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ÉGÉRIE

EFFET RÉTROACTIF. VoiJ. RÉTROACTIVITÉ.

EFFEUILLAGE ou effëuillaison, action d'enlever les feuilles d'une plante. On y a recours pour favoriser la maturation des fruits en les exposant au soleil, et diminuer la force de la végétation dans les plantes trop vigoureuses. Cette opération est souvent dangereuse pour la santé des arbres. On ne doit effeuiller la vigne et les arbres que quelques jours avant la récolte des fruits.

EFFIGIE (du lat. effigies), figure, représentation qu'on fait d'une personne, soit pour l'honorer, soit pour la flétrir par des marques de mépris.

Les monnaies sont ordinairement frappées à l'effigie du souverain. Voy. Monnaie et Médaille.

On exécute en effigie le condamné par contumace- Cette exécution consiste auj. à faire afficher par l'exécuteur des hautes œuvres, à un poteau dressé sur une place publique, l'extrait du jugement de condamnation (C. d'Instr. crim., art. 472). Autrefois, c'était l'effigie même du condamné que l'on exécutait; c'est en ce sens qu'on dit : 11 fut pendu en effigie ; il eut la tête tranchée en effigie.

EFFLORESCENCE (du lat. efflorescere, fleurir, conversion d'une substance solide, surtout d'un sel, en une matière pulvérulente, par son exposition à l'air libre, soit qu'elle attire l'humidité atmosphérique et se convertisse en un hydrate, soit qu'elle perde une portion de son eau de cristallisation, soit enfin qu'elle se combine à la fois avec l'eau et avec l'oxygène de l'air. Les efflorescences blanches et d'une finesse extrême qu'on remarque souvent sur les parois des caves humides sont des cristaux de sous-carbonate de soude ou de salpêtre. — Les anciens chimistes appelaient efflorescence des pyrites le sel formé par la combustion lente d'un sulfure au contact de l'air humide, et qui se présente sous la forme de petites aiguilles blanchâtres ou verdâtres.

EFFLUVES du lat. efftuvium), fluides impondérables, imperceptibles, qui se dégagent,dit-on,detousles corps, surtout des substances animales ou végétales, dans l'état sain, dans le travail de la décomposition, ou dans l'état de putréfaction. On leur donne le nom d'émanations, lorsqu'elles se produisent sans décomposition apparente du corps d'où elles sortent ; d'exhalaisons, si elles deviennent sensibles à la vue par une sorte de vapeur; de miasmes, si elles exercent une action dangereuse sur l'économie animale. Chaque espèce, chaque individu, a ses effluves, caractérisés par une odeur particulière , souvent insensible à l'odorat de l'homme, mais apppréciable par les sens des animaux, du chien surtout. Les effluves jouent un grand rôle dans les épidémies. C'est aussi par l'action d'effluves insensibles au commun des hommes qu'on a cherché à expliquer les phénonomènes du magnétisme animal.

EFFORT (d'efforcer). En Physiologie, on nomme ainsi toute contraction musculaire, plus ou moins forte, qui a pour objet soit de résister à une puissance extérieure, soit d'accomplir une fonction naturelle (Voy. Cause,. — En Mécanique, effort est synonyme de force. Voy. ce mot.

effort, douleur vive qui se produit à la suite de la contraction trop brusque d'un muscle, comme celle que l'on ressent dans les reins quand on fait effort pour soulever un poids trop lourd : on dit alors qu'ox s'est donné un effort, qu'o/i a un effort de reins. — Voy. Hernie.

La Hippiatrie, l'effort de la hanche s'appelle allonge : c'est une cause de hoiterie. Voy. ce mot.

EFFRACTION (du lat. effractio). Le Code pénal (art. 393) qualifie de ce nom tout forcement, rupture, 1 lation, démolition, enlèvement de murs, toits, p anchers, portes, fenêtres, serrures, etc., servant à fermer le passage, et de toute espèce de clôture, quelle qu'elle soit. L'effraction extérieure est celle à l'aide de laquelle on s'introduit dans les maisons,cours, lusses-cours, enclos ou dépendances, etc.; l'effraction intérieure jcqWq qui est faite aux portes ou clôtu-

res du dedans, aux armoires et autres meubles fermés. L'effraction, jointe au vol, devient une circonstance aggravante : elle était autrefois punie do mort; auj. elle emporte la peine des travaux forcés à perpétuité ou à temps. Dans les autres cas, elle est punie comme simple bris de clôture. Voy. Bris.

