‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 357 sur 1672 · COLLODION · texte numérisé non relu

COLLODION

seaux faisaient résonner ces bocages de leurs doux chants. En anglais, le collectif général est toujours suivi du pluriel.

COLLECTION (du lat. collectio). Ce mot, qui imprime tout recueil de choses de même espèce ou qui •ont plus ou moins de rapport entre elles, s'applique plus particulièrement aux collections de livres : en ■connaît les collections d'auteurs latins dites Adustem Delphini, el IWmrM»?; celle des Elzévirs, des Barbou, de Maittaire, de Brindley, de Baskerville, de Deux- Ponts; les Classiques latins de Lcmairo, les collections d'Auteurs grecs et de Classiques français de Didot, la collection des Documents inédits sur l'histoire de France, etc. — Voy. aussi Galfiue, BfusÉE, Hekisieh, etc.

COLLÈGE (du lat. collegium). Chez les Romains, le mot collège servait a désigner une compagnie, une corporation, comme le C. des pontifes, celui des augures, des féciaux, des marchands, des forgerons, etc. — En France, il y avait autrefois le C. des secrétaires du roi, le c. des avocats, des C. électoraux. — Dans divers pays, les différentes branches d'administration ont formé autant de collèges, qui ne sont que des conseils ; dans l'ancien Empire d'Allemagne, on distinguait : le C. des électeurs, celui des princes et celui des villes libres ou impériales.

Dans l'Église, il y avait autrefois des C. de chanoines et de chapelains. On appelle encore Sucré Collège le corps des cardinaux de l'Église catholique : le sacré collège forme le conseil du pape, et participe non-seulement au gouvernement général de l'Église, mais aussi à l'administration civile des États Romains. Il se partage en plusieurs Conseils ou congrégations, ayant toutes des attributions particulières. L'évêque d'Ostie est de droit doyen du sacré collège.

En France, on appelle collèges des établissements d'instruction secondaire où l'État fait enseigner les langues, les lettres et les sciences. Avant 1848, on distinguait les C. royaux et les C. communaux. Les premiers, qui avaient été créés sous le nom de Lycées, ont repris ce titre auj. : ils sont entretenus aux frais de l'État et administrés par un proviseur, ayant sous lui un censeur des études, un économe, des professeurs agrégés, et des maîtres répétiteurs. Les seconds sont entretenus par les communes et administrés par un principal : en 1869, on en comptait 254 en France. — On appelle C. particuliers ou de plein exercice, des maisons particulières d'éducation qui, en raison de leur importance, ont obtenu de l'Etat les privilèges accordés aux lycées el aux collèges communaux :tels sont à Paris le C. Rollin, qui appartient à la Ville; et le C. Sta7iislas, dont l'administration est ecclésiastique.

Collège de France, établissement d'enseignement supérieur, fond,'' à Paris en 1530, par le mi l'rançois Ier, et où se font des cours publics de langues et de littérature el de morale, d'histoire, de sciences mathématiques et pin situes, de droit et d'économie politiques, ('.et établissement, longtemps indépendant, est auj. régi par le décret du l"r l'év. 1873.

Collège militaire (de la Flèche), dit aussi Prytanée. Voy. Militaires (écoles .

Collège municipal Chaptal. Voy. Écoles rnoFES-

BIONNELLEB.

< OLLÉGIALE (ïglise). On appelle ainsi cmeégtise rvie par un chapitre «le chanoines, mais sans 1 piscopal. Les collégiales -oui tantoi de fbn-

*St] 'Ovale, telles que les Sainle^-Chapell,

Chapeiai ; tantôt de fondation ecclésiastique, ou bien encore ce s., m d'anciens monastères dont on a sécularisé les moines pour en faire des chanoines. Il "> :| plus en France qu'une collégiale, celle de

)enit, près Paris.

COI l i i dimin. de col , partie iin vêtement qui

ire le cou ei retombe sur les épaules : ce met

désignait plus particulièrement un ornement en toile

fine que les hommes, aussi bien que les femmes)

portaient autrefois autour du cou ; on l'appelait aussi rabat, nom sous lequel il est resté dans le costume des L'eus de robe et des ecclésiastiques. — Dans le langage familier, on disait aussi le petit collet, pour désigner l'habit ecclésiastique, et par suite les abbés qui le portaient.

