‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 481 sur 1672 · DIAMANT · texte numérisé non relu

DIAMANT

que sur des faits contingents, aux arguments apoêictiques, qui reposent sur des vérités nécessaires et produisent une certitude absolue*

DIALLAGU du gr. ot7.))a^r,, division, séparation), silicate de magnésie [(/jMgSÏ* 4- Aq)+Mg.\q"l, se trouve en petites masses, présentant des clivages parallèles aux faces d'un prisme ihomboïdal obli'|ii«*. Ses couleurs sont le vert émereude, le vert-olive, ou même le noir. La cassure en esl inégale; il pèse de 3 à 3, 2 et raye difficilement le verre. On en connaît plusieurs autres variétés, ayant pour formules ÈgS'i» + fogAq, ou S(3ftg8^ -f A.'i ) -f Mg \q\ — Les différentes variétés dedïaUage se rencontrent disséminées dans les teiTains de serpentine, ou font partie intégrante de certaines roches telles que l'euphotide, l'eclogite, etc. On les trouve en Carinthie, en Piémont, au Ihiriz, en C.ornouailles, en Amérique, etc. Quelques-unes, la. smaragdite, p. ex., sont employées dans la joaillerie.

DIALLÊLE (du gr. oià)/vo:, réciproque), nom donné par les Grecs au cercle vicieux. Voy. ce mot.

DIALLOGITE. Voy. Manganèse carbonate.

DIALOGISMi; (de dialogue)^ figure de Rhétorique, qui ((insiste a mettre sens forme (1(3 dialogue les sentiments ou les idées «[lie l'on prête à ses personnages. La subjèction, la prolepse[Vay. ces mots) empruntent souvent cette forme.

DIALOGUE (du gr. oia/oyo;, conversation). Considéré comme forme littéraire, le dialogue peut s'appliquer à tous les genres de composition. Outre les es dramatiques, qui sont nécessairement sous forme, et la poésie pastorale, qui l'affecte particulièrement, la philosophie, la morale, l'éloquence, les sciences même, se sont servies du dialogue pour couvrir par la forme d'une conversation particulière ce que renseignement pouvait avoir d'aride. On cite surtout en ce genre, chez les anciens, les IHa de Platon, plusieurs écrits philosophiques de Cicéron

iTusculanes, Académiques, de TOrateur, etc.); le ). des orateurs, de Tacite ou de Quintilien; les D. dès morts, de Lucien ; chez les mod< mes, les D. sur l'éloquence et les D. des morts, de Fénelotf; les /». des morts et la Pluralité des mondes, ûe Fontenëlle; le /'. de Sylla et d'Eucrate, de Montesquieu ; les tiens du P. Malebranche.ceux du P. Bouhours, lj , etc. Voy.Com bbsation, DIALYPÉTALE (cokoli.e), du gr. oia),ûa>, séparer, et de pétale. Voy. Connu. k.

DIALYSE (du gr. o'.i/yT-.:, séparation), opération qui sépare les substances contenues dans une solution : elle est. fondée sur la propriété qu'ont cerlai-

ineuses, dites colloïdes roy.ee mot), de oe pouvoir passer à i des filtres un peu épais. Là dialj se permet de rer ces substances sans les di , si ell( s s.. ut

très-altérables, ou d'en retirer les substances crisballisables qu i i ;s contiennent. On se sert à cel effet d'un tamis dit dialyseur, dont le fend esl formé de patchemin, modification du papier que l'on

obtient en le trempant un instant dans l'aeido Stll-

furique dilué. Si l'on verse sur ce tamis un mélange de substances colloïdal «et de substances cristallisa

blés, celles ci seules Iras. l'-rlMIll la cluisiiii pu élise.

uisi qu'os a [>u préparer facilement le

tiens de silice pure, l'albumine, etc., et qu'en méde-

on sépare des substances animales les matières minérales ou organiques cristallisablea,

que I arsenic, qui imi! pu servira l'empoisonnement. Voy.Jiu i l skin.

