ECRIVAIN
plusieurs à peu de distance l'un de l'autre. On prend aussi les écrevisses à la main, en fouillant les trous où elles se caclient, ou au moyen d'un fagot de menu bois dans lequel on met de la viande, et que l'on retire lorsque les écrevisses y ont pénétré.
ÉCREVISSE (SIGNE DE L'j. \'0)j. CANCER.
ÉC1UN' (du lat. scrinium), petit coffret destiné à renfermer des pierreries et des bijoux. Au moyen âge, écrin était synonyme de coffre, de caisse, de carton, de layette, etc.
ECRIT anonyme. Voy. Anonyme et Menaces.
Droit écrit. Voy. Droit.
E< r.ITL'RE 'du latin scriptura, de sm'fiere, écrire), art de représenter la pensée par des caractères ou signes visibles. On distingue YE. idéographique, exprimant les idées elles-mêmes, et YE. phonétique, représentant les sons dont les mots se composent. A la première appartiennent les chiffres arabes, les signes symboliques de l'algèbre, etc. Les caractères alphabétiques constituent Ta seconde : un petit nombre de signes y suffit pour exprimer les diverses articulations de la voix.
Chez tous les anciens peuples, l'écriture a été d'abord idéographique, puis est devenue phonétique par des transformations graduelles. On distingue à cet égard trois systèmes principaux :
1° Ecriture cunéiforme, employée pour le chaldéen, l'assyrien, l'arméniaque (dui\eau vne siècle av. J.-C), le susien et le mède. Inventée par les Touraniens, elle fut d'abord composée d'imas^ d'objets matériels, puis remplaça l'image par quelques traits, enfin devint purement cunéiforme, c.-à-d. que tous les signes furent ramenés à une combinaison de traits en coin (en lat. cuneus). Ce coin n'est autre chose que le sillon tracé avec un style triangulaire dans les tablettes d'argile molle qu'on faisait ensuite sécher pour tenir lieu de manuscrits. De ces signes, les uns sont représentatifs, d'autres sont symboliques, d'autres enfin, et les plus nombreux, sont phonétiques et représentent une syllabe entière. Ils forment deux alphabets : le touranien ou médo-scythique et Y assyrien . U n second système d'écriture eu néiforme , propre à la Perse (alphabet iranien), paraît originaire de la Bactriane : il fut d'abord syllabique ; mais, dans les inscriptions des Achéménides, il est purement alphabétique. — Consulter Fr. Lenormant, Manuel d'histoire ancienne de l'Orient (1869,. Voy. Cunéiformes (caractères).
2° Ecriture égyptienne. L'Ê. hiéroglyphique comprend deux sortes de caractères,lesunsidécgraphiques (soit figuratifs de l'objet même, soit symboliques), les autres phonétiques, (représentant soit des syllabes, soit des lettres). L'É. hiératique, employée dans les manuscrits, .est une abréviation cursive des hiéroglyphes. L'E. démotique, inventée vers le vne siècle avant J.-C, est plus abrégée encore. — La valeur de ces divers signes a été découverte par Champollion, et les monuments de la langue égyptienne, qu'on interprète à l'aide du copte, ont été expliqués par ses travaux et par ceux de MM. Lepsius, Birch, Brugsch, Ch. Lenormant, Ampère, De Rougé, Mariette,, Chabas, etc. Voy. Hiéroglyphe.
3° Ecriture phénicienne. Les Phéniciens complétèrent l'œuvre des Égyptiens en répudiant toute trace d'idéographisme, en supprimant les valeurs syllabiques et en ne représentant que des voyelles et des consonnes. Ils formèrent leur alphabet en choisissant, parmi les lettres de l'écriture hiératique égyptienne, 22 caractères dont chacun devint le représentant invariable d'une voyelle ou d'une consonne de leur idiome. Par leurs relations commerciales, ils propagèrent leur invention dans une grande partie du monde. De làjiaquirent les alphabets usités chez les Hébreux, dans la Grèce et l'Italie, en Espagne, chez les Germains et les Slaves avant leur conversion au christianisme, dans l'Arabie et la Libye, enfin dans l'Inde, dont le plus ancien alphabet, "le magâdhi, rattaché par Alb. Weber à la source phéni-
cienne, a donné naissance à une foule de dérivés. — Consulter Fr. Lenormant, Introduit ion à unmémoûre tur la propagation de l 'alphabet phénicien dans l'ancien monde (1807 , etc.
