurs de ces cités renferment des bains, des lavoirs, des écoles et des asiles. Malgré ces avantages matériels, la population ouvrière des grandes villes ne paraît pas encore disposée à s'y établir volontiers. — Les premières cités ouvrières ont été bâties en Angleterre par des building societies d'abord à Manchester (1844), puis à Londres 1845). Paris en possède depuis 1849; il en existe à Lille, Marseille, Mulhouse, etc., et en Allemagne, à Berlin, Brème, Brandebourg.

CITERNE (du lat. ciderna), lieu souterrain et voûté, construit pour servir de réservoir aux eaux pluviales ou autres. Les citernes sont ordinairement divisées en deux portions : le citerneau, petite chambre où les eaux sont reçues à leur arrivée, et où elles déposent ce qu'elles ont d'impur, et la citerne propr. dite, où les eaux, préalablement filtrées, restent en dépôt pour l'usage. Plusieurs pays trop secs ou trop marécageux, tels que la Syrie et la Hollande, ne sont habitables qu'à la faveur de l'eau fournie par les citernes. L'eau ainsi conservée est très-salubre quand la citerne est bien construite. — L'usage des citernes était fort répandu dans l'antiquité. Carthage en possédait d'admirables dont on voit encore les restes. On admire à Constantiuople une citerne dont les voûtes portent sur deux rangées de 212 piliers chacune.

CITHARE (du gr. xiOâpa), instrument de musique des anciens, inventé, selon la Fable, par Mercure et modifié par Apollon. C'était un instrument assez semblable à notre guitare, formant un ovale qui allait en diminuant par une de ses parties : il se terminait en un manche droit, surmonté lui-même d'un cheviller recourbé en dedans et légèrement incliné sur un côté. A droite et à gauche se trouvaient les chevilles destinées à tendre les cordes. Voy. Lyre.

CITOYEN (du b.-lat. civitadanus, de civitas), nom donné à l'habitant d'une cité, au membre actif d'une société libre, à tout individu qui participe au pouvoir souverain par son suffrage, ou qui jouit de certains droits refusés à l'étranger. — A Borne, le titre de citoyen romain, qui d'abord n'appartenait qu'à ceux qui étaient nés à Borne, fut étendu à tout individu qui avait acquis le droit de cité romaine. Dans les monarchies modernes, le mot citoyen est le plus souvent remplace par celui de bourgeois. La dénomination de citoyen a été maintenue pour les républiques et pour les monarchies constitutionnelles. — En France, la qualité de citoyen est indépendante de la qualité de Français : celle-ci s'acquiert suivant les règles posées par les art. 9, 10, 12 du Code civil., et •es lois qui les ont modifiées; celle-là, conformément à la loi constitutionnelle (C. civil., art. 7). On admet généralement que cette loi constitutionnelle est la constitution du 22 frimaire an VIII.

En 1792, les mots Citoyen, Citoyenne, furent substitués à Monsieur, Madame. Cet usage se maintint jusqu'au 18 brumaire.

CITRATES, sels formés par la combinaison de 1 acide citrique avec une base. Les principaux sont : le C. de chaux, d'où l'on extrait l'acide citrique, et le C. de magnésie: ce dernier a été proposé en 1847 par M. Rogé Delabarre, pharmacien d'Anisy-le-Château (Aisne), pour la préparation d'une eau purgative sans amertume. Ce médicament, qui a la saveur d'une limonade, purge comme l'eau de Sedlitz.

ClTRE, bois d'ébénisterie. Voy. Thuya.

CITRIDIQCE (acide). V. Acomtique et Citrique.

