‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 443 sur 1672 · CUSCUTE · texte numérisé non relu

CUSCUTE

tants sur cette question sont dus à MM. Cl. Bernard, Vulpian et Voisin.

CURATELLE, charge de curateur.

CURATEUR (du lat. curator). — A Rome, on appelait curateurs divers officiers publics : C. du calendrier, le trésorier ou receveur des deniers de la ville ; il était ainsi nommé parce qu'il percevait le jour des calendes ou le 1er du mois, les intérêts des fonds de la cité ; C. de la maison de l'Empereur, celui qui avait soin du revenu du souverain et de sa dépense ; C. des ouvrages publics, celui qui en avait l'intendance : il était garant des défauts de ces ouvrages pendant 15 ans; C. delà République, celui qui avait soin des travaux publics : il devait veiller à ce que les maisons en ruine fussent réparées. Il y avait aussi des curateurs donnés aux mineurs de 25 ans, aux prodigues et aux personnes en démence.

Chez nous, le Curateur est celui qui est commis par la loi pour avoir soin des biens et des intérêts d'autrui. 11 y a lieu de nommer un curateur en cas d'émancipation, d'interdiction, de succession vacante, de biens vacants, de bénéfice d'inventaire, d'absence, de banqueroute, de faillite ou de cession de biens, de grossesse posthume, etc. Voy. ces mots.

CURCAS, plante. Voy. Médicixier.

CUBCULIOJXITES où charançonites, tribu d'In-

9, de l'ordre des Coléoptères,* fam. des Rhyncho-

pliores.a pour type le C harançon{Curculio). V. ce mot.

CURCU3IA (orig. inc), genre de la famille desZingibéracées, renferme des plantes herbacées, vivaces, appartenant à l'Asie, à l'Afrique et à l'Amérique, à feuilles ovales ou arrondies, à fleurs jaunes et douées pour la plupart d'un principe aromatique et colorant. L'espèce la plus utile est le C. longa, qui croît aux Indes et au Cap, et dont la racine, dite aussi Terra mérita, Safran des Indes, est employée dans la teinture, pour sa matière colorante {curcumine). On s'en sert pour teindre en jaune les papiers, les bois, les cuirs, le beurre, le fromage, les huiles, les pommades, et comme couleur de fond pour les dorures. Les Indiens l'emploient pour se teindre la peau. La couleur du curcuma a peu de solidité ; la soie et la laine la prennent mieux que le coton et le lin. Les chimistes emploient la teinture de curcuma comme réactif, pour découvrir les alcalis; ceux-ci font passer au brun la couleur jaune du curcuma.

CURE (du latin cura, soin). On distingue, en France, les cures proprement dites, desservies par un prêire appelé curé, institué à vie,et les succursales, administrées par un desservant révocable. Il y a au moins une cure (ou paroisse) par justice de paix, c.-à-d. par canton. On distingue des cures de 1" classe, qui ne peuvent être érigées que dans les communes ayant plus de 5,000 habitants et une justice de paix, ou dans les chefs-lieux de préfecture, et des cures de 2e classe, dans les communes qui ont au moins 1,500 habitants. Les communes moins considérables n'ont leplus souvent que des succursales.

CURE (de cure), en latin parochus, dans quelques pays recteur ou pasteur, prêtre qui est pourvu d'une cure ou paroisse. Les curés sont nommés par l'évêque, sauf l'approbation du Gouvernement; ils sont à vie. D'après un règlement de 1834, trop peu exécuté, il faut, pour être nommé curé dans un chef-lieu de département ou d'arrondissement, être licencié en théologie, ou avoir exercé pendant 15 ans les fonctions de curé de canton ou de desservant ; le grade de bachelier ou un exercice de 10 ans suffisent poulies curés de canton. Les desservants peuvent être déplacés ou révoqués par l'êvêque. Les curés reçoivent de l'État un traitementde 1,500 ou del,200 fr. selon qu'ils sont de lre ou de 2e classe ; en outre, ils peuvent recevoir des fidèles des oblations qui sont autorisées par les règlements. Les communes leur doivent un presbytère. Ils administrent les revenus de la paroisse, avec le concours de la fabrique. — Avant 1789, les curés vivaient du produit des dîmes ecclésiastiques : on distinguait le C.décùuuteur, qui jouis-