Chez les Grecs et les Piomains, on écrivait couramment avec un poinçon appelé style sur des tablettes de bois enduites de cire. On mettait au net les actes, les lettres et les ouvrages sur du papyrus ou du parchemin, matières remplacées à la fin du moyen âgepar le papier decoton et le papierde chiffe ; l'instrument était un roseau effilé et fendu a la pointe {ca/amus), auquel on substitua la plume ver* le ixe siècle ; on employait ordinairement l'encrenoire pour le corps des écrits et l'encre rouge faite de cinabre pour les titres et les capitales [Voy. Inscription, Manuscrit, Style, Rubrique, etc.). — Pour le grec, les diverses espèces d'écriture furent successivement : la capitale, composée de majuscules ; Yonciale Voy. ce mot); la minuscule des tachygraphes et la minuscule liée des calligraphes au xc siècle. Pour le latin et le français : la capitale, Yonciale, la minuscule proprement dite et la minuscule diplomatia xe, la cursive (écriture expéditiveetusuelle),lam£i;/e 'qui empruntait ses lettres à la fois à la majuscule, à la minuscule et à la cursive) ; on distingue en outre deux époques, l'une du ive siècle au x ue siècle et l'autre du xme siècle au xvie ;où les lettres prennent des formes improprement appelées gothiques). Il faut y joindre les sigles, les notes tir (miennes, les abréviations proprement dites, les monogrammes et les sceaux {Voy. Diplomatique, Paléographie, Abréviations, etc.). — Voir en outre : Herm. Hugo, De prima scribendi origine (1738); Astle, Origin and progress of writing (1784); Fortia d'Urban, Essai sur l'origine de l'écriture ll832);Klapvoth,Origine des diverses écritures de l'ancien monde (1832); L. de Rosny, Recherches historiques et philosophiques sur l'écriture des différents peuples anciens et modernes (1857-58), etc..
En Calligraphie, on distingue auj. différentes sortes d'écritures, selon la forme donnée aux lettres : les principales formes d'écriture cursive usitées en France sont la ronde, dont la pente est à gauche et les traits assez grands ; la bâtarde, qui est presque droite ; la gothique, qui approche de la forme carrée ; la coûtée, Y expédiée, inclinées et liées; enfin Y anglaise, dont la pente à droite est très-inclinée et les traits fort déliées : cette dernière tend à se substituer à toutes les autres. On trouvera des exemples des diverses écritures dans le Trésor calligraphique gravé par Piquet et dans le recueil d'Ecritures anciennes et modernes de Midolle (1840).
Ecriture abrégée. Voy. Sténographie.
Ecriture secrète. Voy. Cryptographie.
écriture sainte. Voy. Bible.
écritures, terme de Commerce, qui désigne les livres et registres d'un négociant. Pour faire foi de la vérité des opérations, lesécritures doivent être tenues au courant, jour par jour. Le Code de commerce déclare banqueroutier frauduleux tout commerçant failli qui aura supposé des dettes passives et collusoires en faisant des écritures simulées. — On appelle écritures de banque, les billets que les commerçants, banquiers, etc., qui ontdes comptes en banque, se donnent réciproquement pour opérer des transferts. — En termes de Marine, on appelle écritures les papiers, registres, passe-ports, etc., qui se trouvent dans un navire, et qui peuvent donner des éclaircissements sur les qualités des passagerset des marchandises qui composent la cargaison.
On distingue, en Droit, les E. authentiques, qui émanent d'un fonctionnaire public, et les E. privées, qui émanent des simples particuliers {Voy. Actes faux, Approbation et Vérification d'écriture). — En termes de Pratique, les écritures sont les procédures faites par écrit pour l'instruction d'une cause.
ÉCRIVAIN {d'écrire). On nomme expert écrivain un maître d'écriture assermenté près d'un tribunal.
Avant l'invention de l'imprimerie, les écrivains ou
EGTOCARPE.
