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COUDE

lesquelles on distingue : les Corbeaux proprement dits, les Corneilles, les Freux et les Choucas.

Les Corbeaux propr. dits, qui ont pour type le Grand corbeau (C. corax), ont un bec droit, conique, très-fort, et dont la base est garnie de plumes rcides dirigées en avant, et une queue ronde ou carrée. Leur taille est celle d'une poule; leur plumage est généralement noir. Ils ont l'appétit vorace, et se nourrissent volontiers de charognes : aussi répandentils une odeur fétide. Leur vue et leur odorat sont perçants, ce qui empêche les chasseurs de les approcher facilement. Ils marchent posément, d'un air grave, mais sautent quand ils veulent hâter leur marche et prendre leur essor ; leur vol est élevé et soutenu. Leur intelligence paraît assez développée; on peut les apprivoiser, et les rendre même d'une très-grande familiarité ; mais leur caractère est turbulent, querelleur et défiant. Ils ont un cri rauquè et discordant, connu sous le nom de croassement ; cependant ils apprennent assez facilement à parler. Partout, les corbeaux sont sédentaires; ils nichent sur les arbres les plus élevés, sur les rochers escarpés, ou bien dans les châteaux en ruines. Pendant l'hiver et à l'époque des semailles, ils se répandent par troupes dans les campagnes, où leur présence ne paraît pas causer des dommages bien considérables. On leur attribue une fort longue vie. — On prétend que le vol du corbeau, plus ou moins élevé, inquiet, incertain et accompagné de croassements, annonce le mauvais temps. Les anciens avaient consacré le corbeau à Apollon, parce qu'ils lui attribuaient la faculté de prédire ; ils regardaient son chant comme de mauvais augure. Chez les Juifs, cet oiseau était déclaré impur.

On appelle C. aquatique, l'Ibis acalor; C. blanc, l'Irubi ; C. chauve, le Pyrrhocorax; C. cornu, le Calao ; C. de mer, le grand Cormoran ; C. de nuit, l'Engoulevent, etc.

Les Romains appelaient corbeau une sorte de croc en métal qui leur servait de grappin d'abordage, et qui avait été inventé par le consul Duillius dans la première guerre punique. — On donne auj. ce nom : en Architecture, à un ouvrage en saillie, à une grosse console qui a plus de saillie que de hauteur, et qui sert souvent à porter des bouts de poutre ou dfs naissances de voûte {Voij. Encorbellement et Mitoyenneté); — au morceau de fer qui sert à porter les sablières d'un plancher. — C'est aussi le nom d'une machine qui sert à soulever des fardeaux.

CORBEILLE D'OU. Voy. Alysse. — Corbeille d'argent. Voy. Ibéride.

CORBILLARD. Voi/. POMPES FUNÈBRES.

CORBIIS' était autrefois synonyme de Corbeau. — Par suite, on a dit : bec de corbin, pour instrument recourbé ; nez en bec de corbin, pour nez crochu.

CORBIS ou corbeille, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques intégropalléales, famille des Lucinidées : coquille épaisse, munie de côtes concentriques et de stries rayonnantes; crochets recourbés en dedans; charnière' formée de deux dents cardinales sur chaque valve, et de deux dents latérales dont l'une est voisine des premières; trois impressious musculaires non prolongées, dont deux sur la région buccale. — Les Corbis apparaissent dans l'étage bajocien ; elles habitent auj., mais en petit nombre, l'Océan indien.

CORB1VAU, Corvus albicollis, espèce du genre Corbeau, dont on a fait un sous-genre sous le nom de Corvu/tur : il doit ce dernier nom à son bec comprimé, élevé, et à dos tranchant.

CORBULIDEES, famille de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques sinupalléales : coquille très-inéquivalve, impressions palléales à peine sinueuses, impressions musculaires au nombre de deux ou trois à chaque valve, ligament interne placé dans une fossette, et charnière pourvue d'une dentcardiale sur la petite valve et l ou 2 dents latérales sur l'autre.—La Corbule (Corbula), type de cette famille, a

son test épais, deux impressions musculaires et à chaque valve une dent saillante entrant dans une fossette de la valve opposée.

