CUISSE
CUCUMIS, nom latin du genre concombre.
CUCUUBITACÉES (du g.-type cucurbita, courge), famille de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, renferme des herbes annuelles ou vivaces, à tiges volubiles ou rampantes ; à feuilles souvent rudes ou couvertes de points calleux, et munies de vrilles simples ou rameuses ; à fleurs monoïques ou dioiques : calice adhérent à l'ovaire, 5 étamines à anthères flexueuses, ovaire uniloculaire, 3 à 5 styles plus ou moins soudés; à fruits, de forme variable et d'une grosseur souvent considérable, renfermant une pulpe plus ou moins charnue ou succulente. Les melons les courges, les citrouilles, les concombres, les pastèques, les coloquintes, sont les principaux genres de cette famille : la plupart sont comestibles ; quelques-uns cependant (bryone,momordique, etc.), contiennent un suc amer et nauséabond qui, pris à forte dose, est un violent drastique et peut même devenir un poison mortel.
CUCURBITE (du lat. cucurbita). Voy. Alambic.
CUEILLETTE. Voy. Récolte.
CUFFAT (du b.-lut. cupha, pour cupa, coupe), sorte de tonne qui sert, dans les puits des mines, i transporter à la fois le minerai et les mineurs.
CUILLER ou cuillère (du lat. cochlear). Outre l'ustensile de table de ce nom, dont l'usage n'est devenu commun qu'à partir duxive siècle, on nomme ainsi divers ustensiles en forme de cuiller dont se servent les artisans, tels que les fondeurs, les scieurs de long, etc., ainsi que divers instruments de chirurgie, comme le couteau en cuiller de Fabrice de Hilden pour l'extirpation de l'œil, les ciseaux à cuillers de Louis, les cuillers du forceps, etc.
Herbe à cuillers. Voy. Cochlearia.
CITLLERON ou cieilleron (de cuiller), petite lame simple ou double, de forme demi-circulaire, imitant une coquille d'huître, qui existe à la base de l'aile de la plupart des Diptères, et qui aide au vol chez ces insectes : on dit aussi aileron. — Les Botanistes donnent également ce nom aux pétales ou à toute autre partie d'une fleur ou d'une plante qui a la forme d'une cuiller.
CUIR (du lat. corium), nom qu'on donne soit a la peau épaisse et presque dépourvue de poils qui recouvre le corps de certains mammifères, comme l'éléphant, le rhinocéros, l'hippopotame, soit aux peaux de bœufs, veaux, vaches, buffles, etc., privées de leur poil par le tannage et ayant subi diverses préparations pour être employées dans la sellerie, la cordonnerie et autres industries. La France ne produit point assez de cuirs pour sa consommation; elle est obligée d'en tirer de l'étranger. Les pays qui lui en fournissent le plus sont uénos-Ayres, la Colombie, la Havane, le Cap-Vert, la Barbarie, le Sénéual, la Russie, l'Irlande, etc. Tous ces cuirs sont expédiés secs et en poils. Autrefois les cuirs anglais étaient les plus estimés ; auj. les cuirs français leur font concurrence. Paris est le plu grand centre des industries qui se rattachent à la fabrication des cuirs (tannerie, corroierie, mégisserie, maroquinage, etc.).
Depuis le commencement de ce siècle, le commerce des cuirs s'est enrichi d'une nouvelle branche d'industrie, les cuirs vernis; les premiers se firent remarquer à l'exposition de l'an X (1802); auj. l'usage en est généralement répandu.
Cuir de lioltéme ou de ongrie, cuir très-fort dans la préparation duquel on fait entrer du suif et de l'alun ; — C. de Russie, cuir préparé en Russio avec du bois de santal et corrové avec une huile empyreumatique que fournit l'épidémie du bouleau (la bétuhnc) : ce cuir, qui a une odeur particulière, passe pour être inattaquable aux vers et craindre très-peu ['humidité. On s'en sert pour la reliure des livres et la fabrication des portefeuilles. On l'imite parfaitement en France et en Angleterre.
Cuir chevelu, portion de la tête qui est couverte par les cheveux : le tissu en est plus doux, plus serré et plus compacte.
Cuir de poule. Voy. Caneimx.