EFFRAIE [d'effrayer), Sirix, subdivision du genre Chouette, renferme des oiseaux de proie nocturnes,caractérisés par leur bec crochu, lotir dos nuancé de fauve et de cendré ou de brun, moucheté de points blancs et noirs; leur ventre brun ou fauve. L'Effraie commune (Strix flammea), vulg. Fresaie et Chouette des clochers, un peu plus grosse que le pigeon, est trèsrépandue en France, et vit dans les tours et les clochers. Elle se nourrit de chauves-souris, de rats, de musaraignes et d'insectes. Son cri est un son aigu, entrecoupé de bruissements réitérés. Cette voix plaintive a, dans le silence de la nuit, quelque chose de sinistre : de là sans doute le nom d'effraie.

EFFRITEMENT (du préf. privatif ef, pour es, et de fruit), nom donné, en Agriculture, à l'épuisement et à l'appauvrissement du sol produit par des lavages répétés qui lui enlèvent les principes propres à la végétation, par la culture trop prolongée des mêmes plantes ou des plantes de même nature, ou par des labours trop fréquents. — Les Salpêtriers désignent parce mot 1 état d'une terre lessivée jusqu'à perte de toutes ses parties solubles, ce qui lui donne l'apparence d'une masse sans cohésion.

EGAGRE, Chèvre sauvage. Voy. Chèvre.

LGAGRO.riLES. Voy. Bézoard.

EGALITE (du latin œquulitas). En Mathématiques. Voy. Équivalence, Équation et Proiortion.

égalité. Tous les hommes ont reçu de Dieu la même nature physique, les mêmes facultés de l'âme, ce qui établit l'unité et la solidarité du genre humai:i (Voy. Fraternité). 11 en résulte que, d'après la Morale et le Droit naturel, tous les hommes ont les mêmes devoirs et les mêmes droits, que, par conséquent, ils doivent être égaux devant la loi et dans la loi, ce qui exclut tout privilège. A cette égalité formelle ou juridique, certains utopistes (Niveleurs, Egalitaires, etc.) ont voulu joindre l'égalité matérielle, c.-à-d. l'égale répartition de tous les biens sociaux entre les différents individus (Voy. Propriété, Socialisme). Mais, si tous les membres de la société peuvent prétendreàceque les conditions nécessaires leur soient fournies pour développer leurs facultés {l'éducation et l'instruction), et pour acquérir les moyens de satisfaire les besoins de la vie matérielle [liberté de l'industrie, etc.), il faut aussi reconnaître que les buts particuliers poursuivis par les membres de la société sont différents, que cette différence de fonctions, correspondant à celle des aptitudes et des goûts, exige une différence dans les moyens et que l'inégalité des hommes dans leur développement rend ainsi impossible l'égalité des biens. — La question de l'origine de l'inégalité des hommes a donné lieu à des théories très-diverses : les uns la cherchent dans la nature propre de l'homme (Aristote), dans la différence des races (Courtet de l'Isle), dans l'influence du climat(Montesquieu,Ch.Cemte), etc.; les autres, dans l'établissement de la société (J.-J. Rousseau), dans des faits historiques et économiques, comme le régime des castes, l'esclavage, la féodalité, le paupérisme ( Voy. ces mots). Cette dernière forme de l'inégalité des hommes peut être considérée comme l'héritage que les injustices du passé et sa défectueuse organisation sociale ont légué à notre époque. Il faut que la Politique et (pie l'Économie politique trouvent les moyens d'assurer à tous les hommes les conditions nécessaires à leur développement physique et moral, en tant que ces conditions dépendent de la société entière; sans cela, non seulement la justice n'est pas satisfaite, mais la constitution même de la société reste exposée à des crises périodiques.

ÉGÉRANE. Voy. [DOCBASE.

ÉGLRJE, planète télescopique. Voy. Planète.

É G Ois ME.

EGRENAGE.

ÉGILOPS. Yoy. /EgilopS.

