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CORBEAU

cor de Domnich, Dauprat, Jacqmin, Mézières, etc.

Le Cor de chasse ou Trompe est tout d'une pièce, et n'a pas de corps de rechange : on le joue sans mettre la main dans le pavillon. Il est en ton été ré et la musique qu'on écrit pour lui est toujours en ut. Son invention ne remonte qu'à 1080. Voy. Cornet.

cor anglais, instrument a vent et à anche, de la famille des hautbois, a la forme du hautbois, mais dans des proportions plus fortes ; il est un peu recourbé, et son pavillon se termine en boule, au lieu d'être évasé comme celui du hautbois. Il sonne une quinte au-dessous de celui-ci, et tient par conséquent, parmi les hautbois, la même place que l'alto ou viole parmi les violons. Son diapason est de deux octaves, qui commencent au troisième fa grave du piano. La musique destiné au cor anglais se note sur la clef d'ut, seconde ligne. Les Italiens l'appellent voix humaine (voce umana).

cor de basset, en allcm. liassct-horn, instrument de musique à vent, à bec et à anche, du genre de la clarinette, et qui est à celle-ci ce que le cor anglais est au hautbois, c.-à-d. qu'il en sonne la quinte audessous. Son diapason comprend ft octaves, qui commencent au second ut grave du piano . La musique destinée au cor de basset se transpose à la quinte ou à la quarte. Cet instrument n'est guère en usage qu'en Allemagne.

cor oucor.NET a PISTONS) instrument du genre de la trompette. Au moyen de plusieurs pistons, que l'exécutant presse tour à tour, la colonne d'air renfermée dans l'instrument est raccourcie de manière à produire le plus grand nombre des tons et demitons que le cor ordinaire refuse. Le cor a pistons conserve les bonnes notes du cor ordinaire, rend l'éclat aux sourdes et remplit, toutes les lacunes. — Cet instrument a été inventé en 1820 par le musicien allemand Stœzel ; il est d'un .usage très-fréquent dans les concerts et la musique militaire.

cor russe, instrument h vent en cuivre, qui se joue avec une embouchure, et qui est de forme conique. Le tube ne fournit qu'un seul son. Pour avoir linéiques octaves de tous les demi-tons, il faut avoir au tant de tubes qu'on veut employer de sons, et en proportionner la longueur au degré de grave ou d'aigu qu'on veut obtenir. On arrive à des effets trèspuissants par la réunion de 20, 30 et fiO de ces cors. Le cor russe a été inventé au dernier siècle par le Bohémien J.-A. Maresch.

CORACIASj oiseau. Voy. CnAVEet Rollier.

CORACOÏDE (du gr. xopaxoei&fc). L'apophyse coracoïde termine en dehors le bord supérieur de l'omoplate ; elle a été ainsi nommée parce qu'elle aune sorte de ressemblance avec le bec du corbeau. Voy. Omoplate.

CORAIL (du gr. xop&Xiov), genre de Polypes à polypier, appartenant au groupe des Gorgonidées, ne se compose que d'une seul" espèce, le c. rouge, propre à la Méditerranée, et dans lequel on remarque deux parties distinctes: l'un axe central, calcaire, dur, cassant, formé <l'un noyau solide recouveri d'une couche de vaisseaux longitudinaux el par des sus d'une couche de vaisseaux réticulés, affectant enfin une forme arborescents; c'esl le polypier ou corail employé en bijouterie : ce corail est rouge à l'état normal, blanc, rose ou noir par suite de ma ladie ou d'altération ; 2° une écorce molle, charnue, vivante, qui recouvre le polypier ; c'est le sarcosome, être à la fois un el multiple, composé de petite polypes ii s liras empâtés dans un ciment vivant, en sorte que h limite de chacun de ces petits êtres est confuse et que ses fonctions profitent à la masse gé nérale et à chacun des autres en particulier. I a seul rameau de corail porte nu nomiire considérable d'in

dividus ipii apparaissent à sa surface com autant

de petites fleurs blanches, plus ou moins apparentes, suivant qu'ils sont Bortis ou rentrés dans la partie i orticale. —Le nu-ail a été employé dès la plushaute antiquité comme objet de parure'; mais sa véritable

constitution n'a été connue que de nos jours. Longtemps rangé parmi les minéraux, il fut placé dans le règne végétal au siècle dernier h la suite d'un débat célèbre de l'Académie des Sciences, auquel prirent part Jussieu, Réaumur, Guettard et Marsigti. Presque aussitôt après (1756), A. Peyssonel, médecin de Marseille, prouvait que le corail était un animal; mais plus d'un siècle devait encore s'écouler avantqueM.Lacaze-Duthiers(1862)lefit entièrement connaître. — Voy. Madrépores.