Cuir à rasoir, bande de cuir collée sur du bois et préparée pour aiguiser le fil des rasoirs ; on l'enduit d'une pommade dure, mêlée de potée d'émeri, d'étain, d'acier, ou de rouge d'Angleterre, de poudre d'ardoise.
CUIRASSE (de cuir), arme défensive d'un usage fort ancien. Il en est souvent question dans la Bible ; les Perses s'en servaient, ainsi que les Grecs et les Romains. Selon Varron, les Gaulois seraient les premiers qui auraient porté des cuirasses en fer : avant eux, elles étaient en cuir, en feutre, en toile de lin, en lames ou en écailles d'airain ou de corne, etc. Abandonnée vers 380 par les Romains et les Byzantins, la cuirasse fut reprise par les Francs au commencement du ix* siècle. Au xi«, elle fit place à la cotte de mailles, qui elle-même fut remplacée au moyen âge par une cuirasse bien différente de la cuirasse antique : depuis le xiv» siècle, en eff' t, la cuù-usse fut un véritable corset en métal battu, formé de deux plaques distinctes, appelées l'une plastr n, pectoral, mammelière ; l'autre dossière, humerai on musquin, et s'ajustant ensemble au moyen d'épaulières et de courroies latérales. Outre la cuirasse propr. dite, qui était portée par les hommes d'armes, il y avait le hallecret, cuirasse légère à l'usage des archers à pied, le corselet, porté par les piquiers, les brigandines, les galèches, etc. On appelait anime ou garde-cœur, une espèce de cuirasse composée de lames de métal qui couvraient une partie de la poitrine : on s'en servait encore en Italie au xvu« siècle. — Les meilleures cuirasses étaient alors fabriquées à Milan. Alternativement prise et quittée dans nos armées, la cuirasse avait été abandonnée en 1775. Elle reparut pendant les guerres de la Révolution; elle est encore portée auj. par les cuirassiers et les carabiniers et, dans certains cas, par les soldats du génie. Voy. ces mots.
CUIRASSIERS (de cuirasse), cavaliers armés d'une cuinisse, et qui, dans l'armée française, constituent | ce qu'on appelle la grosse cavalerie ou cavalerie de réserve. Au moyen âge, tous les gens d'armes portaient la cuirasse ( Voy. co mot), mais les premiers régiments de cuirassiers propr. dits furent formés en France en 16G0. Supprimés 6 ans après, à l'exception d'un seul, ils n'ont été réorganisés tels qu'ils sont auj. qu'en 1808. On compte à présent 13 régiments de cuirassiers; leur uniforme est une cuirasse en acier, un casque à la romaine en acier, la crinière en crin noir, le plumet droit en plumes de coq, de couleur écarlate, la tunique bleu foncé à boutons blancs, les épaulettes écartâtes, le pantalon garance, le manteau en drap blanc piqué de bleu, et la buffleterie noire.
CUISINE (du latin coquina). Voy. Culinaire (art) et Foi RNBAD.
CUISINIERS (de cuisine]. Ils formaient jadis nne corporation dont les statuts remontaient a 1200 et furent modiliés en 1GG3. On distinguait les oyert \d\x mot oie ou rôtisseurs et les traiteurs ou restaurants. Plus tard on les nomma maîtres qi-eux, cuisiitie> set porte-chape (vase couvert pour porter les DM
CUISSARD, partie de l'armure qui couvrait is cuisse et formait le prolongement antérieur de la cuirasse. Les cuissards se composaient de bandes de fer mobiles appelées tassettes, articulées comme l'enveloppe des crustacés, et appliquées sur une peau de buffle ; ils venaient se joindre en bas à la genouillère. Leur usage a cessé en France *6Tl le règne de Henri IV. Les Suisses en portaient encore au wn« siècle. — On donne aussi le nom de cuissard à l'appareil chirurgical destiné à remplacer le membre inférieur après l'amputation.
CUISSE (du lat. coxa), partie du membre abdominal qui s'étend depuis le bassin jusqu'au genou. Le fcmui\ Voy. ce mot) forme la charpente de la cuisse et en est le seul os : on y compte 21 muscles qu'enveloppe une forte aponévrose, dite fascia lata ; 2 ou
CUIVRE
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3artèresprincipales,etc.— Parmi les affections dont la cuisse est le siège, les plus fréquentes, et parfois aussi les plus graves, sont les luxations et les fractures du fémur, ainsi que les tumeurs. L'amputation dans la continuité du membre, ou dans l'article (désarticulation du fémur), en peuvent être la suite.
