DUALISME
DUDAIM.
la terre par la force du vent ou d'un courant. Voy. Di'.nm-:.
OIIOUSSETTE, grande carde à grosse dents qui, dans la fabrication du drap, commence à préparer le (aidage, en brisant la laine et lui donnant la première façon.
DRUPACEES (de drupe), famille de plantes plus connue sous le nom d'Amygdalées. Voy. ce mot.
DRUPE (du lat. drupa), fruit simple, indéhiscent, dont l'endocarpe forme un noyau ligneux. Il est pulpeux dans le Prunier, charnu dans l'Abricotier, sec, cassant et coriace dans l'Amandier et le Noyer.
DRUSE(de l'allem.Z)n«e,glande), incrustation formée à la surface ou dans la cavité intérieure d'un minéral, par des cristaux d'une autre nature, comme ceux qui tapissent l'intérieur des géodes.
DRYADE (du gr. ôp-jâç, Dryade), Dryas, genre de la famille des Rosacées, type de la tribu des Dryadées, renferme des sous-arbrisseaux à feuilles simples, ovées ; à fleurs blanches, assez grandes, qui croissent sur les montagnes septentrionales d : l'Europe, de l'Asie et de l'Amérique. — La tribu des Dryadées renferme les genres Dryade, Aigremoine, Alchemille, Fraisier, Potentille, Sanguisorbe, etc.
DRYANDRA. Voy. Eléococca.
DRYMOPHILE (du gr. SpviAo;, forêt, et çî'/.or, ami), Drymophilus, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres, voisins des Gobe-mouches, renferme plusieurs espèces qu'on trouve en Afrique, en Asie et en Amérique. Le D. voilé (D. velatus), type du genre, habite les îles de la Sonde.
DRYPTE(dugr.Spû;tTu>, déchirer), Drypta, genre •d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carabiques : corselet plus étroit que les élytres ; dernier article des tarses bilobé. La D. échancrée (D.emarginata)se trouve aux environs de Paris, dans les bois humides : elle est d'un vert bleuâtre, avec les pattes et les antennes fauves.
DUALISME (du lat. dualis, de deux), système religieux et philosophique qui explique la formation ■de l'univers par l'existence de deux principes également éternels. — I. Dualisme religieux. Chez les Iraniens ou anciens Perses, en Bactriane, Zoroastre, réformant le naturalisme des Aryas, le changea en dualisme du Bien et du Mal, de la Lumière et des Ténèbres, et fonda ainsi la religion appelé mazdéisme (science universelle). Son livre sacré est le Zend- Avesta et en voici la doctrine : « Au commencement il y avait deux jumeaux, deux esprits, le bon et le méchant, ayant chacun leur activité propre en pensées, en paroles et en actions. Choisissez entre ces deux esprits ; soyez bons et non méchants... Ormuzd est saint et véridique. 11 faut l'honorer par la vérité ■et par de saintes actions. » Le vrai Dieu est donc Ormuzd (Ahura Mazda, l'Esprit sage, l'Oromasdede Platon et d'Aristote) ; il est la lumière éternelle, la vérité et le bien ; il a donné naissance au monde et à tous les êtres par sa Parole, qui est le Verbe créateur. Avec les anges (amschaspands, izeds, férouers), il lutte con^e Ahriman {Angro Mainyas, l'Esprit mauvais) chef des démons (devs), principe des ténèbres, du mensonge et du mal (son adversaire, mais non son égal, comme l'enseigna plus tard le Manichéisme), et dont l'emblème est le grand serpent adoré par les Touramens de la xMédie. Entre Ormuzd et l'homme, il y a un médiateur, Mtthra, la créature et l'image d Ormuzd, la lumière créée qui éclaire les objets et qui les voit, le vrai soleil qui brille dans le ciel et l'œil vigilant qui est témoin de nos pensées et de nos œuvres. C'est dans sa demeure que les âmes des justes se reunissent après la mort ; elles vont de là rejoindre Ormuzd et les amschaspands qui siègent sur des trônes dor. — Le culte, d'une extrême simplicité, consistait dans les prières, l'offrande du jus de haoma (la même piante que le sôma védique) et l'entretien <lu feu sacré, symbole de la lumière divine. Il est encore pratiqué dans le Kerman et à Bombay par les 1 arsis ou Guèbres. — Consulter : Eug. Burnouf, Com-
mentaire sur le Yaçna (1833), Etudes sur la langue et sur les textes Zends (1830; ; Menant, Zoroastre (2e éd. 1857) ; Oppert, le Verbe créateur de Zoroastre (1862) ; Firdoûsi, le Litre des rois (trad. par M. Mohl). Voy. Manichéisme.