ÉGLANTIER (p. uiglantier ,du lat. acw/ei/s, aiguillon), floi« canina, Cymnrrhodm, espèce du genre Rosier, appelée aussi Rosier s<iuoage,Rose de chien, arbrisseau à fortesépines, à feuilles alternes, composées de 7 folioles ovales et dentelées ; à fleurs blanches ou d'un rose pâle ; à fruits charnus, en forme d'olive, d'un rouge éclatant, hérissés de poils à l'intérieur. L'églantier pousse dans les haies, les forêts, sur le bord des chemins. On fait avec ses fruits confits dans l'eau-de-vie une liqueur agréable, et une conserve qu'on emploie comme tonique et astringent.

ÉGLAMINE, fleur de l'Eglantier, n'est qu'une rose simple. Elle fait partie des fleurs décernées aux poëtes chaque année aux Jeux floraux de Toulouse : c'est le prix réservé au discours.

ÉGLISE (du gr. gxxta)<r(a). Ce mot, qui, chez les Grecs, se disait de toute assemblée, a été spécialement appliqué depuis la naissance du Christianisme' à la société des fidèles (Voy. Éci.isEaii Dkt. d'Hist. et de Géogr.). — Il se dit aussi de l'édifice où les fidèles se réunissent pour le culte. En ce dernier sens, il désigne spécialement les monuments consacrés au culte catholique ; le mot temple s'applique de préférence aux édifices consacrés au culte réformé. Les parties essentielles de toute église sont: le porche, où se trouvent placés les portes ; les bas-côtés ou collatéraux, galeries qui entourent la nef et facilitent l'accès dans toutes les parties de l'église ; la nef, où se rassemble le peuple ; le chœur et le sanctuaire, consacrés aux prêtres et à l'autel, et séparés quelquefois de la nef par l'ambon on jubé, espèce d'arcade placée au travers de la nef; les chapelles, prises sur les bas-côtés, et qui sont spécialement consacrées à la Vierge ou à des saints. Le maitre-autel est placé au fond du chœur et tourné le plus souvent vers l'orient (cependant la basilique de St-Pierre à Rome a le maître-

ii. I au couchant); la chaire est dans la nef. On nomme sacristie le lieu où s'habillent les prêtres ; baptistère, ou fonts baptismaux, \e lieu où l'on baptise. En outre, presque toutes les églises ont un clocher, qui, lorsqu'il est séparé de l'édifice, prend 1 nom de campanile. — Les églises sont faites en grecque ou en croix latine ; dans le premier cas, le plan forme une croix à quatre parties égales; le second, une partie est plus allongée que les trois autres. h'É, en rotonde est celle dont le plan trculaire; VÊ. simple est celle qui n'a qu'une nef sans aucun accompagnement. — On nomme Ile de St-Pierre à Rome; mt Maine, celle où réside un archevêque ; catht

u réside un évêque : collégiale, celle qui esî ir des chanoines; paroissiale, celle qui tuelle, celle qui appartient .'> un coût ent.h un monastère. — Consulter : Melchiorde Vogué : vArchite* igieuse

.■:■;,■ du i" "' vu*siè le, et les Églises de la Ferre ■ ; Statz, Recueil t de constructions

religieuses dans le style go i. de Baudot,

Egfises de boui gs et de villages ; l'abbé Bouraa

i , Basilique, etc.

Chant d'église, Musique d'église, Yoy. Chant b1

Mi SIQI i .

ÉGLOGUE (du gr. Ixko-çh, choix}. Ce mm, qui riusemenl signifie rei m il de pièi es choisies, déjurtoul Les 10 petits poèmes qui composent les ques de Virgile. On l'a étendu ensuite à tout poème pastoral. En ce sens, il se confond bi avec ['idylle: toutefois les Grammairiens établissenl une distinction entre ces deux poèmes, el appellent idylle un tableau de la vie champêtre, el églogue, un dialogue entre des bergers. Voy. Pabtobaj (gbnri .

I GOIIINE OU ÉGOÎNl . • (CIB.

BGOlSME du hit. ego, moi). En Morale, l'égoîsme cil-.,. Voy. ce motel Intérêt). — On

te- nos jours le mol égotisme pour désigner une nuance de l'égoîsme qui consiste à parler toujours de soi.

