ÉLECTRO-MAGNÉTISME
hypothèses consiste à établir un lien entre les divers phénomènes électriques, afin qu'il soit facile de les retrouver parle raisonnement; quant à la nature intime de l'électricité, on s'accorde généralement à reconnaître qu'elle est analogue à celle de la chaleur et de la lumière. Voy. Matière et Force.
L'électricité n'a pas encore reçu toutes les applications utiles qu'on est en droit d'en attendre. On l'utilise dans la dorure et l'argenture, la galvanoplastie, la télégraphie électrique, l'extraction des métaux de leurs minerais; on l'a appliquée à l'éclairage, aux horloges, aux sonneries, comme moteur mécanique, etc.; les chimistes s'en servent pour la décomposition de la plupart des corps ; les médecins l'emploient comme agent thérapeutique, etc.
III. Les Grecs avaient remarqué que l'ambre (rj).extpov) acquiert parle frottement la propriété d'attirer des corps légers; mais ils ne poussèrent pas plus loin leurs investigations. Vers le milieu du xvue siècle, le Dr Wall observa le premier l'étincelle électrique, produite par le doigt à l'approche de l'ambre jaune vivement frotté, et y trouva certains rapports avec la foudre. Ce fait devint le point de départ d'une longue série de travaux entrepris depuis par Dufay, l'abbé ixollet, Gray, Reichmann, etc., sur les causes et les lois de ce phénomène. Ils eurent d'abord pour but de constater l'existence de l'électricité atmosphérique, et conduisirent Franklin a la découverte dû paratonnerre. En 1746, Cuneus découvrit la bouteille de Lei/de; il répéta ses expériences avec Musschenbroeck. Quelques années après, l'existence de l'électricité dynamique, indiquée en 17C7 par Sulzer et en 178G par Cotugno, fut confirmée par Galvani, qui crut y voir un fluide particulier propre aux animaux {JE. animale) ; mais Volta, professeur de Pavie, renversa bientôt la théorie de Galvani en établissant l'identité du galvanisme avec l'électricité ordinaire. A peu près à la même époque, Wilkes découvrit \'é- .'ectrophore, Bergmann constata la nature électrique de la tourmaline, Henley inventa Y électromètre, et Volta construisit la pile. La découverte de ce dernier instrumenl a puissamment contribué depuis aux progrès de la science de l'électricité. En 1819, GErsted reconnut que le courant de la pile exerce une action sur l'aiguille aimantée, et posa ainsi les fondements de la théorie de Y électro-magnétisme; Ampère constata à son tour que les courants électriques agissent les uns sur les autres comme des aimants, et qu'ils s'attirent ou se repoussent suivant qu'ils ont lieu dans le même sens ou en sens opposé. Seebeck découvrit qu'on peut établir un courant électrique dans les métaux par la seule action de la chaleur. On doit en outre des travaux importants à MM. Ohm, Jacobi, De La Rive, Becquerel, Pouillet, Pi Iti >r, Faraday, Grove, Masson, Biess, etc.
Consulter : Becquerel, Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme (183fi 56); M. De La Rive, Traité d'électrv ité théorique et appliquée (1854); Du Moncel, Exposé < 1rs applications de l'électricité (1855 et ann. suiv.), etc.