En Botanique, le ralfet est la partie du végétal qui unit la tige à la racine, et qui est le peint intermédiaire entre ces deux organes : Lamark l'appelle nœud vital.

En Anatomie, on nomme collet des dents la partie de ces organes intermédiaire entre la couronne et la racine. — En terme de Boucherie, on appelle collet <lr mouton, 'li' veau, etc., la partie inférieure du cou de ces animaux qui reste aptes qu'on en a oté le bout le plus proche de la tète.

On nomme encore collet une sorte de lacs à prendre le gibier : c'est un nœud coulant en crin on en fil de laiton. Il y a des collets traînants, suspendus, à piquets, à ressorts, etc.

COLLEY, race de Chiens écossais fort est! qu'on emploie à la garde des troupeaux dans les montagnes de la Grande-Bretagne.

COLLIEU (de col). Outre l'ornement de cou que portent les femmes, on nomme ainsi : 1* dans certains ordres, une chaîne d'or que portent les chevaliers dans les jours de cérémonie, et à laqn suspendu le signe de l'ordre; l'ordre du St-Esprit et celui de St-Michel avaient des colliers de ce genre; il en est de même auj. de l'ordre de l'Annonciade en Sardaigne et de l'ordre de la Toison d'or en Espagne ; — 2° en Pathologie, une éruption dartreuse qui fait le tour du cou comme un collier.

COLLIMATION (du lat. collimatio, leçon fautive pour collineatio). On appelle ainsi, en Optique, la direction suivant laquelle on vise un objet : quand l'instrument employé est un graphomètre, c'est la ligne droite déterminée par les pinnules. Quand l'objet est visé à l'aide d'une lunette, c'est la liane droite qui passe par le centre optique de l'oculaire et le point de croisée dps fils du réticule.

COLLIQUXTION (du lat. coltiquore^ fondre;, nom donné, en Pathologie, à la dissolution des parties solides du corps humain, accompagnée d'excrétions abondantes, soit par la transpiration, soit par les voies abdominales. Telles sont les sne>n:s CoÛiquatives des phthisiques et les dévoiements eolliquatifs qu'on observe dans les lièvres ad\ mimiques.

COLLISION (du lat. collisio), contradiction entre des droits, de telle sorte que l'un détruise l'autre. Elfe est impossible en droit naturel parce que, la nature de tous les hommes étant la même, tous les besoins et les droits se laissent concilier ont par une coordinatidh et une limitation réciproque l'oy. DnoiT xvtiiiei.) ; c'est en cela que Consiste le

concours dos droits. — Quant à la collision en1 devoirs d'un côté et les obligations juridiques de

l'autre, il ne saurait y avoir collision entre la morale et le droit naturel, parce que ces deux sciences ont les mêmes principes. Mais il peut arri\ dans une société, où les lois ne sent pas la véritable

expression du droit, il y ait des prescriptions juridiques contraires à la morale; dans ce cas, l'homme doit obéir aux ordres de sa conscience tout en ! mettant aux peines édictées par des lois Injustes. Eu provoquer la réforme par tous les moyens légitimes constitue alors un devoir pour tous les bons cit

COLLOCATIOIS (du lat. coUocatio . Ce ternie indique l'ordre, le rang dans lequel chaque créancier re payé. Voy. (m ihcii r.Coni mbi

COLLOMOIN [du gr. xoftbtSqç, collant . mélange ffggluti natif obtenu a l'aide du coton-p udre macéré

dans l'eiber. On méfe 1 p. de salpêtre en polldrea\ec

S p. d'acide Bulfurique concentre, et l'on maintient le

coton dans ce mélange pendant i ou i; heures; on

lave le produit, et après l'avoir fait sécher, on le dissout dans Péther; exposé à l'air, ce mélange se prend rapidement en une masse Bolide d'une extrême té-

COLOBE.

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