ÉGOI'IIOME 'du gr. cûÇ, aî-.o;, chèvre, et ?u>vr;, voix), nom créé par Laennecpour désigner la résonnance que fait entendre au stéthoscope la voix d'un individu quia dans une des plèvres un léger épanchement. Tantôt la voix est aiguë et tremblotant-, tantôt elle ressemble à un bredouillement nasal ; on l'appelle alors voix de polichinelle ou voix de jeton, parce qu'elle ressemble à la voix de quelqu'un parlant avec un jeton entre les dents.

EGOTODE^du gr. aï?, alyô;, et rcoû;, 7to5ôç, pied)» Mgopodium, genre de la famille des OmbellilVr» », tri lui des Amminées, est formé de plantes herbacées, à feuilles divisées en lanières,, à fleurs blanches, a fruit ovoïde, et a pour type VE. des goutteux, vulg. Petite Angélique, commun dans les haies et les prairies de toute la France. On l'employait autrefois contre la goutte.

ÉGOUT (d'ègoutter), canal souterrain destiné à recevoir et à emporter les eaux ménagères, les ordures et les eaux pluviales. Il est ordinairement construit en meulières hourdées avec mortier hydraulique, et se compose d'un radier ou lit portant sur une forme en béton, et fermé par une voûte qui porte sur deux murs latéraux, droits ou obliques. De distance en distance sont des regards pour la chute des eaux et des immondices, ainsi que pour le service du curage.— La construction, l'entretien et l'assaini-sement des égouts sont de la plus haute importance pour la salubrité des grandes villes. Les Romains a\ construit destravauxremarquablesence genre Cloaque). En France, on a beaucoup perfectionné dans ces derniers temps la construction des égouts, notamment à Paris, en construisant le long de la Sein canaux latéraux qui reçoiventleseaux sales et empêchent qu'elles ne se mêlent avec les eaux du tl Avant le décret du 26 mars 1852,1a disposition des égouts de Paris ne leur permettait de recevoir les ménagères qu'après que ces eaux avaient parcouru à découvert les ruisseaux des rues : ce décret ordonne art. 6 qu'il y ait un égout principal au milieu de chaque rue, dans lequel les eaux pluviales et ménairont se rendre directement en sorta:

maisons,et par un conduit sous la chau — Voit

Parent-Duchatelet, Essai sur

de la tille de Paris (1824); Dupasquier,

des égouts, etc. dans une grande ville 1830; ; et les

deux Mémoires du préfet de laSeai I mu-

nicipal sur les eaux de Paris (1858-50). Y* Eaox.

En Architecture, on donne le nom dégoût aux dernières tuiles ou ardoises qui sont ai bas d'un comble, el rejettent les eaux pluviales en avant du mur. Tout propriétaire doit faire établir ses toits de manière que les eaux pluviales s'écoulent Bur son terrain ou sur la voie publique ; il ne peut, sans y être autorisé, les faire verser sur les fonds de ses voisins (C. Nap., art. 681). Voy. Mitoyenhbté.

ÉGRAl.\ou égrin, jeune poirier ou jeune pommiei i. et qu'on n dans les pépinières, à raison de la beauté de sa tige, peur être greffé en fente à l'âge de 3 ou 4 ans.

ÉGRAPPOIB de grappe , instrument <l servent les vignerons pour détacher <l • l( les grains du raisin : c'est un petit râteau muni de dents longues et serrées. On se sert aussi, i

usage, d'un grillage en (il de i assez larges et repesant sur une claie à donne un mouvement transversal is qui

passent à travers les mailles sont Saisis et arrachés par les barres de la claie et tombent dans la cuve.

ÉGREFIIf, poisson. Voy. Mori y-

i GRI > v«;i de graim . Pour les ci Bai rAGi el Di piqi igb. — Pour les pla réaies, cette opération se fait le plus souvent à la main ou avec des instruments fort -impies : ainsi on égrène le lin avec un peigne à dents de fer; le chanvre avec Végruge* I . ce mot), ou une batte dont en frappe le haut des tigi 9; le mais, le trèfle, la lu-

ÉL^EOSÉLINÉES. — 5

zerne, le sainfoin, avec des égrenoirs mécaniques que met en mouvement une simple manivelle.

