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ÉLIMINATION

Pour la chasse de Féléphant, on forme dans la forêt une vaste enceinte de pieux qui se ferme par une trappe On y conduit un éléphant apprivoisé que l'on t'ait crier ; quelques éléphants arrivent, pénètrent dans la palissade, et la trappe se ferme. On en prend aussi quelques-uns au moyen de grandes fosses couvertes établies sur leur passage.

L'ivoire est le principal produit delà dépouille des éléphants; quant à la peau, qui est fort épaisse et à l'épreuve du sabre quand elle est sèche, on en fait d'excellents boucliers; les Africains font aussi grand cas de sa queue, surtout du bouquet de poils qui la termine, la considérant comme un talisman.

Eléphant marin, nom vulgaire du Morse et d'une espèce de Phoque. Voy. ces mots.

ÉLÉPHANTLtSIS (du gr. è).s?avua<7tç), maladie de la peau qui se présente sous deux formes :\'E. des Arabes ou Maladie glandulaire des Barbades, eXYÉ. des Grecs, dite aussi Léontiasis et Lèpre tuberculeuse.— L'JÉ. des Arabes, décrite par le médecin arabe Rhazès, a pour caractère essentiel une intumescence plus ou moins volumineuse et dure de la peau et des tissus cellulaires adipeux sous-jacents, résultant d'inflammations partielles et réitérées du derme et des vaisseaux et ganglionslymphatiques. Elle attaque particulièrement les membres inférieurs, qui prennent des dimensions et une configuration analogues aux jambes d'éléphant; d'où son nom. Cette maladie est plus fréquente dans l'âge adulte ; elle attaque également les hommes et les femmes, ne paraît pas héréditaire et n'est pas contagieuse. Elle est endémique dans les contrées marécageuses de l'Egypte, aux Barbades, aux Indes, au Japon, etc. — ÙE. des Grecs, qu'on croit être la Lèpre des anciens et du moyen âge, a été décrite par Arétée : elle est caractérisée à l'extérieur par des tubercules plus ou moins saillants, irréguliers, assez mous, rouges ou livides à leur début : plus tard ils présentent une teinte fauve ou bronzée : leur apparition est précédée d'insensibilité de la peau qui les recouvre; eux-mêmes ils sont ordinairement indolents, mais susceptibles de se terminer par résolution ou par ulcération : ils apparaissent le plus fréquemment à la face et surtout sur le nez et les oreilles, devenus le siège d'un gonflement considérable et hideux. Cette maladie, spéciale aux régions équatoriales, est très-rare dans nos contrées tempérées : on l'a cependant vue en Provence, en Espagne et en Portugal. Elle n'est pas contagieuse, mais elle peut être héréditaire.

On a combattu l'éléphantiasis par une foule de moyens, notamment, à l'intérieur, par les sudorifiques, les toniques, lesamers, les préparations arsenicales; à l'extérieur, par la cautérisation des tubercules lorsqu'ils sont peu nombreux; parles bains tièdes émollients, les douches sulfureuses ou de vapeur, les frictions ammoniacalesou iodurées. Les médecins hindous vantent comme spécifique YAsclepias gigantea.

ÉLEUS1>E (nom mythologiq.), Eleusiua, genre de la famille des Graminées, tribu des Chloridées : épis terminaux à épillets unilatéraux, sans bractées ou écailles; fruit globuleuxenveloppé dans lesécailles florales. L'É. coracan est une graminée de l'Inde, haute de l™ à lni,20 ; son chaume est droit, articulé, garni de feuille grandes, roides, pileuses. Les graines servent de nourriture aux pauvres, et remplacent le riz dans les années de disette.

ÉLEUTIIÉRATES (du gr. è).£Û0epo:, libre), nom donné par Fabricius aux Coléoptères (Voy. ce mot), auxquels il assigne entre autres caractères, des mâchoires libres.

ÉLELTIIÉRODACTVLES (du gr. è).EÛ9epo;, et câxTv).o;, doigt), ordre de la classe des Marsupiaux de Cuvier. comprenait ceux de ces animaux dont les pieds ont les doigts libres. Voi/. Marsupiaux.

