EMBRANCHEMENT
EMliKYO.N.
grène de la partie, alimentée par le vaisseau oblitéré, souvent même mort subite. Cet accident est une complication des maladies organiques du cœur. — Il ne faut pasconfondrel'embolieaveclethrombus; ce dernier mot sert à désigner les caillots formés dans les veines et entraînés par la circulation vers le cœur. Voy. Thkombus.
EMBOLISMIQUE (du gr. iii.Zot.iG^.ô:, intercalation), 13e mois que les Grecs ajoutaient à la 3% à la 5e et à la 8L" année de chaque octaétéride pour faire concorder les années lunaires avec les années solaires. Voy. Année.
EMBONPOINT (du français en bon point), état du corps de l'homme ou des animaux dans lequel la quantité de graisse est proportionnée au volume et a la stature. L'embonpoint est commun dans l'enfance, et se perdà l'âge de puberté, pour revenir, chez quelques personnes, à l'âge mûr. Les constitutions lymphatiques el sanguines y prédisposent. Le sexe féminin y est plus su-jt que le masculin. Certaines professions, telles que celles de boucher et de charcutier, semblent favoriser l'embonpoint. Voy. Obésité.
EMBOSSAGE (du prêt, en et de bosser, attacher). Embosser un bâtiment, c'est l'amarrer de l'avant et de l'arrière de manière qu'il reste immobile malgré l'action du vent: on embosse un bâtiment de guerre, une division, une escadre, qui veut présenter le travers, c.-à-d. le flanc, pour battre un fort, se défendre contre d'autres vaisseaux, ou protéger l'entrée d'un passage ou d'un mouillage. — On appelle Emèossure le point de l'amarrage fait sur un câble mouillé, et le grelin ou l'aussière employée à embosser un bâtiment.
EM BOUC HOIR (du préf. en et de bouche), celle des capucines d'un fusil de munition qui embrasse l'extrémité du bois et du canon. Sur le devant sont deux bandes, dont l'inférieure porte un point de mire ; sur le derrière, est un entonnoir donnant passage à la baguette du fusil.
EMBOUCHURE (du préf. en et de bourbe). En Géographie, c'est l'endroit où un fleuve se jette dans la mer. L'embouchure prend le nom d'estuaire quand elle lorme une sorte de golfe.
En Musique, Y embouchure est cette partie des instruments à vent que l'on met contre les lèvres on dans la bouche pour en tirer des sons. Chaque instrument à vent a son embouchure particulière : celles de la trompette, du cor, du trombone, du serpent, ont la forme d'un petit entonnoir, dit bocal. Celle de la flûte n'est qu'un trou ovale, percé latéralement dans l'instrument même; celle du flageolet est un bec; celle de la clarinette est un bec qui porte une anche; le hautbois, le coranglais,le basson ont pour embouchure une anche composée de deux languettes de roseau.— On appelle aussi embouchure la manière propre a chaque artiste déjouer des instruments à vent: c'est en ce sens qu'on dit avoir une bonne ou une mauvaise embouchure.
EMBOUTISSAGE, action A' emboutir, c.-à-d. de travailler une plaque de métal au marteau et sur une enclume de manière a la rendre, concave d'un côté el convexe de l'autre. C'est ■:< l'aide de l'emboutissage que les chaudronniers donnent ou cuivre les formes si diverses sens lesquelles ce métal esl employé dans i industrie, i, estampage { i oy.ee mol esl une application de l'emboutissage. On appelle banc à emboutir une machine destinée à transformer desrondell a de
cuivre un de leren tubes «n u\ -ans soudure et 'l'une
longueur considérable: dans cel appareil, le métal, au lieu d'être tiré, comme dans la filière, esl i uléen avant au moyen d'un mandrin d'acier logé dans son intérieur. — On embouti) aussi le cuir el le caoul chouc qui garnissent les pistons des pomp presses hydrauliques, des lampes modérateurs, des irngateuis, etc.
