‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 55 sur 1672 · AMARYLLIS · texte numérisé non relu

AMARYLLIS

On i'applique surtout à l'extraction de l'argent. On distingue : VA. saxonne ou de Freyberg, et VA. américaine. — Par le premier procédé, après avoir écrasé le minerai, on le môle avec un dixième de sel marin, et on le grille afin de convertir le sulfure d'argent en chlorure^ Ensuite on réduit en poudre le produit de la calcination, et on le met avec de l'eau et des disques de fer forgé dans des tonneaux traversés par un axe horizontal qui tourne an moyen d'une roue. Après avoir fait mouvoir lus tonneaux pendant une heure, on y introduit du mercure, et on le remet de nouveau en mouvement pendant 16 ou 18 h. Dans cette opération, le chlorure d'argent est décomposé par le fer : il en résulte du chlorure de fer soluble et de l'argent métallique très-divisé qui s'unit au mercure. L'amalgame d'argent se rassemble aisément, et s'obtient pur par le lavage. On le soumet ensuite à la distillation en le chauffant sur des plateaux de fer, recouverts d'une cloche de fer : le mercure se volatilise et l'argent reste sur les plateaux. Ce procédé est le seul qui convienne pour le traitement des minerais pauvres. — La méthode américaine consiste à broyer le minerai avec de l'eau et h y incorporer du sel marin, puis du magistral (mélange d'oxyde de fer et de sulfate de cuivre, provenant du grillage de la pyrite de cuivre), et enfin du mercure. Quand l'amalgamation s'est opérée, c.-à-d. au bout de 2 ou 3 mois, on lave le produit, puis on presse et on distille l'amalgame. Ce procédé perd beaucoup de mercure.

— L'amalgamation a été inventée au Mexique en 1557 et introduite au Pérou en 1571. Adoptée en Europe au siècle dernier, elle a été perfectionnée par de Born, Charpentier, Gellert, etc.

AMALGAME (du gr. y.â).ayu,a, ramollissement), alliage du mercure avec d'autres métaux. Les amalgames sont décomposés par la chaleur, et dégagent alors tout le mercure ; plusieurs sont fusibles à la température ordinaire. — Les amalgames d'or et d'argent servent h dorer et à argenter les autres métaux. Un amalgame d'étain sert à mettre les glaces au tain. C'est avec un amalgame de bismuth qu'on donne aux globes de verre une apparence métallique. Les dentistes emploient souvent l'amalgame d'argent ou de palladium pour plomber les dents.

▲MANDE (du gr. â,(tuYS<xXvi). Ce nom, limité d'abord au fruit de l'Amandier, s'est ensuite étendu au corps blanc et tendre renfermé dans le noyau de certains fruits. Les botanistes le prennent même dans un sens plus général : ils nomment amande la substance blanche contenue dans toute graine (Voy. Graine).

— Quant aux amandes propr. dites, on distingue : l°lesvl. douces, bonnes à manger, qui renferment une huile blanche et douce usitée en pharmacie, surtout pour les looehs blancs et les émulsions : les unes, dites flot, sont à coque dure, les autres à coque tendre; 2°les^4. amères, qui contiennent de l'acïde cyanhydrique(Voy. ci-après Essence d'Amandes amères), et qui sont employées comme fébrifuges et toniques. En outre, dans le commerce, on distingue : VA. à la dame, coque grosse, solide, arrondie, pointue à l'un des bouts, couverte de trous et sillonnée de lignes vermiculaires; VA. à la princesse, coque de moyenne grosseur, aplatie, mince, fragile, jaunâtre et d'une saveur douce; VA. de Chinon, vendue sans coque et d'un jaune brun; VA. de Valence, grande, aplatio, pointue à l'un des bouts, et comprimée dans la partie moyenne; VA. d'Italie, plus petite, moins lisse et moins déprimée au milieu ; VA. d'Espagne ou de Malaga, d'une saveur douce, semblable à celle des noisettes; l'A. de Milhaud (Aveyrom, vendue sans coque, en fèves longues et aplaties, etc.