ELEUTHÉROGYIVE (du gr. è/.eùûepo:, et yjvyj, femme, ovaire), se dit; en Botanique, des fleurs dont l'ovaire est libre et n'adhère point au calice.

ELEVAGE (d'élever), se dit, en Zootechnie, de

l'ensemble des opérations qui ont pour objet la multiplication et l'éducation des espèces domestiques» Voy. Races, Sélection, etc.

ÉLÉVATEURS (muscles), muscles destinés à élever certaines parties : il y a \'E. de l'œil, de la paupière, de la lèvre, etc.

ÉLÉVATION (du lat. elevatio). En Géométrie pratique, ou appelle élévation d'un bâtiment la projection de la fa*çade de ce bâtiment sur un plan vertical parallèle à cette façade. L'élévation sert avec le jilnu et la coupe à représenter rigoureusement tous les détails du bâtiment.

En Liturgie, on appelle élévation cette partie de la messe où. le prêtre élève successivement la saint' hostie et le calice, après la consécration, pour faire adorer au peuple le corps de Jésus-Christ. Cette cérémonie date du xie siècle : elle fut introduite dans l'Eglise latine, après l'hérésie de Béranger, comme une profession plus éclatante du dogme de la présence réelle qu'il avait attaqué.

Élévations se dit aussi d'élan s de l'âme vers Dieu et de prières propresàexprimerces sentiments: Bossuet a composé des Elévations à Dieu sur les mystères.

ÉLÉVATOIRE, instrument de Chirurgie. Voy. Trépan.

ÉLÈVE DE MARINE, ÉLÈVE CONSUL, etC Voy. ASPI- RANT, Consul, etc.

ÉLEVURES(d'eYeiw), nom générique sous lequel on désigne vulgairement tous les exanthèmes dans lesquels il y a tuméfaction du tissu de la peau.

ELFE (de l'allem. Elfe), génie élémentaire de l'air dans la mythologie Scandinave. Voy. Génie et Sylphe.

ELIGIBILITE. Voy. Député et Cens.

ÉLIMINATION (du lat. eliminare, mettre dehors). En Algèbre, pour résoudre un système de deux équations à deux inconnues, la marche générale consiste à éliminer une inconnue entre les deux équations de ce système, c.-à-d. à remplacer l'une des équations par une autre déduite des premières, et qui ne contienne plus l'une des inconnues. De la sorte, le système se trouvant ramené à un système équivalent de deux équations, l'une à deux et l'autre à une seule inconnue,enrésolvantcette dernière on aura la valeur de la seule inconnue qu'elle renferme; substituant cette valeur dans l'équation à deux inconnues, on la ramènera elle-même a n'en contenir qu'une seule, et en la résolvant on aura la valeur de la seconde inconnue. Or, pour ramenerle système à cette forme quand les équations sont du 1er degré, on peut employer deux méthodes principales : 1" on peut de l'une des équations proposées tirer la valeur de l'une des inconnues, comme si l'autre était connue, et substituer l'expression trouvée dans l'autre équation. Cette équation ne contiendra plus qu'une seule inconnue, et l'élimination se trouvera opérée : c'est la méthode d'élimination par substitution; 2° dans la méthode d'élimination par induction, on commence par ramener les deux équations à avoir même coefficient pour l'une des inconnues, ce que l'on réalise en général, en multipliant les deux membres de chaque équation par le coefficient de cette inconnue dans l'autre : cela fait, on ajoute ou l'on retranche les deux équations membre à membre, suivant que l'inconnue en question y a des signes contraires ou même signe. Cette inconnue disparaît ainsi d'ellemême de l'équation résultante et l'élimination se trouve opérée. — On peut encore arriver au même résultat en employant la méthode des coefficients indéterminés. Voy. COEFFICIENT.

La méthode pour la résolution d'un système de «i équations du 1er degré à m inconnues n'est que la généralisation de la précédente. Elle consiste a ramener à l'aide d'éliminations successives convenablement dirigées, le système proposé, à un système équivalent de m équations contenant respectivement 1, 2, 3... m inconnues. Cela fait, on résout l'équation à une inconnue, ce qui donne la valeur de cette inconnue; substituant cette valeur dans l'équation à

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