DISPERSION
nùllf de Poissons malacoptérygienssubbrachiens, de l'ordre des Squamodermes, caractérisés par des nageoires ventrales réunies à la base par une membrane en forme de disque. — Cette famille comprend trois genres des Porte-Ecuelle, les Cycloptères et les Echénéis.
DISCOÏDE (du gr. 8£<ntoc, disque, et eloo;, forme), se dit de tout organe en forme de disque.
DISCONTINUE (servitude). Voy. Servitude.
DISCOPUORES (du gr. ôîaxo;, disque, et çopo;, qui porte). Voy. Polypes.
DISCORDANCE, en Musique, manque d'accord. Voy. Accord et Dissonance.
Discordance de stratification. En Géologie, on dit que deux coucbessédimentaires sont en stratification concordante, toutes les fois qu'elles sont parfaitement parallèles ; il y a discordance de stratification dans le cas contraire. On distingue trois sortes de discordance : 1° quand les couches horizontales du terrain supérieur reposent sur les couches inclinées du terrain inférieur, ou buttent contre elles, ce qui indique des mouvements violents du sol dans l'intervalle des deux dépôts; 2° quand les couches du terrain inférieur ont été ravinées par les eaux avant le dépôt du terrain supérieur -^"(D. par transgression), quand les couches du terrain supérieur, au lieu de suivre exactement les mêmes limites que le terrain inférieur, le dépassent plus ou moins, et semblent par suite s'être déposées dans une mer de configuration toute différente. C'est par suite de discordance transgressive que l'on voit des terrains reposer sur d'autres terrains qui ne les précèdent pas immédiatement dans l'ordre chronologique. Voy. Stratification.
DISCOURS (du lat. discwsus). En Grammaire, discours est synonyme de langage : les parties du discours sont les différentes espèces de mois. Voy. Mot.
En Rhétorique, on appelle Discours tout ce qui est prononcé en public avec une certaine méthode et une certaine longueur : il y aies discours parlementaires, académiques, d'ouverture, de distribution de prix, etc. On donne spécialement le nom de harangue a un discours solennel adressé à un souverain, à un corps constitué, à une armée, au peuple assemblé : c'est ce que les Romains appelaient concio [Voy. Harangue). Le mot oraison a vieilli : il se dit surtout en parlant des discours des orateurs anciens : les oraisons de Démosthène et de Cicéron. — On divise le discours en sept parties : exorde, proposition, division, narration, confirmation, réfutation, péroraison {Voy. ces mots). Voy. aussi Eloquence.
DISCRASE. Voy. Argent antimomé.
DISCRET (du lat. discretus). En Mathématiques, on oppose Quantité discrète, c.-à-d. discontinue (comme les Bombres) hQucntilé concrète (comme l'étendue). Voy. Quantité.
En Médecine, ce mot se dit de certains exanthèmes dont les pustules sont séparées les unes des autres. Il se dit particulièrement de la variole ordinaire, par opposition à la variole confluente. Voy. Variole.
Dans plusieurs ordres monastiques, on donnait ce nom aux religieux ou aux religieuses choisis pour former le conseil du supérieur ou de la supérieure, ainsi qu'à ceux qu'on envoyait au chapitre provincial pour représenter le couvent. Les assemblées où se réunissaient les pères discrets et les mères discrètes s'appelaient discrétoires.
DISCRÉTIONNAIRE (de discrétion). En Droit, on appelle pouvoir discrétionnaire la faculté dont la loi investit un juge, et particulièrement le président d'une cour d'assises, d'agir en certains cas selon sa volonté particulière (C. d'Instr. crim., art. 269 et 270). — On a aussi appliqué ce mot à l'autorité dictatoriale attribuée en temps de révolution à certains agents du pouvoir exécutif.
,. DISCURSIVE (opération), du lat. discursus, qualification donnée au raisonnement parce que, pour aller du principe à la conclusion, il parcourt la sé-
rie des termes qu'il doit comparer successivement pour saisir leur rapport.On lui oppose la connaissance intuitive.
