CUMUL
CULMINÀTION (du lat. culminare, de culmen, faîte), nom qu'un donne, en Astronomie, au passage d'un astre au plus haut ou au plus bas point de sa course diurne; ces points sontsituésdansleméridien.
CULOT. On appelle ainsi, en Chimie, le métal qui reste au fond du creuset après la fusion d'un mélange métallique ; — en Architecture, un ornement de sculpture employé surtout dans l'ordre corinthien, et d'où sortent les volutes, hélices ou rinceaux de feuillage ; la partie la plus basse d'un bénitier, etc. ;
— en termes d'Artifice, la base mobile d'une fusée, Bur laquelle on appuie la cartouche pour la charger.
CULOTTE, partie du vêtement des hommes qui couvre le corps, de la ceinture aux genoux. La culotte était en usage chez les anciens Gaulois ( Voy. Braies). Jusqu'au xvie siècle, les bas ou chausses furent attachés aux braies. Sous Charles IX, les culottes, qu'on appelait alors hauts-de-chausses, étaient bouffantes et ornées de bandes ou taillades. Du temps de Henri IV, elles se couvrirent d'une multitude de rubans et d'aiguillettes ; après lui , elles commencèrent à redevenir plus étroites ; flottantes sous Louis XIII et sous Louis XIV, elles furent depuis serrées par des jarretières, qu'on porta d'abord audessus, puis au-dessous du genou. La culotte a disparu au commencement de ce siècle : elle est remplacée par le pantalon.
Dans la Boucherie, on appelle culotte de bœuf un morceau estimé pour la cuisine : c'est la partie supérieure de la fesse, celle qui est la plus charnue.
Culotte de chien, espèce d'Oranger ; — C. de Suisse, la Grenadille bleue et une variété de Poire;
— C. de velours, une variété de Coq.
CULPEU (nom indigène), Canis culpeus, espèce de Chien sauvage commune au Chili. Le Culpeu est analogue au renard : il en a la taille et vit comme lui dans les bois, où il se creuse des terriers. Il aboie comme le chien. On lui a donné quelquefois le nom de Chien antarctique.
CULTE (du lat. cultus), honneur qu'on rend à Dieu ou à des êtres regardés comme saints. Il y a autant de cultes que de religions (Voy. Beligion). Dans toute religion, on distingue le C. intérieur, qui consiste dans l'adoration, la contemplation, les pieux élans de l'âme vers Dieu ; le C. extérieur, qui consiste dans la récitation des prières etl'accomplissement des cérémonies imposées par la religion ; leC. privé, que chacun rend à, Dieu dans son particulier; le C. public, rendu dans les temples et les églises. Un culte public est nécessaire pour l'édification des fidèles ; il accroît dans chacun, par une sorte d'influence mutuelle, la force du sentiment religieux. — Dans l'Église catholique, on définit le culte l'ensemble des lois, commandements et cérémonies par lesquels on rend hommage au vrai Dieu ou à d'autres êtres, par rapporta lui. On y distingue le C. de latrie, qui n'est dû qu'à Dieu; le C. de dulie, quel'on rend aux saints; le C. d'byperdulie, que l'on rend à la Ste Vierge.
La Liberté des cultes, qui aux xvie et xvne siècles futl'objet de luttes aussi longues que sanglantes, est auj. admise dans presque toute l'Europe. En France, l'état reconnaît et protège également tous les cultes: les ministres du culte catholique, du culte réformé et du culte israélite, sont salariés par le trésor public ; des églises et des temples séparés sont aTectés à chacun de ces cultes. MM. Noyon, Vuillefroy, l'abbé André, Gaudry et Dalloz ont écrit sur la Législation des cultes. — Les rapports de l'Eglise et de l'Etat en ce qui concerne le culte ont été réglés en France par le concordat de 1801 et la loi du 18 germinal an X 8 avril 1802). Une administrai ion spé- :iale, qui tantôt a eu une existence à part, tantôt a été réunie au ministère de la Justice ou de l'Instruction publique, est chargée de toutes les affaires temes des divers cultes. Voy. Ministères et notre Atlas d'ifist. et de Géogr.
