COURGE
courant cjue certains ports de ces contrées boréales doivent d'être libres de glaces toute l'année. C'est à ces mêmes eaux qu'est due, sans nul doute, l'existence, aux environs du pôle, de cette immense mer libre que plusieurs voyageurs ont entrevue, mais dont la route est constamment fermée par les glaces. Sur les côtes de France, il y a une ramification du Gulf-strcain, le courant de Renell qui marche du sud au nord en contournant les terres; une autre branche du Gulf stream pénètre dans la .Mancbe et de là dans la mer du Nord. Ce courant élève considérablement la température du continent européen. La France, p. ex., est à la latitude du Canada et du Labrador dont les climats sont beaucoup plus froids; quant à l'Angleterre et à la Suède, elles correspondent à des pays tout à lait inhabitables. D'un autre côté, c'est ii la condensation des vapeurs émises par les eaux chaudes du Gulf-stream dans les régions froides de Terre-Neuve, qu'on attribue la production de ces mouvements gyratoires de l'atmosphère connus sous le nom de tourbillons (Voy. Cyclone), et qui, poussés en Europe par les vents d'ouest, j sonl la cause principale des mauvais temps et des orages. — Les courants marins sont permanente : ils n'ont pas sensiblement varié depuis les commencements de l'époque géologique actuelle. — Voir Duperrey, Carte des courants marins (1854) ; kuhl, Histoire au Gulf-stream (1868).
COURATARI, ( 'ourataria, genre de la famille des Mj rtacées, tribu îles Lécj th idées. Le < '.de lu Guyane, appelé aussi Mi/nu et Balatas blanc, est un arbre île haute taille, à branches étalées, dont le, bois, blanc à la circonférence, rouge au centre, est d'excellente qualité pour les constructions.
COURBABJfX, Hymenea, genre de la famille des Césalpiniées, est formé d'une seule espèce, le, C.de Cayenne, ou Caroubier de lu Guyane, arbre résineux dont le tronc fournit la résine animé occidentale, employée dans quelques préparations pharmaceutiques. Son bois, d'un beau rou^e et susceptible d'un poli parfait, est très-recherché des ébénistes; on l'emploie aussi dans la construction.
COL'H11ATO>'. On appelle ainsi, dans la Marine, une pièce de bois courbée presque à angle droit, dont l'usage est de joindre les membres des côtés d"un vaisseau à ceux du dedans.
COURBATURE (du lat. i • urnitura), indisposition caractérisée par une sensation de brisement des membres et une extrême lassitude. Lorsqu'elle vient
à la suite de travaux pénibles, le repus absolu et les bains la dissipent promptement. Dans le cas contraire, c'est le symptôme de quelque affection plus ou moins grave, qui débute.
Les Vétérinaires appellent courbatu un cheval qui n'a pas le mouvement des jambes bien libre, pour avoir éprouvé des excès de fatigue. — Vieille courbature estsynonyme de pbthisie pulmonaire chez le cheval. Quand on vend on cheval, on doit le garantir de pousse, morve et courbature.
toi uni; (du lat. curvus . En Géométrie, on appelle courbe une li^ne qui n'est ni droite, ni formée de portions droites, ou mieux, le lieu des positions
successives occupées par un point matériel qui se ut dans l'espace en changeant Bans cesse de direction [Voy. Ligne .Quand une courbe a tous ses pointe dans un môme plan, elle reçoit le nom de C. plane (circonféreni e, ellipse, spirale, etc.); dans le cas contraire elle est dite C.fl double courbure (hélice, loxodromie, etc.). — En Géométrie analytique, toute
courbe plane est représentée par uiioequ.iliou variables, exprimant la relation constante qui existe
entre l'abscisse et l'ordonnée de chaque point de la courbe, et la courbe est dite algébrique lorsque cette équation est purement algébrique, et transcendante dans le cas contraire. Les courbes pianos se distinguent entre elles par le degré de leurs équations. Les équations du L*r degré représentent des lignes droites;
Celles du 2' représentent les coniques ellipse, b\ per
bole et parabole). Une courbe peut aussi être représentée par la relation constante qui existe enti coordonnées polaires de chacun de ses points Coordonnées . Les courbes de L'espace sontrepn téespar le système de deux équations à trois variables, car chacune de ces équations prise isolément représentant une surface, le Bystèmededeux pareilles équations représente l'intersection dedeux surfaces, c.-à-d. une ligne. Descartes est le premier qui ait étudié les courbesà l'aide des équations. — Voy. Enveloppes.
