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DIALECTIQUE

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rois de Perse, dont les extrémités retombaient sur les épaules. I es rois de Rome portaient le diadème ; les consuls n'en firent point usage; les empereurs le reprirent à partir d'Aurélien. Les rois barbares imitèrent les empereurs ; mais leurs diadèmes étaient de métal et se, confondaient avec les couronnes. Clovis portait un diadème radié, ou couronne non fermée ; il en fut ainsi jusqu'à François Ier. Voy. Couronne.

En Histoire naturelle, le nom de Diadème a été donné: 1° au Tangara diademata; 2" à des Lépidoptères diurnes ; 3° à un poisson du genre Holocentre ; 4° à un Crustacé cirrhipède, dit aussi Coronule; 5° à une Araignée du genre Épéire; 6° à un Oursin, etc.

DIAGNOSTIC, diagnose (du gr. SiotYvwffi;), partie de la Médecine qui s'occupe de la distinction des maladies entre elles, connaissance qui s'obtient au moyen de l'observation de certains signes appelés pour cette raison signes diagnostiques : l'étude comparative de ces signes et de toutes les conséquences qu'on en doit tirer constitue la Séméiologie. Voy. ce mot et aussi Pronostic.

En Histoire Naturelle, la diagnose est la description des caractères d'un genre ou d'une espèce.

DIAGOMETRE, diagométrie (du gr. ôiâvw, conduire à travers, et uixpov, mesure). Le diagomètre est un instrument de Physique, inventé par M. Rousseau et qui mesure la conductibilité électrique des corps. Il se compose essentiellement d'une pile sèche qui communique par un fil de métal avec la substance dont on cherche la conductibilité. Cette substance est placée dans un vase de métal isolé, lequel porte à la fois un petit disque de métal et une aiguille de boussole. Le disque et l'aiguille reçoivent de l'électricité de la pile par l'intermédiaire de la substance et se repoussent mutuellement, et l'on apprécie le degré de conductibilité par le temps que met l'aiguille à atteindre son maximum de déviation. — Cet instrument peut servir à mesurer la pureté de l'huile : car on a observé qu'à travers l'huile d'olive pure, l'électricité agissait 675 fois moins sur l'aiguille qu'en traversant les autres huiles fixes.

DIAGONALE (du lat. diogonalis,à\x gr. oiayoïvioç). En Géométrie, on appelle ainsi la droite qui joint deux sommets non contigus soit d'un polygone soit d'un polyèdre. — Dans tout parallélogramme les diagonales se coupent en leur milieu ; dans un rectangle elles sont de plus égales entre elles ; dans un losange elles se rencontrent à angle droit. Le point de rencontre des diagonales d'un parallélogramme est le centre de figure de ce parallélogramme, parce que toutes les droites qui y passent et aboutissent de part et d'autre à la figure, y sont partagées en deux parties égales. — Le nombre des diagonales d'un polygone

de n côtés est représenté par la formule ^ » (« — 3).

— Dans tout parallélipipède, les quatre diagonales se coupent en un même point, qui est le milieu de chacune d'elles.

DIAGRAMME (du gr. ôiâypap.[j.a),nom donné par les Grecs : 1° à toute construction géométrique servant à démontrer une proposition; 2° en Musique, à l'étude de tous les sons: c'est ce qu'on appelle auj. gamme, clavier, échelle.

diagramme, Diagramma, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Sciénoides, n'a pas d'écaillés sur le devant du museau, tandis que tout le reste de la tête en est couvert. Ces poissons paraissent argentés, avec des lignes de reflets le long de chaque rangée longitudinale d'écaillés. Ils sonttrès-voraces. On trouve dans l'Atlantique leD. à front cuve (D. cavifrons), dont la chair est estimée.

DIAGRAPHE (du gr. Z:ay^6.su>, tracer des lignes), instrument servant à donner en petit la reproduction d'un objet plus grand, et à tracer, sans la connaisdu dessin, l'image de toutes sortes de lignes - ou courbes. Il se compose: 1° d'une lunette 'i l'aide de laquelle l'œil suif, les contours de l'objet

qu'on veut reproduire; 2° d'un curseur adapté à la lunette, et muni d'un crayon qui retrace sur le papier des lignes pareilles à elles que parcourt le rayon visuel : le dessin est d'autant plus petit que l'objet et le point de vue sont plus éloignés du plan de perspective. — Lediagraphe a été ainsi nommé en 1831 par M. Gavard ; mais la première idée de cet instrument appartient à l'Italien Cigoli ; Rennenkampf en 1803 et Ronalds en 1825 avaient aussi imaaginé des instruments analogues.