DlAMAGBfÉTlSME ("du gr. Z\i et de magnétisme). Ce mot, en Physique, désigne faction répulsive que

l'aimaul exerce sur un grand nombre de corps solides, liquides ou gazeux. Le type de cette classe de corps est le bismuth. Pour obtenir cet effet, il faut employer des aimants ires puissants, les ëlectroaimants, p. ex. l □ corps diamagnétique Buspendu

entre les polos d'un électro-aimant prend une direction perpendiculaire [équatoriale) à la ligue des pô-

les; tandis qu'une substance magnétique prpnd la direction nxinle, c.-à-d. celle des pôles. Brugmaons a le premier observé cette répulsion du bismuth »n 1778 ; mais c'est Faraday qui a fait connaître les lois du diamagnétisnve.

BIAMAPTT du lat. adamae-anHs, dugr. àîdusç, indomptable), minerai transparent, doué d'un éclat très-vif, qui n'est autre chose que du carbone pur et cristallise. C'esl le plus dur des corps connus; sa densité est de 3,5. Il n'est ni volatil, ni fusible ; aucun liquide ne le dissout. Il résiste au feu le plus violent quand on le chauffe à l'abri de l'air ; mais il brûle facilement dans le gaz oxygène, et se transforme alors en acide carbonique. Il est ordinairement sans couleur; mais, quelquefois, il présente des teintes bleue?, jaunes, roses ou brunes. On le trouve soit en grains irrégulièrement arrondis, soit en cristaux à faces arrondies, ayant la forme du cube, de !"■ ciaèdre régulier, du dodécaèdre rhomboidal, ou même du noèdre à d8 faces: il a pour gisement exclusif certains graviers aurifères du Brésil, des Indes et de l'Oural: les mines de Golconde et de Visapour, aux Indes, sont connues depuis les temps les [dus reculés; celles du Brésil (Minas-Geraes), ont été découvertes au xvin* siècle ; celles de l'Oural fgouv. de Perm n'ont été décou vertes qu'en 1831. On a signalé depuis des gîtes de diamants aux États-Unis, en Australie et au Cap de Bonne-Espérance. — On lave les sables aurifères qui contiennent le diamant pour les débarrasser des matières terreuses ; le résidu est ensuite étendu sur um; aire bien battue, et la recherche des diamants y est faite à la main, sous la surveillance d'inspecteurs. -

Le pouvoir réfringent et le pouvoir dispersif considérables que présente le diamant, et d'où naît l'éclat de ses feux, l'ont rendu un d°s corps les plus précieux employés en joaillerie; en raison de sa grande dureté, il seit aussi à fabriquer des pivots pour les pièces délicates d'horlogerie, à polir les pierres fines et à couper le verre. Les vitriers emploient principalement le diamant cristallisé à arêtes courbes, dit diamant de ttçture.

La taille augmente considérablement l'éclat du diamant. Elle s'exécute au moyt n d'une plate-forme circulaire en acier très-doux, qu'on recouvre de poudre de diamant, dite égrisée,îê\a] huile, et sur laquelle on appuie le diamant pendantqu'elle tourne rapidement. 11 y a deux espèces détaille ■ la taille en rose, qui ne s'applique qu'aux diamants de peu d'épaisseur, et la taille en brûlant, qui est plus recherchée. La roéè présente, à sa partie supérieure, une pyramide à facettes triangulaires, et se termine intérieurement par une large base plan être cachée dans la monture. Los brillants ont, à la

; 'lire, une face assez large, ou tal tourée de facettes triangulaires, nommées dentelles, et de facettes en losange; la partie inférieure mine en une sorte de pyramide garnie aussi de facettes, ou pavillons, destinée a faire subir h la lu-

iii a traversé a [lierre, la réflexion totab : pyramide est tronquée par une autre petite table, ou , ulasee. Les brillants sont toujours montés a jour.

osseur des diamants est presque toujours pou considérable; les diamants ordinaires ne dépassent guère le poids d'un carat (centigr. 26,27); ceux qui [lèsent plusieurs carats s'appellent diam gons, et leur prix croit bien plus rite que leur

\\n diamant de 1 carat vaut 250 fr. ; de 2 • 800 fr. ; de 3 carats, 1,5(>0 fr. ; de 8 carats, 10,000 fr. Les plus gros diamants connus sont : celui du radjah an, dans l'ile de Bornéo, qui pèse, brut, 367 (.irais 'plus de 75 gr.) ; celui du Grand-Mngol, dit Kohi-noor (mont de lumière), qui pèse 279 carats;

celui de l'empereur de Hussie, l'(>'> , qui est delà grosseur d'un œuf de pigeon, et qui pi se 193 raraU; celui de l'empereur du Brésil; celui du Nizatn, qui, dit on, pèse brut aO© carats, et 17 ! '. dia-

mant de 2.">'i i avals | j-J brut, ! i 1853.

