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DETTE

au motif le plus fort, c.-à-d. que la volonté est déterminée nécessairement par la série des antécédents psychologiques, désirs on jugements : « Les Inclinations de l'âme vont sur tous les biens qui B6 présentent : ce sont les volontés antécédentes; mais la volonté conséquente, qui est le résultat, se détermine vers ce qui touche le plus (Leibnitz, Théodicée, § 325). » 3° Enfin, certains physiologistes, identifiant les phénomènes psychologiques avec les phénomènes physiologiques, les soumettent au même déterminisme: «L'obscure impression du besoin de se mouvoir inhérent au système musculaire est transformée par les cellules cérébrales en lolonté, qui ensuite, au gré de l'éducation tant prirée que sociale, prend toutes les complications intellectuelles et morales; cela étant, la volonté n'est

pas un libre arbitre La prévalence du plus fort

motif, établie par la régularité des actions humaines dans le cours ordinaire de la vie et par les statistiques morales dans les conditions exceptionnelles, l'est aussi par la physiologie (Littré). » A l'appui de cette thèse, on invoque ce qu'on appelle les actionsréflexes, c.-à-d. les mouvements qui, chez l'animal, sont une simple réaction contre une impression externe, réaction qui, indépendante du cerveau, paraît procéder de la moelle épinière ; puis, supposant qu'il y a là un mécanisme brut, on étend à la volonté ce mécanisme : « A ce point de vue, qui est le seul vrai, les volitions, ainsi que l'admettent plusieurs physiologistes modernes, peuvent et doivent ôtre envisagées comme des phénomènes d'action réflexe cérébrale (Vulpian). » — Voir sur ce dernier point Iïavaisson, la Philosophie au xixe siècle, § 26.

Pour la réfutation de ces diverses hypothèses, Voy. Liberté.

DÉTERSIFS. Voy. Détergents.

DÉTONATION (du lat. detonare), bruit plus ou moins violent dû à l'ébranlement subit de l'air par la formation ou le dégagement instantané d'un volume considérable de gaz. Tel est le bruit produit par l'explosion de la poudre à. canon.

DETONNER (du préf. de et de ton). C'est sortir de l'intonation, soit qu'on attaque une note trop haut ou trop bas, soit qu'on s'écarte de la modulation, même en chantant juste.

DÉTOURNEMENT (de détourner). Le détournement est une espèce de vol ou d'abus de confiance (C. pén., art. 608). — Pour le détournement tir mineur, Voy. Enlèvement.

DETRACTION (du lat. detractio). On appelait ainsi, dans l'anc. Jurisprudence, le droit en vertu duquel l'État prélevait un dixième sur les successions des étrangers et, dans un sens plus général, un impôt du dixième sur les valeurs exportées à l'étranger. Le droit de détraction a été abrogé par les lois des 6 août 1790 et 8 avril 179J.

DETREMPE (de détremper), nom donné parles peintres aux couleurs délayées avec de l'eau et de la colle, de la gomme, ou du blanc d'œuf, sans graisse, ni huile, ni résine. On distingue: la D. commune, ci-dessus décrite, la I). au vernis et le blanà des Carmes, ou chaux détrempée dans l'eau el ensuite colorée. On emploie principalement la détrempe pour couvrir les plafonds, les boiseries, les lambris, et pour peindre les décorations de théâtre. — '• Avant l'invention de la peinture a l'huile, les pein très de tableaux ne connaissaient guère d'autre procédé que celui de La détrempe. On en lait encore usage pour la miniature et d'autres petits ouvrages sur papier el but vélin.

DETRESSE (du lat. dstri/n/rrr, et poindre). Dans

la Marine, on appelle signal de détresse celui qu'emploie un vaisseau pour annoncer qu'il est en danger

et qu'il a besoin de secours. Ce Bignal consiste générale il en un pavillon placé en berne à la poupe

et appuyé de coups de canon.

DETRICHAGE du préf. de et du lat. (montres .ses, première façon que l'on fait subir aux laines

avant de les peigner, consiste à les séparer en trois ou quatre qualités différt

DÉTRITOIR '«le détriter, broyer), moulin à meules de pierres verticales tournant très-lentemenl une auge circulaire en pierre, et au moyen duquel ou écrase les olives avant d'en exprimer l'huile.

