EMBAUMEMENT
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■MliOLIE.
postérieurs du cheval, lorsque cet animal, après avoir passé l'une de ses jambes par-dessus la barre de séparation dans les écuries, se blesse en se débattant.
EMBASE (du gr. Ifiêaatî), se dit en général de toute partie sur laquelle une autre vient s'appuyer. Les horlogers donnent ce nom au renflement ménagé sur l'arbre d'une roue pour lui servir de soutien; les taillandiers, à la partie renflée d'une lame, au ressaut de leur enclume; les menuisiers, à toute partie reposant sur une autre pièce. — En termes d'Artillerie, c'est un renfort de métal aux tourillons des bouches à feu, pour empêcher le ploiement de ces tourillons et le vacillement entre lesflasques de l'affût.
EMBATAGE, application des bandes de fer sur une roue. On nomme embatoir une fosse longue et étroite, ordinairement pleine d'eau, dans laquelle les taillandiers et les charrons placent debout les roues de voitures qu'ils veulent embatre. A mesure qu'ils placent une bande, ils font tourner la roue, afin de refroidir la bande dans l'eau.
EMBAUCHAGE (de bauche, vieux mot qui a signifié successivement, torchis, hutte, boutique), action d'engager un ouvrier pour travailler dans une boutique ou un atelier. L'action d'engager des ouvriers pour porter leur industrie à l'étranger est punissable s'il y a eu intention de nuire ainsi à l'industrie nationale (C. pén., art. 417). — L'embauchage militaire est l'action de provoquer un soldat à la désertion. Ce crime est puni, par la loi du t\ nivôse an IV, des mêmes peines que les crimes de conspiration et de trahison. Les tribunaux militaires ont été longtemps investis de la connaissance de tous les ras d'embauchage ; mais depuis 1831, plusieurs arrêts de la Cour de cassation ont décidé que l'embauchage commis par des individus non militaires tombait sous la juridiction des tribunaux ordinaires.
EMBAUMEMENT (du préfixe en, et de baume). La coutume d'embaumer les cadavres pour les préserver de la décomposition paraît avoir existé chez presque tous les peuples de l'antiquité, à l'exception des Grecs et des Romains, qui brûlaient leurs morts. Les Egyptiens surtout avaient poussé l'art d'embaumer à un haut degré de perfection [Voy. Momie). Chez eux, le système employé se réduisait à trois opérations: 1° vider les cavités par l'extraction des viscères ou par leur dissolution, à l'aide d'une liqueur caustique ; 2U enlever la graisse et les parties muqueusea par l'action prolongée du natron ; 3° dessécher le corps à l'air ou dans une étuve, après l'avoir bien lavé ; on fermait ensuite tout accès a l'air et à l'humidité par l'application d'un vernis et de bandages enduits de gomme.
L'usage des embaumements fut longtemps négligé parmi les nations modernes; mais depuis le xvue siècle il a repris faveur. Parmi les procédés les plus répandus, nous citerons :
1° Le procédé Gannal. On met a nu la carotide; puis, avec la pointe du scalpel, on fait à cette artère une légère incision par laquelle on injecte une solution de 3ulfate d'alumine (1 kilogr. de sel pour 500 gr. d'eau) ; l'injection terminée, on ferme la plaie par un point de suture. Ainsi préparé, le cadavre n'est plus susceptible d'éprouver la fermentation putride au contact de l'air; il s'y dessèche, au contraire, plus ou moins rapidement, suivant l'intensité du courant d'air et suivant la saison. Pour assurer toutefois la conservation des corps, il faut éviter de les déposer dans un lieu humide, et les enfermer dans des caisses convenables, garnies de coton imbibé d'huiles essentielles aromatiques.
2° Le procédé du D' Troncldna, de Naples. Il consiste dans l'injection, par l'artère carotide, d'une solution d'un kilogr. d'un sel arsenical coloré avec un peu de minium ou decinabre dans 10 kilogr. d'esprit-devin. Les inconvénients graves qui peuvent résulter de l'emploi des préparations arsenicales ont fait prohiber en France ce procédé.