CORCELET. Voy. Corselet.

CORCIIORE (du' gr. -/.ôf/opoç), Corchorus, genre de la famille des Tiliacées, renferme des herbes, des sous-arbrisseaux et des arbrisseaux exotiques à feuilles alternes, denticulées ; à stipules latérales géminées ; h fleurs jaunes, portées sur des pédoncules très-courts. La C. potagère ou Mauve de Juif est une plante alimentaire dans le Levant ; la C. cnpsu/aire, des Indes orientales, fournit une sorte de filasse ni la C. velue est un arbrisseau laineux de l'Amérique du Sud. — Voy. Coréte.

CORDACE (en gr. y.6p5»i), danse vive et licencieuse, en usage chez les anciens Grecs et dans l'Asie-Mineure, avait le caractère de nos passe- pieds : elle entrait souvent dans les divertissements des comédies antiques.

CORDAGE (de corde), nom générique de toutes les cordes qui servent au gréement et à la manœuvre des navires, au jeu des machines, à l'élévation et à la traction des fardeaux, etc. La fabrication des cordagescomprend deux opérations : le filage, ou fabrication du fil de caret, élément de toute corderie, et le commettage, qui consiste à réunir et à tordre ensemble un certain nombre de fils de caret pour en composerles cordages de toute grosseur, depuisle bitord, le toro)iet le grelin jusqu'au câbleau et au câble (Voy. ces mots).Ondistingue,dansla Marine, deux sortes de cordages, les C. ordinaires ou blancs, et les C. noirs, qui sont goudronnés ; on tanne aussi les cordages pour leur donner plus de force. On se sert dans les mines de cordages plats, qui n'ont point l'inconvénient de s'enrouler et de faire tourbillonner sur euxmêmes les tonneaux dans lesquels les mineurs descendent et remontent. Le chanvre est la matière le plus communément employée pour la fabrication des cordes ; on en fait aussi en fils de coton pour l'usage des mécaniques, comme étant plus élastiques et moins sensibles à l'humidité de l'air ; en écorce de tilleul, pour les cordes de puits; en crin, en laine, en fils métalliques, etc.

CORDE (du gr. yopSvj). Il y a des cordes de toute espèce et de toute grosseur, selon l'usage auquel on les destine. La plus grosse s'appelle câble, la plus petite ficelle ; celles qui servent dans la marine prennent le nom de cordages. Voy. Cordage et Cordiicr.

On appelle C. à boyaux celles qu'on fabrique avec des intestins d'animaux. On se sert de ces cordes dans plusieurs arts pour établir diverses communications de mouvement et dans les instruments de musique ; on donne le nom de cordes de nerfs a des cordes faites détendons, de ligaments battus, filés et tordus. — Dans les Instruments de musique, on distingue spécialement : les C. à boyaux, qu'on attaque par le frottement ; les C. métalliques, qu'on frappe, et les C. de soie, que l'on pince. On appelle cordes filées celles qui sont revêtues d'un fil de laiton blanchi qui les entoure d'un bout à l'autre; elles rendent les sons graves. Dans le violon, le violoncelle, l'alto et la contre-basse, les cordes filées sont en boyau, tandis que dans la guitare, elles sont en soie. Les cordes des clavecins et des pianos sont métalliques, les unes en fil d'acier de deux ou trois degrés de finesse pour les sons aigus ; les autres, pour les sons moyens, en fil de laiton de deux grosseurs; les sons graves sont rendus par des fils de laiton filés, c.-à-d. revêtus d'un fil de laiton plus fin qui les entoure en spirale.

Dans les Arts mécaniques, on appelle corde sans fin la corde qui entoure la roue des tours, d"S rouets à filer, etc. Elle sert à communiquer à une roue que l'on veut faire tourner le mouvement de rotation déjà imprimé à une autre roue. Voy. Courroie.

Les artificiers appellent corde à feu une mèche de corde formant une grosse étoupille, avec la composition qui leur sert pour les étoiles et avec laquelle ils forment des dessins divers. — Les drapiers ap-

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