ÉMIGRATION
KM OU Cil ET.
par (Sb'O1)". L'É. de bore a de môme pour formule [C*H*0«1" K\ fCm»06J" (Ho'^O-)" ; VÉ. d'arsenic [OHvOy K2, [(;4U*06j" (As^O4)"; enfin \'É. de fer [C*H*06J"K« [C*H*08/' (Fe*0*)"- En un mot.on voit que l'on peut toujours dans une double molécule d'acide tartrique ou danslacrëmeefe tartre rC*H'08]"Kî, [CUPO"]" H2, remplacer H2 par le reste [R*02j", provenant de ce que l'un est dans l'habitude de nommée un sesquioxyde R*08. — Tous les émétiques s'obtiennent en traitant la crème de tartre, ou un tartrate soluble acide, par un sesquioxyde.
L'Ëmétique propr. dit, ou Tartre stibié, s'obtient en faisant bouillir la crème de tartre avec l'oxyde d'antimoine et l'eau, filtrant et laissant cristalliser. Ce sont de jolis octaèdres à baserhombe, solubles dans l'eau, de goût styptique, reconnaissables à ce que l'hydrogène sulfuré en précipite immédiatement le sulfure orangé d'antimoine. — 11 précipite en blanc par les arides chlorhydrique, azotique, etc. Les pharmaciens remploient quelquefois à frauder le sirop d'ipécacuanha, ce qui amène souvent des accidents, surtout chez les enfants.
ÉMÉTO-C ATHARTIQUE (du gr. &u.st&;, vomissement, et xa6aprixâ;,qui purge), médicament qui excite le vomissement et les selles, (l'est, le plus souvent, un mélange de 15 centigr. d'émétique avec 12 gr. de sulfate de soude ou de magnésie, dissous dans .'$00 ou 350 gr. d'eau, à prendre en trois verres, à un quart d'heure d'intervalle.
KM EU, sorte d'oiseau. Voy. Casoar.
EMKL'TE (du participe esmeu, ému), mouvement tumultueux et insurrectionnel. Voy. Attroupement et Barricades.
ÉMIGRATION (du lat. emigratio). Les émigrations ou migrations de peuples, dont l'histoire offre des exemples ;\ toutes les époques, ont eu pour causes soit la difficulté de se procurer sur le sol de la patrie la subsistance nécessaire, soit les révolutions politiques ou religieuses, les guerres, l'amour des conquêtes ou des aventures : c'est à de telles émigrations que les colonies anciennes et modernes ont dû leur naissance ( Voy. Colonie;; les mêmes causes expliquent les invasions des Barbares, invasions qui, au moyen âge, transportèrent les peuples de l'Asie vers l'Europe, et ceux du Nord vers le Midi. Aujourd'hui encore, on voit une foule d'habitants de l'Europe émigrer en Amérique, en Australie, en Algérie, etc., pour y chercher des moyens d'existence que leur pays leur refuse; ils échappent ainsi aux inconvénients qu'entraîne l'excès de population et ils étendent la civilisation : ce sont l'Irlande et l'Allemagne qui fournissent le plus d'émigrants de ce genre. — En France, les décrets des 13 février et 27 mars 1852 ont réglé les conditions auxquelles les ouvriers et les cultivateurs peuvent émigrer pour les colonies françaises jceux deslSjanv.et28avril 1855 déterminent les droits et les obligations des émigrants vis-à-vis de ceux qui se chargent de leur transport.
Dans 1,'Histoire de France, on appelle plus spécialement Émigration celle qui eut lieu pendant la Révolution : à cette époque, la plupart des familles no bles et des membres du clergé, à l'exemple des principaux membres de la famille' royale, quittèrent la France pour aller à l'étranger chercher un refuge ou provoquer la guerre: un grand nombre s'établirent à CoblentZj où ils formèrent une petite armer. Les lois les plus sévères furent alors rendues contre les
émigrés; leurs biens furent confisqués, et un bannissement perpétuel fut prononcé contre eux. Cet état «le Choses ne cessa que sons le Consulat 1801) : la plupart des proscrits obtinrent alors de se faire rayer de fa liste des émigrés. En 1814, Louis XVIII rendit aux ('migres ceux de leurs biens qui n'avaient pas été vendus ; enfin, une loi célèbre, du 27 avril 1825, distribua un milliard, à titre d'indemnité, S ceux .pu
n'avaient pu recouvrer leurs biens. Û 'Histoire de fimigration a été écrite par Montre! 1825 , et par A. de Raint-Gervais 1628 .