EMBRANCHEMENT (du préf. en et de bra grande division établie dans un des règnes de la na
turc. Voy, lïi.cxi: et CUSSIFN ITIONj
EMBRASURE (orig. incert.), élargissement intérieur pratiqué dans l'épaisseur du mur d'une porte ou d'une fenêtre pour lui laisser le jeu nécessaire et pour que la lumière qui vient du dehors pénètre davantage. Les étroites meurtrières qui servaient de fenêtres aux châteaux du moyen âge avaient une embrasure considérable.
Dans les Fortifications, on appelle ainsi une ouverture pratiquée dans les batteries à épaulement pour le service des bouches à feu. Étroite à son entrée, elle s'élargit vers le dehors de la place, afin qu'on puisse tirer sur plusieurs lignes divergentes.
EMBRAYAGE (orig. incert.;, se dit, en Mécanique, de tout appareil à poulie- folles m à griffes qui permet d'arrêter ou de mettre en mouvement un mécanisme dépendant d'un moteur principal. 1 «'/. 1 ihx.
EMBRÈTEMENT (orig. incert.), entaille faite dans une pièce de bois qui sert de support à une autre. Il se dit aussi de tout assemblage où deux pièces portent des languettes et des rainures qui s'ajustent l'unedaus l'autre.
EMBROCATION (du gr. èuêpoyçii, arrosement), action de verser lentement et par arrosement, à l'aide d'un linge ou d'une éponge humides, un liquide quelconque sur une partie malade. On appelle aus-i çmbrocations les liquides mêmes, et surtout les liquides huileux, dont on se sert à cet effet.
EMBRYOLOGIE, embryogénib (d'embryon, et du gr. ),6vo', discours, et vEvr,:, engendré). L'Embryologie est la partie de la Physiologie qui traite de Yemnryon ( Voi/. ci-après), de sa formation et de son développement (embryogénie) depuis l'ovule jusqu'à, la naissance.
EMBRYON (du gr. Ip.êpuov), première ébauche d'un corps organisé, animal ou végétal, contenu soit dans l'œuf, soit dans la graine. — h'embruon animal est le premier état de l'être naissant. Dans l'œuf humain fécondé (ovule) apparaît une couche épaisse, le blastoderme, dont une partie constitue l'embryon, "t l'autre les annexes de l'embryon. Ln un point de celle couche sphénqiie, le premier rudiment de l'animal (area germinativa] se montre sous la forme d'une zone claire, qui grandit et devient ovale. Une ligne transparente se dessine le long du grand axe primitive), indiquant la place qu'occuperont la moelle épinière et le cerveau. La masse s'ini urre comme une carène de navire, et se trouve séparée du reste de l'œuf par un étranglement qui plus tard donnera passage au cordon ombilical. Vers le 12P jour le petit être a environ o™.ooi de longueur : des renflements apparaissent aux deux extrémités, le r ment cephalique, plus volumineux, et le renft* caudal, plus grêle, qui donnent à l'embryon la d'une guitare. I, embryon se divise dans son épaisseur en trois lames: une lame ■ Ulet lértUX ou animal), d*OÙ naissent successivement les organes de la vie de relation, cerveau, moelle épinière, nerfs, os, muscles; une lame interne feuillet IX
tif), d'où naissent les organes de la vie végétative, le tube digestif et les viscères; un feuillet intermédiaire (feuillet vascututre)', d'où émane le système d' -
seaux. Les bords latéraux di' l'embryon incurvé marchent à la rencontre l'un de 1 autre (tnm-
\u bout de deux mois l'embryon aO"',o;i : le renflement cephalique en occupe près de la moitié, l'ois les bras se montrent semblables à de petite* palettes arrondies placées au milieu du corps: puis le- jamb - pareilles aux bras et dépassées par la queue aussi longue que chez les autres mammifères. Vers le 3" il prend Icnemde/K /(/.» I <"/.ce mot .— I de l'embryon sont : Yamnios, sac plein de liquidi
tiné à protéger l'être nouveau; lai • ul nbi
dont le contenu sert à la nutrition jusqu'au 2e la vésicule allantoïde qui remplace alors la et qui porte les vaisseaux de l'embryon jusqu'au placenta maternel. — L'embryon des Vertéb son apparition distinct de celui d -I ive tébrés. L'embryon des mammi itinguepar la dur