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DENSITÉ

une monnaie d'or sous les roi* dp la troisième race ; il est alors synonj de florin. Voy. ce mot.

En tenues de Monnayage, on nommait denier de poids, 2a grains ou la 785" partie du kilogr.; derner de fin ou de loi, le degré de pureté de l'argent, ou, plus exactement, chacune des parties de fin contenue dans une quantité d'argent quelconque, qu'on supposait alors divisée en 12 parties égales.

Le mot den û:r s'employait encore : l'pour exprimer le taux de l'intérêt de l'argent : ainsi, prêter au denier vingt, c'était recevoir un denier d'intérêt pour 20 deniers décapitai prêtés; prêter va denier dix, au denier huit, c'était recevoir un denier pour 10. pour 8 deniers prêtés; le denier vingt représente 5 pour 100 ; — 2° pour désigner certaines sommes prélevées comme taxes, impôts, droits fie toir g telles que le centième denier, tes deniers d'octroi, les deniers royaux, le i êsar 'contribution

qui obligeait chaque chef de famille à payer à 1 3 deniers par an) ; le denier de Sf Pierre, ou rornescot (imposition établie pour la lrc fois en Angleterre en 7&0, pour être remise au rime offrande ou comme redevance, et depuis introduite en France, en Allemagne, etc.).

Dans les Comptes, le fort denier est la fraction qu'on ne peut payer effectivement qu'avec une pièce de monnaie plus forte, et qui profite à celui qui reçoit : ainsi 99 centimes ne peuvent se payer qu'avec 1 franc; le centime d'excédant forme ici ce qu'on appelle le fort denier.

Berner à Dieu. C'était autrefois une légère contribution qui se payait sur tous les marchés ou engagements, pour être employée à quelque acte pieux et surtout au soulagement des pauvres. Plus tard, on préleva une partie de cette taxe pour les réparations des ponts et des chaussées. — Auj., on entend par denier à Dieu la pièce de monnaie qu'il est d'usage de donner au concierge d'une maison lorsqu'on loue, ainsi qu'au domestique qu'on vent arrêter : cette pièce tient lieu de contrat entre les parties, et. le délai de 24 heures, Pen agement dont elle est le signe devient définitif. La quotité du denier à Dieu varie selon l'importance des locations. Voy. Arrhes.

I)i;.MZATIO.\ (LETTRES im . On appelle ainsi en

erre des tel i en vertu desquelles un

■ n, ou étranger, qui veut résider en Angleterre,

obtient le premier degré de naturalisation. Par ces

- l'étranger est admis à la jouissance des droits

civils, sauf celui de succession; elles permettent à

un ecclésiastique étranger de posséder des b

in Angleterre. La dénization ne fait pas perdre la

qualité de Français.

DÉNOMBREMENT. Voy. Rbi i TOEMENT.

dénombrement (en Droit féodal). Voy. Avfu.

Dénombrement imparfait, sophisme. Voy. É\iv.ératiopi.

BÉNOHtNATEim (du lat. dénommât*, dénommer .celui des deux termes d'une Fraction qui mdin combien de parties égaies l'unité a été' parta- Voff. Fraction.

DÉNONCIATION du lat. d enui tiatio), nom donné, i i Droit criminel, à la révélation qu'on hit spontanément b. la justice d'un crime ou d'un délit, dans un but d'intérêt public ; il faut se garder de confondre dénonciation et délation 1 1 oy. ce mol ). D'après la loi, qui' inique a été témoin d'un attentat contre la sûreté publique, contre la vie ou la propriété- d'un individu, est trttiu d'en donner avis sur-le-champ au procureur

de la répno i i u I ses auxiliaires, tels que Jugea

de paix, commissaires de police, officiers de gendarmerie, etc. C. d'Instr. crim., art. .'10 . — Dan de dénonciation eaicmn par écrit, l'accusé'

acquitté peut obtenir des donnneges intérêts contre se> dénonciateurs t.. péri., art. ;>7.t .

En Procédure civile, la />. est ta signifi-

cation faite k quelqu'un de certaines procédures dans lesquelles il nresi pat partie. On entend par nouvel o*mre in sommation faite par une personne à

son voisin d'avoir à discontinuer certains travaux entrepris pur lui sur son fonds.