sait en tout ou partie des dîmes de sa cure et le C. à portion congrue, qui relevait du décimateur et recevait de lui une rétribution : ils étaient chargés de l'état civil ; auj. leur ministère est purement spirituel. — On n'est point d'accord sur l'origine des curés. Selon les uns, ils auraient été établis par Jésus- Christ lui-même dans la personne des 72 disciples, auxquels ils ont succédé ; selon les autres, ils auraient été institués plus tard pour servir d'auxiliaires aux évoques. M. Dieulin a donné Le bon Curé et Le Guide des Curés.

CURÉE (pour cuirée; de cuir, peau), se dit, en termes de Chasse, de la portion de la bête que l'on abandonne aux chiens. On distingue : la C. chaude, que l'on distribue aux chiens aussitôt que la bête est tuée, et la C. froide, qui se fait au retour de la chasse et qui consiste ordinairement en morceaux de pain trempés au sang de la bête et qu'on sert h la meute sur la peau de l'animal avec les intestins et quelques débris de viande. Dans les grandes chasses, cette dernière curée se fait avec un grand appareil, le soir, aux flambeaux et au son du cor.

CURE-MÔLE. Voy. Curage.

CURE-OREILLE, insecte. Voy. Forficule.

CURETTE, instrument de chirurgie qui sert à. extraire les corps étrangers, et particulièrement de petits calculs de la vessie, après qu'on a fait à ce viscère une incision suffisante. Il est composé d'un manche et d'une tige d'acier terminée par une espèce de cuiller fort allongée, plus large à son milieu qu'aux extrémités, à bords mousses et polis.

CURIAL, en lat. curialis. Voy. Déclrion.

CURIE, Curia, division du peuple romain, était une fraction de la tribu présidée par un magistrat appelé curion. Romulus avait établi 30 curies. Dans les réunions du peuple par curies, on votait à la majorité des voix individuelles, par opposition aux assemblées par centuries, où l'on votait par centuries, ce qui était à l'avantage de la noblesse. Voy. Centurie.

CURRUCA, nom latin scientifique de la Fauvette babillarde. — Voy. Fauvette.

CURSEUR (du lat. cursor). On appelle ainsi, dans les instruments d'Astronomie ou de Mathématiques, tout index mobile le long d'un limbe gradué ou d'une division quelconque.

Curseurs apostoliques. Voy. Courrier.

CURSORIPÈDES (du lat. cursor, et de pes, pied). se dit, en Zoologie, des oiseaux qui, comme l'Autruche, ont des pattes propres à la course.

CURULE (chaise), en latsella curulis, siège d'honneur chez les Romains : c'était un siège d'ivoire pliant et sans dossier, plus élevé que les sièges ordinaires, sur lequel s'asseyaient dans l'origine les rois, et dans la suite les premiers magistrats, dictateurs, consuls, préteurs, censeurs, grands édiles ; ce siège les suivait à l'armée; on le plaçait sur les chars de ces magistrats : c'est de là que lui vint le nom de curule (curulis), de currus, char.

CURURES. Voy. Curage.

CURVI.... (du lat. curvus, courbe). On dit, en Zoologie, curvicaude, curvicolle, curvipède, curvirostre, qui a la queue, le cou, les pieds, le bec recourbés; — en Botanique, curvicaule,curvi flore, curvinervé, etc., qui a la tige, les fleurs, les nervures des feuilles, etc., recourbées ; — en Géométrie, figure curviligne, celle qui est formée par des lignes courbes, comme le cercle, l'ellipse, le triangle sphérique, etc. ; angle curviligne, l'angle formé par des lignes courbes, etc.

CUSCUTE, discuta, genre de la famille des Convolvulacées, renferme une quarantaine d'espèces, cosmopolites en général, les unes ligneuses, les autres herbacées, pour ainsi dire sans feuilles, à tiges longues, filiformes et grêles, qui s'accrochent aux végétaux à l'aide de suçoirs, les enlacent de leurs replis et finissent par les étouffer. Ces plantes parasites se multiplient très-rapidement : c'est un véritable fléau, surtout pour le trèfle et la luzerne. Un grand nombre d'espèces se trouvent dans l'Amérique

CYANEE.

