E M PL AT HE
•dis le printemps, et VE. à ailes réticulées (E. tessellata se trouvent aux environs de Paris.
EMPIERREMENT. '"'/. Macadamisage.
EMPIRE. Voy. Empereur.
EMPIRIQUES (dugr. i\>.-xz<.ç,v/.ô$, nom donné surtout aux médecins qui, dans les moyens qu'ils emploient, suivent pour guide, non une déduction systématique ou une induction physiologique, mais uniquement X expérience clinique. Chez les anciens, les Empiriques formaient une secte opposée à celle des Dogmatiques.
ÉMI'IIS ISME (d'empirique), système philosophique qui assigne pour origine à toutes nos idées ou connaissances l'expérience, c.-a-d. les sens et la conscience. Il fut professé, chez les Grecs, parDémocrite et parËpicure, mais c'est surtout chez les modernes qu'il a reçu tous ses développements. — En Angleterre, Hobhcs soutint d'abord que toute connaissance provient des sens et que l'activité de l'esprit se réduit à des combinaisons de mots. Après lui, Locke, dans son Essai sur l'entendement humain, donna la première solution complète du problème de l'origine des idées au point de vue de l'empirisme. Rejetant la théorie cartésienne des idées innées {Voy. ce mot), il supposa qu'au commmencementl'àme est une table rase, et qu'elle doit toutes ses connaissances à l'expérience, c.-à-d. aux sens, qui lui donnent la sensation et la perception des objets extérieurs, et à la?'^flexion, qui s'exerce sur les opérations de l'esprit. Selon ce philosophe, il n'y a pas de notion rationnelle à priori : « Les notions mûmes qui paraissent les plus éloignées de nos sens ou des opérations de notre propre entendement ne sont que des notions que l'entendement se forme, en répétant et en combinant les idées qu'il avait reçues des objets des sens ou de ses propres opérations concernant les idées qui lui ont été fournies parles sens, de sorte que lesidées lcsplus étendues ei les plus abstraites (p. ex. les idées de l'espace, du temps, de l'infini, de la substance et de la causalité; nous viennent par la sensation et la réflexion. » Tandis que cette doctrine était développée au point de vue physiologique par Hartley et Priestley, Berkeleyen déduisit que l'homme ne connaît pas directement, le monde extérieur, mais seulement ses propres idées ; que rien n'existe pour nous qu'en nos perceptions ; que la Bubstanee et la cause, distinguées de toute manière d'être, ne correspondent à rien de réel ; qu'enfin, en dehors des esprits finis et de l'esprit infini qui les éclaire; on ne peut supposer, comme le fait le matérialisme, l'existence d'un support, non perceptible par lui-même, des qualités perceptibles aux sens, d'une substance non pensante et pourtant existant par elle-même. Hume alla plus loin, et supprima ces substances immatérielles auxquelles Berkeley transférait tout ce qu'il avait été de réalité à la matière ; d'après lui, nos connaissances se décomposent endeux éléments, des sensations d'abord et des idées ensuite qui en sont comme les traces et les copies ; c'est l'enchaînement même de ces idées uni ('(institue nuire esprit; il est déterminé par la série de nos sensations, et celle ci correspond elle-même a la suite des phénomènes qui se produisent hors de nous ; ce qu'on nomme cause se réduit à la liaison de deux faits qui B'accompagnent constamment ; il n'y a donc en nous et hors de nous que des phénomènes qui se succèdent, point de causa ni de substance. L'idéalisme de Berkeley et le scepticisme de Hume amenèrent Raid et Kanl a examiner les fondements de l'empirisme «le Locke et à lui substituer des théories plus complètes (Voy. Rationalisme).— En France, sans parler de I îa&sendi, qui au svu« Bièclecss;i\;i «p. ressusciter le système d'Épicure, Voltaire introduisit h' système de Locke pourl'opposer à celui de Descartes. Condillac, le simplifiant, enseigna que toutes nés Connaissances ne sent cpie des.w//-
sations transformées, 'pie toutes les facultés de l'entendement et de la volonté dérivent de la sensation considéréecomme représentative et comme affective :
« Si nous considérons, dit-il, que se ressou venir, comparer, juger, discerner, imaginer, avoir des idées abstraites, connaître des vérités générales et particulières, ne sont que différentes manières d'être attentif; qu'avoir des passions, aimer, haïr, espérer, craindre et vouloir, ne sont que différentes manières de désirer, et qu'enfin être attentif et désirer ne dans l'origine que sentir, nous conclurons que : sation enveloppe toutes les facultés de l'âme. «{Traité de» sensations). La conséquence de cette doctrine est que : «Le moi de chaque homme n'est que la collection des sensations qu'il éprouve et de celles que la mémoire lui rappelle. » lie là est née l'Idéologie^^ laquelle a succédé le Positivisme Voy. ces mots). Quant aux erreurs principales du Se// sualisme de Condillac et de l'Empirisme en général, elles consistent dans la négation de l'énergie propre à la raison et de l'activité personnelle de lame. Voy. Ami:, Raison, Volonté, etc.
