AMALGAMATION
outre d'une extrême légèreté spécifique, par il ne pèse que 2 fois 1/2 autantque l'eau; aussi l'empioie-t-on partoutoù il faut un métal léger et résistant (fléaux de balance, instruments de précision, etc.)- Il rend, quand on le frappe, un son argentin. L'air, sec ou humide, est sans action sur l'aluminium ; il résiste aussi à l'hyie sulfuré, au soufre; il n'est attaqué que diffi- •it par les acides sulfurique et azotique, mais l'acide chlorhydrique et les chlorures, tels que le sel marin, l'altèrent rapidement. On fabrique sous le nom ,1 onze d'aluminium un alliage contenant 1 p. d'aluminium pour 9 p. de cuivre; ce bronze d'une belle couleur, qui imite l'or, s'emploie pour une foule d'objets d'ornement ou d'usage journalier, tels que cou- . boites de montre, etc. : il se ternit un peu à la longue, et a une légère odeur cuivreuse. — L'aluminium a été retiré pour la première fois de l'alumine par \\ œliler en 1827. C'est à M. Ste-Claire Deville qu'il a été réservé en 1854 d'en faire un métal usuel.
ALUN (du lat. alumeri), sel blanc, très-soluble dans l'eau, astringent, cristallisé en octaèdres réguliers, qui résulte de la combinaison du sulfate d'alumine avec le sulfatedepotasseetl'eau[(SOi/3Ali,(SO','/K:iH-24H2OJ. ri existe tout formé aux environs de plusieurs volcans; mais la quantité en est faible, et il faut recourir à différents procédés pour fournir au commerce les 4 ou 5 millions de kilog. qui lui sont annuellement nécessaires. Tantôt on le retire de l'alunite; tantôt on l'obtient en aba donnant au contactde l'air des schistes alumineux préalablement calcinés; on lessive le produit, et on ajoute du sulfate de potasse. Enfin, en traitant les argiles les plus pures par l'acide sulfurique faible, et versant dans les liqueurs concentrées du sulfate de potasse, on produit de toutes pièces de l'alun très-pur. — Dans le commerce, l'alun est ord. en grosses masses blanches et translucides, qu'on obtient en faisant fondre les cristaux dans leur eau de cristallisation, et coulant le liquide dans de grands vases, où il se tige. — Lacalcination boursoufle l'alun et le transforme en une poudre légère, poreuse et blanche ; cet alun calciné est employé par les médecins pour ronger les ulcères et les chairs baveuses. — L'alun sert dans la teinture' comme mordant. Il est d'autant plus estimé qu'il contient moins de sulfate de fer, parce que ce sel altère certaines couleurs délicates. On reconnaît la présence du fer dans l'alun en ajoutant à sa solution quelques gouttes de ferrocyanure de potassium : si l'alun contient du fer, le mélange prend une teinte bleue. — L'alun s'emploie aussi pour préserver les substances animales de la putréfaction, pour conserver les peaux avec leurs poilSj pour garantir les bois et toiles de l'incendie, pour fabriquer le papier, la colle forte, pour raffiner le sucre, pour clarifier les eaux bourbeuses, etc. — Outre l'alun ordinaire, il existe divers composés isomorphes de cet alun, qui renferment de l'ammoniaque, de la soude, du chrome, du fer, etc., à la place de la potasse et de l'alumine.
La connaissance de l'alun nous vient de l'Orient : c'est de Constantinople et d'Alep, qu'on tirait jadis l'ali m connu sous le nom d'ahn de roche. \\> XVe siècle, un marchand génois établit une fabrique d'alun dans 111e d'Ischiaet Jean de Castro éleva une fabrique semi la rolfa (près de Civita-Vecchia ; d'autres exploitations s successivement, au nvi'siècle, en Allemagne, en Espagne el en France ; mais cette in dustrie resta longtemps sans faire de véritables pro- \ lutin du siècle dernier, Curaudau établit la pre miere fabrique d'alun artificiel a Javelle, près Paris i i i la même époque, Chaptal en fonda une à Montpellier.
m i \ u.i uiNÉ, sous-sulfate de potasse et d'alumine Insoluble, qui s'obtient quand on fait bouillir l'alun avec de l'alumine en [
aii \ d'ammoniaque, alun renfermant de l'ammoniaque .'■ ' - p de la potasse.se prépare de la même manière, el présente les mêmes p . On uti-
; la fabrication de ce sel, le Bel d'ammoniaque fourni par les usines à gaz de l'éclairage. Par une
fraude trop fréquente la plupart des aluns du commerce sont de l'alun d'ammoniaque. On distinguecelui-ci de l'alun ordinaire en le triturant avec de la chaux humide; il exhale alors une odeur ammoniacale très- prononcée.
ai in de chrome, alun renfermant de l'oxyde de chrome à la place de l'alumine; il estd'un violet foncé, presque noir.
ai.im hé fer, alun renfermant du sesquioxyde de fer à la place de l'alumine.
