ÉLÉGIE
tricité et le magnétisme. Lorsqu'un fil conducteur .■si i ravarsé par le courant de la pile, et qu'on approche de ce fil une aiguille aimantée librement suspendue, elle dévie de sa position et se met en croix avec le courant, après plusieurs oscillations. La force qu'exerce ainsi le courant de la pile sur le magnétisme de l'aiguille s'appelle force électromagnétique; l'intensité de cette force diminue à mesure que ladistance augmente entre le courant et l'aiguille; elle se manifeste dans tous les sens et au travers de toutes les substances, à l'exception des substances magné- Kiq&es. Le courant électrique n'agit pas seulement sur les aimants, il est capable d'aimanter avec autant de puissance que les plus forts aimants: si on plonge •dans de la limaille de fer une portion du fil qui joint les deux pôles de la pile, on voit la limaille s'enrouler autour du fil et y rester adhérente tant que passe le courant, puis se détacher aussitôt que le circuit est rompu: c'est à. Arago qu'est due cette dernière découverte. On a tiré parti de ce phénomène pour con struire des électroaimants (Voy. ce mot). De môme que les courants électriques agissent sur les aimants, les aimants sont, à leur tour, capables de diriger les courants et de les mouvoir de diverses manières ( Voy. Courants électriques). OErsted découvrit en 1 810 l'action des courants électriques sur les aimants; ce fait est devenu la base de la science de l'électromagnétisme, créée par Ampère, et. dont les progrès ont été hâtés par les travaux de Biot et Savart, Arago, Savary, Wollaston, Seebeck, Faraday, De la Bive, etc.
ELECTROMÉTALLURGIEFo;/. Galvanoplastie.
ÉLECTROMÈTRE (du gr. j)}.exTpov et (jixpov, mesure), instrument destiné à mesurer la quantité d'électricité dont un corps est chargé. Tous les électromètres sont fondés sur le principe général que les corps chargés d'une même espèce d'électricité se repoussent.— L'É. à cadran deUen\ey se compose d'une tige conductrice que l'on fixe sur le conducteur d'une machine électrique et qui est munie d'un demi-cercle gradué au centre duquel se meut une aiguille mince terminée par une balle de sureau. A mesure que la machine se charge, la balle est repoussée et l'angle qu'elle fait avec la verticale indique l'intensité de la charge. — L'É. de Volta consiste en deux pailles suspendues à une tige de cuivre par deux petits anneaux métalliques, et terminées chacune par une boule de sureau, très-légère; dans YE. de Bennet, ce sont deux feuilles d'or au lieu de pailles; dans Ti?. de Carvallq, ce sont deux fils métalliques trèsfins. — Pour YE. de Coulomb, etc. Voy. Balance de Tor.sioN et Balance bifile.
ÉLECTROMOTEUR (du gr. yftexrpov et de moteur), machine motrice mise en mouvement par l'électricité. Elle se compose essentiellement d'un électroaimant fixe et d'une pièce de fer mobile, appelée 'ir, uni are, laquelle est disposée près des pôles del'é- Jectroaimant. Un appareil particulier fait passer périodiquement le courant dans l'électroaimant; celuici attire l'armature, quand le courant passe, et la laisse s'éloigner quand le courant ne j asse plus ; il résulte de là un mouvement périodique de l'armature qui se transmet aux outils comme le mouvement périodique du piston d'une machine à vapeur. Ordinairement on dispose plusieurs électroaimants qui agissent simultanément. Les premiers essais sérieux de ce genre de moteur ont été faits en 1X39 par M. Jacobi deSt-Péterbourg; la force de sa machine ne s'élevait pas tont-à fait h un cheval-vapeur ; elle faisait mouvoir un bateau MM. Page, en Amérique; Davidson, Wheatstone, en Angleterre; Froment, Maiié- Davy, Dourbouze, Larmenjeat. Boux, Cazal, Trouvé, en France, ont construit un grand nombre d'électromoteurs plus ou moins puissants. Le prix du travail qu ils donnent est environ 20 fois celui du même iil obtenu avec la machine à vapeur; mais ils ont l'avantage d'avoir un mouvement très-régulier, de pouvoir prendre des vitesses considérables,de pouvoir i tre arrêtés ou mis en marche instantanément, et
cela à une grande distance du lieu où ils sont établis.
