CONCENTRATION
■de toutes dettes et hypothèques ; C. de clerc à maître, celui où le comptable porte rigoureusement en recette et en dépense tout ce qu'il a pu faire de bénéfices,de frais ou de pertes dans sa commission ; Débet de compte, l'excédant de la recette sur la dépense.
Compte de retour. Voy. Rechange et Retraite.
Dans la Comptabilité publique, on distingue : C. de gestion, celui qui est rendu par le comptable, et où il est justifié de la régularité des recettes et des dépenses ; C. d'administration, celui qui est rendu par un administrateur, dans un but moral plutôt que financier, afin de faire ressortir sa bonne administration ; C. de matières, qui repose sur les inventaires, sur les procès-verbaux d'entrée et de sortie des matières, sur le visa d'agents spéciaux pour lesdites entrées et sorties, etc. ; C. de deniers, où il est rendu compte de l'emploi des fonds.
COMPTE (MONNAIE De). Voy. MONNAIE.
COMPTES (COL'R DES). Voy. CoiR DES COMPTES.
COMPTE-FILS, instrument qui sert à apprécier le degré de finesse d'une étoffe, en permettant de compter le nombre de fils qui entrent dans la trame ou la chaîne, dans un carré de grandeur déterminée. C'est une loupe soutenue sur deux montants de cuivre, à une distance convenable d'un disque percé d'un trou carré à travers lequel on regarde l'étoffe.
COMPTE-PAS, instrument dit aussi Pédomètre ou Hodomètre, destiné à indiquer par approximation la longueur d'une route par le nombre de pas qu'on fait en la parcourant. Le compte-pas de Bréguet a la forme d'une montre : il porte un cadran divisé en 100 parties désignant chacune un double pas ; au centre de ce cadran est un disque mobile, divisé aussi en 100 parties égales, dont chaque unité indique 100 doubles pas. Une seule aiguille marque les unités sur le cadran extérieur et les centaines sur le disque mobile: cet effet est produit par deux roues et un pignon.
COMPTEUR, se dit en général d'un instrument qui sert h. compter le nombre des révolutions d'un axe tournant ou des oscillations d'un pendule, accomplies dans un temps donné. 11 se compose ordinairement d'une série de rouages analogues à ceux des montres, faisant mouvoir des aiguilles sur des cadrans gradués.
Compteur à gaz , appareil employé pour mesurer la dépense du gaz consommé pour l'éclairage : c'est une espèce de roue à augets, plongée jusqu'à l'axe dans un cylindre fermé, en tôle ; un tuyau amène le gaz dans unauget; celui-ci s'élevant et sortant complètement de l'eau, le gaz qu'il renferme se répand dans la partie supérieure du cylindre, et s'échappe par un autre tube disposé à cet effet ; a peine le premier auget a-t-il vidé son contenu, qu'un second augct s'emplit de la même manière pour se vider à son tour, et ainsi de suite ; ces entrées et ces sorties alternatives du gaz impriment à la roue un mouvement de rotation ; un système de rouage note le nombre des tours qu'elle fait dans un temps donné ; d'ot il est ensuite aisé de déduire, M'aide de la capacité connue des augets, le volume du gaz qui a traversé le compteur. A l'exposition univcrsi lie de 1867 on a remarqué, pour leur perfection, les appareils Siry-Lisars et Brunt de Paris, et les appareils Cl,, ver de Londres.
Compteur à eau, appareil mesurant avec exactitude la quantité d'eau débitée par un tuyau. On a proposé un grand nombre de systèmes pour les compteurs de ce genre, mais 1rs efforts des inventeurs onl été moins beureui sons ce rapport que peur les compteurs à -a/. On estime toutefois ■ le c". Siemens, de Birmingham, qui date de I85û el dans lequel l'eau passedans un tambour qu'elle fait tourner en s'échap
pant par îles disques munis de rainures en spi -aies :
l'axe de ce tambour, qui commande les rouages «les
cadrans, porte un i lenteur composé de lames Bur
lesquelles l'eau exerce une résistance calculée de
manière que la vitesse de rotation du tambour soit
proportionnelle à la quantité d'eau qui le traverse : le C. Kennedy, de Kilmarnock,en Ecosse; le C. Wal-
'er, aussi de Birmingham ; le ( . Letioir, de Paris,
qui a beaucoup d'analogie avec les compteurs à gaz ; le C. Clément, d'Orléans, remarquable surtout par son robinet distributeur ; le C. Du Boys, etc.
