CYCLAMEN
me. et dont l'odeur rappelle celle de l'acide cyanhydrique. H n'existe pas dans la nature à l'état de liberté. Il se combine avec l'hydrogène, l'oxygène, les a, en. produisant des composés qui ont la plus orando analogie avec ceux du clilore. Combiné aux métaux, il forme les cyanures. D'après les idées généralement reçues depuis Gay-Lussac, l'acide cyanhydrique, les cyanures et le bleu de Prusse le contiennent à l'état de radical [CAz]. — On obtient le gaz cyanogène en soumettant le cyanure d'argent ou de mercure à l'action de la chaleur. Le cyanogène a été découvert par M. Gay-Lussac en 1814.
CYANO.M ETRE (du gr. •/.yavoç, et [xs-pov, mesure), polariscope inventé par Arago pour déterminer l'intensité de la couleur bleue du ciel : c'est essentiellement une lame de cristal de roche placée entre Une pile de glace et un prisme biréfringent. En regardant un papier blanc à travers ces trois objets, on voit une teinte bleue, dont on peut faire varier graduellement l'intensité, en faisant tourner la pile de glaces. Dès lors on peut amener la même teinte que celle qui règne dans le ciel, et d'après la position de la pile inscrite sur un cadran, on a un nombre qui représente la teinte. — Biot a employé un cyanomctre formé d'une lame de mica, qu'on incline plus ou moins entre un polariseur et un polariscope ; le principe est le même que celui de l'appareil d'Arago.
CYANOSE, Ictère bleu, Maladie bleue, état de maladie dans lequel toute la surface du corps présente une teinte bleue ou livide. Elle dépend ordinairement de la communication directe des cavités droites du cœur avec les cavités gauches, d'où résulte le mélange du sang artériel et du sang veineux; ou d'une lésion considérable des poumons, et généralement de tous les obstacles qui gênent l'oxygénation du sang et entraînent la stagnation dans les capillaires. C'est toujours un symptôme très-grave. — La cyanose est un des indices de l'asphyxie ; c'est aussi un des caractères principaux du choléra.
cyanose. Voy. Cuivre sulfaté naturel.
CYANURES, sels formés par le cyanogène et un métal. Les cyanures sont analogues aux chlorures et aux bromures ; ils seprodui-ent toutes les fois qu'on calcine avec de la potasse du sang, de la corne, de la chair, ouuneautre matière organique azotée. Lorsqu'on les traite par l'acide sulfurique, ils dégagent de l'acide cyanhydrique. — Le C. de potassium, dit aussi eyanfujdraie, hydrocyanate ou prussiate de potasse, est un sel blanc, inodore, cristallisant en cubes, très-soluble dans l'eau, d'une saveur acre, alcaline et amère : il exerce sur l'économie animale une action très-énergique. On l'emploie en médecine dans les mêmes cas que l'acide cyanhydrique. On s'en sert aussi dans l'analyse chimique et dans la dorure galvanique. — Le C. de zinc est un sel blanc, insipide, insoluble dans l'eau ; on l'emploie contre les vers des enfants et contre les crampes d'estomac.
Les cyanures se combinent entre eux et forment des cyanures doubles. Parmi ces combinaisons, le C. de fer et de potassium, plus connu sous les noms de cyanure ou prussiate jaune, ferrocyanure de potassium, se rencontre dans le commerce en beaux cristaux jaunes, d'une saveur amère et désagréable; on l'emploie pour faire le bleu de Prusse (Voy. ce mot). On obtient ce cyanure double en calcinant du sang ou d'autres matières animales avec du fer et de la potasse, lessivant le produit et faisant cristalliser. Il sert aux chimistes pour préparer les autres cyanures, lescyanates, l'acide cyanhydrique, etc. Il est remarquable en ce que le fer n'y est pas accusé par les réactifs ordinaires de ce métal. —Le prussiate rouge est un autre cyanure double du même genre, composé de cyanogène, de fer et de potassium, dans des proportions différentes de celles du prussiate jaune; les chimistes s'en servent comme réactif. On l'emploie dans l'impression des indiennes pour décolorer l'indigo.— Le C. double de potassium et d'argent est employé fréquemment dans l'argenture électro-chimique.