ÉGRISAGE, ëgkiSée (da grès ou deYailem.Gnes, gravier), opération qui consiste à user un corps par le frottement. — Les Marbriers donnent ce nom à l'opération qui précède le polissage du marbre, et qui consiste à faire disparaître, avec du grès pilé et de l'eau, les traces que le ciseau et la scie ont laissées sur la surlace du marbre. — Les Lapidaires appellent ain>.i l'action de tailler les diamants, soit en les frottant l'un contre l'autre, soit en les usant avec Y ég risée ou poudre de diamant. Voy. Diamant.

ÉGRl'GEOIR (de gruger ; de l'allem. Grùtze, orge mondé, gruau). Outre l'ustensile de cuisine qui sert à réduire le sel en poudre et qui est composé d'un petit mortier et d'un pilon, on nomme ainsi un instrument en bois dur et en forme de molette à broyer les couleurs, qui sert à égruger ou à réduire en poudre très-fine la poudre à fusil ordinaire; ainsi qu'une sorte de râteau de bois à l'aide duquel on peigne le chanvre pour en détacher le chènevis.

ÉGYPTIAC, sorte d'onguent, qu'on suppose originaire d'Egypte, estune sorte d'oxymel composé de miel, de vinaigre fort, et de vert-de-gris. On s'en servait autrefois pour déterger les ulcères. Il n'est plus guère employé que par les vétérinaires.

EIDER, sous-genre du genre Canard, caractérisé par un bec allongé, haut à sa base, à peau nue et à tubercule charnu sur le front. Le niàîe est blanchâtre, à ventre et à queue noirs. La femelle est grise, émaillée de brun. Cette espèce habite les mers glaciales, etvit de poissons, de coquillages, déplantes marines et d'insectes; elle niche sur des terres baignées par la mer, construit son nid de fucus, et le recouvre intérieurement du duvet soyeux et élastique qu'elle porte sous le ventre. La femelle dépose dans ce nid 5 ou 6 œufs, qu'elle renouvelle plusieurs fois lorsqu'on les lui enlève. A chaque fois, elle s'arrache, ainsi que le mâle, une nouvelle <|uantité de duvet pour les couvrir. Ce duvet est Yédredon, si recherché pour faire les coussins et les couvre-pieds les plus chauds et les plus moelleux. On distingue \'E. commun (Anas mollissima), qui fournit le duvet le plus fin, et YE. à tête grise (A. spectabilis).

EISSPATH, dit aussi Spath déglace ou Spath vitreux. Voy. Albite.

ÉLABORATION (du lat. elaboratio), action vitale par laquelle les êtres organisés impriment aux substances venant du dehors, et même aux mal

- dans leur intérieur, des modifications qui les rendent capables de servir aux usages que la nature leur a assignés. Voy. Digestion, Assimilation, Nutrition, etc.

ÉL/EAG.NÉES ou élëagnées (du g.-type Elœagnus), famille de plantes Dicotylédones dialypétales péri gyn es, renferme des arbustes à rameaux épineux, à feuilles simples, à fleurs hermaphrodites ou dioïques, petites, solitaires, placées à l'aisselle des feuilles, et à fruits en forme de noix monospermes. Toutes les parties de ces plantes sont couvertes d'écaillés sèches et blanchâtres. Genres : Elœagnus (Chalef), Hippophaè (Argousier), Shepherdia, etc.

EL/EAGNUS, nom latin du Chalef. Voy. ce mot.

EL/EOCARPÉES{du g.-type Elœocarpus), famille de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes que beaucoup de botanistes regardent comme "une tribu de la famille des Tiliacées, renferme des arbres et des arbrisseaux à stipules caduques, à fleurs en grappes, hermaphrodites; à fruits en forme de baie ou de capsule. Le type de cette famille est VElœocarpus, grand arbre des Indes orientales, dont on mange les fruits confits. Plusieurs espèces sont cultivées dans nos serres, notamment l'A', cyaneus, à fleurs blanches, mais dont le fruit en forme d'olive est d'un beau bleu-indigo.

ÉL.EOCOCCA. Voy. Éléococca.

EL.-EODENDRÉES. Voy. Célastrinées.

ÉLyEOSÉLlXÉES. Voy'. Ombellifeb.es,

5 — ÉLAPHKE.