Amandes amères (essexced'). Cette essence, qui se produit dans les amandes amères par l'action d'un ferment (émulsine) et de l'eau sur une substance particulière (amygdaline), est un liquide incolore, d'une odeur agréable, d'une saveur acre, qui brûle avec une flamme fuligineuse et bout à 180° : à une haute température, sa vapeur se dédouble en benzine et en oxyde de car-

bone. Sa formule [C7H60] est celle de l'aldéhyde qui pond à l'alcool benzylique [C"H80] : aussi l'apjji.-I1 ■•-t-on encore aldéhyde benzokrue ou h/drure de benzoile. — On se la procure par la distillation du tourteau d'amandes amères avec l'eau : elle vient surnager au-dessus du liquide distillé. — L'eau qui passe avec elle à la distillation est employée en médecine sous le nom d'eau distillée d'amandes amères et contient de l'acide cyan hydrique. — C'est à Liebig et Wœhler qu'on doit l'étude de ce corps important, type des essences oxygénées, Voy. Tenu m .

AMANDIER, Amygdalus, genre type de la famille des Amygdalées, se compose d'arbres et d'arbrisseaux à feuilles étroites, lancéolées; à fleurs axillaires, solitaires, au calice campanule. Le fruit est charnu, globuleux ou allongé, marqué d'un sillon longitudinal, et renfermant un noyau dont la surface est marquée de sillons irréguliers, et dans lequel on trouve V amande {Voy. ce mot). Le genre Amandier comprend deux espèces principales : VA. commun et VA. -pécher (Voy. Pêcher). L'A. commun, originaire du Levant ou de l'Afrique, réussit surtout dans le midi de l'Europe, où il atteintjusquW 10m. Ses fleurs, petites, d'un blanc de neige, s'ouvrent aux premiers rayons du soleil de janvier : aussi sont-elles souvent détruites par les gelées. On en distingue 2 variétés : VA. à amandes douces et VA. à amandes amères. Le bois de cet arbre est dur et bien coloré ; ce qui le fait rechercher par les tourneurs. Du tronc découle une gomme rougeâtre, analogue à la gomme arabique. L'amandier reçoit les greffes du pêcher et de l'abricotier. — Dans les jardins, on cultive VA. argenté, et VA. nain, à fleurs purpurines.

AMANITE (du mont Amanus en Cilicie), genre de Champignons basidiosporés, détaché des Agarics par quelques botanistes, et dont les principales espèces sont les Oronges. Voy. Agaric.

AMARANTACÉES, famille de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, voisine des Chénopodées et des Nyctaginées et à laquelle appartiennent les genres Amarante (g.-type), Célosie et Gomphrène ou Amarantine.

AMARANTE (du gr. àu/xpav-roç, qui ne se flétrit pas), Amarantus, genre type de la famille des Amarantaeées, ainsi nommé h cause de la persistance de ses fleurs, renferme des plantes herbacées, annuelles, dont les fleurs pourpres ou vertes sont en épis ou en grappes. L'A. à fleurs en queue ou Queue-de-renard, a une tige haute de près de lm, des feuilles ovales, oblongues, rougeâtres, des fleurs en longues grappes, pendantes et cramoisies; elle se sème d'elle-même et vient partout. L'A. tricolore a ses feuilles tachées de jaune, de vert et de rouge; les fleurs sont vertes et latérales. LM. paniculée a des fleurs d'un vert teinté de rouge, et l'A. gracieuse, des fleurs d'un beau rouge pourpré. L'A. blette a ta tige rameuse, couchée à la base, les feuilles ovales, échancrées au sommet; cette espèce se mange en Italie sous forme d'épinards. — L'Amarante était, chez les anciens, le symbole de l'immortalité. Christine, reine de Suède, avait institué en 1653 un ordre de l'Amarante, qui ne fut pas conservé après elle. Dans l'Académie des Jeux Floraux, V amarante d'or est le prix de l'ode.

AMARANTINE. Voy. Gomphrène.

AM ARQUE (de marquer). Voy. Bocée.

AMARRE (de à et du holl. maarcn), câble ou chaîne servant à attacher une embarcation au rivage. Les marins étendent ce nom à toute espèce de cordage employé au service d'un navire.

AMARVLLIDÉJCS, famille de plantes Monocotylédones périspermées, formée par R. Broun aux dépens des Narcissées de Jussieu : calice monosépale, tubuleux, à 6 divisions ; 6 étamines, à filets libres ou soudés, ovaire infère, style simple, stigmate trilobé. Genres principaux : Amaryllis, Narcissus, Clinantbus, Paner atium, Crinum, Cyrtanthus, Leucoïum, Galant hus, Aîstrasmeria, Agave, etc.

AMARYLLIS (nom poétique), genre type de la fa-

AMBASSADI-:i'll.

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