cooHBB.LesVétérinairesappellent ainsi une tumeur osseuse, oblongue, située en bas ou au dedans du jarret des animaux domestiques, et qui gène le mouvement de l'articulation. Cette tumeur a pour causes un effort, une chute ou un exercice forcé : elle nécessite souvent l'application du feu.
COURBET (de courbe), grande serpe avec laquelle on coupe les taillis ou l'on abat les jeunes arb
COUREUR (de courir). Les coureurs étaient fort en usage dans l'antiquité et duns les pays où les chevaux étaient rares : ils faisaient L'office de courriers ( Voy. ce mot). Chez les modernes, les coureurs n'ont plus été employés qu'à des usages servilcs: on appelait ainsi, avant 1789, les domestiques chamarrés d'or, de plumes etiie rubans et armés de longues cannes, que les seigneurs faisaient tenir derrière h urs carrosses et employaient à porter leurs mes- Les coureurs précédaient quelquefois aussi les voitures pour les annoncer de loin. — On a prétendu que les meilleurs coureurs étaient dératés, c.-à-d. privés de rate; ce qui n'a pu jamais avoir lieu. loi/. Hvtf.
En Zoologie, on nomme Coureurs- les Oiseaux qui courent plus qu'ils ne volent 'Autruche, Casoar, — On donneaussi ce nom àdes Mammifères rongeurs (Lièvre), à des Crustacés et a des Insectes dont les pattes sont particulièrement conformées pour la course.
COURE-VITEj Cursorius ou Tachydromus,geute d'Oiseau.x, de l'ordre des Échassiers, caractérisés par des ailes courtes et des jambes hautes, terminées par trois doigts courts, non palmés et sans p mco. Ce nom leur vient de l'extrême rapidité de leur course. Le type du genre est le C. Isabelle, qui se tient da lieux secs et sablonneux de l'Afrique septentrionale.
COURGE, Cucurbita, genre type de la famille des Cucurbitacées, renferme des plantes herbacées annuelles, à tiges Bstuleuses, rampantes ou grimpantes ; il feuilles couvertes de poils courts et roides ; à Heurs jaunes ou blanches, en entonnoir évasé : ;i fruit volumineux et de forme variable : elles ne diffèrent des concombres que par leurs semences, qui sont entourées d'un bourrelet quand elles sont entières, et qui sont échancrées en cœur quand elles sont avortées ou desséchées. Les courges, originaires des contrées ebaudes du globe, sont auj. répandues partout. Leurs fruits sont généralement bons à manger; on tire des Bemences une huile verdatre qui peut servir à l'éclairage. — Le genre Courgt se divise en plusieurs sections : i" les Pepons, oui comprennent : la C orangine ou ColoquinelU I tia , diie aussi Fausse Orange, Fausse Coloquinte, fruit d'agrément, ayant la forme et la couleur d'une orange, mais qui ne se mange pas; la Cougourdctte (C. ovifera] ou Fausse Poire, dont on far I la C, i/c Barbarie <'. vernir \sa , au fruit forme decoucombre, docouloiir verte nié!' et (pii avant sa maturité OSl l'on à man Turbanet ou Bonnet turf, également comestible : le Giraumon ou Citrouille Foy.ce moi -.
dit aussi Bonnet d'électeur oa H. de prêtre et \,i,chaut de Jérusalem [C.melopepo .qui s • conserve eu huer ; -j° le potiron Voy. ce mot : S" ;
dont le fruit, aplati, «pbériq u ovale, que!.
cylindrique, en forme de massue ou de pilon, de
couleur jaui t rouge orangé, est recherche pour sa
saveur 'délicate ; V la Pas a i oy. ce mot . dite
aussi MelontCeau; 5° la- Cale propn