IJÉA'Ol' MENT (de dénouer), se dit, en Littérature, de l'événement auquel aboutit et par lequel se r une intrigue épique ou dramatique. Les funérailles

rtué par Achille font le.dénoûmentde 17 la mort de Turnus, celui de VÉnéirle; la. naortde Pompée, celui de la Pharsale. Au théâtre, le dénoûmeat doit être amené avec plus d'art, car c/est de lui surtout que dépend le succès d'une pièce. Il aura d'autant plus d'intérêt qu'il sera préparé par la suite des incidents qui constituent l'intrigue et qu'il résultera des caractères prêtés aux personnages que la pas-i> n entraîne invinciblement a certaines actions. T le dénoûment d' Œdipe et d' Antigone dans Sop: du Cid et de Poh/eucte dans Corneille, d'A et d'Athalie dans Racine, etc. Le merveil ex machina), dont les anciens ont fait un fr usage (Philoctète de Sophocle, Iphigénie en A d'Euripide, etc.), n'exige aucun art. Quant à la reconnaissance, c'est un moyen facile d'amener I noûment dans les comédies et les romans; mais l'abus qu'on en a fait l'a rendu trop commun. Voy. Catastrophe, Péripétie.

DE>'RÉE (du vieux motdeneréeoa denierèe, c.-à-d. chose acquise moyennant denier ou argent;, nom donné à toutes les productions de la terre et en général aux marchandises qui entrent dans la consommation.— On entend par denrées colonialesle café, le sucre de canne, le cacao, le poivre, le gingembre, les confitures des îles, le coton, l'indigo, et autres productions qui proviennent exclusivement des co

DENSl.MtTttE(derfe«*e), aréomètre àpoidtant. Voy. Aréomètre.

DENS1MÉTR1E. Voy. Aréomètre et Densité.

DENSITÉ (du lat. densus, dense), ou i figue, se dit, en Physique, du rapport du poids d'un corps à son volume. Ordinairement on d ce mot le poids de l'unité de volume d'une subon emploie aussi l'expression D. relative pour désigner le rapport du poids spécifique d'un corps . d'un autre corps, qui sert de terme de compa Ainsi on a la D. relative à l'eau, pour les solides et les liquides, et la D. relative à fair, pour les les vapeurs. Voy. Eau et Air.

La densité des liquides et des solides se d 'termine à l'aide du flacon, des aréomètres, ou de la balance hydrostatique. Le premier procédé est le plus si

S'il s'agît d'un liquide, on pèse un flacon vide, puis plein du liquide ; la différence de ces deux poi le poids du liquide; on pèse encore en remplaçant le liquide par de l'eau, ce qui fait connaître semblablement le poids de cette eau. En divisant te poids du liquide par celui de l'eau, on a la densité. — Pour obtenir la densité d'un corps solide au moyen du même flacon, on prend d'abord le poids du corps dan3 l'air et le poids du flacon plein d'eau; puis on introduit le corps dans le flacon, d'où il fait sortir un volume d'eau égal au sien; enfin, on pèse de nouveau le flacon contenant le corps. On trouve ainsi le poids du volume d'eau déplacé. En divisant le poids du corps par le poids de l'eau sortie du flacon, on obtient la densité cherchée.

Pour prendre la densité des gaz, on p-' vement un ballon vide, puis plein d'air, et en tin pic, a de gaz. Il faut tenir compte, dans cette opération, de la température du gaz et de sa force élastique, i d'opérer asseï rapidement pour que la température et la force élastique soient les mêmes qui 11 de l'air. On déduit de ces p • dsdu L'azipii rem-

plit le ballon, et le poids de l'air qui le r même température et sous la même pression ; tient du premier poids par le second est la dens lative a l'air. — Pour avoir le poids spécifique d'un L'a/, il suffit de connaître sa densité relative à l'airet le poids spécifique de l'air. II. Re^nault a trouvé qu'un litre d'air pèse icr,?<>.'i à la température de la --'ace tendante, et sous la pression atmosphérique normale

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