ÉCOLE
exception; 3° la raison tirée de l'aberration de la lumière (Voy. Aberration) -.on ne peut expliquer ce phénomène que par l'effet des vitesses combinées de la terre et de la lumière. En outre, on démontre en Mécanique, que sous l'influence de leur attraction renie, le soleil et la terre doivent tourner tous les deux autour du centre de gravité de leur sys- ; et comme ce centre de gravité, à cause de la masse énorme du soleil, est situé clans l'intérieur même de cet astre, le soleil lui-même demeure a peu près fixe, tandis que la terre tourne autour de lui.
L'obliquité de l'écliptique est variable avec le temps : d'abord le phénomène de la nutation lui fait éprouver une variation périodique de h" en moyenne, en plus ou en moins, dans l'espace de 18 ans ~. Elle est d'ailleurs soumise à une diminution constante de 48" par siècle. Toutefois, d'après les calculs de Lagrange et de Laplace, la diminution totale de l'obliquité de l'écliptique ne peut dépasser 2° 42', après quoi cette obliquité augmentera de nouveau. Diverses mesures de l'obliquité de l'écliptique ont été faites par les anciens, notamment par Hipparque, et plus tard par les astronomes arabes, sous le kalifat d'Al- Mamoun (831 ap. J.-C). Ils la fixèrent à 233 35'.
On nomme axe de l'écliptique, le diamètre de la sphère céleste perpendiculaire au grand cercle de l'écliptique ; les deux extrémités de ce diamètre en sont les pôles. Le pôle boréal de l'écliptique, autour duquel le pôle boréal céleste décrit dans l'espace de 26,000 ans, en vertu de la précession des équinoxes, un cercle de 23° 28' de rayon, se trouve dans la constellation du Dragon.
ÉCLïSSE (du préf. é p. es et de l'anc.haut-allem. kliozan, fendre). Ce motdésigne proprement toutbois plat et mince servant à faire des ouvrages légers ( Voy. Clisse). — Les Luthiers nomment écluses les côtés des violons, des altos, des basses, etc. : ce sont des planches minces et courbées qui forment l'épaisseur de ces instruments, et sur lesquelles reposent la table et le fond. — En Chirurgie, Éclisse est synonyme d'Attelle. Voy. ce mot.
ECLOGITE (du gr. èv.Xoy^, choix), roche composée de grenat et de diallage qui y domine ou même y est presque pur. Elle est d'un vert plus ou moins foncé, et renferme accidentellement quelques minéraux étrangers, comme le quartz, le disthène, l'épidote, etc. On la trouve en Styrie, en Bavière, etc.
ÉCLOS1C»' des oeufs. Voy. OEuf, Incubation et Pisciculture.
ÉCLUSE (du lat. exclusus, exclus, fermé), clôture faite sur une rivière, sur un canal, pour retenir ou lâcher les eaux à volonté. On étend ce nom à un bassin construit entre deux biefs ou parties de canal de niveaux différents, que ce bassin est destiné à faire communiquer : l'intérieur d'une écluse de ce genre s'appelle le sas ; les murs en sont les bajoyers; elle est fermée àses deux extrémités par desportes qui, ayant un peu plus de largeur que le sas, s'arc-boutent l'une contre l'autre et présentent au courant supérieur un angle aigu, ce qui augmente leur force de résistance. Elles sont manœuvrées latéralement à l'aide d'une roue dentée ; mais avant de les ouvrir on fait passer lentement, au moyen des vannes dont elles sont munies, l'eau du bief supérieur dans le bassin, jusqu'à ce que celui-ci soit au même niveau. On ouvre ensuite les vannes des portes situées à l'autre extrémité pour ramener le niveau du bassin au niveau du bief inférieur. Au contraire, dans les écluses dites de chasse, destinées p. ex. à déblayer l'entrée d'un port, on donne issue à l'eau supérieure avec toute la rapidité possible pour que le courant puisse entraîner les vases, les sables ou les galets.
L'invention des écluses ne remonte pas au delà du xve siècle : elle est due à deux mécaniciens de Yiterbe en Italie, dont le nom est inconnu. Voy. Canal.