Le diamant taillé qui passe pour lopins beau, en rai-

DIAMETHE.

sti —

DIAPHONIE.

«on do sa forme et de sa limpidité, est leMéffent,qw l'ail partie des bijoux de la couronne de France : il fut acheté par le duc d'Orléans, alors régent, au prix de 2,500,1.00 fr.,d'un Anglais nommé Pitt, qui l'avait rapporté de l'Inde ; il pesait 130 carats 3/4 (27 gr.,88); mais il a été retaillé depuis et ne pèse guère que 123 carats; il vaut cependant plus de 5 millions.. On cite encore Ifi Samy, ainsi nommé d'un ministre d'Henri IV, qui en fut le premier possesseur; ce diamant lit ensuite partie des diamants de la couronne et fut perdu en 1793. Depuis il a été possédé par le prince Demidoffetareparu à l'Exposition universelle de 1807 : il est actuellement dans l'Inde.

Les anciens ignoraient l'art de tailler le diamant. Il fut inventé en 1476, à Bruges, par L. de Berquem, et c'est encore dans les Pays-Bas que se taillent auj. la plupart des diamants. Mazarin et de Calonne essayèrent inutilement d'importer en France cette industrie. Des essais plus heureux paraissent avoir été tentés de nos jours pour acclimater chez nous la taille du diamant. Le premier diamant taillé fut porté par Charles le Téméraire; il est aujourd'hui possédé par l'Espagne.

Les premières expériences sur la combustibilité du diamant furent faites en 1694 à Florence, par Averani et Targioni, à l'aide d'un miroir ardent. Newton, se fondant sur certaines considérations optiques, avait déjà émis l'opinion qu'il devait être combustible. Longtemps après, François de Lorraine, depuis empereur, fit, à Vienne, de nouvelles recherches sur ce corps et en opéra la combustion à l'aide de fourneaux ordinaires. De 1766 à 1772, ces expériences furent répétées en France par d'Arcet père, Rouelle, Macquer, Lavoisier, etc. Lavoisier démontra que le diamant est formé de carbone. De nos jours, plusieurs savants, Despretz entr'autres, ont tenté de produire le diamant artificiellement ; mais ils n'ont réussi qu'à obtenir des diamants microscopiques. On imite plus ou moins bien le diamant avec le strass. Voy. ce mot.

On appelle diamants d'Alençon des cristaux de quartz hyalin noir d'une grande limpidité, que l'on trouve dans les sables granitiques d'Alençon, et qui Dnt la forme de doubles pyramides hexagonales.

DIAMÈTRE (du gr. oiây.zxç.oz). En Géométrie, on appelle diamètre d'une courbe toute droite qui partage en deux parties égales un système de cordes parallèles de cette courbe. Les sections coniques seules jouissent de la propriété d'avoir des diamètres pour des cordes parallèles de direction quelconque. Quand elles ont un centre, tous les diamètres y passent ; dans les coniques privées de centre ils sont tous parallèles. — Deux diamètres conjugués sont deux diamètres dont chacun partage en deux parties égales les cordes parallèles à l'autre ; dans l'ellipse i i l'hyperbole ils jouissent de cette double propriété découverte par Apollonius: 1» La somme des carrésdedeuxdiamètresronjugués quelconques estégale à la somme des carrés des axes ; 2° le parallélogramme construit sur deux diamètres conjugués est équivalent au rectangle des axes. — En particulier le diamètre d'un cercle est la droite qui, menée par son centre, aboutit de part et d'autre à sa circonféivii<". Le rapport de la circonférence à son diamètre est un nombre incommensurable : 3,1415926

()'«//. Ci îrcle).— Lediamètre d'unesphèreest l-ddroite qui, menée par son centre, aboutit de part et d'autre à sa surface.

On appelle plan diamétral d'une surface du second degré, tout plan qui partage en deux parties égales un mode cordes parallèles de cette surface. — Quand ces surfaces sont douées de centre, tous les plans diamétraux y passent.

En Astronomie, le diamètre apparent d'un astre «st l'angle sous lequel on le voit, ou plus exactement l'angle d'ouverture du cône formé par les rayons visuels tangents à l'astre. — Quand le diamètre apparent d'un astre est assez petit, il varie en raison inverse de la distance de cet astre à l'observateur.

