‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 415 sur 1672 · COURANTS · texte numérisé non relu

COURANTS

cas fle cassation d'un aiTêt, l'affaire est renvoyée devant l'une des chambres qui n'en a pas connu. La Cour des comptes se divise en trois chambres. Elle m UI1 | n riijktd, 8 préndemts de chambre;

18 conseillers maîtres, qui jugent les comptes ; s.'i (SN- •s référendaires, chargés de la vérification des comptes, mais sans voix déliberative. et 25 tmsffifedrv; un r -r»/, chargé de remplir auprès de la

cour les feintions du ministère public, et un greffier en chef. Les présidents et conseillers sont nommés parle chef de l'Etat. La Cour des comptes prendrang immédiatement après la Cour de cassation, et jouit des mêmes prérogatives. — Cette cour portait, avant la Révolution, le nom de Chambre des comptes. Remplacée en 1791 par des Commissions de comptabilité, eile fut rétablie par la loi du 16 sept. 1807. Depuis, son organisation a été modifiée par les décrets du 2 mai 1848. du 15 janvier 1852 et du 25déc. 1869.

Cours d'appel (dites aussi C. royales et C. impériadeuxième degré de juridiction, a été institué pour statuer sur les appels des jugements des tribunaux de lre instance et de commerce Voy. AriEi. . — Chaque cour d'appel a une ou plusieurs chambres civiles, une chambre de mises en accusation et une cliambre d'appels de police correctionnelle; elle se compose d'un premier président, d'autant de présidents que de chambres, enfin de conseillers. Le ministère public est exercé près de chaque cour par un procureur général, des avocats généraux et des nus. — H y a auj.. en France. 26 cours d'appel: . Agen, Ai\, Amiens, Angers, Bastia, Besançon, Bordeaux, Bourges, Caen, Dijon, Douai, Grenoble, Limoges, Lyon, Montpellier, Nancy, Nîmes, Orléans, l'an, Poitiers, Hennés, Riom, Rouen, Toulouse et Chambéry. L'Algérie a une cour d'appel et les colonies en ont six. La cour de Paris compte cinq chambres civiles, une chambre de mises en accusation et une chambre d'appels de police correctionnelle Outre le procureur général, le parquet se compo* ■■ de 7 avocats généraux et de 11 substituts.

Cour* martiales. On nommait ainsi des tribunaux militaires institués par décret du 22 sept. 1790, pour prononcer sur les crimes et délits militaires : ces cours étaient composées d'un grand juge, de deux assesseurs, d'un commissaire auditeur et d'un greffier, qui étaient assistés d'un jury d'accusation et d'un jury de jugement. Supprimées par la loi du 16 avril 1793, elles ont été remplacées par les Conseils de yuerre. Voy. ce mot.

Cour des Pair*, nom que prenait l'ancienne Chambre des Pairs quand elle siégeait comme tribunal-. elle connaissait des crimes de haute trahison et des attentats contre la sûreté de l'Etat Charte de 1830, art. 28 . Voy. Haute cou; dejistice.

ans, dite aussi Chambre ardente, chambre royale établie à l'Arsenal par lettres patentes du 7 avril 1679, pour recooi aître et juger les accusés prévenus de poison, maléfices, impiétés, sacri- . profanation et fausse monnaie. Cette commission extraordinaire se composait de 8 conseillers d'État, 6 maîtres des requêtes : elle juuea entr'autres la fameuse empoisonneuse la Voisin. Cette cour fut supprimée axant 1690.

urs prévâtales. Voy. Prévôt et Prévôiales 'coins,.

Cours royales. Voy. ci-dessus Cours d'appel.

COURAGE (du lat. fictif coraiieum; de cor, cœur), une des quatre vertus cardinales. Voy. Force morale.

COURAI (comme cornu), composition de suif, de soufre, de résine, qu'on applique très-chaude sur la carène des bâtiments destinés aux voyages de Ions cours, pour garantir le bois de la piqûre' des vers.

COURANTE, air de danse à 3 temps et à 2 reprises, d'un mouvement fort grave, plus vif cependant que le menuet. La danse à laquelle il s'appliquait est passée de mode en France ainsi que le morceau de musique qui s'y rapportait.