Chez les Ruminants, les Jumentéset les Oiseaux, la partie qu'on nomme vulg. cuisse est, à proprement parler, la jambe, l'os de la cuisse étant enveloppé dans la peau de l'abdomen et peu distinct en dehors de la hanche; dans les animaux articulés, les Insectes, les Arachnides, les Crustacés, on nomme cuisse l'article qui suit la hanche. ■
Cuisses du cerveau. Voy. Moelle allongée. CUISSE-MADAME, nom vulgaire d'une Poire lon-
et fondante qui est très-estimée.
CUISSON. Voy. Coction. CUIVRAGE galvanique. Voy. Galvanoplastie.
CUIVRE (dulat. cuprum), corps simple métallique d'une belle couleur rouge ;' il a une saveur sensible, et, lorsqu'il est frotté, il communique aux doigts une odeur dé agréable et nauséabonde. Sa densité est d'environ 8,9. Il est plus fusible que l'or et moins que l'argent. C'est un des métaux les plus sonores, les plus ductiles et les plus malléables. Il se recouvre à l'air d'une légère couche verte, connue sous le nom de vert-dc-gris, et composée de sous-carbonate de cuivre hydraté. Le contact avec des aliments acides ou gras le transforme en un produit analogue et également vénéneux. Lorsque le cuivre est en contact avec la flamme, il s'oxyde et lui communique une teinte verte.
Le cuivre se présente dans la nature sous les formes les plus variées : c'est, après l'or, le métal qu'on rencontre le plus souvent à l'état natif. Le minerai de cuivre le plus abondant est le cuivre pyriteux, ou combinaison de cuivre, de soufre et de fer ; viennent ensuite le cuivre carbonate, le protoxyde de cuivre ou cuivre oxydulé,le cuivre arséniaté, le cuivrepl>osphaté, et le sulfure de cuivre plusou moins argentifère appelé cuivre gris (Voy. ci-après). Les pays les plus riches en mines de cuivre sont l'Angleterre, la Suède, l'Autriche, la Saxe, la Hongrie, la Transylvanie, la Russie, en Europe ; le Mexique, le Chili, le Brésil, en Amérique; la Perse, le Japon, la Chine, la Sibérie, en Asie. En France, on ne connaît guère que les mines de Baigorry dans les Pyrénées, de Chessy et de St-Bel près de Lyon, de Poullaouen et de Huelgoat, en Bretagne ; l'Algérie offre aussi quelques mines de cuivre.
Le traitement des minerais de cuivre est long et dispendieux : on exploite presque toujours les sulfures, qu'on soumet à des grillages multipliés dans des fours à réverbère et à des fontes fréquentes, jusqu'à ce que le métal soit entièrement séparé du soufre. Le cuivre ainsi obtenu est en plaques rondes et couvertes d'aspérités; il porte, dans le commerce, le nom de cuivre rosette.
Le cuivre est, après le fer, le métal le plus employé dans les arts : pur et sans mélange, il sert à fabriquer des vases et des ustensiles de ménage, des alambics, des chaudières, des feuilles pour le doublage dis vaisseaux; il est labase de la monnaie de billon.et entre pour un dixième dans les monnaies d'or et d'argent. Uni à d'autres métaux, il forme le bronze, le laiton ou cuivre jaune, le similor, le maillechort, et beaucoup d'autres alliages utiles. D'après des observations qui demandent encore confirmation, il paraitrait que le cuivre jouirait de propriétés prophylactiques à l'égard du choléra. La plupart des combinaisons chimiques du cuivre ont, comme le métal lui-même, de fréquentes applications dans les arts et dans l'industrie.
Le cuivre forme deux combinaisons avec l'oxygène, \cprotoxyde (Cu20) et le deutoxyde (CuO). Ce dernier oxyde fournit tous les seli de cuivre employés dans les arts, et qui tous sont caractérisés par une couleur bleue ou verte.Ilssontextrêmement vénéneux:
l'acétate, le carbonate, le nitrate et le sulfate sont les sels de cuivre les plus importants. — Les combinaisons de cuivre sont plus répandues dans le règne végétal et le règne animal qu'on ne le croyait autrefois. Le sang humain en contient; on en trouve dans beaucoup de cendres végétales, dans les eaux de la mer et dans certaines eaux minérales.
