DAPHNÉ
DAMIER. Voy. Dames (Jeu de).
En Zoologie et en Botanique, on a donné le nom de Damier à un oiseau du genre Pétrel; à des papillons du genre Argynne ; à un mollusque du genre Cône ; à une plante Liliacée dite aussi Fritillaire, etc.
DAMMARA (nom indigène), genre de la famille des Abiétinées, renferme de beaux arbres exotiques à feuilles alternes et coriaces, à fleurs dioïques, les mâles en chatons extra-axillaires, et à graines ailées. Le D. australis de la Nouv.-Zélande fournit un excellent bois pour la marine. On cultive dans les jardins le D. orientalis, originaire d'Amboine : cette espèce donne une résine aromatique dite dammar.
DAMNATION (du lat. damnatio). D'après l'Eglise, la damnation consiste dans la peine du dam, ou privation de Dieu considéré comme souverain bien, et dans celle du feu qui brûlera les réprouvés sans jamais les consumer. La damnation n'aura pas de fin ; ainsi l'a défini formellement le concile de Florence en 1439. Voy. E\fer.
DAMOISEL ou damoiseau (du b.-lat. dominicelin\'. Ce nom désignait autrefois les fils de chevaliers, de barons, et, en général, les jeunes gentilshommes qui n'étaient pas encore chevaliers. On le donnait aussi aux fils des rois et des grands qui n'étaient pas encore en état de porter les armes. Dans les vieux auteurs il est souvent confondu avec celui de page ou de varlet (Voy. ces mots). — Auj. ce mot ne s'emploie guère qu'en mauvaise part.
DAMOISELLE. Voy. Demoiselle.
DAMPIERA (de W. Dampicr, navigateur anglais), genre de la famille des Goodéniacées, formé par Brown, est originaire de l'Australie, et se compose de sous-arbrisseaux ou d'herbes vivaces, à rameaux tomenteux, à feuilles alternes et coriaces, à fleurs bilabiées, bleues ou pourpres. Le D. ondulé et le D. pourpré sont cultivés dans nos jardins.
DANAÏDE (nom mythol.). Linné avait donné le nom de Danuïdesk une section de son grand genre Papilio qu'il subdivisait en D. blunches et D. variées. Auj. on appelle Danaïdes ou Danaïtes, une tribu de Lépidoptères, de la famille des Diurnes, c mprenant les genres : Danaïs, Euplœa et Idœa. Les espèces du genre type se trouvent |au Sénégal, en Egypte et dans l'Asie méridionale : seule la D. chrysippe a été trouvée en Grèce et dans le pays de Naples. Ces papillons sont tous parésde couleurs vives et variées.
danaïde, Danois, genre de la famille des Rubiacées, tribu des Cinchonées, renferme des plantes grimpantes de l'île de la Réunion, à fleurs orangées, odorantes, qui souvent perdent leurs étamines par avortement : cette particularité leur a valu leur nom.
danaïde, espèce de roue hydraulique. Voy. Roue.
DANIEX (étage), nom donné, en Géologie, à celui des étages géologiques qui termine la formation crétacée et qui précède immédiatement la formation tertiaire. Son nom lui vient du grand développement qu'il prend en Danemark. En France il n'est représenté, par suite de dénudations, que par des lambeaux;ilest àl'état de calcaire pisolitique et se montre sur la craie blanche à Meudon, à Bougival, à Vigny, etc. La craie de Villedieu appartient également à l'étage danien. Parmi les fossiles qui le caractérisent on peut citer le Cidaris Forshameri et \eNautihts danicus. — C'est dans la craie de Maestricht, qui est de la même époque, qu'on a trouvé le fameux saurien connu sous le nom de Mosasaurus Camperi.
DANOIS .chien) ou Arlequin, espèce du groupe des Mâtins, assez rare aujourd'hui et caractérisée par son poil ordinairement blanc, tacheté de noir. On distinguait; le Grand danois ou Danois de carrosse et le Petit Danois. Voy. Chien.
DANSE 'de l'anc. haut.-allem. dansôn, tirer, étendre). La danse est en usage chez tous les peuples de la terre, même les plus sauvages. Son origine parait avoir eu presque toujours un caractère religieux. On voii dans la Bible les Hébreux, conduits par Moïse, célébrer par des danses le passage de la mer Rouge,
et David danser devant l'arche. Les Indiens, les Egyptiens, les Pélasges, les Grecs, les premiers Romains avaient leurs danses sacrées.