ÉGUANTEUR.
copistes, appelés cai 'ligrnphi chez les Grecs, hbrarii chez les Romains, jouaient un pôle fort important. Ils avaient poussé leur art à un degré extraordinaire ; au moyen âge, plusieurs exécutent des chefs-d'œuvre qui leur font prendre rang parmi les artistes célèbres : on cite à cette époque, en Italie, (Jirolanm Rocco, à Venise ; Augustin, à Sienne ; Créci, à Milan ; le Canon, à Rome ; dans les Pays-Bas, A-Kempis ; et plus tard, en France, Nie. Flamel, Lucas, Josserand, Beauchesne, Legangneur,à qui l'on doit la Calligraphie et\a Ti'chnoy rapine de l'écriture française (1599). Sous Louis XIV, on cite Jarry, etc. Quoique bien déchue de son importance, la calligraphie compte encore de nos jours des maîtres habiles, MM. St-Omer, Werdet, Favarger, Taupier, etc.
Les écrivains formaient jadis en France une corporation qui jusqu'au xvie siècle fut réunie h celle des libraires. En 1570, ils furent reconstitués sous le titre à& maîtres-experts-jurés, et obtinrent plusieurs privilèges; en 1779, il leur fut donné de nouveaux règlements, par lesquels ils furent régis jusqu'en 1793.
Ecrivain est le nom vulgaire d'une espèce de Perchent de YEumolpe de la vigne. Vou. ce nom.
ÉCHOIT (du lat. scrobis, trou). En Technologie, on nomme ainsi une pièce de fer, de bois ou de toute autre matière, percée en spirale. L'écrou peut être une pièce particulière, ou bien il peut être creusé dans une pièce de bois ou de fer, mobile ou fixe : en tout cas, il s'adapte à une vis dont il est le moule, et qu'il retient fortement, de manière à l'empêcher de sortir. Voy. Vis.
Écnou (jadis escroue, du b.-lat. scroa, qui signifiait primitivement morceau, lambeau), procès-verbal indiquant le jour où une personne a été mise en prison, la cause pour laquelle elle a été arrêtée, et par l'ordre de qui l'arrestation a été faite. L'absence d'une seule de ces formalités entraîne la nullité de l'emprisonnement. Il y a un registre d'écrou dans toutes les maisons de détention. — Le mot écrou s'est employé encore dans le sens de quittance ou décharge ; il désignait aussi les rôles que les receveurs des amendes donnaient aux sergents pour forcer les contribuables à payer, ou les états de la dépense de bouche de la maison du roi.
ÉCROUELLES. Voy. Scr.orui.ES.
ÉCROCISSAGE(ong. incertaine), propriété qu[ont certains métaux, l'or, le fer, le cuivre, le platine, it, etc., de devenir plus durs, plus denses, plus élastiques, lorsqu'ils sont battus à froid. On •écrouit non-seulement à l'aide du marteau et du balancier, mais aussi par le laminoir et la filière. L'écrouissage s'applique surtout aux métaux qui ne sont, pas susceptibles de se durcir par la trempe. Dans l'horlogerie, toutes les pièces de laiton sont durcies le cette manière.
ÉCHU (du préf. é p. es, et de cru, non cuit), nom donné au ni, a la soie, à la laine, etc., qui, n'ayant pas subi le décreusage, el n'ayant pas été laves à l'eau bouillante, ont conservé leur couleur naturelle.
ECS AltCOBfE (du gr. r/.T<xpxt.>",a), nom donné aux végétations charnues ou tumeurs fougueuses qui se ioppent dans certaines maladies.
ECTHYMA (du gr- ËxQuua), éruption caractérisée par des pustules larges, arrondies, ordinairement discrètes, à hase dure et enflammée, auxquelles succède une croûte plus ou moins épaisse.tjui brunil en
vieillissant et laisse après elle une empreinte POU B
ou moins persistante, et plus rarement une véritable cicatrice. On distingue l'E. aigu et l'E. chronique. Le premier est accompagné de Bèvre et s tou tes les allures d'une maladie éruptive fébrile. Le second est toujours un Bigne de cachexie ou de débili
talion profonde; il se rencontre elle/, les sujets qui ont été mal nourris et ont soutl'ert, souvent aussi
chez les vieillards ; le traitement consiste dans l'u-
■ des bains et des toniques.
ECTOCARPK (du gr.éxtô;, en dehors, et xapirô;, fruit), Ectocarpus, genre de la famille des Vlgucs,
section des Phycoîdées : ce sont des algues cloisonnées, analogues aux Conferves, mais qui en diffèrent parce qu'elles ont leur fruit en dehors des filaments.