COURANTS ÉLECXttiQOBS, se dit, en Physique, des

mouvements de l'électricité dans les conducteurs qui servent à décharger les corps électrisés. On développe surtout les courants électrique- au moyen de la pile ( Foy.ce mot ; on suppose que, lorsqu'à l'aide d'un fil métallique on établit lacomniunication entre les deux pôles de la pile, l'électricité positive parcourt la pile ainsi que le lil conducteur, dans un sens, et l'électricité négative dans un autre. Si l'on ne fait qu'approcherl'un de l'autre les liisde métal qui vont puiser lYlrctri' iié ;iu\ deux pôles, on voit se produire une succession d'étincelles électriques. Si lacomrnunication est non interrompue entre les deux pôles et si le fil conducteur est d'un diamètre un peu fort, il ne se manifeste aucun phénomène apparent ; on dit alors que le filesi tnmoerséparun courant allant d» pôle positif an pâle négatif. Ces courants ne produisent des phénomènes sensibles que s'ils sont assez énergiques pour échauffer le conducteur; mais ils sont toujours décèles par l'action qu'ils exercent sur l'aiguille aimantée (Voy. Éi.i-xtro-m agjcétisbh ■:,.

— De même que les courants agissent sur la direction de l'aiguille aimantée, les aimants à leur tour peuvent influencer la direction des courants euxmêmes. Ampère a aussi reconnu que les courants agissent les uns sur les autres, et il a constaté que deux courants parallèles s'attirent quand ils marchent dans le même sens, et qu'ils se repoussent quand ils marchent en sens contraire, etc. — Toutes les causes qui développent de l'électricité sontaussi capables de produire des courants. Le frottement, la pression, le clivage, ne produisent que des courants très-faibles, comparés à ceux que donnent les piles voltaiques. L'action de la chaleur détermine dans les corps bons conducteurs, et particulièrement dans les métaux, des courants énergiques appelés C. thermo-électriques (Voy. THERMO-.uAGivÉTisMr). Enfin, les phénomènes chimiques de combinaison et de décomposition développent toujours des ce urants électriques ( i ai/. Éi.ectro-chimie). — Fn courant qui traverse un fil conducteur peut faire naître un courant dans un fil voisin ; ce nouveau courant prend le nom de C. par induction; il se manifeste au moment où le courant électrique commence à traverser !e fil voisin, et au moment où il cesse : le courant qui commence fait naître un courant par induction .dans le même sens ; le courant qui finit fait naître un courant par induction en sens contraire. Faraday a découvert en 1831 les phénomènes d'induction. Voy. Inmction.

coirants mari.ns. On appelle ainsi des déplacements d'énormes masses d'eau qui suivent une direction constante. Ce sont des fleuves qui roulent leurs eaux dans un lit formé par les flots de la mer; tranchant par leur couleur ou leur température avec celle de leurs rives liquides. Ils charrient de gran es masses de débris végétaux, des sables, des vases qu'ils répartissent sur le fond des mers.

Il y a deux courants généraux : 1° le grand courant équatorial qui se dirige de l'est à l'ouest, d'un côté entre l'Amérique et la Chine ; de l'autre entre l'Europe et l'Amérique : il est dû à ce fait, que le mouvement de rotation de la terre entraînant avec moins de rapidité les océans (pie leurs bonis, les « trouvent animées ainsi d'un mouvement relatif inverse; 2° le grand courant polaire, échange constant entre les eaux froides du pôle et les eaux chaudes de l'équateur : ce courant est déterminé par la différence des températures. Ces deux courants agissant l'un sur l'autre, et en même temps, donnent naissance à des courants secondaires, qui presque toujours se dédoublent en un courant superficiel et un courant profond, se dirigeant en sens contraires.

— Le plus remarquable de ces courants secondaires dans l'océan Atlantique, est le Gu/f-stream, qui traversant l'Atlantique à la hauteur du Sénégal, remonte ensuite vers le golfe du Mexique, et de la vers Terre-Neuve, puis, quittant les côtes d'Amérique, va se perdre dans les régions polaires, au nord de la Scandinavie. C'est aux eaux chaudes de ce

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