Dans notre siècle, par suite de l'insuffisance du système professé par l'école écossaise (Th. Reid, DugaldStewart,Th. Crown, W. Hamilton), la doctrine de Locke et de Hartley a été reprise et développée en Angleterre par l'école de l'association des idées { Voy. ce mot). D'après elle, toutes nos connaissances sont relatives; celles qui ne sont pas engendrées par les impressions des sens, mais par l'esprit lui-même, ne supposent cependant aucune loi rationnelle de l'esprit ni aucune propriété essentielle des objets; elles s'expliquent uniquement par les conditions mêmes de l'expérience, lesquelles se ramènenl ù deux formules :1° les notions les plus complexes de l'esprit sont formées des notions les plus simples et les plus élémentaires; 2° la loi qui régit la formation des notions complexes est l'association, en vertu de laquelle l'idée d'une chose suggère l'idée dune autre chose que l'expérience nous a toujours montrée unie à la première par la contiguïté de temps et de lieu ou par la ressemblance. Telle est la théorie exposée par M. Al. Bain [Psychologie, 1860 , ; ta r M . Herbert Spencer (Les premiers print ipes, i^to et par M. .1. stuart yMl{Logique, 1868; Pnilosophie de Hamilton, 1860): M. Bain réduit toute la psychologie à déterminer comment se suivent et s'accompagnent les phénomènes internes, sentiments, idées et volitions;M. Spencer applique la même méthode aux axiomes et aux premiers principes, qui se réduisent ainsi à de simples généralisations des séries de faits fournis par les sens ou par la conscience ; M. Stuart Mil! essaie de fonder une logique sur la même base, ramenant la définition, l'induction et la déduction à exprimer uniquement la liaison de deux faits. En excluant, ainsi les principes rationnels, en réduisant toutes les sciences à des séries empiriques de phénomènes, cette école, ainsi que le Positivisme, détruit la certitude même des lois auxquelles elle prétend tout ramener. — Consulter Ravaisson, Philosophie au xt\c siècle, §1, 8, 36.
En Logique, on nomme spécialement empirisme une méthode qui se borne à noter les phénomènes sans les interpréter, ni déterminer leur place dans l'ensemble de la science, comme le faisait l'ancienne alchimie. On l'oppose à la méthode expérimentale qui s'élève aux lois par l'induction. A ce point ci l'empirisme n'est pas faux, mais insuffisant: a L'empirisme peut servir à accumuler les faits, mais il ne saurait jamais édifier la science. L'expérimentateur
qui ne sait pas ce qu'il cherche ne COffl]
qu'il trouve. » (Cl. Bernard, Rapport sur l ' gie, V part., p. 131 et p. 221). Consultt . vum organum, 1, §0&-107.
EMPLÂTRE (du gr. i{MtX«OTpov), médicament solide. Ferme, gluant, se ramollissant par l'an la chaleur, ce qui le rend propre à adhérer aux corps
sur lesquels on l'applique. Les emplâtres servent à faciliter le ramollissement et la résolution des tumeurs, etc. On les ('tend sur un morceau de cuir, de peau uu de toile :a\anlde s'en servir, on les amollit