ECOBL'AGE ou brûlage, opération d'Agriculture qui consiste à écroùter avec Yécobue, espèce de pioche recourbée en forme de houe, la couche super-
ficielle d'un terrain, à soumettre à l'action du feu la partie ainsi enlevée avec les végétaux qui la couvraient, et à répandre sur le sol les produits de la combustion. L'écobuage est une opération de défrichement qu'on pratique surtout pour la mise en culture des fonds marécageux et tourbeux, des landes incultes, des bois d'essarts, enfin de tous les sols qui sont acides et qui contiennent une forte proportion de débris végétaux.
ÉCOE\'ÇO>' ou écoinson. On appelle ainsi : 1° une pièce de maçonnerie ou de menuiserie qui dissimule les angles que forment les parois d'une chambre ; 2° la pierre qui fait l'encoignure d'une porte ou d'une fenêtre ; 3° un meuble triangulaire qu'on place dans les angles d'un appartement.
ÉCOLÂTUE (d'école), ecclésiastique qui dirigeait l'école ordinairement attachée à la cathédrale, et qui plus tard fut chargé d'exercer une surveillance sur les maîtres d'école du diocèse : on l'appelait* aussi scolastique, copiscol, etc.
ÉCOLE (du lat. schola, du gr. a-/o>y\). Dès la plus haute antiquité, il y eut des écoles publiques chez les peuples civilisés, chez les Perses, dans la Grèce, en Italie. Celles d'Athènes étaient célèbres : on y apprenait à lire et à écrire aux enfants, puis on leur enseignait la grammaire, la poésie et la musique, qui comprenait les divers arts ; Homère y était particulièrement lu. Selon Plutarque, il y avait des écoles àGabies, en Étrurie, même avant Romulus. Des rhéteurs grecs fondèrent à Rome des écoles de rhétorique, de grammaire et de philosophie. Les Romains, à leur tour, établirent des écoles municipales en Espagne, dans la Gaule, en Germanie et dans la Grande-Bretagne. Ces écoles avait disparu vers la fin du ve siècle ; mais le christianisme les remplaça aussitôt par les écoles dites épiscopales, parce que chaque siège épiscopal avait la sienne, et par les écoles monastiques, formées dans les cloîtres. A la fin du viiic siècle, Charlemagne releva l'éclat des anciennes écoles et en créa de nouvelles ; il en institua une, entre autres, dans son propre palais, qui, pour ce motif, fut appelée école palatine. Aux xie etxne siècles, ces écoles, fort multipliées, firent place aux classes et aux collèges, et le nom d'école ne fut plus guère donné qu'à des établissements d'instruction spéciale.
école. On donne encore ce nom à une secte philosophique, ou à la doctrine de quelque maître célèbre, ainsi qu'à une classe d'artistes, de peintres surtout, qui reconnaissent un même maître, ou qui ont suivi les mêmes règles de goût. Voy. Philosophie, Peinture, etc.
écoles centrales, écoles instituées par la Convention, le 2 février 1795, devaient embrasser à la fois l'enseignement des sciences, des lettres et des arts. Il devait y avoir une école centrale par 300,000 habitants. Ces écoles, conçues sur un trop vaste plan, ne purent s'établir d'une manière sérieuse; modifiées en 1796, transformées pour la plupart en lycées dès 1802, elles cessèrent d'exister en 1808, lors delà création de l'université. — Auj.,#il existe, à Paris, sous le nom d'Ecole centrale dès Arts et Manufactures, une école d'où sortent d'excellents ingénieurs.
écolfs d 'agriculture. On en compte i : à Grignon (S.-et-0.),au Grand-Jouan (Loire-Inf.).à Montpellier (Hérault), au Lézardeau (Finist.) Elles reçoivent des élèves internes ou externes et des auditeurs libres. Pour être admis comme élève, il faut être âgé de 18 ans révolus et subir un examen d'admission ; les bacheliers ès-sciences sont admis sans examen. Les auditeurs libres ne sont admis qu'en vertu d'une autorisation ministérielle. Après deux années d'étude, tout élève reconnu capable et méritant reçoit un diplôme d'instruction agricole (Circulaire d'août 1869). Voir le Rapport de M. Pompée [Jury de l'Exposition univ. de 1867, t. XIII, p. 411-523). Voy. Agriculture.
écoles industrielles. Voy. Arts-et-Métiers, Commerce, Industrie et Instruction.
ÉCOLES MILITAIRES. Voy. MlLITAIRB.