Le cuivre a été connu et mis en œuvre dès l'antiquité la plus reculée (Voy. Airain et Bronze). Il servit avant le fer à fabriquer des armes et des instruments aratoires. Selon les traditions grecques, Cadmus porta en Grèce la connaissance de ce métal et l'art de le travailler.
coivrb arséniaté. On distingue : 1° YOlivénite
[CuvAs + Aq], substance d'un vert-bleuâtre que l'on trouve en petits cristaux rhomboîdaux obliques;
2°rJEr»«Ye[Cu6As + 12Aq], substance d'un vert pur qui cristallise aussi en prismes rhomboîdaux ; 3U la Liroconite [2Cu6As-HAlAs+32Aq],qui se rencontre en cristaux octaédriques presque tabulaires ; k° l'-iphanèse et YEuchroïte [Cu6 As-r-2Aq et CuvAs+7 Aq] . Toutes ces substances se trouvent dans les filon tallifères, principalement en Cornouailles, en Irlande, en Hongrie, etc.
cuivre blanc, nom donné à plusieurs alliages de cuivre, d'arsenic et d'étain, dont on fait des miroirs de télescopes, des échelles de graduation pour thermomètres, cadrans, etc. — Le cuivre blanc des Chinois a presque l'éclat de l'argent ; il se compose de cuivre, de nickel, de zinc et de fer.
cuivre carbonate. On distingue : 1° le C. carbonate bleu, dit aussi Azurite et Bleu de montagne r2CuC--r-CuAq], substance d'un bleu foncé que l'on trouve tantôt à l'état terreux, tantôt cristallisée eu prismes rhomboîdaux obliques. Il sert à la préparation du cuivre et fournit la couleur appelée cendre bleue (Voy. ce mot). On le rencontre accidentellement dans les minerais de cuivre pyriteux, mais il constitue aussi des mines importantes comme à Chessy, dans le Banat et dans l'Oural; 2° la Malachite , 2CuC -f Aq] , substance d'un beau vert que l'on trouve d'ordinaire en masses mamelonnées ou concrétionnées, quelquefois aciculaires, rarement en cristaux qui sont des prismes rhomboîdaux droits. Quand il est abondant, on l'emploie à l'extraction du cuivre ; on fait des coffrets, des montures de pendules, des plaques de table ou de cheminée, etc., avec les morceaux les plus gros. Les plus beaux échantillons viennent de l'Oural, de Sibérie, etc.
cuivre chloruré ou Atakamite [CuCl* -r-3Cu-r- ZiAq], minéral de couleur vert foncé dont les cristaux sontdes octaèdres à base rhombe. On le trouve au Pérou, au Chili, aux Antilles et même au Vésuve.
cuivre gris ou Panabase, sulfo-antimoniure de cuivre et de fer, qui contient toujours un peu de zinc et d'argent ^Sb^ + iCu^-HSb^-RFeS)]. Ses cristaux, qui dépendent du système cubique, présentent l'hémiédrie du tétraèdre régulier. La panabase forme quelquefois, à elle seule, des dépôts considérables,commedansl'Oural. D'autres fois elle se trouve accidentellement avec les autres minerais de cuivre, et est exploitée pour l'argent qu'elle contient. On la trouve dans les Pyrénées, à Ste-Marie-aux-Mines, en Hongrie, au Hartz, au Pérou, au Mexique, etc.
cuivre hydrosiliceux ou Chrysocolle [CuSi + 2Aq], substance compacte d'un vert-bleuâtre, d'un échu résineux ou vitreux, qui raye difficilement le verre et pèse de 2,031 a 2,159. On la trouve en Sibérie, en Allemagne, aux États-Unis, etc.
cuivre jaune ou Laiton, alliage de cuivre et de zinc, en proportions variées, avec lequel on fabrique des ustensiles de ménage, des instruments de musique, les cordes de piano, les épingles, les boutons, les faux bijoux, etc. Le laiton proprement dit se compose, terme moyen, de 65 p. de cuivre et de 35 de zinc; on y ajoute souvent de petites quantités do
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