DOUVE
pagne dont la valeur a souvent varié. Les premiers doublons furent frappés en 1/|97, et, jusqu'en 1790, ils valurent 21 fr. 04 c. Le doublon auj. en usage est le doublon de 10 escudos, qui vaut 25 fr. 95 c. — Aux Philippines, le doublon se décompose en U pesos et vaut:>0fr.34 c.; auCliili,en5p«Met il vaut 23 fr. 59 c.
DOUC, Semnopithecus nemœus, joli singe de la Cocbincbine : c'est une espèce du genre Semnopithèque, remarquable par sa taille, qui dépasse 1™, et son pelage gris tiqueté de noir sur le corps, le dessus de la tête et les bras, roux vif sur les jambes, et blanc à la gorge, aux fesses, à la queue et à l'avant-bras.
DOUCE-AMÈRE, S'jlanum dulcamara, espèce du genre Morelle, dont les tiges sarmenteuses s'élèvent en s'attachant aux corps environnants, ce qui l'a fait appeler le bourreau des arbres. Toutes les parties de la plante mises dans la bouche présentent une saveur «wiè/eavec un arrière zoiit sucré: de là son nom. On l'a employée en médecine contre les maladies de la peau, la goutte, etc.
DOUCET, poisson. Voy. Caiuoxyme.
DOUCETTE, nom vulg. de la Mâche commune.
DOUCHE (de l'ital. doccia, gouttière), colonne de liquide, de vapeur, ou de gaz, d'une hauteur et d'un diamètre déterminés, qu'on dirige avec une certaine force sur une partie quelconque du corps. — On distingue les D. ascendantes, les D. descendantes et les J). latérales, suivant que le jet est dirigé de bas en haut, de haut en bas, ou à peu près horizontalement.
Les D. liquides sont chaudes ou froides. On les administre de la manière suivante : le liquide est contenu dans un réservoir élevé de 2 à 5'", de la partie inférieure duquel part un tuyau flexible muni d'un robinet. On tient le tuyau à la main, et on dirige ainsi à son gré un jet continu sur telle ou telle partie du corps du malade. Quelquefois, on divise le jet en forme de pluie, au moyen d'un ajutage en pomme d'arrosoir. La durée de la douche est ordinairement de 2-0 à 40 secondes. Le nombre des douches pour un traitement varie de 12 à 30. Les douches chaudessont employées avec succès pour combattre certaines affections des articulations, les rhumatismes chroniques, les fausses ankyloses, certaines paralysie-, etc. — Les douches d'eau froide forment une partie essentielle du traitement hydrothérapique ; elles agissent à la fois par leur température basse et par la percussion, ces deux moyens provoquant une réaction dans le point où ils sont appliqués. On s'en sert aussi dans le traitement des aliénés; on dirige le jet sur la tête du malade, placé dans une baignoire pleine d'eau tiède ; on lui donne encore dis douches par surprise, en laissant tomber brusquemenl sur sa tète, et d'une hauteur de Um environ, une certaine masse d'eau froide.
Les D. de vapeur s'administrent aussi au moyen d'un tuyau flexible qui part d'un réservoir où l'eau est en ébullition. La vapeur s'échappe avec force par l'extrémité du tuyau, et vient frapper la partie malade. Ces douches sent employeesavecsucr.es contre les engorgements chroniques des articulations et les douleurs rhumatismales. On peut construire économiquementun appareil de douches de vapeuren adaptant un simple entonnoir en fer-blanc à un vase me tallique renfermant une certaine quantité d'eau (pie l'on maintient à l'état d 'ébullition, au moyen d'une lampe a esprit-de-vin.
Les D. d'air ont été employées dans les maladies de l'oreille pour dégager la trompe d'Eustacha. Le docteur Deleau jeune, qui le premier a l'ait usage de ce moyen, lui doit plusieurs guérisons remarquables.
douci ou dodcui, opération par laquelle en prépare les glaces à recevoir le poli. Le corps qui a été cfouct est dans un état intermédiaire entre le corps brut et le corps poli. Voy. GlA< is.
DOUCIN, variété de Pommier sauvage, qu'eu multiplie par marcotte pour y greffer des pommiers qu'on
veut conserver à basses tiges.
