DISSECTION
OLUTION.
Toutes les substances n'ont pas le môme pouvoir dispersif: le flint-glass, p. ex., donne un spectre bien plus allongé que le crown-glass ; le pouvoir dispersif de l'eau est très-faible. La dispersion est dans un rapport intime avec les grandeurs des indices de réfraction correspondant à chaque couleur ; on la mesure en prenant la différence de ces indices pour le -violet et le rouge. Une substance est d'autant plus dispersive que pour elle cette différence est plus grande. La dispersion de la lumière est un des plus grands obstacles qu'on ait eus à surmonter dans la construction des lunettes; elle cause ce défaut de netteté (dit aberration de réfrangibilitè) que présentent les images formées par les lentilles ordinaires, et qu'on est obligé de corriger par l'emploi des verres achromatiques. Voy. Achromatisme.
DISPONIBILITÉ (de disponible), se dit, en général, de l'étatdetoutfonctionnaire qui, ayant cessé de remplir des fonctions actives, attend un autre emploi.
Dans l'Armée, on appelle ainsi, depuis l'ordonn. royale du 19 mars 1823, la situation d'un officier qui se trouve momentanément sans emploi : il ne reçoit que demi-solde. L'officier en disponibilité est considéré comme en activité de service et toujours à la disposition du ministre de la Guerre.
DISPONIBLE (portion). Yoy. Quotité.
DISPOSITIF (de disposer). En Jurisprudence, c'est le prononcé d'un jugement ou d'un arrêt, dégagé de toute la procédure et des motifs qui l'ont fait rendre. Il est signé par le président et par le greffier. — On donne aussi ce nom au projet de jugement que les parties forment entre elles et présentent au tribunal pour être mis sur la feuille (C.d'Instr. crim., art. 195; C. de proc. civ., art. 141).
DISPOSITION. En Droit, on appelle ainsi toute attribution de biens, soit à titre gratuit, soit à titre onéreux. On distingue donc :.la D. à titre grattât, par laquelle une personne se dépouille par donation entrevifs ou par testament ( \'oy. ces mots), sans recevoir d'équivalent de ce qu'elle aliène, et la D. à titre onéreux, comme la vente ou l'échange, par laquelle elle reçoit un équivalent de l'objet dont elle se dépouille.
Par dispositions d'une loi, on entend ce qu'elle ordonne, ou ce qu'elle défend; par dispositions d'un jugement, les décisions qu'il renferme.
En Rhétorique, on entend par Disposition : 1° la distribution, dans l'ordre le plus convenable, des diverses parties du discours, exorde, proposition, division, narration, confirmation, réfutation, péroraison (Voi/. ces mots). Le plus souvent ces paries se succèdent dans L'ordre même <|ui vient d'ètreindiqué; cependant, la disposition peut varier suivant les besoins du discours ; 2" l'ordre dans lequel doivent être présentées les preuves dans la confirmation ou la réfutation. Voy. Confirmation.
DISQUE (du gr. Bitnoç), sorte de palet rond, en fer, en cuivre, en plomb ou en bois, que, dans les jeux de l'ancienne Grèce, lançaient certains athlètes, appelés de là discoboles. Le vainqueur était celui qui lançait ce disque le plus loin. Le diamètre du disque était d'env. 0m,30.
En Astronomie, on nomme disque le corps apparent d'un astre. La largeur du disque du soleil et de la lune se divise en 12 parties nommées doigts.
En Botanique, c'est :1° la partie de la surface d'une feuille comprise entre ses bords ; 2° la partie centrale d'uneombelie ; 3° la portion élargie do pédoncule qoi supporte, les fleurons d'une composée; 4" enfin c'est, d'après Richard, un corps charnu, de nature glanduleuse, qui, dans beaucoup de plantes, est situé sur le réceptacle, tantôt au-dessous de l'ovaire (D. hypngyne), tantôt autour (D. périgi/ne), tantôt au-dessus (D. épigyne). On le nomme poooavnekmqa*il sert desup-
port a l'ovaire ; p/rurngi/ne, s'il le presse latéra'enu'nt ; épipode, s'il est formé d'un ou do plusieurs tubercules li lires ; périphore, s'il porte lesétamines et les pétales attachés à sa surface externe.
