ALOUETTE
et de la myrosine, fait comprendre que l'eau ne saurait être remplacée avec avantage par l'alcool ou le vinaigre lorsqu'on délaye la farine de moutarde pour en développer l'essence. —Ces composés ont été étudié-, surtout par MM. \Yertheim,Cahours et Hoffmann, Berthelot et de Luna.
ALMANACH (de l'arabe almanach, le comput, ou du copte almeneg, calcul pour la mémoire), nom vulgaire du calendrier. Les anciens almanachs contenaient, outre le calendrier proprement dit, des prédictions sur les phénomènesastronomiques ou météorologiques, et même sur les événements politiques ; on connaît surtout en ce genre \' Almanach de Nostradamus, publié par cet astrologue de 1550 à 1567 et celui de Matthieu Laensberg, dit Almanach Liégeois, publié à partir de 1036. Aces prédictions ridicules on a, de nosjours, substitué dans les almanachs, qui sont la principale lecture du peuple, des notions utiles sur l'agriculture, l'industrie, la politique, etc. Cependant quelques almanachs récents,tels que ceux de Matthieu de la Drome,, ont ressuscité les prédictions du temps de Matthieu Laensberg, mais en prétendant les fonder sur desbases scientifiques.Selon Matthieu de laDrome, les pluies, les tempêtes, les inondations seraient d'autant plus infaillibles, que le renouvellement de la lune s'opérerait à une heure plus voisine de minuit, en sorte qu'il n'y aurait qu'à consulter la table des nouvelles lunes, pour savoir sur quel temps on doit compter à une époque donnée. — On a étendu le nom à' Almanach à une foule de livres publiés annuellement avec un calendrier en tête, et dont le but est de donner au public des productions nouvelles ou des renseignements utiles :telssont YAlm.des Muses, recueil annuel de poésies nouvelles qui eut une grande vogue dans le dernier siècle ; YAlm. nautique, qui a pris depuis 1788 le titre de Connaissance des temps et qui est publié par le Bureau des longitudes ;YAlm. national (jadis A. royal, A. impérial], fondé en 1679, qui contient, outre l'état des souverains, la liste officielle de tous les hauts fonctionnaires; YAlm. du commerce, fondé par Delatynna en 1798, et continué depuis par Boîtin et Didot ; les Alm. de Weimar, de Gotha, précieux pour la généalogie et la chronologie, etc., etc. Voy. Calendrier et Anncaire.
ALMA>DI>E [AlSi-|- FeSi], minéral de la famille des Grenats, cristallise en octaèdres réguliers ou en dodécaèdres rhomboidaux. Les couleurs les plus ordinaires de l'almandine sont le rouge et le violet; quand elle est limpide, on l'emploie en bijouterie. On la trouve dans les granits en Saxe, en Angleterre, en Sibérie, à Autun, etc. Voy. Grenat et Es-
CARBOL'CLE.
ALMICAXTARATS (de l'arabe almocantharat), cercles parallèles à l'horizon menés de degré en degré, de l'horizon au zénith: ils servent à faire connaître la hauteur du soleil et des étoiles ; aussi les appelle-t-on souvent cercles ou parallèles de hauteur ; ils sont en usage dans la Gnomonique pour tracer les cadrans solaires.
ALMUD ou almude, mesure de liquides en Portugal, vaut 16 lit., 54 cent.
ALOÈS (du gr. à) ôr,), genre de plantes grasses de la famille des Liliacées, tribu des Aloïnées: calice tubuleux, cylindrique ; feuilles épineuses, charnues, réunies à la base delà hampe, et se terminant par un épi lâche de fleurs rouges. L'Aloès est originaire de l'Afrique ; on le trouve aussi dans le midi de l'Europe, et on le cultive dans nos jardins. Son suc fournit des matières colorantes et une gomme résineuse, amère, odorante et utile en médecine : on distingue dans le commerce : VA. succotrin (tiré jadis de l'Ile cotora), d'un jaune transparent, d'une saveur amère et aromatique, d'une odeur forte ;1'.L hépatique, plus grossier, d'un rouge brun comme le foie (engr.^Tcoco); VA. caballin, moins estimé, d'un brun sale, et usité seulement dans la médecine vétérinaire. L'Aloès, à petite dose, esttonique;à plus haute dose, c'est un purgatif puissant ; son effet est lent, mais sûr : on le défend
aux personnes affectées d'hémorroïdes. Il s'emploie à l'extérieur comme collyre et pour aviver la chair des ulcères; enfin il fait la base de YElixir de Garus,da YE. de longue vie, etc. On tire des feuilles de l'AJoèe un fil très-fort et très-blanc dont on fait des cordes, des filets, des tissus. — La culture des Aloès est la même que celle des Cactus. Voy. ce mot.
ai.oès (Bois d'), ou Bois d'aigle. Voy. Aqdilaire.
