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TU I IV

CTÈME (du gr. xTCt;, xtevo;, peigne), Ctenus, genre d'Aranéidea vagabondes, de la famille des Coureuses, se compose de gra:n - répandues en Europe, en Vsieeten Afrique, et a pour

CUBÈBE.

— ÏGI —

CUCULLIF011ME.

bordé du Cap. On en trouve aux environs de Paris.

CTÉrs'OME, Ctenomys, genre de Mammifères rongeurs, type de la famille des Cténomydés, a été établi pour des espèces de l'Amérique du Sud.

ETÉNOPHORE, c-a-d. porte-peigne, nom donné, en Zoologie, à des Insectes diptères et à des Polypes.

ETÉNOSTOME, genre d'Insectes coléoptères, de la famille des Cicindélètes. Voy. Cicindèle.

EUARTO (c.-à-d. quart), monnaie de compte usitée en Espagne, vaut 0 fr.50 c.

CUBAGE ou cdbature (de cube), opération par laquelle on évalue le volume d'un corps, ou la capacité d'un espace quelconque. — En Mathématiques, on prend toujours pour unité de volume le cube qui a pour côté l'unité de longueur. Dans ce système,le parallétipipède rectangleapour mesure le produit de ses trois dimensions ; leparallélipipède droit ou oblique et le pnsme ont pour mesure le produit de leur base par leur hauteur ; la pyramide a pour mesure le tiers du produit de sa base par sa hauteur; enfin le tronc de pyramide à bases parallèles a pour mesure le tiers de sa hauteur, multiplié par la somme de sa base inférieure, de sa base supérieure etd'une moyenne proportionnelle entre ses bases. Pour mesurer les autres solides à faces planes, on les décompose en une suite do solides qu'on sache mesurer, et notamment en pyramides triangulaires. — Quant aux corps ronds, le cylindre et le cône, assimilés au prisme et à la pyramide, ont pour mesure le premier le produit de sa base par sa hauteur (V=ïiR4A), et l'autre par le

tiers de ce même produit (V = ^-3— )• On obtient le

volume de la sphère soit en multipliant sa surface par le tiers de son rayon, soit à l'aide de la formule

Y = 5 uRs. — Dans la pratique pour évaluer approximativement le volume d'un tronc d'arbre (lequel n'est autre qu'un tronc de pyramide), on multiplie la section faite à égale distance des deux bases, par la hauteur. Cette mesure approche d'autant plus de l'exactitude, que les deux bases sont plus près d'être égales.

CUBE (du gr. xygo;), solide terminé par »ix carrés égaux. On l'appelle aussi hexaèdre régulier. On prend ordinairement pour unité de volume, le cube qui a pour côté l'unité de longueur. Dans ce système le cube est mesuré par la 3e puissance de son côté. — La duplication du cube, c.-à-d. la construction d'un cube double d'un cube donné, est un des problèmes qui ont le plus occupé l'antiquité. Dioclès le premier le résolut à l'aide de la cissoide qui porte son nom. Nicomède le résolut également à l'aide de sa conehoide. On le résout auj. au moyen de l'intersection de deux courbes du2e degré, et notamment d'une parabole quelconque et d'un cercle convenablement choisi. — Le problème de la duplication du cube, celui de la trisection de l'arc, et celui de l'insertion d'une double moyenne proportionnelle entre deux droites données, sont tellement liés entre eux que la resolution de l'un entraîne celle des autres.

En Arithmétique et en Algèbre, le cube d'une quantité n'est autre chose que sa 3e puissance. De 1 à 10, les cubes des nombres sont : 1, 8, 27, 64, 125, 216, 343, 512, 729, 1000. — Quand une somme est formée de deux parties, son cube se compose du cube de la première, de 3 fois le carré de la première multiplié par la seconde, de 3 fois la première multipliée par le carré de la seconde et du cube de la 2e ; ce qu'on exprime par la formule : (a + 6)'= a3 -+-3a-b + 3a6î-f-é3.Il résulte, en particulier, de cette formule, que quand un nombre s'accroît d'une unité, son cube s'accroît de 3 fois le carré de ce nombre, plus 3 fois ce nombre, plus 1. — On élève une fraction au cube en y élevant ses deux termes. Quand la fraction est irréductible, son cube ainsi obtenu l'est pareillement.