DOUCIM:, s rie de moulure à deux mouvements
contraires, celui du haut étant concave et l'autre convexe, qui termine ordinairement les corniches. — C'est aussi le nom du rabot qui sert aux menuisiers à faire des moulures.
DOUELLE [pour t/ouvelle, dimin. de douve), terme d'Architecture, désigne le parement intérieur et extérieur d'un voussoir. Le côté convexe se nomme douelle intérieure, et le côté concave douelle extérieure ; la réunion de toutes les douelles intérieures forme l'intrados d'une voûte, et celle des douelles extérieures en forme l'extrados.
DOU1LLAGE, se dit, en termes de Fabrique, des étoffes de laine dans le tissage desquelles on a employé du douillon, c.-à-d. de la laine de qualité inférieure, ce qui rend le tissu inégal et ridé.
DOUILLE du b. lat. ductile , partie creuse et ordinairement cylindrique d'un instrument quelconque* pique, baïonnette, bêche, etc., qui est destinée a recevoir un manche. — Les distillateurs nomment ainsi un petit tuyau soudé sur le coté des appareils de distillation, et qui leur permet d'introduire un liquide sans enlever le couvercle des alambics, etc.
DOULEUR ;dulat. dolor). En Psychologie, la douleur est une modification désagréable éprouvée par l'âme. On l'appelle sensation, quand elle provient d'une impression pénible reçue par un organe ; etsenliment, quand elle a pour cause un acte intellectuel ou bien un penchant contrarié {Voy. Sensation, timent). — En Physiologie on donne le nom de douleur à la cause même de la douleur, c.-à-d. à l'impression pénible reçue par un organe et transmise au cerveau par les nerfs.
Les Médecins appellent D. tensive celle qui est accompagnée d'un sentiment de distension dans la partie souffrante : telle est celle que causent les inflammations des muqueuses ou la formation d'un abcès; D. gravative, celle où l'on éprouve un sentinv pesanteur : elle est souvent occasionnée par un épanchement ou un engorgement; D. lancinante ou pulsative, un élancement qui correspond à la pulsation des artères ; elle a lieu dans les parties où se distribuent beaucoup de nerfs et de vaisseaux ; D. brûlante,. le sentiment de chaleur qui accompagne la pustule maligne, le charbon, etc.; D. prurigineuse, celb qt i naît d'une érosion ; légère, elle se nomme <!■ geaùon; très-forte, c'est une douleur acre et mordicante ; D.pongilive, celle qu'on ressent quand la partie semble percée par une pointe, comme dans la pleurésie.etc. — On donne aussi à la douleur des dénominations relatives à la partie qui en est le siège : on Yippétteodontalgie, otalgie,céphalalgie, selon qu'elle affecte les dents, les oreilles, la tète : hémicranie ou migraine, quand elle n'occupe qu'un côté «le la têt'': la douleur de l'estomac est dite cardialgie et gastralgie; celle des intestins, colique, etc.
La douleur n'étant qu'un symptôme, son traitement dépend des maladies où on l'observe. Nous dirons seulement ici «pie l'opium est le souverain remède des douleurs ; viennent ensuite les plant< s narcotiques et vireuses, les éthers, le camphre, etc. La découverte des moyens anesthésiques (éther), chloroforme, etc. a fourni de puissants moyens d'anéantir la douleur dans les opérations.
Dans le langage ordinaire, on demie le nom de douleurs au\ névralgies, au\ rhumatismes, etc.
DOUfif, espèce de Palmier. Voy. Cocifebb.
DOURO, monnaie espagnole. Voy, Piabtbs.
DOCTE (du lat. dubium), état de l'esprit qui demeure en suspens entre deu\ opinions contraires; Onl'oppose à certitude (l'oy.ce mot). 11 faut bien distinguer le Doute systématique qui constitue le S
Voy.ce mot), et le Doute mithodi cartes, doute provisoire qui consiste à soumettre à un examen réfléchi tomes les idées qu'on a reçues, afin d'arriver à la certitude et à la science m n'admettant
comme vrai «pièce qui est évident. Voy. Ml m.