Il existe aussi des cyanures organiques alcooliques et l'on en connaît deux classes : la V découverte par Pelouze en distillant le sulfovinate de potasse avec le cyanure de potassium et par M. Dumas en déshydratant les amides : ce sont les nitriles ( Voy. ce mot); la 2e, découverte en 1SGG par M. A. Gautier, en faisant agir les iodures alcooliques sur le cyanure d'argent : ce sont les car by lamines ( Voy. ce mot). — On connaît aussi des cyanures de radicaux d'acides (C. dfacétyle,de benzoïae, etc.), qu'on obtient par l'action des chlorures correspondants sur le cyanure d'argent ou de potassium.
CYANURIQUE ^acide), acide organique cristallisé qui a la même composition que l'acide cyanique, maisdontlepoidsatomique est triple [C3H3Azr!0! .On l'obtient par l'action du chlore sur l'urée. Il forme avec les bases les cyanurates, et donne de l'acide cyanique quand on le distille.
' CYATI1E (du gr. xûaôoç, coupe), petit vase dont se servaient les anciens pour puiser le vin dans le cratère pour le verser ensuite dans les coupes. — C'était aussi une mesure de capacité qui était, chez les Grecs, le 6e du cotyle, et chez les Romains le 12e du setier : elle valait 0 lit., 045.
CYAT1IÉE, Cyathea, genre de la famille des Fougères, type de la tribu desCyathéacées, renferme des espèces arborescentes, à tiges droites, qui croissent dans les régions tropicales des deux continents. Les plus remarquables sont les C. glauca et excelsa; la première atteint de 12 à 15m.
CYATHIFORME (de cyathe), nom donné, en Botanique, aux parties des végétaux qui ont la forme d'une coupe, d'un gobelet, comme dans les lichens, les champignons, etc.
CYISISTIOL'E (du gr. xugtertw, culbuter), une d^s trois sortes de danse des Grecs, était accompagnée de culbutes et de tours de force. Voy. Danse.
CYCADEES, famille de plantes Dicotylédones à pétales diclines, gymnospermes, voisines des Palmiers et des Fougères arborescentes par leur port, et des Conifères par leur organisation intérieure. — Genres : Cycas, Zamia, Dion, Ceratozamia.
CYCAS, genre type de la famille des Cycadées, renferme des végétaux, plus ou moins élevés, à tronc simple, écailbux, terminé par une couronne de feuilles divisées ; à fleurs mâles, disposées en un chaton dont les écailles sont garnies de nombreuses anthères globuleuses; à fleurs femelles en massue; à fruit raonakène. Les espèces les plus remarquables sont le C. circinaJis, originaire de la Chine et des îles Moluques, qui a l'aspect du palmier : il porte des feuilles pennées de plus d'un mètre de long, et leC. revoluta du Japon, dont les longues feuilles restent roulées à leur sommet en forme de crosse. Ces deux espèces contiennent une moelle farineuse fournissant une espèce de sagou, avec laquelle les Japonais font du pain. Leur stipe fournit, en outre, une sorte de gomme, et leurs fruits sont comestibles. — Il existe beaucoup de plantes analogues aux Cycas parmi les plantes fossiles des terrains secondaires.
CYCLADE, C'/clas, genrede Mollusquesacéphales, de l'ordre des Orthoconques sinupalléales : coquille ovale ou trigone très-régulière; charnière pourvue de 1 ou 2 dents cardinales, quelquefois très-petites, et de 1 ou 2 dents latérales allongées transversalement, comprimées ou lamelleuses; épidémie épais, souvent rongé près des crochets. — Presque toutes les Cyclades habitent les eaux douces, notamment la Cyclade cornée ou Came des ruisseaux qu'on trouve près de Paris.
CYCLAMEN (du gr. •/.■jx).iu.tvoî), vulg. Pain de pourceau, genre de la famille desPrimulacées, renferme des plantes herbacées vivaces, à feuilles radicales, entières, à fleurs pendantes, blanches ou purpurines. L'espèce la plus commune a une racine de forme orbiculaire, tubéreuse, brune en dehors, blanche en dedans : les pourceaux en sont très-friands. On la trouve dans les lieux ombragés, les haie-, Les