DISCUSSION (bénéfice de). Voy. Bénéfice.
DISÉPALE, se dit.en Botanique, des parties formées de deux sépales ou de deux folioles calicinales,comme les calices de la balsamine, de la fumeterre, etc.
DISETTE. Voy. Famine.
disette (racine de). Voy. Betterav».
DISJOINT (du lat. disjunctus), nom donné, en Musique, aux intervalles dont les sons sont séparés l'un de l'autre par une grande distance. Tels sont les intervalles de la tierce, de la quarte, de la quinte, etc. On oppose le degré disjoint au degré conjoint, ou intervalle de seconde. Voy. Degré.
DISJONCTIF (de disjoindre). En Grammaire, on appelle Conjonction disjonctive toute conjonctionqui, tout en unissant les expressions, sépare les idées, comme ou, soit, ni. On a proposé de les appeler C. alternatives, partitives ou distributives.
En Logique, on appelle : 1° Proposition disjonctive celle qui contient une conjonction disjonctive; 2' Syllogisme disjonctif, celui dont la majeure est une proposition disjonctive ; ex. : « Il est nécessaire que les crimes et les vices soient punis dans cette vie ou dans une autre ; or, ils ne sont pas toujours punis dans cette vie ; donc il y a nécessairement une autre *e où ils seront punis. «Voir Logique de Port-Royal (2e p., ch. rx. et 3e p., ch. xn).
DISJONCTION (du lat. disjunctio). En Droit, on appelle ainsi la séparation de causes précédemment jointes, ou de plusieurs chefs de conclusions contenus dans la même demande. Voy. Jonction.
DISLOCATION, en Géologie. Voy. Soulèvements.
DISOMOSE, dit aussi Nickel gris. Voy. Nickel sulfo-arsénié.
DISPACHE (de l'ital. dispaccio), terme de Droit maritime, par lequel on désigne, en matière d'assurances, une espèce de discussion et d'arbitrage entre les assureurs et les assurés. Les arbitres en ces matières prennent le nom de dispacheurs.
DISPENSAIRE (de dispenser, distribuer), ouvrage qui contient la description et les formules des médicaments dont l'officine d'un pharmacien doit être pourvue : ce mot est à peu près synonyme de codex, formulaire, pharmacopée, etc.
On appelle également dispensaire tout établissement de bienfaisance, public ou privé, qui a été créé pour distribuer gratuitement soit des consultations, soit des médicaments ou des soins aux malades indigents qui peuvent être traités dans leur domicile. Il existe à Paris et dans toutes les grandes villes des dispensaires de ce genre.
DISPENSE (de dispenser, exempter), exemption d'une règle ordinaire par laquelle on permet, dans certaines circonstances, ce qui est généralement défendu. — Il faut une dispense du pape pour les mariages entre cousins et parents à un degré rapproché, pour recevoir la prêtrise et les autres ordres sacrés avant l'âge prescrit, etc. — L'homme avant 18 ans, la femme avant 15 ans, l'oncle et la nièce, la tante et le neveu, les beaux-frères et belles-sœurs ne peuvent contracter mariage sans une dispense de l'autorité civile. — Deux juges qui sont proches parents ne peuvent sans dispense être membres d'une même cour ou d'un même tribunal. Voy. Exemption.
On appelait autrefois D. de bâtardise, l'acte donné par le pape et le roi, et qui, en conférant au bâtard le titre d'enfant légitime, le rendait propre à entrer dans les ordres ou à posséder un bénéfice.
DISPERME (du gr. 8î;, deux, et <nrÉ(>|j.a, graine), nom donné, en Botanique, aux fruits, aux loges et aux ovaires qui renferment deux graines. Telles sont les baies de l'épine-vinette, le pois-chiche, etc.
DISPERSION (du lat. dispersio). C'est, en Physique, la dilatation et la coloration qu'éprouvent les faisceaux de lumière en traversant un milieu réfringent, de manière à produire le spectre ( Voy. ce mot).