DIVIDENDE
DIVISIBILITE.
gyroscope (Voy. ce mot); 3* delà déviation du plan d'oscillation du pendule, constatée pour la première fois par Foucault, en 1849.
En Botanique, les Plantes diurnes sont celles qui s'épanouissent pendant le jour et qui se ferment la nuit, telles que la Belle-de-jour.
En Zoologie, on donne le nom de Diurnes : 1° aux Oiseaux de proie qui forment la première famille de l'ordre des Bapaces (Faucons, Aigles, Vautours), parce qu'ils chassent pendant le jour; 2" à la lrc famille de l'ordre des Lépidoptères ou Papillons proprement dits (Voy. Papillon), parce qu'ils ne volent qu'au grand jour. Voy. Nocturnes.
Œil diurne (ne voyant que le jour). Voy. OEil.
DIVAGATION des animaux. Voy. Animaux domestiques.
DIVAN (de l'arabe diouân). Ce mot désigne, en Orient : 1* les assemblées dans lesquelles le souverain et ses ministres tiennent conseil et donnent audience, et les tribunaux où les juges rendent la justice ; 2" la salle où se tiennent ces assemblées. Il s'applique spécialement, en langage diplomatique, au ministère de la Porte ottomane. — En Europe, on nomme divan une espèce de sofa ou canapé à coussins et sans dossier, par analogie avec les sièges sur lesquels s'asseyent les Turcs.
Les Arabes appellent encore divans des recueils de poésies, dans lesquels les pièces, dites ghazel, sont rangées par ordre alphabétique : tel est le divan de Saadi, le divan de Hafiz, etc.
DIVANI (de divan), écriture arabe commune aux Turcs et aux Persans, et usitée pour les lettres missives, les firmans et les affaires des bureaux publics.
DIVARIQUÉ (du lat. divaricatus), se dit, en Botanique, dès plantes dont les rameaux, en grandissant, s'écartent en divers sens et forment des angles trèsouverts.
DIVERGENT (du lat. divergere). On nomme ainsi, en Géométrie, par opposition à convergent, les lignes qui, partant d'un point commun, s'écartent ensuite de plus en plus; ainsi, les deux côtés d'un angle sont divergents. — En Algèbre, on appelle série divergente celle dans laquelle la somme des termes ne tend pas yers une limite finie, à mesure qu'on en prend un plus grand nombre. Voy. Convergent et Série.
En Optique, on nomme divergents des rayons lumineux qui partent de chaque point d'un objet visible, et qui, en arrivant à l'œil, forment une pyramide dont la base est appuyée sur l'œil, et dont le sommet se trouve au point de l'objet d'où ils partent. Tous les verres concaves sont divergents, parce qu'ils écartent les uns des autres les rayons qui les traversent.
DIVERS1FLORE, nom donné, en Botanique : 1° aux fleurs des Ombellifères, quand celles du centre de l'ombelle sont régulières et celles de la circonférence irrégulières ; 2° aux fleurs des Composées.quand celles du centre diffèrent de celles du pourtour.
DIVERTISSEMENT (de divertir), nom donné d'abord aux intermèdes de musique ou de danse intercalés dans une pièce de théâtre, a été spécialement appliqué, dans le xvme siècle, à de petits poèmes mis en musique pour les théâtres de société : on cite le Divertissement de Sceaux de Dancourt, mis en musique par Gilliers, pour la duchesse du Maine, en 1705, et le Divertissement composé par Sainte- Foix en 1747, à propos du mariage du Dauphin.
On a aussi entendu par divertissement un morceau de musique d'un genre facile et léger, composé pour un ou plusieurs instruments : tels sont les Divertissements de Stiebelt, de Viotti, etc.
divertissement (en Droit). Voy. Becel.
DIVIDENDE (du lat. dividendus, qui doit être divisé), l'un des deux termes d'une division. Voy. Division.
En termes de Banque et de Commerce, on entend Par dividende : 1° la part qui revient à chaque associé dans les bénéfices d'une société commerciale ; 2° celle à laquelle a droit chaque créancier dans la li-
quidation d'une faillite ; 3° l'intérêt qui revient à chaque actionnaire dans le revenu d'une compagnie. Voy. Société, Faillite, Action, etc.