CITRIQUE (acide), acide organique contenu dans

les citrons, les oranges, les framboises, les groseilles, les baies d'airelle, et beaucoup d'autres sucs végé taux acides ; il y est souvent accompagné d'acide malique. Formule :C6ll50\30H-r-H20. 11 se rencontre dans le commerce sous la forme de prismes obliques à 4 pans, terminés par des sommets dièdres. La saveur de cette substance est fortement acide quand elle est concentrée, et très-agréable quand elle est étendue. L'acide citrique se combine avec les bases pour former les citrates. Quand on le chauffe à 120", il se convertit en acide aconiiique ou citridique, en perdant les éléments de l'eau, puis en acide itaconique, en perdant de l'acide carbonique, enfin en anhydride citraconique. On l'extrait habituellement du jus de citron ; on sature ce jus avec de la craie ; il se forme ainsi du citrate de chaux insoluble qu'on décompose ensuite par de l'acide sulfurique. On prépare le jus de citron en grand dans les pays chauds, notamment en Sicile. — L'acide citrique est employé par les teinturiers pour obtenir le rouge de carthame, et pour préparer une dissolution d'étain qui produit, avec la cochenille, de plus beaux écarlates que le sel d'étain ordinaire. Les indienneurs l'utilisent comme rongeant. On s'en sert encore pour enlever les taches de rouille et les taches alcalines sur l'écarlate, pour préparer une dissolution de fer, avec laquelle les relieurs donnent à la surface de la peau une apparence marbrée, etc. Les médecins le prescrivent sous forme de limonade; il faut 2 gr. d'acide cristallisé pour aciduler agréablement un litre d'eau. On prépare la limonade sèche avec un mélange intime de 500 gr. de sucre et de 16 gr. d'acide qu'on aromatise avec quelques gouttes d'essence de citron. Les marins conservent à bord le jus de citron additionné de & d'eaude-vie qui en précipite le mucilage, pour satisfaire leur soif, et se garantir en même temps du scorbut. — Schéele isola l'acide citrique en 1784, et apprit à le distinguer de l'acide tartrique, avec lequel il avait été jusqu'alors confondu.

CITRO>, fruit du Citronnier.llestde formeovoïde, d'un rouge brun en naissant, et d'une belle couleur de jaune clair à l'état de maturité. Il offre une double écorce : l'une extérieure, le zeste, raboteuse, mince, remplie d'une huile essentielle très-aromatique; l'autre intérieure, le zisie, blanche, épaisse, tendre, charnue, qui recouvre les 9 ou 10 loges où les graines sont renfermées au milieu d'une pulpe acide et juteuse. L'écorce de citron confite au sucre se vend sous le nom de zeste d'Italie. Le jus de citron peut remplacer l'acide citrique dans plusieurs de ses emplois ( Voy. Citrique [acide]). Étendu d'eau et édulcoré avec du sucre, ce jus constitue la limonade.

CITROAELLE (de citron), nom donné vulg. à plusieurs plantes qui répandent une odeur de citron quand on froisse leurs feuilles : telles sont Y Auront maie, la Mélisse officinale, le Seringat odorant, la Verveine «3 feuilles, le Goyavier aromatique, etc.

CITROMNTER, Citrus, espèce du genre Oranger, famille des Aurantiacées, renferme des arbres hauts de 4 à 5m, à tige grisâtre et à tète arrondie; à feuilles petites, ovales-oblongues, pointues, d'un vert clair, persistantes; à fleurs blanches en dedans, violettes au dehors, répandant une faible odeur. On distingue le Citronnier proprement dit, qui produit le citron, le C. cédratier {C. medica) et le C.limonnier (C. limonium). — LeCitronnier, originaire de l'Inde, a été transporté en Europe au temps des croisades. Voy. Cédratier et Limonnier.

CITROUILLE (en ital. citriuolo, du lat. citrus, à cause de sa couleur), nom donné vulg. à toutes les espèces du genre Courge, doit être réservé à une seule espèce de la section Pepon, le Giraumon (Cucurbita oblonga). Elle a le fruit très-gros ; la couleur et la forme de sa coque varient singulièrement. La citrouille a la chair assez fine, mais fort aqueuse ; cependant elle est excellente a manger quand elle est bien préparée.

CITULE, Citula, genre de Poissons acanthopté-

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