DÉTERMINISME
■«l'un mode d'exécution des instruments ou de la voix, dans lequel on sépare les sons par une émission brève et non prolongée : c'est l'opposé du lié.
DÉTAIL 'm mt. Al))- Voy. Marchand.
Droit de détail, pour les boissons. Voy. Déiiit.
DÉTENTE de détendre), pièce de batterie d'une arme à feu, qui fait t< mber le chien; c'est une sorte de levier qui agit à l'intérieur de la platine contre la grande brandie de la gâchette (Voy. ce mot). — Les Horlogers donnent ce nom à un levier qm fait détendre OU partir la sonnerie d'une pendule. On nomme dêtentilfon une petite détente levée par la roue des minutes.
Dans les Machines à vapeur, on appelle détentevne disposition du cylindre, au moyen de laquelle on inmpt l'introduction delà vapeur, avant que le piston ait achevé sa course. Jusqu'àce moment, la vapeur qui poussait le piston avait une force élastique constante, à peu près égale à celle qui règne dans la chaudière. Dès que la communication avec la chaudière est interceptée, la vapeur continue à pousser le piston, eh augmentant de volume et sa force élastique diminue peu à peu; elle pousse néanmoins le piston tant qu'elle est supérieure à la contre-pression exercée, soit-par la vapeur du condenseur, soit par l'atmosphère. — Dans les machines de Woolf, il y a deux cylindres, dont l'un reçoit seul la vapeur de la chaudière, et dont l'autre reçoit la vapeur du précédent pendant sa détente. — Les machines modernes sont toujours à détente; par là le travail obtenu à l'aide d'une quantité donnée de vapeur, et par suite de combustible, est notablement augmenté.
DÉTENTION (du lat. detentio), peine politique afffictive et infamante, qui consiste dans l'emprisonnement dans une forteresse située sur le territoire continental de la France pendant un laps de temps qui peut varier de 5 à 20 ans, suivant la gravité des cas [C. pén., art. 20;, et qui entraîne la dégradation Civique et l'interdiction légale du condamné. Lor-qne la déportation ne peut être effectuée, elle est remplacée par la détention perpétuelle dans une forteresse. — La détention se subit dans la citadelle de Corte (Corse). Les maisons centrâtes {Voy. Pr.isont improprement appelées .1/. de détention puisqu'elles ne reçoivent pas de condamnés à cette peine. Voy. Réclusion.
On nomme encore détention : 1° l'état d'un individu qui est privé, légalement ou non, de sa liberté. La ]). préventive est celle que subit un accusé avant son jugement : elle ne compte pas pour l'expiation de la peine : la loi du 20 mai 1883 a eu pour objet de diminuer les rigueurs de la détention préventive; elle la supprime presque entièrement dans les cas de flagrant délit [Vby. Liberté provisoire) ; — 2° l'état d'une chose dont on a la possession actuelle ; le -seur prend alors le nom de détenteur : on nomme détenteur d'un héritage celui qui en a la et actuelle.
DETENUS, terme générique servant à exprimer eux qui sont enfermés pour crime, délit, conntion, ou même pour dettes. — De sages règlements avaient assujetti les criminels détenus à avaux réguliers : un décret du 24 mars 1848 "dit ces travaux; ils ont été réorganisés par la loi du 9 janvier 1856 et 1" décret du 25 février 1852. — lia été formé- des pénitenciers ou colonies agricoles pour les jeunes détenus à Cîteaux, Clairvaux, ay, àChiavarietCorte, en Corse ;en Algérie, etc! our ces derniers la loi du 5 août 1850.
DÉTERGENTS, aiîstei'.gents, détersifs (du lat. detergei e, abstergere, nettoyer), noms divers donnés aux médicaments propres à nettoyer les plaies et les ulcères. Ce sont, en général, des topiques stimulants, qui ravivent les surfaces suppurantes, favorisentla séparation desmatièresqui les recouvrent, et activent ainsi la cicatrisation.
DETERM1NATIF (adjectif). Vo>/. Adjectif.
DETERMINATION. Voy. Noio.xté.