Compteur pour voitures de place.Les divers appareils imaginés à cet effet sont tous jusqu'à présent un peu trop compliqués; la mesure du chemin parcouru y est généralement déduite du nombre de tours effectué par les roues. Le C. Robert est un des plus simples, mais il n'enregistre que la durée et le nombre des courses ; le C. Bertrand et Addenet indique le travail effectué par la voiture et en même temps tient compte des temps d'arrêt, des parcours à vide et à charge, et de la vitesse de la marche ; le C. Meuley et Verdier prévient au moyen d'un levier à ressort les erreurs qui résulteraient des chocs et des déplacements que subissent les essieux pendant la marche.
COMPTOIRS (de compter), établissements commerciaux d'une nation à l'étranger. Dans ce sens, ce mot est synonyme de factorerie. Voy. ce mot.
comptoirs d'escompte, établissements ayant pour objet d'escompter les effets de commerce, d'accepter des mandats, traites ou lettres de change, de faire des avances sur titres et valeurs, etc. Ce sont des sociétés anonymes, soumises aux règles ordinaires en matière de société; mais par une dérogation au droit commun, ils peuvent faire vendre publiquement, 8 jours après la mise en demeure, les valeurs qu'ils ont reçues en nantissement. — Créés temporairement après 1830 et 1848 pour secourir le commerce en détresse, ces comptoirs ont fini par avoir une existence permanente : Paris, Lille, Mulhouse, Angoulême, Caen,'Colmar, etc., ont des cotnptoirs d'escompte et même des sous-comptoirs auxiliaires, organisés, soit par localité, soit pargrouped'industrie.
COMPTONIE (de H. Compton, évêquede Londres), Comptonia, genre de la famille des Myricées. La C. à feuilles de cétérach (C. aspleniifoUa), est un arbuste d'ornement à feuilles oblongues, linéaires, sinuées et ponctuées de blanc.
COMPTONITE, substance minérale blanche qui cristallise en prismes rhomboïdaux droits quelquefois groupés en forme de croix irrégulière. C'est un silicate hydraté d'alumine, de chaux et de soude [(Ca,Na)Si-r-3AlSi +6Aq].On la rencontre au Vésuve, dans les laves, à Eisenach en Saxe, ainsi que dans les trapps d'Elnbogen en Bohème.
COMPULSOIUE (du lat. compulsum, de rot/i},rllere, contraindre). C'est ainsi qu on nomme, en Procédure, la voie prise dans le cours d'une instance pour se faire délivrer expédition ou extrait d'un acte dans lequel on n'a pas été partie. La demande à fin de cempulsoire est formée par requête d'avoué à avoué : elle est portée à l'audience sur un simple acte, et jugée sommairement sans aucune procédure (C. de proc, art. 847). Le jugement est exécutoire, nonobstant appel ou opposition (art. 848).
COMPUT (du lat. computus), ensemble des calculs
qui ont pour but de régler les époques des fêtOS mobiles. |,e romput ecclésiastique a pour bases : le Cyele solaire, le Nombre d'or, YEpacte, V Indiction romaine ei la Lettre dominicale, Voy. ces mots. comte (du lat. cornes), titre nobiliaire, qui se
place entre celui de baron et eolui de duc ou de marquis. Voy. le Dict. dHist. et de G CONCAMÉRATION du lat. caméra, votM
dit, en Ariliitectun^du cintre d'une voûte ■ — et en Physique : l"de la courbure de Chaque onde sonore : l' .1 ■ la distance qui sépare deux aœuds cutifs dans b-s nivaux sonore-.. Voy. Tuyasx.
CONCAVE (du fat. COncaVUS), Se dit d'une surface
dont le milieu est plus déprimé que le . bords. Voy. Ykiuie et Miroir.
CONCENTRATION [de concentrer), se dit, en Chimie, de l'opération qui consiste à a igmenterdans an dissolvant la quantité relative d< la partie dissoute en enlevant le dissi haut. On oncentro en général par la chaleur les solutions a aeuses, l'eau se