‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 512 sur 1672 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

On a cru reconnaître dans le D. cultivé le Dudoïm des Hébreux, végétal que la Bible cite, comme favorisant la conception ; d'autres prétendent que c'est la mandragore, la violette, la truffe, le salep, la banane.

DUÈGNE ide l'esp. duena), gouvernante à qui est confiée la surveillance des femmes du logis, femme de charge qui a soin de la dépense et du gouvernement intérieur d'une maison. Dans les grandes familles d'Espagne, la duègne, placée près d'une jeune épouse ou d'une jeune femme, exerce sur elle l'autorité d'une mère, réglant ses devoirs, dirigeant ses actions, en les mesurant aux règles de la bienséance et de l'honnêteté. A la cour, il y a des duègnes d'hon- , ou dames du palais, chargées d'accompagner la ruine, et formant sa société obligée. En France, le mot duègne se prend en mauvaise part.

DUEL (dulat. duellum). Les Moralistes ont justement condamné le duel : il viole la première loi des sociétés civilisées, qui est de ne pas se faire justice à soi-même ; il implique à la fois le suicide et l'homicide, et porte la désolation dans les familles ; il fait dépendre l'honneur et le bon droit du hasard d'un coupd'épée, favorisant surtout les duellistes de profession ; enfin, il naît le plus souvent des causes les plus frivoles. Cependant cet usage barbare s'est toujours soutenu, parce qu'il est des offenses que la loi est impuissante à venger.

Le due), tel que nous le connaissons, paraît avoir été inconnu aux anciens : leurs combats singuliers, comme celui de David et de Goliath, d'Achille et d'Hector, de Turnus et d'Énée, des Horaces et des Curiaces, de Manlius etdu géantgaulois, avaient pour but de décider la victoire entre deux peuples ou de soutenir l'honneur d'une nation, et non de vider une querelle entre particuliers. Les Francs et les barbares du Nord introduisirent cet usage dans l'univers, et le destinèrent à venger l'honneur outragé et les querelles privées. La loi bourguignonne l'ordonnait comme épreuve juridique : l'accusateur et l'accusé combattaient ensemble, après avoir juré sur le crucifix que leur droit était bon ; le vaincu était pendu ou décapité ; la bonne cause était du coté du vainqueur. Lorsque les parties étaient des moines, des femmes, etc., ils désignaient des champions. — Interdits par St Louis, qui y substitua la preuve par témoins, et anathématisés par les papes, les duels judiciaires ou jugements de Dieu ne se maintinrent pas moins pendant longtemps en France : ils ne disparurent qu'au \\r siècle, sous Henri IL Mais le duel d'honneur s'est perpétué jusqu'à nous. Il a lieu à L'épée, au sabre, au pistolet, le plus souvent devant des témoins, et d'après des règles qui font partie du code de l'honneur. Portée au plus haut degré sous les derniers Valois, surtout à la cour, la fureur du duel fut réprimée, mais sans par des édits

sévères de Henri IV et de Louis Mil : sous ce de un Montmorency (Bouteville) fut misa mort pour avoir enfreint la défense du roi (1027). Louis XIV, par une ordonnance de 1079, condamna à mort tous ceux qui se seraient rendus sur le terrain, quelle que lût l'issue du duel, et institua, sous le titre de tribunal du point d'honneur, une cour composée des ma- •échaux de France, et chargée de juger les questions d'honneur. — Le Code pénal ne traite pas expressément du duel ; mais, dans la pensée du législateur, le chapitre des crimes et délits contre les pers (livre III, tit.2,ch. 1) devait y être appliqué; depuis 1837, d'après la jurisprudence établie à la cour de ion, l'auteur d'un homicide commis, de blessures faites ou de coups portés en duel, doit

uivi une prévenu des crimes ou délits punis

109-311 du même Code, l.es témoins du duel sonl poursuivis comme complices. La jurisprudence est du reste peu sévère à l'égard du duel,

surtout B'il a eu li u entre militai'

Savaron, I .1. Rousseau, >\ de nos [ours

MM. \ 1851), etc., ont écrit sur If-

Duel ; M. Fougeroux a donné l'Histoire di s

U835). Voir aussi le rapport de M. Valette à la Constituante à propos d'un Projet de loi sur le duel 1849).

duel, en Grammaire. Outre le singulier et le pluriel, certaines langues ont dans leurs déclinaisons et leurs conjugaisons un 3* nombre qui sert à désigner deux personnes, deux choses : telles sont les lan hébraïque, sanscrite, grecque, laponne, polonaise.etc.