DIA.MMli: (du préf. ///,deu\, eldugr. àv^p,àvof<îr, mâle), se dit, en Botanique, des Heurs qui ont deux étamines (Jasmin, Véronique, Sauge). — Dans le système de Linné., on appelait Dnmdrie, une classe qui renfermait les plantes à deux étamines libres: cette classe était divisée en trois ordres.

DIANE (de l'ital. ancien cftano, de jour; dnlat.dies), batterie de caisse qui s'exécute au point du jour, et qui est le signal du réveil. On ne rend point d'honneurs militaires avant la diane. En nier et dans les ports, la diane (dite fanfare ou réveil-matin) est accompagnée d'un coup de canon.

En Alchimie, Diane était le nom de V Argent. De là vient le nom d'Arbre de Dia/tc, arborisation métallique. Voy. Ar.urtE.

DIA?,2XLE, Dianella, genre de la famille des Liliacées, tribu des Asparagées, renferme des plantes vivaces, herbacées et rameuses, à fleurs en panicule terminale, à f uilles semblables à celles des iris. On cultive : la D. bleue (D. cœrulea), ou Reine des bois, originairederAustralie,àfleursd'un bleu d'azur, et la D. jaune (D.nemorosa), originaire de l'Inde.

DIANTI1EES. Voy. Caiiïohiylléfs.

DIA.NTllUS (c.-à-d. en grec, fleur de Jupiter), nom latin scientifique de l'Œillet. Voy. ce mot.

DIAPALME (du gr. Stâ et de palme, parce qu'on y faisait entrer autrefois une décoction de feuilles de palmier), sorte d'emplâtre détersif et résolutif, composé de litharge, de sulfate de zinc, d'huile d'olive et de cire vierge.

DIAPASON (du gr. Sià 7raatôv, à travers toutes [les notes]). C'était, chez les Grecs, le nom de l'octave. — On donne auj. ce nom à l'étendue d'une voix ou d'un instrument, c.-à-d. à la série des notes qu'une voix ou un instrument peut faire entendre. Chaque voix, chaque instrument, a son diapason particulier.

diai>aso>;, petit instrument composé d'une tige d'acier à deux branches, courbées enU, et disposées da manière à faire résonner constamment et sans la moindre altération le ton de la, lorsqu'on fait vibrer l'instrument. C'est sur ce régulateur que l'on accorde tous les instruments. En France, le diapason nor~ mal, arrêté en 1839,donne 870 vibrations simples par seconde (le diapason adopté en Angleterre en donne 888). — On construit aussi des diapasons donnant tous les autres sons ; leurs dimensions varient alors. M. Lissajous a indiqué une méthode très-rigoureuse pour accorder les diapasons ; elle est fondée sur l'apparence que présente un miroir adapté à l'une des branches du diapason, lorsqu'on fait arriver sur ce miroir un pinceau lumineux ayant déjà subi une réflexion sur un autre miroir, adapté au diapason-type et convenablement placé. Lorsque les deux diapasons résonnent, on voit une courbe lumineuse dont la forme sert à reconnaître si les deux diapasons sont exactement à l'unisson. •— Despretz a mesuré la limite des sons perceptibles à l'aide de diapasons ; il a trouvé 73,700 vibrations simples par seconde.

DIAPÉDÈSE (du gr. oiaTtïoâw, traverser), hémorrhagie cutanée, transsudation de sang à la surface de la peau. Charles IX mourut, dit-on, de ce mal.

DIAPÈRE (du gr. StaTicipw, transpercer), Diaperis, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille des Taxicornes : antennes composées d'articles en forme de disques enfilés par leur centre ; corps ovoïde et bombé ; tète courte et triangulaire ; écusson très-petit; pattes de largeur moyenne. Ces insectes vivent dans les agarics et les bolets.

DEAPHANÉITÉ (du gr. 8ux<pav»jç, transparent,, propriété qu'ont certains corps, tels que l'air, l'eau, le verre, le diamant, le talc, le cristal, etc., de laisser passer librement les rayons lumineux à travers leur masse. Les corps diaphanes sont opposés aux corps opaques, à travers lesquels la lumière ne pénètre pas ; ils diffèrent des corps translucide^, comme l'agate, en ce que ceux-ci ne transmettent à travers leur masse qu'une lumière diffuse.

diaphome, taume de Musique, se dit :l° de tout

DIASCÈVASTE.