KMIGRETTK, jeu d'enfant qui consiste en un disque de bois ou d'ivoire, creusé dans son pourtour, et traversé par un cordon qu'une légère secousse fait enrouler autour de la rainure, de sorte que 1>' disque va et revient le long de la corde.
KMl.XKXCK du lat. eminentia). On nomme ainsi, en Anatomie, certaines saillies (pie présentent les organes dans l'état de santé ou de maladie. Les éminences desossontappelées apophyses. Les éminences portes sont deux mamelons tres-saillants qui appartiennent au foie.
bhirbnce, titre d'honneur que l'on donnait autrefois auv empereurs et aux rois; ce titre a été r< par une bulle d'Urbain VIII (1GJ0, aux cardinaux, aux trois électeurs ecclésiastiques du Saint-Empire et au grand maître de l'ordre de Malte.
ÉMIR [commandant), titre honorifique trèsmun en Orient. Voy. le Die t. d'ili.i t. 'et de Gtogr.
ÉMISSAIRE 'note,;. Voy. BOOC.
ÉMISSION, ÉMISS1F (pouvoir). En Physique, on oppose le système de l'émission au système de l'ondulation, et le pouvoir émissifoo rayonnant au pouvoir absorbant et au pouvoir réfléchissant. Voy. Ciialeitb et Lumière.
EMISSOLK, Mustellus, genre de Poissons chondroptérygiens, de l'ordre des Plagiostomes, famille des Sélaciens et voisins des Requins. L'É. tmmune M. vulgaris), longue de l™ env., habite les mers de l'Europe et de l'Inde, ainsi quel'i'. lentillat [M.stelr latus),à& même taille, et reconnaissabl" aux deux rangées d'étoiles blanches qu'il porte en dessus du corps. Ces poissons se nourrissent de crustacés et de mollusques et n'ont point les mœurs féroces des autres squales. >
EMMÉNAGOGUES (du gr. £jj.[j.rlvo:, menstrue. , t àywyo:, qui amène), agents thérapeutiques pi à rétablir chez les femmes le cours régulier du sang. Tels sont : la sabine, la rue, le castoréuin, 1 fran, le seigle ergoté, l'armoise, l'absinthe, la matricaire, les aristoloches, la cannelle, le marrube blanc, Tassa fœtida, etc.
ÉMOLLIKXTS (du lat. emolHre, amollir , substances médicamenteuses qui relâchent et ramollissent les parties enflammées. Les boKs os délayantes et mucilagineuses, l'eau de gomme, le boni veau, la décoction de graine de lin, celle de guimauve, etc., agissent comme émollients; les huiles grasses fraîches, les cataplasmes de mie de pain, de riz, de feuilles de mauve, de farine de graine ,le Un, les fruits sucrés, etc., sont ausssi des émollients.
ÉMONCTOIRE (du lat. emtmctorium), tout organe destiné à donner une issue aux excrétions soit naturelles, soit artificielles, à l'aide desquelles l'économie rejette hors d'elle toutes les matières qui lui sont superflues. Les reins et la vessie sont les émonctoires de l'urine; les narine--, ceux des matières amassées dans les fosses nasales, etc.
ÉMONDAGE [i'émonder , opération qui consiste
à couper annuellement toutes les menues branches
inutiles, ainsi que les branches mortes, la ni.
les lichens, etc. Cette opération se fait au moisd'aoùt
sur les arbres des forets. Pour les arbres isoles, IV
mondage se fait, depuis 6 ans jusqu'à 15, en leur laissant autant de hauteur de tète que de tronc. Au delà de cet âge, on peut les éinouder jusqu'aux dQUX I iers de leur hauteur totale, pour que l'abondance de la
sève ne tourmente point la tige. De i"' ■ > kQans, on continue l'émondage tous les t, 5,0 ou 7 ans. I im ma temps qu'elle donne de la vigueur aux arbre . coupe procure un produit périodique de branchages
propres à faire des boutures ou des clôtures vl des
bourrées pour le chauffage.
ÉMOU, oiseau. Voy. Caboul.
ÉMOUCIIET 'du b. lat. muscetus, moucheté), nom donné par les Oiseliers au maie de VEpervier
muil et à tous les oiseaux de proie qui ne dép i^''iit pas la taille de l'épervier. On le donne aussi à la i 'récerelte femelle.