La pêche du corail est faite par les Fspasnols et les Italiens, sur les côtes de l'Espagne et de l'Algérie. Le corail se fixant et se développant au-dessous des rochers, la manœuvre consiste à gratter la roche et à ramener ses débris avec un filet nommé salabre Ou faubert. Par le traité de 1832, le bey de Tunis a abandonné à la France la pêche du corail sur toutes les côtes de la Régence moyennant une redevani 13,000 piastres. — La matière rouge du corai tenant du carbonate de fer, cette particularité explique l'usage que l'ancienne médecine en faisait comme tonique.

Corail artificiel, pâte qui a pour base ordinaire la poudre de marbre cristallin,cimentée a \ ec d. l'ichthyocolle, ou quelquefois avec une huile très-siccative, et que l'on teint au moyen du vermillon de Chine, mêlé à une très-petite quantité de minium.

Corail noir. Voy. ci-dessus et Antipathes.

CORALINE ou corau.ine (de corail), genre d'Algues, de la section des Floridées, a ses rameaux incrustés d'une matière calcaire. Lamarck et Cuvier l'avaient rangée parmi les polypiers ; mais il démontré depuis qu'elle appartient au règne tal. La Coraline croît par touffes sur les rochers du bord de la mer. Sa couleur varie du vert au rouge1 plus ou moins foncé. La C. officinale a longtemps été employée comme vermifuge.

CORALLIEN (étage) ou Coral rag, nom donné, en Géologie, à celui des étages jurassiques, qui suit l'étage oxfordienet précède l'étage kimméridien,jparce que dans beaucoup de régions il est composé de bancs decoraux fossiles. Dans l'est de la France il corne inférieurement par des calcaires grumeleux caractérisés par le Cidaris ftorigemma et le Glypticus kieroglyphicus; viennent ensuite des assises puissantes d'oolite blanche grossière pétrie de coraux, où abonde le Diceras arietina, et enfin une suite de couches calcaires, marneuses ou même oolitiques, caractérise. -, principalement par la. Pitmigena Saussurii. Quelques auteurs rat lâchent ces dernières couches à l'étàgekimméridien, tandis que d'autres en font un étage intermédiaire spécial, ['étage séquanien. Dans d'autres parties île la France, l'oohte intermédiaire manque complètement, et l'étage corallien se réduit aux calcaires inférieurs et à quelques bancs marno-calcaires qui leur sent superposés. — L'étage corallien forme une zone autour du bassin de Paris, comme les autn

ges jurassiques. Ou le retrouve dans les autres bassins de France, en Suisse, en Allemagne, et jusqu'en Morée. — Outre les fossiles précédemment citi i peut encore signaler : ['Ammonites rupellensi*, la Nerituea Mandelslohi, la .V. Defrancii, le Cardium coraliinum, le C. septiferum, la Trigonia l<> v In ocrinui royssianus, etc.

CORAN de l'arabe kôran, lecture', livi Musulmans. Voy. ce mot au Dict. (Tnist.ei

<:ouit. Corvtna, genre de Poissons acanthoptérygienSj de l'ordre des Squam dermes, familJ

Sciénoldes : dents en velours, point de I a aines, ni do

barbillons. Le C. noir, de la Méditerranée, est un poisson délicat, surtout quand il est pêcbé à l'embouchure des ri\ iéres.

CORREj mesure de capacité employée en Italie

pour les matières sèches et liquides. I a corhe de blé

de Bologne contient ts lit ,6* ; la corbe de vin,

CORBEAU, Cortmt, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, t> pe <ie la famille d<

villes, renferme un grand nombre d'espèces, parmi

CORBULIDÉES.

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