‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 487 sur 1672 · DIONÉE · texte numérisé non relu

DIONÉE

prochées l'une de l'autre par les angles et par les dimensions.

DIMOlU'HOTHECA, nom latin scientifique du Souci pluvial. Voy. Soucr.

DIMYAIRES (du pvéf. di et du gr. u.vç, u-uoç, muscle), nom donné par Lamarck à une section de Mollusques à coquilles bivalves portant deux impressions musculaires sur chaque valve.

DENANDERIE (de Dînant, ville de Belgique, ou l'on fabriquait au moyen âge des plats et ustensiles de cuivre historiés), se dit de tous les ustensiles que l'on fabrique en cuivre jaune, et surtout de la batterie de cuisine. Voy. Chaudronnier.

DINDOX ou coq d'Inhe (du nom de sa patrie, les Indes occidentales),Jl/e/eo5rm,genre d'Oiseaux de l'ordre des Gallinacés, caractérisé par une caroncule érectile située à la base du bec et par des papilles épaisses et rougeâtres autour de la tète et du cou : tête ronde, petite ; cou allongé, présentant à sa base et sur le devant un long bouquet de poils; bec court, ailes amples, concaves ; jambes emplumées ; queue arrondie et susceptible, chez le mâle, de s'étaler en roue, comme chez le paon. Le dindon a une taille massive, une démarche lente, un cri désagréable, et un air de prétention, qui font de cet animal le type de la sottise. La femelle, dinde ou poule d'Inde, diffère du mâle par sa taille, qui est plus petite, et par l'absence d'éperons et de caroncule.

On distingue : le D. sauvage (M. gallo-pavo), de r Amérique du Nord, duquel provient le D. domestique, et qui a fourni les variétés noire, blanche, grise, rousse, etc., de nos basses-cours; et le D. ocellé (M. ocellata), delà baie de Honduras, qui le dispute au paon par l'éclat de ses couleurs et par les ocelles bleus, entourés d'or et de rubis, qui ornent sa queue.

Les dindons sauvages ont le vol rapide et soutenu. Ils se réunissent quelquefois pour émigrer dans une contrée plus fertile : alors ils voyagent à pied, à moins qu'il ne s'agisse d'éviter un danger ou de traverser une rivière. Vers la mi-février, ils commencent à s'apparier. Quelques feuilles sèches amassées sous un buisson composent le nid de la femelle ; elle y dépose ses œufs, qui sont d'un blanc sale et tachetés de points rouges. Quelquefois plusieurs femelles s'associent pour couver en commun et élever leurs petits : ceux-ci, dès le lendemain de leur naissance, quittent le nid pour n'y plus rentrer; 15 jours après, ils sont en état de voler et de chercher eux-mêmes leur nourriture. Depuis la découverte de l'Amérique, le dindon a été élevé partout en domesticité. 11 a été importé en Espagne parles Jésuites en 1520 et en France en 1570 où il figura pour la première fois aux noces de Charles IX. — La dinde pond de 15 a 20 œufs: elle couve de 30 à 32 jours. Les dindonneaux exigent de grands soins pendant les 2 premiers mois. A U ou 5 mois, on les engraisse pour la table : 15 jours suffisent pour les femelles et un mois pour les mâles. Ils pèsent alors de 5 à 9 kilogr., et ont la chair délicate, fine et de bon goût. Les dindes truffées du Périgord sont surtout recherchées.

D1\ER (du b.-lat. di-cœnare, disnare), le principal ivpas de la journée. Les Grecs le prenaient le plus souvent vers le soir : chez les riches, le premier service se composait d'œufs et de volailles bouillies; le second, de gibier, de poisson et de rôti ; le troisième de fruits. A Rome, le dîner ou souper (cœna) se servait de la 9e à la 10e heure (de 3 à 4): au premier Wv\ce(gustatus), on apportait des œufs, des laitues

I des hors-d'œuvre de tout genre ; au second (mensa prima), les ragoûts, et surtout le veau rôti ; au troisième, ou dessert (mensa secundo), les confitures, les pâtisseries, les fruits, etc. Quelquefois le repas comprenait jusqu'à six services. — En France, 1 heure du dîner a souvent varié : sous Charles V, on le faisait dès 9 heures du matin : ce n'était alors qu un simple déjeuner ; sous Louis XII, on commençaà dîner à midi. Jusqu'au x\ me siècle, on conserva i'habitude de servir le diner au sortir de la

messe, c.-à-d. entre onze heures et midi ; sous Louis XV le diner fut retardé et devint le repas principal : on le servit alors à 2 heures d'après-midi ; enfin, auj., l'heure dlnatoire varie de 6 à 8.