Les autres substances le plus communément em-
'loyées pour l'embaumement des corps sont le su-
blimé corrosif ou deutoclilorure de mercure (procédé o/v/ia^Hfle persulfate de fer (procédé linn ■<,/,no<),le^^^^Klorhydrate d'étain {procédé Tauf'flieb), ■gneux ou vinaigre de bois, enfin le l'iilui'uflpzinc et le sulfite de soude /procédé Sui/uetopi ce dernier procédé, mia en pratique députa 18/if, est appliqué surtout à la conservation des sujets soumis à la dissection.
Quand on veut conserver le cœur a part, on en remplit d'abord les cavités de coton ou d'étoupe; le tout est ensuite plongé dans uni; solution alcoolique de sublimé pendant 5 à 6 jours. Après ce temps, on retire le cœur, qui est essuyé et recouvert d'une couche de vernis rouge; on le laisse encore se dessécher à l'air pendant quelques jours avant de l'enfermer dans une capsule de plomb ou d'argent.
EMBELLE, partie du navire comprise entre les deux gaillards. Voy. Gaillard.
EMBELLIE, désigne, en Marine, le changement favorable et passager du temps ou de l'état de l'atmosphère. Ce nom se donne aussi à l'intervalle qui sépare des lames d'eau qui se succèdent.
EMBEBIZA, nom latin scientifique du Bruant. EMBÉBIZOÏDE, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, et voisins du Bruant (Em.beriza), dont ils ne se distinguent guère que par leur queue étagée, et par quelques caractères du bec et des ailes. Ce genre comprend deux espèces originaires de l'Amérique : \'E. lonqibande, d'un brun cendré, olivâtre, long de 0m,20, et YOreillon mélanotis, ou Chipât oreiUon blanc, qui doit son premier nom .\ une tache noire qu'il porte sur l'oreille, et le second a un filet blanc qui surmonte la tache noire. Ces oiseaux vivent dans les champs et les herbes hautes du Brésil et du Paraguay.
EMBLAVUBES (du préf. en, et du b.-lat. bladum, blé), nom donné aux terres ensemencées en blé.
EMBLÈ.ME (du %r. ?jj.6).r,na). Ce nom était donné originairement par les Grecs et les Romains aux ouvrages de mosaïque (emhlemata vermiculata) et aux ornements en relief appliqués sur une autre substance (emblemata,crustnz), p. ex. à des figures en or fixées sur un vase d'argent, etc. — Il signifie aujourd'hui la représentation d'un objet connu, qui conduit à la conception d'une autre chose et en particulier d'une idée abstraite. Le coq est l'emblème de la vigilance ; un serpent qui se mord la queue est celui de l'éternité; un sablier ailé, une horloge, sont l'emblème du temps; la faux, l'emblème de la mort; un calice avec une hostie est l'emblème de la foi catholique, etc. L'emblème diffère de la devise en ce qu'il exprime parla représentation des objets ce que la devise f;> t comprendre par les mots. — Les emblèmes étaient connus dans l'antiquité. Les douze pierres que le grand prêtre juif portait sur sa poitrine étaient l'emblème des douze tribus (Voy. Rational). Il existe un poëme latin d'Alciat sur les emblèmes, Emblematum libellus, souvent réimprimé et traduit en vers français., et plusieurs recueils A' Emblèmes, entre autres ceux de Camerarius (1668) et de Verrien (1696). Voir le P. Menestrier, l'Art des emblèmes (Paris, 1684).
EMBOITEMENT (du préf. en, et de boite). Dans l'Art militaire, on nommait emboîtement de rangs une espèce, d'entrelacement des soldats qu'on faisait tirer à la fois, sur 4 et même 5 rangs, de façon que les armes des derniers rangs ne pussent pas nuire aux premiers. — Emboîter le pas, c'est marcher les uns derrière les autres, en se rapprochant tellement que le pied de chaque homme vienne se poser à la place où était celui de l'homme qui le précède.
EMBOLIE (du gr. è(ji66).iov, piston), mot introduit dans la science par le médecin allemand Virchow, pour désigner des caillots fibrineux qui, formés dans le cœur ou dans des artères volumineuses sont entraînés par le courant circulatoire dans des artères d'un plus petit calibre qu'ils peuvent oblitérer, d'où résultent toujours des accidents graves, tels qu'inflammation de l'artère, douleur vive et plus tard gan-