DUFRÉMTE. Vou. Feu phosphaté.

DUGO.\G, Halicore, genre do Maœ raifères, de l'ordre des Sirénides, dont les espèces habitent la mer des Indes et la mer Rouge : queue échancrée en croissant ; nageoires pectorales sans ongles ; dents à couronne plate, et deux incisives longues de O", 15 qui descendent de la mâchoire supérieure en forme de défenses. La forme de ces animaux les a fuit comparer aux sirènes de la Fable.

Dl'IT (du lat. ductusj, chaussée faite de pieux et de cailloux, sur le bord d'une rivière et quelquefois en travers du cours de l'eau. On en construit surtout dans les lieux où les flots viennent se jeter au moment de la marée.

DUITE, nom donné par les Tisserands au fil que la navette conduit depuis une lisière jusqu'à l'autre, dans le tissage d'une étoffe. — Les Rubaniers appellent ainsi la portion de la chaîne qui lève ou baisse à chaque mouvement de marche.

DULCIFICATIOiX (du lat. dulcis, doux). Les anciens Chimistes donnaient ce nom à l'opération consistant à mélanger un liquide acre avec un moins caustique; on du/cifioit les acides minéraux (esprit de sel, esprit de nitre) au moyen de l'alcool.

DL'LCITE (du lat. dulcis), substance sucrée isomère de la mannite; formule [C6Hu06].On la trouve dans certaines plantes, telles que le M nemorosum, la Scrophidaria nodosa, etc. — El. découverte par Laurent.

DUL1E (du gr. &ou).EÎa). Vou. Culte.

DU>'ES(dulat. dunum; orig. celtique). On appelle ainsi des monticules de sable que l'on obser les bords de l'Océan ou delà Manche. Ces monticules présentent généralement une pente douce du de la mer, tandis qu'ils sont abrupts du côté de la terre. Le sable qui les compose, poussé par le vent qui souffle de l'Océan une grande partie de l'an: déplace sans cesse, et les dunes marchent lentement mais invinciblement de la mer vers la terre. Pour les arrêter, on a cherché à développer la végétation à leur surface : dans le nord on y est parvenu en y propageant une sorte de jonc marin; dans les landes, en y plantant des pins maritimes. On a calculé que, si l'on n'avait pas arréi" les dunes des bords delà Gironde, avant 500 ans elles auraient englouti la ville de Bordeaux, comme les sables du désert ont englouti autrefois plusieurs villes de la Haute-Ef En Angleterre, dans le Norfolk et le Suflblk, les dunes ont couvert plusieurs villages dont on voit encor clochers. — La loi du 18 juin 1859 a exempté d'impôt pendant 30 ans les semis ou plantations de bois BUT les dunes.

DUNETTE (de dune, élévation), pont lé?or que

l'on construit sur les grands navin s as du

gaillard d'arrière, depuis le couronnement ] 1 sur l'avant du mât d'artim in, poliment. Le dessous est divisé etemm chamm- le capitaine et les premi autrefois la dunette était double ou trip . d. àl ou 3 étages 1 1 y. « hatf.ai d'arriI it, au lieu d'une seconde dunette, oit établissait à l'a du plancher de la première plusieurs chamb dont l'ensemble s'appelait ou i>ien plusieurs cabanes ou carrosses, adossées les une- aux autres sur le milieu de la dunette.

DUO du lat. duo), morceau de musique fait pour être chanté par deux voix, eu exécuté par deux Instruments. Le «lue instrumental est toujours pour deux instruments seuls. Le duo vocales! accom| le plus souvent par un on hestre, un piai 1 IS le nomment duttto.

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