11. Dualisme philosophique. La plupart des philosophes grecs admettaientdeux principes, l'un supérieur, l'Intelligence absolue, source de l'ordre, de la force efficace et de la vie; l'autre inférieur, la Matière première, que Platon représente dans le Tintée comme une substance indéterminée (le non-être), Aristote dans sa Métaphysique, comme l'être en puissance, et les Stoïciens, comme une substance passive et dépourvue de toute qualité. Cette hypothèse d'une matière conçue comme une abstraction indéfinissable a fait place au dogme de la création. Voy. ce mot.
DUALISTIQUE (théorie). Voy. Électro-chimie.
DUC, di chesse (du lat. dux), titre nobiliaire qui se place entre celui de prince et celui de comte ( Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.). Le fils aîné d'un duc prend le titre de marquis. — La couronne ducale est un cercle d'or surmonté de fleurons.
DUC, Bubo, sous-genre de Chouettes, de l'ordre des Rapaces, famille des Nocturnes. Ces oiseaux ont autour des yeux un disque de plumes incomplet, susceptible de se redresser ; les ouvertures auriculaires sont grandes, le bec est courbé dès sa base. On en connaît trois espèces: le Grand-duc (Strix bubo),dont le corps est plus grand que celui de la buse ; le Moyenduc, ou Hibou commun (Stria: otus), et le Petit-duc (Strix scops). Le Grand-duc est fauve et tacheté de raies brunes. Il vit solitaire ou par paires dans les forêts de l'Europe et de l'Afrique. Il se nourrit de mulots, de souris, d'oiseaux et de reptiles. Voy. Hibou.
DUCAT (de l'ital. ducato-, de l'effigie représentant un duc), monnaie réelle et de compte, originaire d'Italie, et dont les diverses espèces, très-multipliées, sont depuis longtemps en circulation dans une grande partie de l'Europe, surtout en Allemagne. Le ducat réel est en or; sa valeur est de 11 fr. 75 c. Le ducat d'argent (ducat on et Justine), \alnit environ la moitié du ducat d'or ; il n'est plus en usage. — Sous Charles VI, on donnait en France le nom de ducat aux fleurs de lis à une espèce de florin qui valait 20 sols de l'époque, et de notre monnaie, 12 fr. 50 c.
En Espagne, il y avait autrefois des ducats qui n'étaient que des monnaies de compte : on y distinguait le ducat d'argent (deplata), valant 4 fr. 20 c, et le ducat de cuivre (de vellon), valant 2 fr. 40 c.
DUCATCOi. Voy. Ducat.
DUCHÉ. Voy. Duc.
DUCROIRE (pour avoir-du-croire, avoir confiance), nom donné, en termes de Commerce, à une prime accordée au commissionnaire qui répond des débiteurs auxquels il vend la marchandise qui lui est confiée en commission. Le ducroire ne modifie les obligations du commissionnaire que sous le rapport du placement garanti des marchandises. — Ce mot se dit aussi du commissionnaire et du commettant lui-même. On est dit ducroire, quand on confie une marchandise, ou quand on se charge de la vendre, moyennant garantie.
DUCTILITÉ (daductile ; du lat. ductilis), propriété qu'ont certains corps de pouvoir être réduits en fils plus ou moins minces, et de s'étendre lorsqu'on les soumet au laminoir. L'or est le plus ductile de tout les métaux ; les métaux malléables, c.-à-d. qui se laissent aplatir sous le marteau, sont aussi ductiles ; mais les plus malléables ne sont pas toujours les plus ductiles : le plomb est extrêmement malléable, mais il s'en faut beaucoup qu'il soit aussi ductile que le fer et le platine. Voici l'ordre de la ductilité absolue des principaux métaux : or, platine, argent, fer, étain, cuivre, plomb, zinc, nickel.
DUDAÏM (mot hébreu', espèce du genre Concombre, appelée aussi Concombre chatte, à cause des poils blancs qui hérissent ses fruits fusiformes, verts et jaune?;, h chair très-odorante, mais insipide. —