DIATIIERMANE.

intervalle dissonant; 2° d'une sorte d'harmonie composée de quartes ou de quintes et d'octaves, et qui est le contraire de la symphonie ( l'oy. ce mot;. Cette harmonie n'est guère en usage auj. que dans les jeux d'orgue ails jeux de mixture.

DIAPHORÈSE, duphorétiqcb (du gT. 8MW>6pT)(Tl< . On appelle diaphorèse, un état de la peau intermédiaire entre la transpiration naturelle et la sueur ; diaphoré tiques, des sudorifiques de peu d'énergie ou administrés à faible dose. Voy. Sodobipiqoi s.

DIAPHRAGME (du gr. ôiâçpayua, cloison), muscle impair, membraneux, mince, aplati, très-large, obliquement situé entre le thorax et l'abdomen, qu'il sépare l'un de l'autre, comme une cloison. Le centre de ce muscle est occupé par une large aponévrose, à laquelle on a donné le nom de centre phrénique, et qui reçoit les fibres nées de la circonférence du thorax, et dont la réunion forme les piliers du diaphragme. Ce muscle présente deux ouvertures : l'une en avant, qui est traversée par l'œsophage; l'autre, en arrière, qui donne passage à l'aorte, au canal tboracique et à la veine azygos. Le diaphragme maintient les viscères renfermés dans la poitrine et l'abdomen. Lorsqu'il se contracte, ses fibres, de courbes qu'elles étaient, deviennent droites ; alors il s'abaisse et la poitrine est agrandie pour recevoir l'air : c'est ce qui le fait nommer muscle inspirateur; lorsqu'il se relâche, il est repoussé vers la poitrine par les viscères abdominaux. Le diaphragme joue un rôle essentiel dans le soupir, le bâillement, l'anhélation, la toux, l'éternument, le rire, le sanglot, le hoquet, le vomissement, les actes de flairer, crier, chanter, etc. Les anciens en ont fait quelquefois le siège de i'àme. — Cet organe n'existe chez les Oiseaux qu'à 1 état rudiinentaire.

On nomme encore diaphragme : 1° en Optique, un anneau qu'on place au foyer commun de deux verres d'une lunette, pour intercepter les rayons trop éloignés de l'axe et qui pourraient rendre les images confuses sur les bords ; — 2° en Botanique, toute lame qui partage un fruit capsulaire en plusieurs loges ou parties; — 3° en Mécanique, un disque plusou moins mince qui interrompt la communication dans le canal d'un tube cylindrique, tel qu'un tuyau de pompe, de lunette, etc. Les soupapes des pompes sont portées par des diaphragmes percés.

DIAPRÉE, espèce de Prune, Voy. Prunier.

DIAI'RUN (du gr. ôiâ, et de prune), ancien électuaire qui avait pour base la pulpe de pruneaux.

DIAPTOSE du gr. SwtTrruxTtç), dite aussi l/ttrrcidence ou Petite chute. On nomme ainsi, dans le Plain-chant, une sorte de passage qui se fait sur la dernière note d'un chant, le plus souvent après un grand intervalle en montant ; pour assurer la justesse de cette finale, on la marque deux fuis en séparant cette répétition par une troisième note baissée d'un degré.

DIARRHÉE (du gr. SioUfSoia); vulg. Dévotement, Cours ou Flux de ventre. <>n confond généralement sous ce nom des affections diverses i|ui n'ont de commun que la fréquence, et la liquidité des déjections alvines. La diarrhée n'est le plus souvent qu'un bj mptflme de l'entérite (Voy. ce mot) ou d'un accroissement anormal de la sécrétion de la membrane muqueuse intestinale. Elle peut être produite parles eauplus diverses, et par conséquent le^ moyens à lui opposer doivent également varier à l'infini ; le médei in bouI, jugeant <ie la nature de la diarrhée, pourra indiquer le remède le mieux approprié pour en triompher.

DIARTHROSE. Voy. ARTICULATION.

M \s( ÉVASTE (du gr. ôiairxEvaTTr,-). nom donné

a ceux qui, axant 1rs grammairiens d'Alexandrie, prétendirent retoucher, arranger el même continuer les poèmes d'Homère el des poètes cycliques. C'est à eux qu'il tant attribuer la plupart des interpolations m" > 'es \ exandrins 8e sont appliqués à faire disparaît e.\ oir Mirer sujet : K. Lehrs, de Aristarchi

studiù Homericis et Vint induction à, l'édition d'Homère de M. Pierron (1809).