ÉLECTROPHORE du gr. ^Xewrpov et çopô;, qui porte), appareil à l'aide duquel on développe de l'électricité. Il se compose d'un gâteau de résine coulé dans un moule de bois, et d'un plateau de cuivre ou de bois revêtu d'étain, auquel est adapté un manche en verre. Pour l'électriser, on bat la surface de la résine avec une peau de chat; on pose sur le gâteau de résine le plateau par son manche isolant, et, avec le doigt, on en tire une étincelle. Le plateau se charge ainsi fortement d'électricité positive. — L'électrophore a été imaginé par Wilkes.
ÉLECTROPUNCTURE (du gr. yj/.ey.Tpov et du latin punctura, piqûre), moyen thérapeutique proposé par Sarlandière, et consistant en une combinaison de l'électricité et de l'acuponcture. On se sert d'aiguilles semblables à celles qu'on emploie dans l'acuponcture ( Voy.ce mot); mais leur tête est munie d'un lil métallique que l'on met en communication avec le conducteur d'une machine électrique ou bien avec une pile: dans ce cas, l'opération prend le nom de ga.lvanopuncture. Voy. Électricité médicale.
ÉLECTROSCOPE (du gr.r;)£y.Tfov et <7/.ott£ïv, observer), appareil de Physique à l'aide duquel on reconnaît si un corps est électrisé.Le plus simple est le pendule électrique, qui se compose d'une petite balle de sureau suspendue à l'extrémité d'un fil de soie ou d'un fil d'argent très-fin. Lorsqu'on veut éprouver un corps, on l'approche de la balle, et s'il ne peut pas l'attirera lui, c'est qu'il n'a point d'électricité, ou plutôt qu'il n'en possède qu'une très-faible charge. L'aiguille électrique est un peu plus sensible que le pendule : elle se compose d'un fil de cuivre terminé par deux boules métalliques creuses ; au milieu de la longueur du fil est une chape en acier ou en agate qu'on pose sur un pivot. Une très-faible action suffit pour mettre l'aiguille en mouvement. VÈ. de Coulomb, est l'appareil le plus délicat : on le construit avec un fil de cocon fixé à un treuil, une aiguille de gomme laque et un petit cercle de clinquant; une cage de verre préserve l'aiguille des agitations de l'air; elle porte un couvercle percé d'une ouverture par où l'on fait descendre lentement les corps électrisés qui doivent attirer l'extrémité de l'aiguille pour la faire tourner. — On a construit encore d'autres électroscopes en se fondant sur les phénomènes de l'électricité par influence. Voy. Condensateur.
ÉLECTROTEINT, application de l'électricité à la gravure, proposée par M. Kobbeell de Munich: elle consiste a peindre d'abord un sujet quelconque sur une planche de cuivre avec un vernis; on dépose ensuite sur cette peinture une légère couche de cuivre par les procédés ordinaires de la galvanoplastie, et on obtient ainsi une planche, dont les épreuves ressemblent à un dessin au lavis.
ÉLECTROTIIÉRAPIE.Foî/. Électricité médicale.
ÉLECTROTYPIE. Voy. Galvanoplastie.
ÉLECTRUM (en gr. r,).exTpov). Ce mot, chez les anciens, désigna d'abord Y ambre jaune ou succin, puis un alliage particulier d'or et d'argent, peut être celui que les bijoutiers nomment auj.orwer/( l'oy. ce mot). Au moyen âge, on donnait le nom à'électrum à toute imitation de pierreries en verre émaillé.
ÉLECTUAIRE (du latin elect uarium), médicament de consistance molle, composé d'un choix de plusieurs substances, poudres ou pulpes diverses, liées avec un sirop, du vin,etc. On lui donne aussi les noms de confection et d'opiat (quand on y fait entrer de l'opium).
ÉLÉDOSK, Eledon, genre de .Mollusques céphalopodes, de l'ordre desAcétabulifères octopodes: corps bursiforme ; tête portant 8 bras munis chacun d'une seule rangée de ventouses, ce qui les distingue des poulpes dont les bras en ont deux. On n'en connaît que deux espèces, toutes deux de la Méditerranée, et dont l'une exhale une odeur de musc. Voy. Poult-e.
ÉLÉGIE, POÉSIE éi.égiaqce 'du gr. è).ey£ia>, genre de poésie ordinairement consacré au deuil et à la tristesse ; quelquefois aussi elle peint les joies et surtout