‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 488 sur 1672 · DIPLOMATIE · texte numérisé non relu

DIPLOMATIE

insinue sa trompe entre les pointes qui entourent les glandes, Ils deux lobes se rapprochent aussitôt et restent fortement unisjusqu'àcequel'insecte soit mort ou cesse de s'agiter.

DIOPHTHALMb, sorte de bandage. Voy. Binocle.

DIOl'SIDE (du gr. aie, deux, et ô<|/i:, vue), nom sous lequel on comprend diverses variétés, blanches ouvertes, de pyroxène. Voy. Pyromak.

DlOI'SIS (môme étym.), genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides, caractérisé par les prolongements latéraux de leur tête et à l'extrémité desquels sont leurs yeux : ce qui leur a valu le nom de Mouches à lunettes. Le D. ichneumoné se trouve en Guinée.

DIOPTASE. Voy. Clivre silicate.

DIOI'TRIQUE (du gr. 8io«TbHwç)i partie de l'Optique qui s'occupe des lois de la réfraction de la lumière. On dit aussi Anaclastique. Voy. Optiqi b et Réfraction.

DIOHA.MA. Ce mot, qui, dans l'intention des inventeurs, signifie vue de jour (du lat. dies, jour, et du grec opau.?, vue), désigne une sorte de spectacle qui consiste en tableaux ou vues peintes sur toiles transparentes, d'uneassez grande dimension, tendues sur un plan vertical, éloignées du spectateur de 15 à 20m, isolées en même temps de tout objet pouvant servir de lerme de comparaison, et dont les bords ne peuvent être aperçus. L'intérêt du diorama consiste dans l'illusion d'optique produite par le jeu de la lumière, naturelle ou artificielle, qui reproduit à volonté la chuté du jour, l'obscurité de la nuit, l'éclat du soleil, le clair de la lune, le reflet des flambeaux, des effets de neige, etc. Pour obtenir ces effets divers, on éclaire le tableau tantôt par devant, tantôt par derrière, et on modifie la teinte et Tinter site de la lumière à l'aide de verres diversement co lorés. — Le diorama, perfectionnement du panorama [Voy. ce mot;, a été inventé en 1822 par MM.Daguerre et Bouton.

niOIUTE (du gr. Siopàw, distinguer), dite aussi Diabase, Grùnstein des Allemands, roche noire ou verte, composée d'albite et d'amphibole hornblende irerte. Elle est d'origine ignée, et se rencontre en buttes isolées ou en plateaux. Une variété, la D. orbiculaire de Corse ou Pyroméride, présente dans sa masse des noyaux rayonnes qui la rendent porphyroï le.

DIOHTHONTES (du gr. ôiopOoùv, corriger), nom donné aux premiers éditeurs critiques du texte d'Homère. La première diorthose fut faite au vc siècle avant J.-C. parle poète Antimaque; on cite ensuite celles d'ilippias deThasos, d'Aristote.d 'Anaxarque et deCallisthcnc; plusieurs portent le nom des villes qui les avaient fait faire à leurs frais; telles sont les diorthoses de Cliios, d'Argos, de Cypre, de Crète, de Sinope, de Massai ie, etc. Les éditions des diorthontes ont servi de base aux travaux des Alexandrins.

DIOSCORÉES (de Dioscorea, g.-type), famille de plantes Monocotylédones périspermées, détachée par Brown des Asparaginécs de Jussieu, comprend plusieurs genres de plantes herbacées, vivaces, ou de sous-arbrisseaux grimpants à rhizome charnu, à fleurs dioïques et à fruit capsulaire. Genres principaux : Dioscorea {Voy. Igname), Iiajania, Tamus, Testudtnaria, etc.

IHOSM.V (du gr.Sïo;, divin, et ôcur,, odeur), genre type de la famille des Diosmées, est fermé d'arhus-

tes élégants, à feuillage toujours ven et à Qeura blanches ou rosées, solitaires ou en oorymbes, exhalani une odeur suave. Les feuilles sont petites, simples, chargées de points glanduleux. — Cette plante ea1 Originaire du Cap ; on en connaît 80 espèces, la plupart cultivées dans nos jardins. Avec les feuilles de

la D.crenata et de la />. serratifotia, lesHottentote font une pommade dont ils s'oignent le corps.

DIOSMÉES [de Diosma, g.-type , famille de plantes Dicotylédones dialypétales bypogyn is, détachée des Rutacees, renferme les genre* Diosma, Dictammu (Fraxinelle), Lemonui, Coma, etc.