DIASCORDIUM (du gr. l'.i. et de scordi mandrée), électuaire astringent et sédatif feuilles de scordium sont la ba-e, et d; on fait entrer des roses rouges, de la bis Je, de la gentiane, de la cannelle, du galbanum. gingembre et de l'extrait d'opium. On en doi composition à Fracastor.

DIASPORE (du gr. ôiaoTropdt, dispt in), minéral composé d'alumine et d'eau ''X\*.\ ivec ques traces d'oxyde de fer, qu'on trouve uis les terrains granitiques. 11 se présente eri lames jaunâtres ou brunâtres, un peu fibreuses, à cassure quelquefois vitreuse, et montre des clivages parallèles aux d'un prisme rhomboîdal droit. Exposé au feu, il se disperse en une multitudede parcelles: d'où son nom.

DIASPOROHÈTKE ;du gr. oiï-jiroçâ, dispersion, et (lÉTpov, mesure), appareil de Physique servant î mesurer la dispersion d'une substance transparente, et à calculer des tables où se trouvent inscrits les angles que doivent avoir des prismes de substance connue, pour s'achromatiser mutuellement. Voy. Achromatisme.

DIASTALTIQUE (mouvement). Voy. Diastole.

DIASTASE (du gr. ôtâorafft;, séparation"*, nom donné, en Médecine, à une sorte de luxation qui consiste dans l'écartement ou la séparation de deux os qui étaient contigus, comme le cubitus et le radius, le tibia et le péroné.

diastase. En Chimie, on a donné d'abord ce nom àune substance azotée neutre, découverte en 1833 par Payen et Persoz, et qui a la propriété de transformer rapidement la fécule en dextrineeten sucre, et de la séparer ainsi des substances insolubles avec lesquelles elle serait mêlée. On peut l'extraire de l'org mé à l'aide de l'eau ; elle est blanche.non cristalline, très-soluble dans l'eau, insoluble dans l'alcool concentré. On a attribué aladiastasela transformation qu'éprouve la fécule dans les céréales à l'époque de la germination. — Depuis, en Physiologie, le mot dias- /aA'eestdevenusynonymede/m/ictt/. Lesdiasta livaire, gastrique, pancréatique, sont la partie essentiellement active de ces liquides qui transforme : la 1", l'amidon en sucre ; la 2e, l'albumine en peptone ; la 3', qui saccharifie l'amidon, dédouble les corps gr agit sur les subtances alimentaires albuminoïd diastases sont toutes précipitables des liquidesqu'ellcs contiennent par l'alcool. Voy. Ptyaline et Puâim.

D1ASTÈME (du gr. 8icxCTTr)u.a), terme de la Musique des Grecs, désignait l'intervalle simple, par opposition au système ou intervalle composé. Voy. Intervalle.

l»IASTIMOMÈTRE(du gr. ôidtcrTr,u.a, intervalle, et uÉTpov, mesure;, instrument qui sert a mesun distances -.c'est une sorte de théodolite dont l'oculaire porte deux fils tendus. Une mire parlante en forme de croix étant placée au point dont on veutraesur. loignement, on vise sur les divisions de la branche horizontale, et, par suite de l'espacement des fils et du grossissement de la lunette, on peut lire la distance sur la mire elle-même, en faisant correspondre les fils b. des divisions de même numéro pli droite et à gauche et en lisant directement le numéro d'ordre de ces divisions. A l'aide d'une disp particulière, la même lecture peut représenter I tance réduite à l'horizon, quand la lunette i pas horizontalement. — MM. IVaucellir:-

sont ir> inventeurs de cet instrument.

DIASTOLE (du gr. 5ia<7To).r, , mouvement de dilatation du cœur opposé! \tsystoie. \'<>>i. ( .<» t r.

ihatiikii.mam: du gr. Sii, à travers, et I i haud . se dit, en Phj si, pu', par opposition au stances athermanes, des substances qui Livrent pas-

■ la chaleur rayonnante, comme les subi diaphanes livrent passage à la lumii rame,

le spath fluor, le Bpath d'Islande et le cristal d che sont des substances diathernumes, tatut:

DICHORIZANDRE.

Page 1