DÉTERMINISME. 1. Dans les Sciences positives, le déterminisme consiste en ce principe que, les lois; de la nature étant universelles et constantes, la production de chaque phénomène est invariablement déterminée par des conditions définies, 'qui sont ses causes prochaines. Ce principe n'admet pas d'exception : si, les conditions physiques restant les mêmes, le résultat n'était pas identique, les sciences positives manqueraient de ha-e, et l'homme n'aurait point de règle pour faire servir à son usage les forces de la nature, comme la vapeur, l'électricité, etc. — I niversellement admis pour l'Astronomie, la Physique, la Chimie, etc., ce principe a ('-té étendu à la Physiologie, il «si. reconnu que les fonctions des végétaux omplir que si le milieu ambiant remplit certaines conditions d'humidité, de chaleur, de lumière, etc. On n'est pas également d'accord pour les animaux qui semblent, en vertu de leur spontanéité, se rendre dans une certaine mesure indépendants du milieu où ils se trouvent. Dans deux écrits importants (Introduction à V étude de lu médecine expérimentale, 18G5; Rapport sur la Phyy/c//o^/e,l868;, ^1. Cl. Bernard explique -cette anomalie apparente par ce fait que les animaux possèdent dans le sang un milieu intérieur où se trouvent les conditions physiques de leur vie. Ces conditions ne peuvent être atteintes que par une observation approfondie ; mais, en les étudiant avec attention, on voit que, dès qu'elles sont remplies, lits fonctions de l'animal s'accomplissent avec la même nécessité que celles de la plante. C'est ainsi que If. Cl. Bernard fait rentrer dans le déterminisme tous les phénomènes physico-chimiques de la vie organique, et il en déduit l'importance de la méthode expérimentale pour les progrès de la médecine. Ii reconnaît d'ailleurs qu'on ne peut expliquer également par l'action variable des circonstances extérieures l'ordre et le concert qui constitue les phénomènes physiologiques ; il y voit l'effet d'ujie idée créatrice onorgautou.e, d'un type défini, préexistant, auquel l'organisme se conforme, comme un ouvrage s'exécute d'après une pensée déterminée à l'avance, et qui passe par tradition de génération en génération : c'est ce que, en Philosophie, on nomme une cause finale. Voir P>avaisson, la Philosophie au xi\c siècle, % 15.
il. En Philosophie, depuis Leibnitz, on nommeBeferm uns me un système qui nie implicitement la liber, é humaine, en admettant que tous les phénomènes de l'univers sont rigoureusement enchaînés et déterminés par la série des antécédents aussi bien dans les âmes que dans les corps : « Tout est certain et déterminé par avance dans l'homme, comme partout ailleurs, et l'âme humaine est une espèce d'automate spirituel (Leibnitz, Théotà On est conduit à ce système par diverses raisons métaphysiques, psychologiques ou physiologiques. l'On regarde la liberté humaine comme inconciliable avec la prescience divine : « Iln'y a donc point de science, quelque infinie qu'elle soit, qui puisse concilier la sci'nce et la providence de Dieu avec des actions d 'une cause indéterminée, c.-à-d. avec un être chimérique et impossible. Celles de la volonté se trouvent déterminées de deux manières, par la prescience ou providence de Dieu, et aussi par les dispositions de la cause particulière prochaine, qui consistent dans les inclinations de I'àme (Leibnitz, Théodicée, § 3G5;. » Les panthéistes admettent une substance infinie, aux attributs infinis, où tous les phénomènes possibles de pensée et d'étendue composent une double série de modes éternellement enchaînés (Spinoza), ou s'expliquent parley/rec/.., l, gique des idées (Hegel). D'autres philosophes, tout en professant les principes de l'empirisme, supposent, en dehors de toute observation, une causalité universelle, un enchaînement nécessaire de tous les phénomènes possibles dans l'univers, comme M. J. Stuart-Mill, etc. 2° On compare l'âme à une balance qui incline du côté où se trouve le poids le plus lourd; on dit qu'elle cède
DÉTRJCIIAGE.
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