ÉLAGAC;E(dupréf.«etdel'anc. ht allem. lah, incision des arbres), opération d'Arboriculture qui consiste à retrancher d'un arbre les branches superflues et nuisibles soit à son développement, soit à la nourriture des branches fécondes. On élague les arbredes allées de jardins, pour donner aux promenades plus d'agrément et se ménager des points de vue, et les autres arbres pour élever leur tige. Les divers systèmes d'élagage usités pour les plantations d'alignement peuvent, se ramener à, quatre : YE. complet, YE. en colonne, YE. en cône, YE. progressif ou en tête. Quel que soit le système adopté, il faut toujours enlever les branches situées au-dessous de la moitié de la hauteur de l'arbre en ayant soin de ne pas les couper immédiatement près de la tige principale, ce qui pourrait amener le dessèchement du tronc ; on laisse un tronçon ou chicot de 0l",20 ou 30, que l'on rase près de la tige 1 ou 2 ans après. L'élagage ne doit se faire que dans la jeunesse de l'arbre. Cette opération s'exécute le plus souvent avec le croissant; elle a lieu vers l'automne ou à la fin de l'été couvre les plaies de terre mouillée et de buuse de vache. — On nomme taille au crochet l'élagage de> jeunes arbres après leur transplantation : il consiste à couper tout près du tronc les branches le moins avantageusement placées, ou qui menacent d'attirer à elles une trop grande partie de la sève. On appelle ébarbage l'élagage des petites branches et du chevelu des plantes que l'on met en terre ; et tonte, celui des haies et des charmilles.

ÉLAÏDIN'E (du gr. é/.ata, olive), substance grasse solide en laquelle se convertit la partie liquide de l'huile d'olives et d'autres huiles grasses, lorsqu'on la met en contact avec le nitrate acide de mercure ou l'acide hyponitrique, dans le but d'en essayer la qualité. L'élaïdine fournit Y acide élaidique, acide gras solide qu'on obtient en décomposant par un acide minéral le savon d'élaïdine. Cet acide présente la même composition que l'acide oléique, dont il ne constitue qu'une variété ; il fond à kk°- Il a été étudié par M.M. Boudet, Meyer, Laurent et Gottlieb.

ÉLAINE. Voy. Oléine.

ÉLAÏS (du gr. ÊXatœ), Elœis, genre de la famille des Palmiers, tribu des Cocoinées, se compose de grands arbres qui habitent la côte équinoxiale et occidentale de l'Afrique et quelques contrées de l'Amérique. h'É. de Guinée ou Avoira a une tige élevée, hérissée d'épines aiguës et saillantes, et terminée par des touffes de feuilles ailées qui ont jusqu'à 5m de long. Son fruit, dit maba, est ovale et d'un jaune doré. On retire de l'amande une huile nommée huile de palme, insipide, d'odeur agréable, employée comme substance médicinale et alimentaire, et dans la fabrication de certains savons.

ÉLAN (orig. germaniq.), Alce, genre de Mammii i -, de l'ordre des Ruminants, famille des Cervidés, est caractérisé par des bois courts, terminés par une forte empaumure. L'Élan est de la taille du cheval; son train de devant est plus allongé que celui de derrière ; son cou est court, robuste et garni d'une sorte d crinière. Il habite l'hémisphère septentrional des deux continents, et se plaît dans les forêts et les contrées marécageuses. Son pelage est d'un brun fauve plus ou moins sombre. Il vit en troupes, et se nourrit de feuillage. Son naturel est doux et timide ; cependant il est doué d'une grande force. La chair de cet animal est agréable et nourrissante. Sa peau sert pour la bui'fleterie,et son bois s'emploie aux mêmes usage* que celui du cerf.

Elan du Cap, espèce d'Antilope. Voy. Canna.

ÉLANCEMENT, synonyme de douleur lancinante.

]'<,//. DOOLEUB.

ÉLAMOU, oiseau. Voy. .Milan.

ÉLAPHRE (du gr. ÈXaçpôç, agile] , Elaphrus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carabiques, tribu des Simplicipèdes, renferme de petits insectes assez semblables aux Cicindèles, et qui se trouvent sur les bords des étangs,

ÉLATÉRIDE.

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