DISSECTION (du latin dissectio), opération qui
consiste à diviser méthodiquement et à mettre à découvert les différentes parties du corps, pour en étudier la disposition et la structure (anatomie générale ou descriptive), pour en rechercher les lésions [anatomie pathologique), ou bien enfin pour porter remède à quelque affection locale (opération chirurgicale). Des noms spéciaux ont été donnés à la dît tion particulière de certains organes (ostéotomie, myotomie, splanchnotomie, etc.). On appelle autopsie ou nécropsie la dissection qui a pour but de rechercher les causes et le siège de l'affection à laquelle un individu a succombé, ou de constater certains crimes ou délits, tels que coups, blessures, empoisonnements, etc. Les instruments dont on fait usage pour disséquer sont des scalpels et des bistouris, des ciseaux, des marteaux, des pinces, des scies, des tenailles, etc. (Voy. Piqûre anatomiqy*.;. — La dissection peut s'appliquer aussi aux végétaux.
DISSÉMINATION (de disséminer), acte par lequel les graines, détachées de la plante à l'époque de la maturité, s'éparpillent plus ou moins hin pour vivre de leur vie propre. La dissémination est favorisée : 1° par le poids de la graine, qui augmente à mesure que son support s'atrophie ; 2° par l'agitation de l'air ou la pluie ; 3° par les animaux qui, comme les oiseaux, transportent les graines avec leurs pattes ou leur bec, ou bien s'en nourrissent, et rendent à la terre, avec leurs excréments, celles qui ont résisté à la digestion.
DISSERTATION (du lat. dissertatio, discussion), composition philosophique qui a pour objet d'établir ou de défendre une vérité par la voie du raisonnement, sans faire appel à la sensibilité et à l'imagination, comme la composition oratoire. Elle consiste a faire une analyse, à donner une démonstration ou une réfutation, à résoudre un problème, à développer une pensée, à exposer et à juger une doctrine. Les Lettres de Sénèque à Lucilius peuvent être considérées comme des exemples de cet exercice. Consulter Bénard, Petit traité de la dissertation, et, Questions de philosophie (modèles de dissertation). Voy. Dialectique.
DISSIDENTS (du lat. dissideo, être écarté, se se dit des personnes dont les croyances sont dit; tes de celles que professe l'Église nationale d'un pays. Ce mots'applique surtout aux diverses sectesreligieuses qui diffèrent de l'Église anglicane, soit pour le fond, soit pour la forme. On les appelle aussi Sonconformistes. Voy.ce mot au Dv t. aHist.etdeGéogr*
DISSOCIATION (de dissocier,, sorte de décom position partielle descorps en deux ou plusieurs parties qui peuvent parleur combinaison reproduire le corps primitif: c'est quelque chose d'analogue à la vaporisation des liquides. L'eau p. ex.se décompose entièrement à 2400° en ses deux éléments constituants, hydrogène et oxygène; mais à une température inférieure, elle ne se décompose que partiellement, et le rapport entre la partie non décomposée et la partie décomposée est d'autant plus grand que la température est plus inférieure a 2'i00° : ce rapport se nomme tension de dissociation ; — ainsi encore, le carboni chaux et les carbonates en général perdent à une certaine température de leur acide carbonique dans le vide barométrique, et la tension de cet ado bonique provenant du carbonate dit cette température. Ces phénomènes ont été spécialement étudiés par MM. Deville, Dobiay, etc. La dissociation peut avoir lieu sous l'influence non-seulement de la chaleur, mais même des dissolvants: ce phénomène de dissociation par les liquides fait partie de ceux de la diffusion. Voy. DirvostON.
dissolution (du lat. éùtolutio), opération par laquelle an corps liquide communique cm état à un autre corps, quel qu'il soit. On avait proposé de \er le mot i/issulutiou pour désigner le cas où le corps dissous et le corps dissolvant changent de nature vce qui a lieu dans l'action des acides sur les métaux . et d'appeler solution ce qui se passe lorsque ces deux.