CYANOGÈNE.

du Nord ; parmi celles qui croissent en France, on remarque la C. européenne (C . europœa), vulg. Cheveu du diable, à fleurs rougeàtres, commune dans les bois, les haies et les prairies, surtout dans les champs de luzerne ; la C. épi thym (C. epithymum), à fleurs blanches, qui vit aux dépens du thym, 'lu serpolet, des bruyères, etc. ; la C. à fleurs serrées ( ■ epilinum), qui s'attache au lin, etc. — On détruit la cuscute en couvrant le terrain infecté de colombine ou de suie.

CUSl'ARÉ (nom indigène), Cusparia, arbre de la famille des Diosmées dont l'écorce est la véritable Angusture.Voy. ce mot.

CUSPIDÉ (du lat. cutpis, point»), se dit, en Rotanique, des parties terminées par une pointe roide, aiguë, allongée, comme les feuilles de l'Agave.

<:i'SSON, ou Charançon du blé. Voy. Broche.

CUSTODE (du lat. custodia). Ce mot désigne tantôt le saint ciboire où l'on garde les hosties consacrées, tantôt les rideaux qui, dans quelques églises, ornent les côtés du maître-autel.

Dans la Sellerie, la custode est le chaperon ou le cuir qui couvre le fourreau des pistolets, ou bien encore la partie garnie de crin qui est à chaque côté du fond d'un carrosse, où l'on peut s'appuyer.

custode (du lat. C!w/OA').Dans certains ordres religieux, tels que les Capucins, les Cordeliers, les Récollets, etc., on appelle custode un supérieur de couvent, qui autrefois administrait les subdivisions des provinces, appelées custodics. — Le président de l'académie des Arcades à Rome porte le titre de custode.

CUTANÉ (du lat. cutis, peau), qui appartient à la peau, ou qui concerne la peau. On appelle nerfs cutanés, deux branches du plexus brachial; — glandes cutanées, de petits grains dont la surface interne de la peau est parsemée; — maladies cutanées, les maladies' de la peau, etc.

CUTICULE (du lat. cuticula) et cutine. Voy. Ér-i-

DEHME.

CUTTER ou cotre (de l'angl. cutter), petit bâtiment léger et rapide, à un seul mât planté en avant du centre de longueur du navire, et penché en arrière. Ses voiles piùncipales sont coupées en oreilles ; il porte aussi des voiles carrées, comme huniers et perroquets. Les cutters de guerre servent de croiseurs et de gardes-côtes: ils peuvent porter 7 ou 8 caronades.

CUVE (du lat. cupa), grand vaisseau en bois garni d'un seul fond, qui sert a recevoir la vendante, à fouler le raisin et à le faire fermenter (curage). On se sert aussi de cuves pour faire de la bière: dans plusieurs brasseries d'Angleterre on emploie des cuves en fonte de fer d'une dimension considérable. — Les blanchisseurs, les teinturiers, lesraffineurs.etc, se servent aussi de cuves et de cuviers, en bois, en cuivre, ou en pierre et de différentes formes.

Cuve pneumatique, réservoir rempli d'eau ou de mercure, a travers lequel on fait passer les gaz pour ecueillir dans une éprouvette. La cuve à eau Rappelle spécialement C. nydropneumatique.

CUYIERIA (de G. Cttw'er), genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des P . famille des

invalidées : coquille allongée, dépr pirale,

présentant une ouverture triani ûlaire, el une extrémité conique qui se tronque avec vivantes habitent les hautes mers: on en connaît une de l'étage subapennin.

CYAME (du gr. xûajio;, fève), Cyamus, vulg. Pou de /<<• i de Cru itacés I

large, orbiculaire ; tête petite anten-

pieds à croi h el robustes.

imaux vivenl m parasites sur la baleine.

CYANATES, sels formés par L'acide cyai une base. Le plus important es1 le cyanate de poqui se produit par la calcination, à l'air libre, du cyanure de potassium.