DOUTE, Ce mot, d'origine germanique, Bignifle : 1* un fossé d'eau croupissante; 3° une des planches cour
DRACONTE.
dragon;
tes qui forment le corps d'un tonneau et qui sont retenues assemblées par les cercles; 3° deux espèces •de Renoncules vénéneuses, la D. ftammette et la D. langue, qui croissent dans les marécages et les fossés pleins d'eau ; 4° un ver intestinal du genre Distome. Voy. ce mot.
DOUZIÈME (la), se dit, en Musique, de l'octave <le la quinte, ou intervalle de 11 degrés conjoints. Telle est la distance de ut à sol de l'octave supérieure.
DOXOLOGIE (du gr. SoSo^oyta, prière pour célébrer la gloire de Dieu): c'est le Gloria Patri, que l'on récite à la fin de chaque psaume. Les Grecs admettent en outre une grande doxologie, qui est notre Gloria in excelsis.
DOYEN (du lat. decanus). Ce mot, qui dans l'usage vulgaire signifie le plus âgé, était le nom donné par les Romains au commandant de dix soldats, et dans l'ancienne Église grecque à un officier laïque sans caractère sacerdotal, chargé de la décoration et du cérémonial des églises (Voy. Décan). — Dans les monastères, le doyen était un supérieur établi par l'abbé, «t qui régissait 10 moines ; dans les diocèses, on appelait doyens ruraux, des dignitaires ecclésiastiques chargés d'inspecter les curés de campagne. Dans les églises cathédrales, le doyen est, à défaut de prévôt, le premier dignitaire et le président du chapitre. — Les doyens n'ayant pas charge d'àmes pouvaient être nommés à 22 ans ; dans le cas contraire, à 1k ans.
Dans les Facultés universitaires, on donne le titre de doyen à l'administrateur de la Faculté. Il est toujours choisi parmi les professeurs ; mais il n'est pas nécessaire qu'il soit le plus âgé, ni le plus ancien reçu de ses collègues.
On appelle D. d'âge, celui qui est le plus âgé de -sa compagnie ; D. d'ancienneté, celui qui est le plus ancien, dans^ l'ordre de réception.
DOYENNÉ, dignité de doyen dans une église. On donne aussi ce nom à la demeure du doyen. — Les doyennés étaient autrefois des subdivisions des archidiaconats de certains diocèses. Voy. Décan.
Poire de doyenné, espèce de poire fondante dite aussi Poire de Saint-Michel.
DRABA, nom latin de la Drave. Voy. ce mot.
DRACENA, nom latin botanique du Dragonnier.
DRACHME (du gr. Spa/^), unité de poids et de monnaie des anciens Grecs, valait 6 oboles et était la centième partie de la mine. Comme poids, la drachme pesait 4 gr., 363; comme monnaie, elle valait Ofr. 92 c. : c'était une monnaie d'argent. Il y avait des drachmes simples, des didrachmes et des tétradrachmes. On trouve le mot drachme employé par les écrivains juifs, mais par abus de mots : cette monnaie n'était pas propre aux Juifs. — Aujourd'hui, la drachme est encore la monnaie fondamentalf des Grecs modernes : elle vaut juste 1 fr.; avant 1868, elle ne valait que 0 fr. 90 c. — En Allemagne, on appelle drachme une subdivision de la livre-poids : la livre vaut 128 drachmes.
DRACIQUE (acide). Voy. Anisique.
DRACOCÉPIIALE (du gr.ôpâxwv, dragon, et xstpa).r,, tète ; de la forme de l'orifice de la corolle), Dracocephalum, genre de la famille des Labiées, renferme des plantes à feuilles opposées, entières, à fleurs bleues ou violacées, séparées ou réunies en épis. On cultive dans les jardins le D. (T Autriche, à fleurs d'un bleu violacé, et le D. moldavique ou Mélisse de Moldavie, à fleurs bleues, purpurines ou blanches. L'infusion théiforme des feuilles de ce dernier est recommandée comme antispasmodique. DRACOMQUE (acide). Voy. Draciqi e.