DIAGRÈDE (du gr. SaxpOStov, petite larme), suc de scammonée préparé avec du jus de coing. Voy. Scammonle.

DIALECTE (du gr. Sii>£XTo;), On appelle dialectes les formes particulières que présente une même langue dans des régions diverses, tant qu'il n'existe pas de langue commune qui soit la seule écrite et la seule littéraire. Quand cette langue commune est formée, les dialectes déchoient d'ordinaire et deviennent des patois (Voy. ce mot). — La Grèce ancienne avait k dialectes principaux : Vionien, Vattique, le dorien et ï'éolien. L'ionien est le plus ancien : Homère, Hésiode, Hérodote et Hippocrate s'en sont servis ; Vattique doit être étudié dans Thucydide, Xénophon, Platon, Isocrate, Démosthène, en prose; Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane, en vers; le dorien était parlé dans le Péloponnèse, la Sicile et la Grande- Grèce ; Théocrite en offre le modèle ; l'éolien ressemble beaucoup au dorien; il fut d'abord parlé en Béotie, et se répandit ensuite dans les Sporades et sur les côtes de l'Asie-Mineure. Alcée et Sapho écrivaient dans ce dialecte (Voir sur les dialectes grecs les travaux de Maittaire et de H.-L. Ahrens). — L'ancien français avait aussi ses dialectes : le normand, le picard, le bourguignon : ces dialectes ont conservé leur caractère jusqu'au xiv' siècle, époque à laquelle la formation d'une langue littéraire et écrite les fit dégénérer en patois. — L'italien a eu ses dialectes, le toscan, le romain, le sicilien, le vénitien, etc ; l'espagnol est une fusion des dialectes catalan, castillan, andalou, murcien, etc. Il en a été de même pour l'allemand, l'anglais, etc.

DIALECTIQUE (du gr. 5-.a).exTtx^). Ce mot, que l'on prend souvent pour synonyme de Logique, exprime proprement l'art de discuter, l'application des règles du raisonnement à la discussion, art qui n'est qu'une partie de la Logique. On attribue l'invention de cet art à Zenon d'Élée ; les Sophistes s'en emparèrent ; mais ils le discréditèrent en s'en servant pour tout contester, pour soutenir sur toute question le pour et le contre; Socrate le réhabilita : interrogeant habilement son interlocuteur, il l'amenait peu à peu à se contredire et à reconnaître son erreur (Voy. Ironie), ou bien, appliquant la maxime Connais-toi toi-même, il lui fa sait découvrir la vérité par l'analyse de sa propre pensée ; c'est ce qu'il appelait la maieutique, l'art d'accoucher les esprits. Platon a employé aussi ces deux procédés ; mais ce philosophe, ainsi que les Néoplatoniciens, a donné à la dialectique une plus grande portée : il en a fait le moyen de parvenir à la vraie science, à la connaissance des idées (desessences des choses) par l'emploi successif de l'analyse et de la synthèse. Aristote, au contraire, a réduit la dialectique à l'art de discuter, qui ne conduit qu'à la simple probabilité, tandis que la logique enseigne à partir de principes reconnus vrais pour arriver à la certitude et à la science. Tombée peu à peu dans l'oubli, la dialectique a été remplacée, chez les Scolastiques, par l'argumentation, chez les Théologiens, par la controverse, dans l'enseignement classique de la Philosophie, par la dissertation ( Voy. cesmots). Cependant Hegel lui a donné de nos jours, dans sa Logique, la même importance que Platon. — Consulter Janet, Essai sur la dialeC' tique dans Platon et dam Hegel.

Dans la phraséologie de Kant, dialectique est synonyme de purement probable : c'est en ce sens qu'il oppose les arguments dialectiques, qui ne reposent

DIAMAGNÉTÎSME.

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