» ^ >. M I ire de

Polype He la famille à M lus s ■ l'es-

pèce principale est la C. de Lamarck, qui est d'un beau

bleu; on la rencontre sur les côtes do la Manche.

CYANHYDRATE, Bj nonyme de Cïamre.

CYANHYDRIQUE (acide,, dit aussi Acide prussique, A. hydrocyanique, acide organique composé de carbone, d'azote et d'hydrogène dans les rapports de CIIAz, est l'un des corps les plus vénéneux connus. Il est liquide, incolore, transparent ; son odeur, qui est la même que celle des amandes amères, est si forte qu'elle prend aussitôt à la gorge et détermine des maux de tête et des vertiges. Il entre en pleine ébullition à 20°, et, si l'on en laisse tomber une goutte sur du papier, elle se congèle par l'effet du froid qu'elle produit en se vaporisant en partie. Ouand il est bien pur, il se conserve' indéfiniment; mais s'il contient une trace d'ammoniaque, il s'altère très-facilement, et se convertit peu à peu en une masse noire et charbonneuse. Il prend naissance dans unefoulede réactions. L'eau distillée de lauriercerise, l'huile essentielle d'amandes amères, toutes les amandes des fruits à noyau, les pépins de pommes et de poires contiennent des quantités d'acide cyanhydrique plus ou moins fortes. On le prépare en distillant avec de l'acide sulfurique le ferrocyanure de potassium ou cyanure jaune. — Dans quelques cas, l'acide cyanhydrique se conduit comme l'ammoniaque : il se combine aux acides chlorhydrique, bromhydiique et même acétique. — Aucun corps n'exerce sur l'économie animale une action aussi redoutable que l'acide cyanhydrique concentré : son odeur seule suffit pour tuer un oiseau ; une seule goutte, portée dans la gueule du chien le plus vigoureux, le fait presque aussitôt tomber roide mort ; la même quantité, appliquée sur l'œil de l'animal ou injectée dans la veine du cou, le tue aussi presque à l'instant. Le chlore détruit promptement l'acide cyanhydrique, et peut s'employer comme contrepoison si l'on a le temps de l'administrer à l'état d'inhalation mélangé de beaucoup d'air. L'acide cyanhydrique étendu d'eau est employé en médecine pour calmer l'irritabilité de certains organes ; on l'a conseillé contre la phthisie pulmonaire commençante et surtout contre les affections nerveuses.

L'acide cyanbydrique a été isolé en 1780 par S qui l'a extrait du bleu de Prusse : de la le nom d 'acide prussique. Ce chimiste, qui est mort subi: dans le cours de ses recherches, passe pour en été la première victime. On aditaussi queSchari chimiste de Vienne, est mort pour en avoir laissé tomber sur son bras nu; mais ce fait doit être controuvé. Il paraît que les prêtres de l'Egypte connaidéjà l'acide cyanhydrique, et l'employaient pour faire périr les initiés qui avaient trahi les secrets de l'art . les eaux amères que, d'après la coutume juive et i gyptienne, le prêtre faisait boire à la femme adul-

; qui tuaient sans laisser aucune trace i sion, paraissent également avoir été des préparations d'acide cyanhydrique.

CYANIQUE (acidb) acide organique compos carbone, d'azote, d'oxygène et d'hydrogène, dans

les rapports de CAz, OH ; on l'obtient ordin

ment en distillant l'acide cyanurique. C'est un liquide ide qui s'altère promptement en setrai]

niant en acide carbonique et en ammoniaq e. Il a

été découvert en isl>:> par M. Woehler. — L cyanique donne des éthers découverts par M. < qui les a i imés isocyanaies, ai que l'on obtient

par l'action du chlorure de CJ ano jene Mtr les al

i es corps traités par le reproduisent l'alcool et l'acide cyanique ou cyanurique. H ne faut pas les confondre ai oatea de M. W urtz qui sont des carbimides. Voy. ce mot. CI vm 1 1 . i ■■•/. Dis-rai m .

CYANOFF.RRURE. F.CïARl M ■ I Bli i i>r 1 1 * \ wtx.i m: du gr. xûavoc, bien, et du Suffixe , (lit aussi corps composé de carbone et d st un gaz incolore, qui brûle ai le flamme pour-

CYANURES.

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