DÉTRITUS (c.-à-d. usé),mot latin francisé, désigne le résidu d'une substance ou d'un corps quiconque organisé. — En Géologie, il se dit des débris divers résultant de la détérioration des et des végétaux répandus sur la surface du g ces débris forment les terrains détritiques. On distingue, dans ces terrains: la tm-e végétale, dont le terreau forme une partie essentielle ; la terreat impropre à la végétation ; les éboulis ou fragments disposés en talus, etc. Les dépôts tourbeux, le limon, les cailloux, le sable, sont des dépôts détritiques.

DÉTROIT (du lat. destringere , bras de mer resserré entre deux continents, deux îles, ou une lie et un continent. On lui donne quelquefois le nom de bosphore (B. de Thrace, B. cimmérien), de (C. St-George),de manche (la Manche), àèpas de- Calais), du phare (Phare de Messine), etc.

En Anatomie, onappelle ainsi deux rétrécissements que présente la cavité du bassin : le D. supérieur ou abdominal, qui sépare le grand bassin du petit, et le D. inférieur ou périnéal, qui est l'ouverture inférieure du petit bassin.

DETTE (du lat. debitum), tout engagement pris par un débiteur à l'égard d'un créancier; on l'oppose à créance et on dit quelquefois I). passive par opposition à D. active, synonyme de créance. On appelle D. mobilière, celle qui a pour objet quelque chose de mobilier; D. immobilière, celle qui a pour objet un immeuble ; D. personnelle, celle qui donne une action contre la personne du débiteur; D. réelle, celle qui n'est fondée que sur un fait de possession, et qui peut être libérée par le délaissement; D. chirographaire, celle qui résulte d'un»' obligation ordinaire ;D. privilégiée, celle qui doit être payé** avant toute autre ; D. nypothécaire,ce\le qui s pour garantie «les immeubles hypothéqués; /'. liquide, celle qui est déterminée dans son existence et sa quotité: I). commerciale, celle qui se rapporte à un fait de commerce, par opposition à la I). civile; />. d'ho celle qui ne repose sur aucun titre et n'ad'autï rantie que l'honneur du débiteur : cette espèi dette ne peut donner lieu à aucune action en justice ; toutefois le créancier a la ressource de déférer le ser* ment dérisoire; D. île jeu, celle qui est contra' I jeu : cette espèce de dette ne peut, non plus, donner lieu à une action judiciaire, à moins qu'il de jeux qui tiennent à l'adresse et à l'exercice du eprps. — Les héritiers sont chargés des dettes de leurs auteurs; les dettes de la communauté' sont pour moitié à la charge de chacun des époux C. Nap., art. i-ik, 1482, etc.).

Pour les dettes qui reposent sur des titres, le créancier peut, selon les cas, saisir et faire vendre les ell'ets mobiliers appartenant à son débiteur, mettre opposition au payement des sommes qui lui seraient dues, ou poursuivre l'expropriation de ses biens immobiliers (G. île proc.art. 557). — Dans li loi autorise la contrainte parcorps ' Koy.ce m< a recours à l'incarcération du débiteur comme n d'arriver au payement.— A Pari--, les détenus pour dettes étaient, avant L789, enfermés au For-1'Évêque. Depuis, Ste-Pélagie et la prison delà rue de Clichj jusqu'en lSÙTj leur furent exclusivement ail-

DETTE PI Bl IQI B. On appelle ainsi les somue doivent los gouvernements, p:tr suite des emprunts

qu'ils ont contractés; les in£ ' acquittés

sur des fonds spéciaux votés, chaque anni -, avec !•• budget. La dette publique de l'Angleterre s'él plus de 20 milliards ; celle de la France à 16 milliards ' Voy. CnÉnn public, Gi» and uv ni et Rentes set i\i . — On appelle Dette flottante, la partie de la dette publique qui n'est pas consolidée, et qui se

DÉVELOPPABLES.

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