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ELLIPSOÏDE

deux inconnues, on la ramène à n'en contenir qu'une, et résolue, elle en donne la valeur. La substitution des deux valeurs déjà trouvées dans l'équation à trois inconnues, la ramène à ne contenir qu'une seule inconnue dont elle donne la valeur. On continue ainsi de proche en proche jusqu'à la m' équation qui fait connaître la valeur delà m' inconnue. — Quand les équations ne sont pas du 1er degré, on suit pour les résoudre une marche analogue: seulement on emploie pour l'élimination la méthode de substitution quand les équations peuvent être résolues par rapport à certaines inconnues, ou dans le cas contraire, des méthodes très-complexes fournies par l'algèbre supérieure.

ELINGUE (de l'anglais sliug). On nomme ainsi, dans la Marine, des cordages de diverses grosseurs, qui servent à élever toutes sortes de fardeaux pour charger ou pour décharger un navire.

ELlsiOi\(du lat. elisio), suppression d'une voyelle à la fin d'un mot devant une autre voyelle initiale et devant une h muette. Le signe de Fëïision dans l'écriture est l'apostrophe {Voy. ce mot). Dans la prononciation française, il se fait beaucoup d'élisions qui ne s'indiquent pas dans l'écriture, comme amiable enfant, homme illustre, etc. —Les Latins, dans leurs vers, élidaient non-seulement les voyelles et les diphthongues, mais aussi la consonne m lorsque le mot suivant commençait par une voyelle ou une diphthongue. Exemple :

Monstr' hor \ rend' in | form 'in | gens, etc.

pour : monstr um horrendum , informe, ingens, etc. — Dans notre langue;, nous n'avons guère d'autre élision que celle de l'e muet devant une voyelle, de l'a dans l'article la devant une voyelle, de l'tdansn devant un mot commençant par un i. Autrefois on disait m'amie, m' amour pour ma amie, ma amour ; l'usage a prévalu de dire mon amie, mon amour. On dit et on écrit donnez-m'en pour donnez moi-en.

ÉLITE (du lat. clectus, choisi). Dans l'Armée françaÎ8e il D'y a plus guère que la gendarmerie (Voy.ce ce mot), qui constitue un corps d'élite. Il y a encore des soldats d'étiie dans les différentscorps" du génie, de l'artillerie, delà cavalerie, etc. :on les distingue au galon en laine qu'ils portent sur la manche. Dans l'infanterie de ligne les grenadiers ou carabiniers, les voltigeurs ou chasseurs formaient des compagnies d'élite: ces compagnies ont été supprimées par une décision du 22 janvier 1868.

ÉE1XIR (de l'arabe al aksir, la quintessence), terme emprunté aux anciennes pharmacopées, et qui signifie substance extraite par l'alcool. Quelques élixirs ont acquis une grande célébrité: tels sonl IVlixir de Gants et Vèlixir de longue vie. L'A', de Garus est une teinture ou alcoolat composé de safran, cannelle, muscade, girofle, aines, m\ rrhe;on y ajoute du sirop de capillaire, et l'on colore avec du caramel dissous dans l'eau de fleurs d'oranger : c'est une liqueur de table. L'A', de longue vie se compose de poudre d'agaric blane, gentiane, rhubarbe, Bafran et zédoaire, qu'on fait digérer pendant hait jours dans de l'alcool, et auxquels on ajoute de l'aloèssuccotrin et du sucre pulvérisé. Cet élixir est employé comme stomachique et légèrement purgatif. On cite encore les E. antigoutteux,antilaiteux,antiscrofule\tx, antiseptique, antiodontalgique, de lioèrhaave, de Courcelles, d'Hoffmann, etc.

ELLÉnoiiE (du gr. iUééopoc), Helleborus, genre de la famille des Renonculacées, tribu des 1 rées, renferme îles plantes originaires d lum (en continent, herbacées, vivaces, à tiges rameuses, à fleurs d'un vert- blanchâtre Ces plantes sonl un violent purgatif, et peuvent devenir très-malfaisantes. Elles jouissaient, chez les anciens,d'une grande réputation pour leurs vertus héroïques, et surtout pour la guérison de 1 1 folie : cette propriété était devenue proverbiale. On distinguait deux espèi es d'ellébore: !• l'A', blanc, qui croissait en 1 is les Gaules

et près des rivages de la mer Noire, et que l'on a cru retrouver dans le Veratrumalhum Voy. ce mot), et YE. noir, qui croissait sur l'Hélicon,dans l'Eu bée, la Béotie, mais surtout à Anticyre ; on croit que c'est notre E. oriental. — Chez nous, l'espèce type du genre est l'A", noir (//. niger), vulg. Rose de Noël, qui donne en décembre des fleurs d'un blanc rose, larges, solitaires à l'extrémité d'une hampe entourée de feuilles radicales : on l'emploie en médecine, comme drastique, dans les hydropisies, les paralysies et la chorée. Il ne doit pas être confondu avec l'Actée ■