DRACONTE (du gr. Spaxôvttov, petit dragon), Dracontium, genre de la famille des Aroïdées, renferme des plantes herbacées et exotiques, à feuilles simples, à fleurs sans corolle, à fruits en baie ronde, polysperme. Les indigènes de l'Amérique portent sur eux un fragment du D. à feuilles percées (D. polyphyllum), ou Bois de couleuvre, ainsi appelé de sa tige chagrinée, qui ressemble à un serpent, et qui préserve, dit-on, de la morsure de ces animaux. Les
racines du D. épineux de Ceylan donnent une fécule alimentaire. Celles du D. pinnatifide de Cayenne et du Japon sont acres, purgatives et emménagogues.
DRACOSAURUS (du gr. Spâxwv, dragon, et <7<x0pa, lézard), genre de Reptiles marins fossiles, à tète petite et à pattes palmées, dont on trouve des débris dans le trias. Ce reptile offre un mélange des caractères de la Tortue et du Crocodile.
DRACUNCULE (dimin. de dragon), Dracunculus, genre de la famille des Aroïdées, détaché du genre Gouet, a pour espèces principales le D. serpentaire (D. vulgaris), plante vivace à tige et pétioles marbrées comme la peau des serpents, à spathe verte et pourpre répandant une odeur cadavéreuse, et le D. chevelu (D. muscivorum), dont l'odeur également attire les mouches qui restent prises dans sa spathe dont les soies sont inclinées de haut en bas. Artemisia dracunculus. Voy. Estragon.
DRAGAGE (de drague), opération analogue à celle du curage (Voy. ce mot), mais appliquée à des matières plus consistantes, telles que le sable, le gravier, la glaise et les rochers friables. On opère le dragage, soit à la main, avec la drague,&oit avec des machines dites machines à drag»er,mues par des hommes, par des chevaux ou par la vapeur. On cite entre autres la machine dite de Venise, espèce de levier trèspuissant dont on trouve la description dans le Traité des machines de M. Hachette ; l'appareilde l'ingénieur Bowel, consistant en un tablier vertical disposé à l'avant d'un bateau, de manière à former un obstacle partiel, ce qui augmente la force du courant et entraine nécessairement le gravier ; ceux de MM. Castor et Mauser, etc. ; le bateau dragueur, mû par la vapeur, et qui est armé d'une chaîne à godets, dont la succession rapide enlève des masses de sables considérables, etc.
DRAGÉE (du gr. rpâyriua, friandise), sorte de petite confiture sèche, faite d'amandes, menus fruit», graines, petits morceaux d'écorce ou racines odoriférantes, etc., qu'on recouvre d'une pâte sucrée ou de sucre cristallisé. Les dragées se font à deux cuissons différentes de sucre, l'une au lissé, l'autre au perlé; on en fait de toutes les couleurs ; on estime surtout les dragées de Verdun. La bassine branlante qui servait autrefois à la fabrication des dragées a été remplacée depuis 1847 par une bassine rotative chauffée à la vapeur et mue mécaniquement, dont l'inventeur est M. J.Peyssonde Grest (Diôme).— Autrefois on servait les dragées après le repas dans des tasses d'or ou d'argent ciselé, dites drageoirs. Auj. on n'en sert plus guère qu^ l'occasion des baptêmes, ou dans les festins d'accordailles, où elles ont remplacé les noix des anciens. — Plusieurs sortes de médicaments s'administrent sous forme de dragées.
On appelle encore dragée ou cendrée, du menu plomb pour tirer aux oiseaux.
Dragées de Tivoli ou Pisolithes, globules calcaires, à couches concentriques dont la forme, la couleur, et le mode de formation rappellent les dragées des confiseurs, et qui sont produits par des sources incrustantes, comme à Tivoli.
dragée ou dravière, espèce de fourrage. Voy. Fourrage.
DRAGEONS (orig. germaniq.), bourgeons ou jeunes tiges qui s'élèvent des racines des grands arbres, et qui percent la terre. Ils servent comme moyen de multiplication. On les sépare de la plante lorsqu'ils ont acquis assez de force, et on les transplante pour former de nouveaux pieds. Les arbres nés de drageons ne pivotent jamais, et donnent plus promptement du fruit que ceux qui proviennent de semences. — On nomme aussi drageons les jets qui partent de la tige de certaines mousses et s'étendent à la surface du sol.
DRAGME. Voy. Drachme.
DRAGON (du gr. Spâxwv), animal fabuleux, qu'on représente généralement avec une taille monstrueuse, des yeux terribles et menaçants, une gueule vomis-