ÉCURIE
KDENTÉS.
ÉCUBIER, trou rond percé à l'avant d'un bâti- 'ment pour y faire passer les câbles. Il y en a deux à chaque bord de l'étrave, en dessous de la poulaine. ÉCUEIL (du lat. scopulus), rocher sous-marin Jdont le sommet s'élève à fleur d'eau ou du moins assez haut pour faire courir des dangers aux navires. On leur donne aussi les noms de récifs, hauts- 'fonds, brisants, battures, etc. — Les écueils sont indiqués sur les cartes marines par des groupes d'astérisques.
ÉCUELLE (du lat. scutellu). Ce mot, qui propre ment signifie un vase un peu creux, suffisant pour iroirla portion d'une seule personne, a souvent désigné, dans l'ancien Droit coutumier, une taxe poulies pauvres, ainsi que certaines redevances féodales. Voy. Cotyle.
En Zoologie, le mot écuelle désigne quelquefois le disque formé par la jonction des deux nageoires ventrales qu'on observe dans quelques poissons.
écuelle d'eau, nom vulgaire del'Hydrocotyle commune. Voy. ce mot.
ÉCUME (de l'anc. ht-allem. scîîw), mousse blanche et légère provenant des bulles d'air introduites par l'agitation dans les liquides {écume de la mer), ou de la coagulation de l'albumine, comme cela a lieu dans la clarification dos sirops, ou de la séparation des scories dans les métaux en fusion, etc. Par suite, on a donné le nom d'écume à la salive mousseuse du cheval, des chiens enragés, etc.
Ecumes printanières. Voy. Crachat (de coucou). écume de mer. On donne ce nom : 1° h une variété blanche et légère de Magnésite (Voy. ce mot), avec laquelle on fait des pipes très-recherchées ; — 2° à un composé de plantes marines et de polypiers que les vagues jettent sur le rivage et dont on se sert pour fumer les terres ; — 3° à une espèce de polype du genre Alcyon.
ECUREUIL (du gr. <7xtovpo;), Sciurus, genre de Mammifères, de l'ordre des Rongeurs, type de la famille des Sciuriens. Ce sont de petits animaux de forme gracieuse, à taille légère, àqueue longue, touffue, disposée en panache et relevée sur le dos; aux oreilles petites, droites et terminées par des pinceaux de poils soyeux. Ils se dressent pour manger etse servent fort adroitement de leurs pattes de devant pour porter leurs aliments à leur bouche : celle-ci est armée de deux incisives aiguës h chaque mâchoire. L'écureuil est remarquable par son agilité : il passe sa vie sur les arbres, sautant de branche en branche et grimpant en un instant au sommet le plus élevé ; à terre, il ne marche que par bonds. Dans l'état de liberté, il amasse pour l'hiver des provisions de noisettes et de glands, et il a l'instinct de les répartir en plusieurs cachettes, qu'il sait parfaitement retrouver, même sous la neige. Il s'apprivoise aisément et vit volontiers en cage ; il porte une odeur fade et musquée, néanmoins sa chair est assez bonne. — Notre É. com- S. vulgaris a le dos roux et le ventre blanc. Dans le Nord, cette couleur se change, pendant l'hiver, en un beau cendré bleuâtre qui constitue le petit-gris des fourreurs. Parmi les autres espèces, bn remarque VÉ. des Alpes et des Pyrénées (S. alpid'un brun très-foncé ; VÉ. delà Caroline (S. cinereus), d'un gris-cendré et p!us grand que l'espèce commune ; VÉ. à masque (S. capùtratus), gris de fer, à tète noire et museau blanc ; VE. de Malabar (S. maximus), qui a la taille d'un chat, etc. h'É. volant ou l'oiatouc/te, animal nocturne qu'on trouve en Russie et au Canada, possède une sorte de parachute formé entre ses jambes par un repli de la peau. Il peut, comme le Phalanger volant, faire de grands >auts en allant d'arbre en arbre, et même se soutenirquelques instants dans l'air.
ECURIE (de l'anc. ht-allem. skiura, étable). Une bonne écurie doit être située dans un lieu sec, jouissant d'un air libre, exposée au levant, facilement aérée pour l'été et à l'abri des vents d'hiver. Le jouidoit venir d'en haut et frapper sur la croupe des che- I
vaux, jamais sur les yeux. On doit y entretenir une grande propreté, enlever souvent le fumier et ménager un facile écoulement aux urines. Une écurie est dite simple quand il n'y aqu'unrangde chevaux, double quand il y en a deux ; dans ce cas, le mieux est de disposer les deux rangs de chevaux tète à tête, mais tout-â-fait séparés. On donne aux chevaux leur nourriture sur le râtelier, espèce d'échelle horizontale placée un peu au-dessus de la tète qui reçoit le foin et la paille, et dans la mangeoire, espèce d'autre un peu évasée où l'on dépose le son, l'avoine, etc. On sépare les chevaux les uns des autres, dans les écuries i rdinaires, à l'aide d'une pièce de bois suspendue horizontalement par deux cordes; dans lesécuriesbien tenues, par une cloison en planches plus élevée du côté de la tète que vers la croupe: l'espace c m pris entre les deux cloisons prend le nom anglais de box. La place nécessaire à. un cheval est, en longueur, de ka à 4m,50; en largeur, de l^O à lm,50 ; en hauteur, de 3 ou 4m.
ÉCUSSOIV (d'écu). Au moyen âge, ce mot désignait une sorte d'écu pointu par ie bas et particulier à la petite noblesse. — En termes de Rlason, Vécusson est un petit écu qui, comme pièce accessoire, en vient charger un plus grand. Placé au milieu du champ de l'écu, il s'appelle È. en abîme. — On donne aussi le nom d'écussons aux armoiries peintes que l'on append devant la porte ou aux piliers des églises, dans les fêtes solennelles et les services funèbres.
En Zoologie, on nomme écusson: l°une pièce triangulaire située h la partie dorsale du corselet des insectes, en arrière du prothorax et au côté interne de la naissance des élytres ; 2° une pièce calcaire située sur le dos de la coquille de certains mollusques, et ordinairement séparée par une ligne plus ou moins tranchée ; 3° diverses pièces cornées existant sur les pieds ou aux tarses de certains oiseaux.
En Horticulture, un écusson est une petite plaque d'écorce, munie d'un bourgeon, que l'on enlève à un individu pour l'introduire sous l'écorce d'une autre plante préalablement incisée en T. C'est ce que l'on appelle la greffe en écusson. Voy. Greffe,
ÉCUVER (du b.-lat. scutarius , de scutum, écu).'Ce mot, primitivement, désignait un gentilhomme chargé de porter Vécu d'un chevalier ; il fut ensuite appliqué à un office de cour et devint un titre de noblesse (Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.). Auj., en France, il ne se dit plus guère que de celui qui dresse les chevaux au manège, et qui enseigne l'équitation. Voy. Éqii-