Les diverses espèces de danses, sacrées ou profanes, en usage chez les Grecs, se rangeaient sous trois classes principales : l'orcftestique, danse noble et régulière, sans gestes exagérés et qui avait quelque analogie avec la pantomime ; la sphéristique , qui consistait en bonds plutôt qu'en pas, et imitait les mouvements d'une balle (sphcera) lancée et renvoyée par des joueurs; la cybistique, qui ressemblait à des tours de force plutôt qu'à une danse véritable. Parmi les danses sacrées, les plus célèbres sont celles des corybantes et des dactyles idéens, la dionysiaque, la callinique, Vhormus, etc. ; parmi les danses armées, la pyrrhique ou énoplienne, la gymnopédique, le xiphisme ; parmi les danses joyeuses ou lascives, la cordace, la sicinnis, les anagogies, et toute espèce de danses mimées. — Chez les Romains, on cite la danse religieuse et militaire des Saliens, la farouche bellicrepa, les danses voluptueuses et mimées des ludions étrusques et des histrions ; la danse dite italique, celles de la grue et de l'outre, etc.
Au moyen âge, la France eut ses danses rustiques, la plupart d'origine romaine : telles que les branles, les bourrées, les caroles (qui ont donné naissance aux carillons), la danse des brandons, etc. Vinrent ensuite le menuet, la gavotte, les voltes, les cotillons, puis les danses italiennes, la pavane (padouane), la cabriole, les quadrilles (squadra), la chaconne ; les danses espagnoles, la sarabande, le fandango, le boléro; enfin s'introduisirentlaco«rVeaa«seanglaise, la valse allemande, etc. — Aujourd'hui, de toutes les danses importées en France au xvufi siècle, il ne nous est resté que la valse et la contredanse. Le menuet a disparu avec le xviii' siècle et la gavotte z\ec l'Empire ; la contredanse elle-même passe de mode : le galop, la polka hongroise, la mazurka et la redowa polonaises, la scliottish, ont plus de vogue. Les Anglais ont conservé chez eux la gigue écossaise; la cachucha espagnole n'est dansée que sur la scène.
Consulter : Meursius, Orchestra, sive de saltationibus veterum (Leyde, 1618); Cahuzac, Traité de la danse (La Haye, 1754); A. Baron, Lettres sur la danse (1824); Blasis et Vergnaud,Jl/a?iMe/ de la danse, etc. Dorât et Berchoux ont chanté la Danse. Voy. Danseur, Ballet, Chorégraphie.
danse des morts, dite aussi Danse macabre, nom donné dans le moyen âge à divers tableaux représentant une ronde infernale à laquelle préside la Mort, et à laquelle prennent part des morts de tous les âges et de toutes les conditions ; un des plus célèbres se trouvait au cloître des Dominicains à Bàle. Mans Holbein avait dessiné ur^^j^^e des morts qui a été gravée sur pierre par J.S^H Ber et expliquée par H. Fortoul (1842). AvaiUjH H'er' G' Peignot (1826), Massmann ;1840), \fl W<1841) et depuis E. H. Langlois, A. Potier, nMB^Kastner, etc., ont écrit sur ce sujet. — On doifaussi des Danses des morts tout à fait modernes à Grandville en France et àC. Merkel en Allemagne, etc. Voy. Macabre (Danse) au Dict. d'Hist. et de Gèogr.
danse de saint-guy, ma'aJie. Voy. Chorée.
DANSEL'R, artiste qui se livre à l'exercice de la danse théâtrale {Voy. Ballet). Chez les anciens, les danseurs remplissaient aussi le rôle de pantomimes {Voy. ce mot). En France, les plus fameux danseurs de l'Opéra depuis le kvii* siècle sont Pécourt, Vestris, Duport, Mazillier, Petipa, Saint-Léon, etc. ; la Camargo, la Salle, la Guunard; M"e Taglioni, les DUe* Essler, Fanny Cerrito, Bosati, E. Livry, etc.
danseur de cor.nE. Voy. Funambule.
DAFÈCHE. Voy. Élatk.rite.
DAPH.nÉ (du gr. oaivr,. laurier), Daphne, genre de la famille des Thj mêlées, renferme des arbustes élégants, voisins des Lauriers, à feuilles éparses ou rarement opposées ; à fleurs roses, blanches ou violacées d'une odeur suave. Tomes les espèces appar-
DAIITHE.