CUBÈBE, fruit d'une espèce de Poivrier (Piper cubeba), qui croit dans les Indes orientales. Il est

plus gros que le poivre ordinaire, brun à l'extérieur, blanchâtre et huileux à l'intérieur, d'une odeur aromatique particulière, d'une saveur chaude, acre el piquante. Le cubèbe jouit de propriétés excitantes assez marquées; il agit puissamment sur les membranes muqueuses, particulièrement sur l'appareil génito-urinaire.

CUBILOT, cylindre portant plusieurs tuyères sur les côtés et dont on fait usage, dans l'Industrie, pour la fonte de certains métaux.

CUBIQUE, qui est relatif au cube. La racine cubique d'un nombre, en Arithmétique et en Algèbre. est sa racine 3e, c.-à-d. un second nombre qui élevé au cube reproduit le premier (Voy. Racine). — Dans la théorie des courbes, on appelle parabole cubique une courbe du 3e degré dont l'équation est y- = ax?.

En Cristallographie, le système cubique est le système des formes cristallines qui dérivent du cube.

CUBITAL (du lat. cubitalis), qui a rapport au coude ou à l'os cubitus. Il y a une artère cubitule, un nerf cubital, [deux muscles cubitaux, plusieurs veine* cubitales, etc. — L'os cubital, os du carpe, est plus connu sous le nom de pyramidal.

CUBITUS, mot latin qui signifie coude, désigne, en Anatomie, celui des deux os de l'avant-bras dont une extrémité forme, dans la flexion, la saillie que nous appelons coude. Le cubitus occupe la partie interne de l'avant-bras ; il s'articule avec le radius et avec X humérus.

CUBOÏDE (du gr. xvêoîiSri;), qui a la forme d'un cube : nom donné, en Anatomie, à un os court et cubique, situé à la partie antérieure externe du tarse, s'articulant en arrière avec lecalcanéum, par devant avec les 4e et 5e os du métatarse, et en dedans avec le 3e os cunéiforme, quelquefois aussi avec le scaphoïde. Sa face supérieure est aplatie, et répond au dos du piad ; l'inférieure est creusée d'une coulisse oblique pour recevoir le tendon du muscle long péronier latéral.

CUCIFÈRE, Hyphœne, genre de la famille des Palmiers, tribu des Borassinées, a pour type l' Hyphœne thebaica, le Boum des Arabes, qui s'élève à une hauteur de 10", sur lm de circonférence. Ses feuilles, groupées en faisceaux, sont palmées, longues de plus de 2m et composées de plusieurs folioles. Ses fleurs, dioïques et disposées en grappes, donnent naissance à un drupe sec, à tissu fibreux et à noyau osseux : ce fruit, appelé par les anciens cuct ou kouki, n'est d'aucun usage. Le bois de ce palmier, plus dur que celui du dattier, est employé à faire des planches. — Le Cucifère, dont la description avait été donnée par Théophraste, n'a été retrouvé que par les savants de l'expédition d'Egypte.

CUCUBALE, Cucubalus, dit aussi Lychnanthus, genre de la famille des Caryophyllées, séparé du genre Silène, dont il ne diffère que par la gorge nue de sa corolle. Le C. baccifère, vulg. Camillet, est une plante herbacée, à haute tige, à rameaux étalés, à feuilles opposées, à fleurs blanchâtres ; son fruit est une capsule nue, globuleuse et noirâtre. Cette plante croît dans les vignes et les taillis.

CUCUJE (de l'espagn. cucujo), genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Platysomes, a pour type le C. déprimé qui se trouve en Suède et en Allemagne, et dont la tète, le prothorax et les élytres sont d'un brun rouge et le reste noir. Les autres espèces se trouvent surtout en Amérique. Ces insectes sont phosphorescents, et ils servent de parure aux dames du Pérou.

CUCULIDÉS ou cuculés, famille d'Oiseaux, de l'ordre des Grimpeurs, qui a pour type le Coucou (Cuculus). Voy. ce mot.

CUCULLE (du lat. cucullus, capuchon), sorte de froc propre aux chartreux. Voy. Scapclaike.

CUCULLIFOBME. Les Botanistes et les Entomologistes appliquent cette épithète aux diverses parties des plantes, ou aux organes des insectes qui affectent la forme d'un cornet ou d'un capuchon.

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