AI.I N DE PLUME. Voy. ALCNOGÈNE.
alun de rome ou cuBiorE, alun ordinaire cristallisé en cubes et fabriqué à la Tolfa États-Romains). Ses cristaux sont rendus opaques par une très-petite quantité d'alumine mécaniquement interposée ; ils ont d'ailleurs la même composition que l'alun octaèdre.
ai in de solde, alun renfermant de la soude à la place de la potasse contenue dans l'alun ordinaire.
ALUNAGE. Voy. KORDANÇAGE.
ALl'.MTE, dite aussijPrérrê d'alun, Beurre de montagne, minéral blanc, tantôt dur, tantôt tendre et terreux, qu'on rencontre dans le tuf trarhvtiqucdela Tolfa et du mont Dore. C'est un sulfate d'alumine et de potasse hydraté [3 Al S:! ■+■ K S» -f- 24 Aqj. Pour retirer l'alun de l'alunite, on grille celle-ci et on la transporte sur une aire où on l'arrose continuellement, afin de la faire effleurir; on la réduit ensuit" en pâte, on la lessive, à chaud, et on la fait i
ALLWOGÈ.NEou Alun de plume, alumine sulfatée naturelle [AI S3 + 6Aq]. Ce sel est commun dans les solfatares, où il est le produit de l'altération des trachytes par les vapeurs sulfureuses qui les traversent. Il se présente sous la forme de houppes concrétionnées ou de fibres dé blablesà la soie.
ALVÉOLE (du lat. alveolus, dimin. de alceu*, lit, cavité), cellules que construisent les abeilles i guêpes pour y élever leurs larves; elles sont en cire, et ont la forme d'un petit godet hexagonal; la réunion des alvéoles forme le gâteau. Voy. ce mot.
En Anatomie, ondonnele nomà' Alvéoles m\ cavités creusées dans les os des mâchoires et di stînées à enchâsser les dents; — en Botanique, aux petites cavités du réceptacle où sont logées lessemencesde certaines Heurs, p. ex. dans les Composées.
ALYSSE (du gr. à priv. et/j-rcra, rage), Alyssurn, vulg. Passe-Rage, genre de la famille des Crucifères pleurorhizées, type de la tribu des Aly usinées, renferme plusieurs espèces très-communes : VA. jaune (.1. saxatile), originaire de Candie et connue dans les jardins sous les noms de Corbeille d'or et de Thlaspi jaune; ses fleurs jaunes, petites, mais nombrt forment de larges touffes dorées ; son fruit es; une ûh'cule orbiculaire, velue et aplatie; VA. sinuée, originaire d'Espagne; VA. des Pyrénées, arbrisseau propre à former des buissons: ses fleurs sont petites, ■s, nombreuses, et durent fort longtemps.
Ai-YTEou Crapaud accoucheur. I . ( :.\.-u-n.
AMADOU, substance spongieuse fournie par la partie interne du champignon appelé. ly aricdilt ou Amadouvier {Boletus tgniarius de Linné , et pr -
i ■ manière à prendre f <u au moyen d'uneétin-
oelle produite par une pierre à fusil et un briquet. Pi ur préparer l'amadou, on enlève d'abord de (agaric la partie supérieure qui es; c >riace; la parti gueuse, d'un jaune brun, placée au-dess
oupée en tranches minces et bat lue au BU jusqu'à ce qu'elle devienne tout à fait souple :
ce premier état, l'agaric sert pour arrêter les heniorrhagies. Pour en l'aire de l'amadou propres allumer le feu, on l'imprègne d'une dissolution de ninv potasse, ei on le fait Bêcher. Quelquefois on roule l'atnadi u dans de la pi udre à canon : c'est l'amadou noir. — Les vesses de-loup, sorte de plantes du Lycoperdon, donnent un amadou tout préparé. On a gtemps de l'amadou avec des feuilles de i apier .< sucre, et même avec du linge brûlé.
AMALGAMATION (d'amalg io-i parla-
on combine le mercure avec d'autres métaux.