ALOI (c.-à-d. selon la loi; ou du verbe allie)' , alliage de métaux précieux fait dans des proportions convenables à la destination du mélange.— Il sL aussi, en parlant des matières d'or et d'argent, le titre légal de ces métaux. Voy. Titre.
ALOÏNÉES, tribu de la famille des Liliacées, renferme lès genres Aloès et Yucca.
ALOPÉCIE (du gr. Ûuzexia; d'à).u>7rr,?, renard, animal sujet à une espèce de gale suivie de dépilation), chute accidentelle, ou prématurée, des cheveux, des sourcils et des poils : elle peut être partielle ou totale. Elle diffère de la calvitie, qui se dit particulièrement de la chute des cheveux. L'alopécie a lieu, soit à la suite d'excès ou de maladies qui tiennent presque toutes à un état anormal de la peau, soit par l'effet de cosmétiques irritants. Voy. Calvitie et Teigne.
ALOPECURUS (<7ue«<? de Renard). Voy. Vclpin.
ALOSE (du lat. alosa), genre de Poissons malacoptérygiens abdominaux,de l'ordre des Squamodermes, famille des Clupéidés,se trouve sur les côtes de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Il a pour ftjpe VAlose commune, qui ne diffère du Hareng que par une échancrure au milieu de la mâchoire supérieure, par sa taille beaucoup plus grande, par l'absence de dents et par une tache noire derrière les ouïes. La chair de l'alose est délicate, mais un peu lourde et remplie de fines arêtes: les femelles sont préférables aux mâles. — h' A. finte est moins délicate quel'alose commune ; elle se reconnaît aux petites dents dont sa bouche est garnie et à sa forme plus allongée. — Au printemps, les aloses remontent, pour frayer, dans les fleuves et quelquefois dans leurs affluents : on pêche l'alose au tramail,et elle meurt aussitôt qu'on l'a tirée de l'eau. Aux États-Unis on a réussi à en faire des éducations artificielles, comme nous le faisons en France pour les saumons et les truites.
ALOUATE, Stentor, espèce de Singes, de l'ordre des Cébins et de la famille des Hurleurs, habite les bois des contrées chaudes de l'Amérique. A peine hauts de 0m,60, ils ont une voix forte, effrayante, tout à fait disproportionnée avec leur petite taille, ce qui est dû à la capacité énorme des ventricules de leur larynx, où l'air expiré résonne comme dans un tambour. Leur chair est bonne à manger.
ALOUCHIER. Voy. Allocchier.
ALOUETTE (du lat. alauda), genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, famille des A laudidés, se trouve dans toute l'Europe, dans l'Inde et l'Afrique, et a pour type Y Alouette des champs, qui est un peu plus grosse que le moineau. Oa connaît le plumage de l'alouette, d'un gris roussâtre, son chant continuel, la manière dont elle s'élève dans les airs en chantant de plus en plus fort jusqu'au moment où elle se laisse tomber à terre avec rapidité ; on connaît aussi la facilité avec laquelle elle apprend toutes sortes d'airs. L'alouette a l'ongle du pouce remarquablement long, ce qui l'aide à marcher dans les terres labourées : elle se nourrit de vers et d'insectes; élevée en lie mange volontiers de la pâtée écrasée. Prise adulte, "elle essaye continuellement de s'envoler, et se casserait bientôt la tête, si on n'avait la précaution de couvrir laçage avec une toile. Les alouettes font leur nid à terre, dans l'avoine, le I la luzerne. A l'entrée de l'hiver, elles se réunissent en troupes nombreuses; elles engraissent beaucoup à cette époque et sont recherchées par les chasseurs, qui les attrapent au filet ou qui les tirent au miroir: on leur donne alors le nom de mauviettes. On rapproche de VA. des champs, à cause de lear be et médiocrement gros : VA. huppée, dite aussi A. des