CultellatiOiN. On appelle ainsi, en termes d'Arpentage, une manière de déterminer le pied de
la verticale correspondant à l'extrémité de la chaîne, lorsque, dans le chaînage d'un sol en pente, on est obligé d'en tenir la poignée à une certaine hauteur au-dessus du sol. On met en contact avec cette poignée la fiche plombée et on la laisse tomber verticalement de manière qu'elle s'implante dans le sol par sa pointe. Dans l'origine on se servait pour cela d'un couteau (cullellus) qu'on laissait tomber la pointe la première : d'où le nom de cultellation.
CULTIVATEUR {de cultiver). Outre qu'il désigne l'agriculteur qui se livre aux divers genres de culture (Voy. Culture), ce nom a été appliqué a plusieurs instruments dont on se sert pour cultiver la terre pendant la végétation des plantes : tels sont le buttoir, le binoir, la houe à cheval, la rôtissoire à cheval, Yextirpateur, le scarificateur et la herse brisoire. CULTRIROSTRES (du lat. culter, couteau, et rostrum, bec), famille d'Oiseaux, de l'ordre des Échassiers, caractérisés par un bec tranchant et pointu, comprend les Grues, les Hérons et les Cigognes, et répond au sous-ordre des Hérodiens. Voy. ce mot.
CULTURE (du lat. cultura), ensemble des travaux qui ont pour objet de faire produire au sol les végétaux qui servent à nos besoins. On distingue : 1° la grande culture, qui s'exécute sur de grandes étendues de terrain à l'aide de Machines mues par des animaux ou par la vapeur; 2° la petite culture, qui est pratiquée à bras par l'homme lui-même, comme dans les jardins ; 3° la moyenne culture, qui s'exécute alternativement par le travail de l'homme seul et par l'emploi des machines. La grande culture constitue proprement l'agriculture. La petite culture est appelée communément horticulture, jardinage- la moyenne culture peut comprendre, outre la culture des céréales, Y horticulture, \a. sylviculture, Y arboriculture, la viticulture, et même l'éducation des abeilles et des vers à soie ( Voy. tous ces mots). — On nomme culture forcée celle qui a pour objet de contraindre les végétaux à fleurs et les plantes alimentaires à donner leurs produits avant l'époque marquée par la nature. Voy. Primeurs.
CUMBRIEJN (terrain). Voy. Casibrien et Silurien (étage).
CUMIN, Cuminum, genre de la famille des Ombellifères, type de la tribu des Cuminées, ne renferme qu'une seule espèce cultivée, le Cumin officinal (C. cyminum), vulg. Anis acre on aigre, petite planre herbacée annuelle, analogue au fenouil, à tige très-rameuse, à feuilles découpées en lanières filiformes ; ses fleurs sont blanches ou purpurines ; ses graines verdâtres ont une odeur forte, mais agréable, une saveur aromatique et piquante. Les anciens se servaient du cumin en guise d'épices; les Orientaux en mettent encore dans tous leurs ragoûts. En Allemagne et en Hollande, on en fait entrer dans le pain et dans le fromage.
On appelle vulg. Cumin des prés, le Cr.rvi ; C. noir, la Nigelle cultivée ; C. indien, un Myrte, etc.
CUMIiNlQUE (acide), acide organique cristallisé, incolore, peu soluble dans l'eau, volatil sans décomposition, et composé de carbone, d'hydrogène et d'oxygène dans les rapports de Cl0HllO,OH. Il se produit par l'action de l'air et des autres agents oxygénants sur l'essence de cumin. Il a été découvert en 1840 par MM. Gerhardt et Cahours.
CUMUL (du lat. cumulare), réunion en une môme personne de deux ou plusieurs fonctions publiques salariées. Le cumul, qui a souvent été porté jusqu'à un abus excessif, a donné lieu en France aux plus vives discussions; diverses dispositions législatives ont été adoptées pour y mettre un terme. Auj., les professeurs, les gens de lettres, les savants et les artistes peuvent seuls cumuler deux traitements : la montant des traitements cumulés peut s'élever à 20,000 fr. (Décr. du 9 mars 1852). Il n'est permis en aucun cas de cumuler un traitement d'activité avec une pension de retraite de l'Etat.
En Droit criminel, le non-cumul des peines est un
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