I Voy. ce mot), à laquelle on donne souvent le nom d'Ellébore. On trouve encore en France l'A', fétide ou Pied de griffon qui a les propriétés du précédent et l'E. à fleurs vertes qui fleurit au printemps clans les lieux ombragés et qui est nuisible aux bestiaux. — La tribu des Elléborées renferme les genres Helleborus, Caltha (Popula.<ie), Nigella Nielle), Aquilegiu (Ancolie), Delphinium (Dauphinelle) et Aconit nm.

ELLEBO&INE, nom donné, chez les anciens, à VAstrance à feuilles étroites (A . angustifotia),plante de la famille des Ombellifères, qui fleurit en mai et en juin dans le Midi, et dont ils ajoutaient la graine à l'ellébore qu'ils voulaient adoucir. — Les modernes nomment ainsi VEpipactis palus tris, belle plante de la familie des Orchidées. Voy. Épipactidb.

ELLIl'SE (du gr. ë}.).snj/i;, manque). En Grammaire, c'est une figure de construction qui consiste à omettre dans une phrase un ou plusieurs mots, afin d'ajouter à la concision sans nuire à la clarté. —

II y a deux sortes d'ellipses : les unes, qui consistent à ne pas répéter un ou plusieurs mots déjà exprimés: Dieu est bon et Yhomme méchant (on supprime le second est); les autres, où les mots sous-entendus ne sont pas exactement les mêmes que ceux qui sont exprimés : Voulez-vous quelque chose ? — Rien.

L' s poètes ont fait quelquefois de cette figure un bel emploi. Tout le monde admire la hardiesse de 1 ellipse de Racine (Andromaque, acte IV, se. 5) :

Je t'aimais inconstant ; qu'aurais-je fait ûdèle ?

ellipse. En Géométrie, on appelle ellipse une courbe plane fermée telle que la somme des dislances de tous ses points à deux points fixes appelés foyers est constante : il en résulte que pour tracer l'ellipse il suffit de fixer à ses deux foyers un lil de longueur égale à cette somme constante, et de promener tout autour un crayon qui maintienne le fil tendu : dans ce mouvement la pointe du crayon décrit l'ellipse. Le point milieu de la distance des foyers est le centre de l'ellipse. L'ellipse est symétrique par rapport à deux axes; l'un qui est la droite même menée parles foyers et l'autre qui est la perpendiculaire a cette droite menée par le centre : on les appelle le grand axe et le petit axe de L'ellipse. — La propriété caractéristique de la tangente à l'ellipse consiste en ce qu'elle partage en deux parties égales l'angle formé par l'un des rayons vecteurs de point de contact et le prolongement de l'autre. Quant à la normale à l'ellipse, elle partage en deux parties égales l'angle même des rayons vecteurs du point de

la courbe par où elle est menée. — L'ellipse est l'une des sections planes du cène droit à base circulaire :

c'est celle que l'on obtient quan 1 le plan sécant rencontre toutes les génératrices d'un même eût

Sommet. On obtient aussi une ellipse et) COUDRII

un plan le cylindre droit à base circulaire ; mais

le petit axe de l'ellipse est toujours égal au diamètre

de la base du cylindre. — Enfin on peut coosidérer

l'ellipse comme' la projection du cercle sur un plan

non parallèle bu sien.

L'ellipse joue un grand rôle en astronomie: les planètes, en effet , et la terre décrivent auteur il 1

leil des ellipses dont cet astre occupe un foyer. 0:i I

reconnu aussi, dans le mouvement des étoiles doubles, que l'une des étoiles décrit une ellipse dont un fo\ er est occupé par l'autre.

ELLIPSOÏDE i'ettip.1 et de slSoç, forme), surface

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