EFFET
mation de quelques organes internes font des Édentés 1rs plus inférieurs des Mammifères: ils appartiennent tous à l'ancien continent. — Cet ordre se partage en cinq familles: les Paresseux, les Tatous, les Orycféropes, les Fourmiliers et les Pangolins. Il comprend en outre plusieurs espèces éteintes : leMégathérium, le Mylodon, le Glyptodon, etc.
ÉniLlTE (dulat. œdiïitas), magistrature des édiles { Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et deGéogr. . — En France, ce mot désignait, avant 1789, la police de voirie ( Voy. ce mot) ; auj.on l'emploie quelquefois pour désigner l'autorité municipale.
ÉDINGTONITE [ï:a3Si-+12 Al Si-j- 12 Aq], silicate de chaux et d'alumine hydraté qui cristalliseen prismes rectangulaires et qu'on trouve à Kilpatrick en Ecosse.
ÉDINITE (à'Édin, nom poétique d'Edimbourg), snhstance minérale que l'on a trouvée dans les basaltes des environs d'Edimbourg. C'est un silicate de cliaux et de soude, avec des traces d'oxyde d'étain, d'oxyde d'alumine et de carbonate de magnésie.
ED1T (du lat. edictum .(liiez les Romains, ce mot signifiait la citation qui appelait les citoyens devant la justice, et les règlements faits par certains magistrat s, tels que les édiles et les préteurs, pour être observés pendant le temps de leur magistrature. Les Edits du préteur furent codifiés sous x\drien par le jurisconsulte Salvius Julianus. — On appelle aussi Edits les constitutions portées parles empereurs sur des objets d'utilité générale.
, En France, avant 1789, on appelait spécialement Edits les ordonnances qui s'appliquaient à des matières particulières. Les édits étaient signés par le roi, visés par le chancelier, scellés du grand sceau de cire verte sur des lacs de soie verte et rouge : ils étaient, en outre, vérifiés et enregistrés par les parlemente (Fou. Enregistrement). — Pour la liste des principaux edits, anciens ou modernes, Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
ÉDITEUR (dulat. editor). On entend par ce mot: 1" l'homme de lettres ou le savant qui revoit et publie les ouvrages d'un autre, ou même qui revise Il s -ions propres ; 2° le libraire qui publie à ses Irais l'ouvrage d'un auteur. Dans la première classe, on peut ranger la plupart des commentateurs et. philologues, tant anciens que modernes, depuis Aristi rqueet Démétrius de Phalorc jusqu'à nos jours. Parmi les seconds, qu'on appelle aussi libraires-éditeurs, il faut citer les Aide, les Estienne, les Elzevir, les Barbou, lesDidot, les Panckoucke, Crapelet,Bodoni , Baskerville, ISrockhaus, L. Hachette, M. Lévy, l'urne, Didier, Garnier, etc. — Dans la presse périodique, on appelle éditeur responsable celui qui,à défaul de l'auteur, doit répondre, tant devant l'autorité qu'envers les particuliers, de ce qui s'imprime dans son journal. Cette obligation a été créée parla loi dulO juin 1819. Voy. Presse.
ÉDITION (du lat. editio), se dit et de l'impression et publication d'un 0U> rage, el du nombre de foisque le mi me ouvragées) réimprimé : c'est ou ce sens que l'on dit. la première, \a,seconde,la dern ère édition. On appelle édition princeps, la première édition d'un au teur ancien. — Souvent on donne au public comme nouvelle édition, ce qui n'est qu'un nouveau tirage d'une édition antérieure, qui n'a de changé que le titre et quelquefois la préface.
EDOLlUS,nom latin scientifique du Drongo. Voy. ce mot.
EDREDON (de l'allem. Eiderdunen), duvet l< ev qui i o ivre l'estomac de l'Eid , — On
donne le même nom à un sac de soie ou de Inde rem
pli de ce duvet, et qui sert de couvre pied.