ECTOSPERME (du gr. È-/.-6;, et gtzî^ol, graine), Ectosperma, genre d'Algues. Voy. Vai chékie.f
ECTROPION (du gr. £y.Tp67riov), dit aussi Éraillement des paupières, renversement des paupières en dehors, de sorte qu'elles ne peuvent plus recouvrir te globe de l'oeil. L'ectropion s'observe le plus souvent à la paupière inférieure : il pnut être produit par la rétraction de la peau à la suite d'un ulcère, d'une plaie, d'une brûlure, etc. ; ou bien il dépend du gonflement ou du relâchement de la membrane conjonctive. Lorsqu'elle est déterminée parles progrès de l'âge, cotte difformité est incurable.
ECTROTIQUE (du gr. Ëxxpumxôc .synonyme d'abortif. — On a donné le nom de méthode ectrotique à l'emploi de la cautérisation pour faire avorter les pustules varioliques, le zona et l'érésypèle. Cette méthode, préconisée par Bretonneau, n'est pas toujours efficace et son emploi réclame de la prudence.
ECU (du lat. scutum), nom donné, surtout à partir du xuic siècle, à un bouclier oblong ou quadrangulaire, large du haut, quelquefois échancré dans cette partie et se terminant par une pointe, qui était à l'usage des chevaliers et des hommes d'armes : ils le portaient au cou ou à l'arçon de la selle, et, au moment du combat, ils le suspendaient au bras gauche. L'écu était ordinairement en bois couvert de cuir et garni d'un bord en métal, quelquefois seulement en cuir bouilli ; les aspirants à la chevalerie le portaient uni jusqu'à ce qu'ils eussent gagné par quelque haut fait le droit d'y faire peindre des emblèmes propres à le rappeler ; celui des chevaliers était orné de figureshéraldiques et souvent de devises. L'usage de l'écu s'est conservé jusqu'au temps de François Ier, où il a été remplacé par la rondelle ou rondache. Voy. Bouclier.
En termes de Blason, l'écu est la figure d'une sorte de bouclier, sur le champ duquel on dessine les pièces des armoiries.
Écu, pièce de monnaie, d'or ou d'argent, ainsi nommée parce qu'elle portait lYex,c.-;i-d. les armes du souverain ou du pays. La valeur et le poids de l'écu ont changé selon les temps.
En France, il y a eu des écus à I" couronne «Ter, au soleil, an porc-épic, à la salamandre, à la croisette ; des écus heaume (c.-à-d. casque , etc. Les premiers écus d'or furent frappés sous Philippe le Hardi : ils valaient alors 14 fr. 22 c; sous Charles M, huit- valeur légale était de 11 fr. 93 c. ; sous Lo is XIV, en 1G55, ilsne valaient plus que G livres de l'époque. On en taillait d'abord 54 au marc ; mais, à partir du x\ i* siècle, on en tailla 70 et même 72. Il y avait desdmnt- ^cw?,en or, des quarts d'écu, en argent
On a appelé écus blancs des pièces d'argent de 60 sols de l'époque, frappées sous Louis \||I en 1641, et valant 6 fr. 23 c. ; mais on donne plus communément le nom d'écu aux pièces d'argent de 3 et de ti livres, qui furent frappées sous Louis XV en et qui ont été remplacées par nos pièces de 5 fr ils ne valaient plus au moment de leur démo:; tion, que 2 IV. 75 C. et 5 fr. 80 C. — Dans le la ordinaire, on dit encore quelquefois . ait.'/e
éçUS, peur 300 ou 3000 fr.
\ l'étranger, diverses monnaies réelles ont également reçu le nom d'écu. On peut les 3 types: l'écu d'Italie scudo), qui a valu de S à 7 fr.
et qui est auj. identique à notre pièce de ;> fr. ; l'éCM
d'Espagne (escudo . qui vaut actuellement S fr.
el l'écu d'Allemagne [thaler ou rixdale , qui a varié
de 3 iv. ti c. à :> fr. 20 c.
1.1 de soBieSKi, constellation située dans rhômisphoro austral, au-dessous de l'Aigle, entrer \ minons et le Serpentaire. Elle contient 16 étoiles princi
h i wi: i r, croux que présente le dehors d'une inclinaison des rais sur le moyen d'une n ■ '• • Roi 1 .