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DAME

puis, vers le ix* siècle, tous les évoques et quelques prêtres. Auj. il est réservé aux sous-diacres, aux diacres et aux évêques, quand ils sont à l'autel. La dalmatique de l'évêque est en soie, sans broderies ni dorures, et recouverte de la chasuble pontificale. Celle des sous-diacres et des diacres est enrichie d'ornements, de galons d'argent ou d'or, et de glands pareils attachés sur les épaules. — La forme de la dalmatique se retrouve encore dans le bénysch des Arabes.

DALOT(orig. inc), pièce de bois placée aux côtés d'un vaisseau, et dans la longueur de laquelle on fait une ouverture pour l'écoulert i tx qui tom-

bent sur le pont. — On nomme au-si dalots les ouvertures destinées à donner passage aux pompes.

DAM. Voy. Damnation.

DAMAN (de l'arabe ghannem, agneau), Hyrax, genre de Mammifères, de l'ordre des Ju mentes, type de la famille des Hyracidés. Ce sont de petits animaux particuliers à la Syrie et à l'Afrique: ils Bont bas sur jambes, pourvus d'une fourrure épaisse, ressemblant extérieurement à des marmottes, mais se rapprochant par leurs affinités zoologiques d'animaux bien différents en apparence, des rhinocéros. Ils se nourrissent de fruits et d'herbages et peuvent être apprivoisés ; leur chair est d'un goût agréable. On distingue: le D. de Syrie, le Saphan de l'Écriture que les traducteurs ont pris pour un lapin et un hérisson ; le D. ou Marmotte du Cap, dit aussi Blaireau des rochers, dont on tire une sorte de castoréum, Yhyraceum; le D. du Gondola, et le 1). d'Abyssinie.

DAMAS, étoffe de soie ornée de dessin- formés en même temps que le tissu, et ainsi appelée de la ville de Damas en Syrie, d'où on la tirait jadis : on en fabrique partout aujourd'hui, et notamment à Lyon et à Nimes. — On a étendu le nom de damas à. toutes les étoiles de laine, de fil ou de coton dont le tissu imite celui des damas de soie. — On donne particulièrement le nom de damassé au linge de table dont le tissu représente des fleurs ou autres dessins, La fabrication de ce linge est originaire de Flandre, et remonte au w' siècle.

damas, lames de sabre dont le plat présente des dessins moirés très-variés, tels que des veines noires, argentines, blanches, rubannées, parallèles ou croisées, etc., et que l'on a longtemps tirées de Damas. Ces lames sont en acier fondu, d'une élasticité et d'une trempe supérieures. — En 1804, le Français Clouet trouva le moyen d'imiter l'acier damassé de l'Orient. MM. Degrand.Gurgey, Couleaux et un Russe M. Anoçoff ont, depuis, perfectionné ses procédés.

Prunes de Damas. Voy. Piiumer.

DAMASONt: (du gr. ôau-oejoV/iov, plantain d'eau?), Dantasoniuni, ^<flh la famille des Alismacées, tribu des AlismécH iwme des plantes aquatiques, annuelles ou vi\;^J Bfeill s cordiformes, à Heurs blanches en vortie^M Hfn trouve à la surface îles eaux stagnantes. OurnPW». commune, vulg. Étoile d'eau, Flûte du berger, qui croit dans nos étangs el nos mares, on cultive quelques espèces d'ornement.

DAMASQUINEUR [de damasquin, adjectif Formé il Damas), ouvrier qui incruste but le fer ou l'acier des ornements en or ou en argent. Le dsmasquineur commence par faire bleuir la lame sur le feu; il grave ensuite au burin ou à l'eau forte le sujet qu'il veul figurer; puis il incruste dans le trail un lil métallique qu'il achève de refouler à l'aide d'un mattoir ; el quand le 81 incrusté a fait corps avec le métal, il passe sur le tout une lime «louée pour polir la lame. On damasquine aussi le bronze et le cuivre: on a des ■s et des vases de ce métal richement damasquinés.— On a appliqué au damasquinage les procédés galvanoplastiques. — L'art de damasquiner était connu des anciens : Hérodote 1,25 en attribue l'invention à Glaucus de Chio. Cultivé chez, les Romains et au moyen âge dans tout l'Orient, mais surtout à Damas, il n'a été importé dans l'Occident qu'au xv* siècle. Venise, patrie de Paolo lizimino,

Milan, Rome produisirent de merveilleuxartistea

genre : c'était sur les armures, les boucliers, les poignées et les fourreaux d'épées qu'ils exerçaient surtout leur talent. A partir du x\ic siècle, on trouve en France des damasquineurs renommés.