DIXORINIS (du gr. Setvô;, extraordinaire, etôpvt;, oiseau). Les Dinornis sont des oiseaux gigantesques, de l'ordre des Echassiers brévipennes, qui ont vécu autrefois à la Nouvelle Zélande, et dont on retrouve auj . les os dans les alluvions des rivières, dans les marais et dans les cavernes. — Le D. giganteus est l'oiseau le plus grand qui ait peut-être jamais existé : il devait avoir plus de 3m de hauteur, car ses pieds reconstitués par Owen, atteignaient plus de l^^Odo hauteur; le Ù.elephantipes, moins haut de taille, avait les pieds extraordinairement massifs. — Le genre Dinornis, qui comprend une dizaine d'espèces éteintes, se distingue du genre voisin Aptéryx (Voy. ce mot) parce qu'il a 3 doigts aux pattes au lieu de h.

DINOSAURIENS (dugr. Setvô;, terrible, et saùpa, lézard), ordre de Reptiles fossiles, comprend les genres, Megalosaurus, Hylœosaurus et Iguanodon.

DIXOTHERIUM (du gr. Sstvô;, et &y)(kov, animal), genre de Mammifères fossiles, de l'ordre desProboscidiens, voisin des Mastodontes, des Hippopotames et des Tapirs, devait surpasser en grandeur et en force les plus grands éléphants. Ce mammifère avait une trompe, et de sa mâchoire inférieure partaient deux énormes défenses dont les pointes étaient dirigées vers la terre. On distingue le /). giganteum, le D. médium, le D. Cuvieri, etc.

DIOCÈSE (du gr. BtoCxT)<nç), étendue d'une juridiction épiscopale. Voy. Evêque.

DIOCLÉE, Dioclea, genre de la famille des Papilionacées, tribu des Phaséolées, se compose de belles plantes volubiles, originaires de l'Amérique tropicale, à feuilles pinnées trifoliées, à foliole impaire distante ; à fleurs bleues, violettes ou blanchâtres, en racèmes axillaires. On cultive dans les jardins la D. glycinoïde, à fleurs d'un rouge très-vif.

DIOCTR1E, Dioctria, genre d'Insectes, de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes, tribu des Asiliques, a pour type la D. rufipes ou celandica, noire, à pieds et balanciers fauves, qui habite les bois humides.

DIOOIE, Diodia, genre de la famille des Rubiacées, établi pour des sous-arbrisseaux d'Amérique, à feuilles opposées ou verticillées, à fleurs blanches axillaires ou solitaires. On en cultive plusieurs espèces dans les jardins.

D10DON (du gr. Sic, deux et ôSoûç, ôSôvxor, dent), genre de Poissons plectognathes, de l'ordre des Ostéodermes, famille des Gymnodontes, remarquables par leur corps presque rond et armé de piquants. Ils jouissent de la propriété de se gonfler d'air et de s'abandonner ainsi au gré des flots; ce qui leur a valu le nom vulgaire de Poissons-boules. Leur chair est mauvaise et même vénéneuse. On les rencontre au Brésil, aux Antilles, dans la mer Rouge, etc. Le D. atinga a près de Om,i!iO de diamètre.

DIOECIE (du gr. 8(ç, deux fois, et oîxîa, maison), 22e classe du système de Linné, comprend les végétaux nommés dioiques, c.-à-d. à fleurs unisexuées portées sur des pieds distincts, les fleurs mâles sur certains pieds et les femelles sur d'autres : tels sont le dattier, le chanvre, le saule, etc.

DIOÏQUE. Voy. Dioecie et Dici.ine.

DIOMEDEA, nom latin scientifique de I'Albatros.

DION, genre de plantes, de la famille des Cycadées. Von. ce met.

DIOXÉE (nom mytholog.), Dionea, genre de la famille des Droséracées, ne renferme qu'une espèce, la D. gobe-mouche (D. muscipula) de la Caroline, petite plante à tige nue, cylindrique, glabre, terminée par un corymbe de belles fleurs blanches : ses feuilles épaisses, petites, radicales, garnies de cils et de glandes rougeâtres, se font remarquer par l'irritabilité singulière de leurs parties : lorsqu'un insecte vient se reposer sur leur surface supérieure ou

DIOSMÉES.

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