ÉDUCATION (du lat. educatio .C'est l'art de dé velopper les facultés physiques, Intellectuelles et morales d'un enfant: d'où la triple division en É. physique, a. intellectuelle ou Instruction, e\ É. morale. Parmi les écrivains nombreux qui se sont occupés de ce sujet important, nous citerons chez les anciens:
Platon, Xénopbon, Cicéron et Plutarque; chez l< dernes , I. sSilvius, Sadolet, I l'édu-
cation desenfants), Fénelon et M^'de.Mainteno V éducation des filles), M"' de Genlis, Mn" Gu Leftres sur Véducation) -. M"" Necker de Saussure^ l'Education progi écrits de Pi 3tali
Fellenberg, de Niemeyer, du P. Girard, el les ti De l'éducation de Mgr Dupanlonp, de M. Barrau et de M. Prévost-Paradol. L'Emile de J.-J. Rousseau, bien qu'offrant d'excellentes vues, est plutôt le roman que le code de l'éducation,. Dans la pratique, on se servira utilement de {'Education maternelle de MmcTastu et du Cours d'éducation \ richides Conseils aux mères et aux jeunes per de M.Théry. — Voy. Pédagogie, Enseignement, Instriction.
ÉDULCORATION (du lat. dulcis, doux\ addition d'une certaine quantité de sucre, de miel ou de sirop aune substance médicamenteuse pour en adoucir la saveur trop acide, en masquer le goût désagréable, ou en relever l'insipidité. — Voy. Dclcificai u
EDWARSITE, substance minérale d'un rouge hyacinthe, transparente ou translucide, qui cristalliseen prismes rhomboîdaux droits, clivables parallèlement à la base; son poids spécifique varie de 4,2 à 4,6. C'est une combinaison de phosphate et de silicate alumineux de zircon et de protoxyde de cérium. On la trouve dans les granits de l'Oural, et dans les gneiss du Connecticut.
EFFANAGE (de fanes), opération d'Agriculture qui consiste à couper la sommité des feuilles des plantes graminées [blé, seigle, maïs, etc.), pour empêcher la sève de s'élever trop rapidement. On fait Veffttnagea.va.nl que les épis soient montés. Les effanures peuvent servira noarrir les bestiaux.
EFFARVATTE, ncm vulg. de la Fauvette des Roseaux ou Petite Rousserolle. Voy. Fauvette.
EFFECTIF (du lat. effedinis). Dans l'Art militaire, on appelle effectif le chiffre qui représente l'état et le nombre des troupes d'une nation. En termes de Comptabilité militaire, ['effectif est va relevé des contrôles annuels. C'est aussi le nombre des soldats présente au corps ou absents par maladie ou par congé relevé chaque jour et indiqué officiellement dans des feuilles d'appel.
On appelle Deniers effectifs les espèces, par opposition aux valeurs fictives ou au papier.
EFFENDI (corruption du gr. aOOivrr,;, seigneur, qui agit de sa propre autorité), titre de dignité en Turquie. Voy. le Dict. d'Hist. et deGéogr.
EFFERVESCENCE (du lat, effen uillon-
ner), bouillonnement produit par le d gageaient rapide d'un fluide aériforme, traversant un liquide sous forme de bulles qui viennent crever à la surface. L'effervescence peut être produite par il qui existent tout formés dans les liquides, i dans la bière, le vin de Champagne, le ses, etc., ou bien être le résultat du dégagement d'un gaz formé' à l'instant même par une décomposition : c'est ce qui arrive lorsqu'on verse un acide sur un carbonate ou un chlorhydrate, lorsqu'on décompose l'acide azotique à l'aide du fer, v\c. L'effervescence est souvent accompagnée d'une émission
de chaleur.
EFFET (du lat. effectus). En Philosophie, c'est la t'ait produit par une cause. Voy. C.visi.
En Droit, ce mot es- Bynonyme de valeur: les effets de mobilier, de succession, sont tout ce qui compose un mobilier, une BUCi essieu. Dans un sens plu»
général, le mol effet comprend tout tit e de cr el devient alors Bynonyme de billet. Li
commerce sont toutes valeurs ■ USCeptibles d'être mises en circulation dans le commerce : '
billet à ordre, la lettre "' les coupons d'em-
prunts et d'à . '■ i mandats, les chèques, etc.
I'. ces mots . On nomme l '/' I - /••■ ! liCS tOUS les titres que l'administration pul iique met en circulation
par suite d'emprunts contraeti -. I . Fonds poi