DAMASSÉ (UHGE et ACIER). Voy. Damas.

DAME du lat. domina). Dans 1 origine, on appelait dame la femme noble possédant, de son chef ou de celui de son mari, une seigneurie, et ayant droit et autorité sur des vassaux. On attachait alors une grande idée de respect au titre de dame : les reine-; s'honoraient de le porter ; tout chevalier choisi— ait une dame, à qui il consacrait -es soins et rapportait ses exploits, et dont il portait les couleurs. Dans la suite, ce titre ne fut plus qu'une distinction honorifique réservée aux femmes nobles ; il devint enfin un titre banal donné à toute femme mariée. — En France, les filles du roi prenaient, dès leur naissance, le nom de Dames de France (Voy. Madame). Le roi pouvait donner un brevet de dame à toute fille noble qui lui était présentée. — On donne en outre le nom de dame: aux religieuses de certaines abbayes, aux chanoinesses, et aux dignitaires de la maison delà Légion d'honneur.

Dame est aussi un titre d'office : on appelle dame d'honneur la première dame de la maison et de la suite des souveraines et des princesses du sang; dame d'atours, celle qui est chargée spécialement de la toilette ; et en général, dames du palais, toutes les dames attachées à la personne d'une impératrice ou d'une reine. L'origine des dames du palais remonte Ji François 1er; mais ce ne futqu'en 1673, sous Anne d'Autriche, qu'elles prirent ce nom.

Dame de charité. Voy. Bienfaisance (boréaux de).

Dans nos jeux de cartes il y a quatre dames (Voy. Cartes). — On donne aussi le nom de dames : 1° à la seconde pièce du jeu d'échecs ; 2° aux rondelles avec lesquelles on joue aux dames (Voy. ci-après) et au trictrac.

Jfu de dames. On distingue le jeu à la frani dans lequel chaque joueur a 12 dames ou pions, et le jeu ù la polonaise, où chaque joueur en a 20 ; ce dernier est le plus usité aujourd'hui, Le jeu de dames se joue sur une petite table carrée appelée damier, divisée, selon l'espèce du jeu en 0.4 ou en 100 alternativement noires et blanches. Les pions de chaque joueur sont de couleur différente; ils se

groupent en face l'un de l'autre de chaque Côté du damier, marchant l'un contre l'autre en suivant les

lignes obliques du damier, et enlèvent l'adversaire des qu'il laisse un vide derrière lui. Lorsqu'un pion, traversant sans accident tout le jeu, atteint l'une des dernières cases qui lui sont op] osées, on dit qu'il est allé à dame, et on le double. La damr peut parcourir toutes les lignes du damier sans aller de case en case. — Ce jeu parait avoir quelque analogie avec le 6urfpa(JLU.io|i6çdesGrecsetle ludus lairunculorum îles Romains. Voir AUiey, Bibliographie du jeu de dames Commerci, 1830).

Dame-Jeanne. Voy. Toi bis.

Dame d'onze heures. Voy. Obnithocallh.

Les Ingénieurs appellent dames de damm, rempart) : 1° des (haussées, qu'on ménage par intervalles, pour empêcher l'eau de remplit un canal que l'on creuse, 2° de petits cônes en terre que l'on pratique de distance en distance dans les traie ii es pour indiquer la hauteur des terres qu'on ■ fouilli

Dans l'Art militaire, on appelle dame d'- ntutt une masse de Terre restée debout, quand pi. .-leurs fourneaux peu distants Ont sauté du même coup; i/ai/i>'

dr fortification, une petite tour à centre plein, en maçonnerie, qui surmonte le milieu du bâtardes* d'un fossé inondé, afin quela crête du batardeau ne

puisse servir de pont pour traverser le fo--e.

Dans la .Marine, on nomme damei : 1" deux chevilles de 1er plantées sur l'arrière d'une embarcation,

de chaque coté d'un grelin, pourle fixer; 2* les doubles tolets servant à retenir les aviron- -ans e-tropos.

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