ÉLECTRICITÉ MÉDICALE ou éi.fctrisation. Autrefois la seule manière d'appliquer l'électricité, en Médecine, était Yélectro-punrti/re (Voy. ce mot); auj. on emploie de préférence l'électricité par induction fa rm/isation). Les courants d'une ou de plusieurs piles •sontmisen rapport avec La surface du corps au moyen d'épongés mouillées ou de pinceaux métalliques qui sont a ['extrémité des conducteurs; on peul ainsi, en appuyant plus ou moins fortement sur la peau, taire contracter les muscles situés plus en moins profondément et il est facile de localiser l'action électrique
dans une région très-limitée. Le l)r Duc benne a étu dié d'une manière toute spéciale ce procédé d'électrisation.On peut consulter son Traité de Pélectrùa-
tion localisée (isr>5 et 1801). — L'électrisation peut être utile dans certaines paralysies locales qui ne dépendent pas d'une lésion des centres nerveux el dans quelques névralgies. Le Dr Meunier i'a employée
contre les gastralgies (Toy. Cataplasme galvaniqie); Le Dr Hiffelsheim, contre les aliénations mentales qui revêtent la forme de l'hallucination. On a imaginé de cautériser les parties profondes du corps et même d'opérerdes amputations au moyen d'un fil de platine rendu incandescent par un courant électrique (Voy. Galvanocaustiqce). — Consulter l'ouvrage du Dr A. Tripier, Applications de l'électricité à ta médecine et à la chirurgie, 1874-
ÉLECTROAIMAIfT, fer doux transformé en aimant [Voy. ce mot\ au moyen d'uncourant électrique? Pour cela, on enroule autour de ce fer un fil de cuivre recouvert de soie, et on fait passer le courant d'une pile dans ce fil. Le fer n'est aimanté que pendant le passage du courant. Ordinairement le fer est recourbé en fer à cheval, et on dispose devant ses pôles une pièce de fer appelée armature, que l'électroaimant attire quand le courant passe. La force attractive peut être énorme; on a construit des électroaimants pouvant porter plusieurs milliers de kilogrammes. M. Du Moncel a constaté que la résistance des électroaimants ne dépasse pas 168 kilomètres pour un fil télégraphique de 0"',004, si l'on veut rester dans les conditions de maximum. — Les électroaimants sont employés dans la télégraphie, dans l'horlogerie électrique, dans les sonnettes électriques, dans les moteurs électromagnétique-, i t dans une foule d'appareils où l'on se sert d'électricité. On a cherché à disposer des électroaimants sur les roues des locomotives, pour augmenter leur adhérence sur les rails, soit pour parcourir de fortes pentes, soit pour arrêter le train. — Voy. Hagni ro-
ÉLE TRIQLES (MACHINES).
ÉLECTROCI1IMIE, partie de la Physique qui considère les phénomènes de combinaison et de décomposition déterminés par la pile électrique [Voy. ce mot). On appelle électrolyse, la décomposition parla pile; électrolyte, tout corps décomposante par un courant électrique. La décomposition de l'eau au moyen de la pile, observée pour la première fois en 1800 par Carlisle et Nicholson, est devenue le point de départ d'un grand nombre de travaux importants sur les phénomènes électrochimiques. On doit surtout à MM. Faraday, Becquerel, De la Rive, etc., les connaissances qu'on possède auj. acet égard. Berzélius avait fondé sur ces phénomènes sa théorie électrochimique ou dualistique, d'après la nielle tous les corps se composeraient de deux parties, d'une partie électropositive et d'une partie électronégative, se combinant entre elles en vertu de leur état électrique différent, et se rendant chacune à son pôle respectif lorsqu'on décompose les corps par la pile. Cette théorie est en contradiction avec un grand nombre de phénomènes et inapplicable à la plupart des combinaisons de la chimie organique. — L'industrie tire parti des phénomènes éleetrochhniquea pour la dorure, l'argenture, le platinage, la galvanoplastie, et en général pour recouvrir des métaux OU d'autres corps d'une couche uniforme d'un métal quelconque. Voy. Dont re et Galvanoplastie.
ÉLECTRODE (du gr. r})exTpov et 68ÔC, chemin), nom sous lequel on désigne, en Électrochimie, l< s corps conducteursqui sont en communication, d'une part, avec la pile, et, do l'autre, avec un milieu sur lequel le courant exerce une action chimique. 1. 'électrode est dite positive ou anode, el ou cathode, suivant qu'elle est en communication avec le pôle positif ou avec le pôle négatif de la pile. Les électrodes sont, en général) faites en pis
i LECTRODYNAMIQUE, partie de la science de ricité qui considère l'action des courants sur les courants, des aimMta sur les courants, des courants sur les aimants et les courants par influence.
Voy. Courants électriques et ÉtBcraoïiAenÉTBnitt BLECTROLTSBj électrolyte. Voy. Électro-
(IIIVUK.
ÉLECTROMAGIfETISME, partie de la Physique qui s'occupe des relations qui existent entre l'éiec-
ÉLECTROMOTEUR.