DIOSPYROS, nom lat. botanique du Plaqueminifr.

DIOTA du gr. oiwtïi), mesure de liquides chez les Grecs, valait la moitié du métrétès,o\i 19 lit., 142.

lUl'llK.WLAMl.NE, produit secondaire découvert en 1804 dans la distillation de la rosaniline triphénylique. On obtient facilement ce produit en chauffant dans une marmite autoclave, sous une pression de 6 à 7 atmosphères et à une température, de 2J0", 2 p. d'aniline et 1 p. de chlorhydrate d'aniline. Voy. Aniline et Aminés.

Dll'Il l HÉRIE ou DiPHTnÉRiTE (du grec Supôépct, membrane), nom donné par Bretonneau à une maladie générale caractérisée par la formation de fausses membranes. Elle affecte de préférence le pharynx et les canaux aériens, et constitue le croup membraneux et M angine couenneuse ( Voy. Cnoop et A\r,i\i.) ; mais elle peut se montrer sur toutes li s muqueuses et même sur la peau, pourvu que celle-ci soit dénudée de son épiderme. Aussi doit-on toujours s'abstenir des vésicatoires dans tous les cas de diphtérie, sous peine de voir la peau se couvrir de fausses membranes. On distingue auj. deux espèces de dipbthérie, celle qui amène la mort par un obstacle mécanique à l'introduction de l'air, comme dans le croup, et celle qui produit un véritable empoisonnement: dans ce cas, c'est un virus dont la présence dans le sangrend toute opération inutile. On a cru remarquer que dans cette dernière lesfausses membranes étaient grisâtres et moins résistantes que dans l'autre.

DirilTHO.>'GlTE(du gr. 8ûp6o-|"/o;), syllabe composée de deux voyelles qui, prononcées d'une seule émission de voix, font cependant entendre deux sons différents, comme ui, dans lui; oi, dans loi; i>'u, dans heu; /en, dans bien, etc.; on appelle aussi diphtkoiryue la réunion de deux ou plusieurs voyelles qui ne forment qu'un son unique ou simple, comme au, eau, eu, œu, ou, etc. De là, la distinction des D. auriculaires ou proprement dites, et des U. oculaires, qui otl'rent deux voyelles aux yeux, quoique ne faisant entendra qu'un son à l'oreille.

DH'HYE (du gr. Bisvrj;, double), Diphya, genre de Mollusques, de l'ordre des Tunieiers. Ce sont des animaux microscopiques transparents, souvent phosphorescents, qui se trouvent en abondance dans les mers des pays chauds. Leur corps est composé de deux espèces de cônes gélatineux, placés fun a la suite de l'autre, et comme emboîtés : on peut les séparer sans que l'animal meure pour cela.

DUMUYLLE, se dit, en Botanique, des partit a plantes composées de deux feuilles (çw.).ov en g ou folioles.

nil'LACUS, genre de la famille des Scrofulariées, tribu îles Gratiolées, renferme plusieurs espèces originaires de la Californie, qui sont cultivées dans les jardins. Les D. visqueux, pourpre, à grandes fi ii fleura roses, écartâtes, etc. font de belles touffes couvertes de Qeura pendant l'été et l'automne.

DU'LADENLA. genre de la famille des Apocj tribu des Echitées, renferme des plantes do l'Amérique équatoriale recherchées pour la beauté deleura Qeura: on les cultive en serre chaude. Les plus belles espèces sont la D. rose des champs, la D. à fleurs île pei venche, la /). pourpre-noire, la D. à feuiL

. etc.

DIPLAJNTIDIENNE du ^r. 6i-)ôo;, double, ivT(, Opposé, Pt £Î5o:, i i r - de lunette OU longUO-

\ue à deux objectifs, proposée parM. Jeaurat, et dans laquelle on voit deux images du même objet, l'une droite, l'autre renversi

DIPLOÉ (du gr. ôirùor,, double), tis-u spongieux qu'on remarque entre les deux tables des es plats, et particulièrement de ceux du crâne.

DIPLOMATIE (de diplôme . C'est la science des rapports internationaux, des intérêts respectifs des l'iats, ei , dans un sons plus restreint, l'art des négociations. La diplomatie a pour objet le maintien de '.i paix et de la bonne harmonie entre les puissi Elle s'appuie sur le rfro// - l 'oy. ce mot), qui

DIPLOPODES.

Page 1