DIVINATION (du lat. dwiuatio), art prétendu de connaître et de prédire l'avenir. Cet art a régné, sous des noms divers, chez tous les peuples et dans tous les temps. Il fut surtout en honneur chez les Chaldéens, chez les Grecs, chez les Étrusques et les Bomains, et pendant tout le moyen âge ; il donna naissance, chez les anciens, aux pythonisses et autres oracles, aux aruspices, aux augures, aux interprètes de songes, aux astrologues (mathematici) ; dans le moyen âge, aux magiciens, aux nécromanciens, aux sorciers; il est encore exploité de nos jours parles tireuses de cartes et par de prétendues somnambules. Il a reçu, selon les divers objets d'où se tiraient les pronostics, une foule de noms divers, dont les plus connus sont : l'art des Aruspices et des Augu~ res, dans lequel la divination se faisait par l'inspection des entrailles des victimes ou le vol des oiseaux; \ Astrologie, par l'observation des positions relatives desastres; la Cartomancie, parles cartes; la Chiromancie, par l'inspection des mains ; la Nécromancie, par l'évocation des morts ; VOnéirocritie, par les songes; la Rhabdomancie, par l'emploi de baguettes dites divinatoires-, la Daphnomancie, par le pétillement que fait en brûlant le bois de laurier; la Pyromancie, par la flamme d'une torche; la Stichomancie, par des vers tirés au sort, etc.
Encouragée par les païens, passée même dans les iustitutions, surtout en Grèce et à Borne, où rien ne se faisait sans consulter les oracles ou les auspices, la divination fut condamnée par l'Église. Elle n'est plus regardée auj. que comme une supercherie et un moyen d'escroquerie et est punie par nos lois : ceux qui font métier de deviner et pronostiquer, ou d'expliquer les songes, sont passibles d'une amende de 11 à 15 fr. ; le juge peut même prononcer contre eHX la peine de l'emprisonnement, pendant 5 jours au plus (C. peu., art. 479-81). Si le devin emploie des manœuvres frauduleuses, et se fait ainsi remettre des fonds par ses dupes, il y a escroquerie, et l'art. 405 du Code pénal peut être appliqué.
DIVINITÉ (du lat. divimtas). Voy. Dieu.
DIVISER (machines a). Voy. Micromètre, Nonhs, Vernier, etc.
DIVISEUR (du lat. divisor, qui divise), l'un des deux termes d'une division {Voy. Division). — On appelle diviseur commun de plusieurs nombres, un nombre qui les divise tous exactement. Pour trouver le plus grand commun diviseur de deuxnombres, on divise le plus grand par le plus petit, le plus petit par le reste, le premier reste parle second, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on trouve une division qui réussisse. Le diviseur de cette dernière division, c.-à-d. le reste de la précédente, représente le plus grand commun diviseur cherché. — Pour trouver le plus grand commun diviseur de plusieurs nombres, on cherche le plus grand commun diviseur des deux premiers; on cherche de même le plus grand commun diviseur du premier résultat et du troisième nombre, le plus grand commun diviseur du deuxième résultat et du quatrième nombre, et ainsi de suite. Le dernier résultat obtenu représente le plus grand commun diviseur de tous les nombres proposés. — Pour trouver le plus grand commun diviseur de deux ou plusieurs nombres on peut encore les décomposeren facteurs premiers, et fairele produit de tous leurs facteurs premiers communs, en leur donnant pour exposant le plus faible exposant qu'ils aient dans les nombres proposés. — On réduit une fraction à sa plus simple expression, en divisant ses deux termes parleur plus grand commun diviseur.
DIVISIBILITÉ (de divisible), propriété que possède la matière de pouvoir être divisée en particules plus ou moins petites. Les Physiciens admettent généralement que la matière n'est pas divisible à l'infini, et que, au delà d'une certaine limite, la divisibilité s'arrête : la particule matérielle qui échappe