EX CAUSTIQUE
en distillant les matières végétales ou animales ; cette odeur est due à une Iiuile pyrogénée qui agit aussi sur le sens du goût : d'où les noms d'odeur, d'huile, de saveur empyreumatique.
ÉMULGENTS (VAlSSBABx). Voy. Reins.
ÉMULSINE ou synai-tase, substance neutre contenue dans les amandes douces ou amères et ayant la propriété d'agir sur Vamygdaline (\\xise trouve dans ces dernières, et de la transformer en sucre, essence d'amande amère et acide nyanhydrique. C'est à cette singulière fermentation, qui se passe à 30° en présence de l'eau qu'est dû le goût amer et le développement de l'essence d'amande amère, essence qui ne se trouve pas dans la pulpe du cotylédon à l'état de liberté. — L'émulsine a été découverte par Itobiquet.
ÉMULSION (du la.t. emulsio .préparation pharmaceutique liquide, d'un aspect blanc et laiteux, composée d'une liuile fixe divisée et tenue en suspension dans l'eau par le moyen d'un mucilage. L'É. vraie se prépare avec les amandes douces et amères {lait d'amandes), ou avec les semences de melon, de concombre, de pavot blanc, de noix, de noisettes, de pistaches, de lin, etc. On pile dans un mortier dur les semences débarrassées de leur pellicule, et on les délaye ensuite avec de l'eau. On passe avec expression, et on édulcore avec du sucre ou avec un sirop. Le sirop, d'orgeat étendu d'eau est une véritable émulsion. h'É. fausse reçoit les épithètes de camphrée, d'huileuse, de térébenthinée, selon les substances qu'elle renferme. — Le lait de poule est une émulsion animale. Les looehs sont des émulsions épaissies avec de la gomme; le blanc-manger n'est autre chose qu'une émulsion amandée unie à la gélatine. — Les émulsions sont généralement adoucissantes, pectorales et rafraîchissantes; quelquefois purgatives.
ÉMYDES(du gr. È[aû;, êjivôoç), ou ÉLODITES, famille de Reptiles, de l'ordre des Chéloniens ou Tortues, comprend toutes les espèces qui vivent dans les marécages: elles ont une carapace plus ou moins déprimée, ovalaire, plus évasée en arrière, formée de plaques écailleuses; des pieds ayant des doigts distincts, flexibles et propres à la natation ; une bouche elliptique, un cou rétractile.Les Émydes se nourrissent de petits animaux vivants, batraciens, poissons, insectes et mollusques : on tire parti de leur gloutonnerie pour les prendre a l'hameçon. Ce sont des êtres innocents, mais sauvages. Elles sont peu recherchées pour leur ('raille et leur chair. On en trouve partout, excepté dans l'Australie. La Cistude européenne se trouve en France, surtout en Sologne.
EMYDOSAURIENS, synonyme de Crocodiliens.
Von. CnonoDiLB.
ÉM VSAURE (du gr. èuûç, tortue, et -rotOpa, lézard), ou chéi.o.nlke, genre de la famille des Emydes, établi pour des tortues de l'Amérique du Nord, à tète forte, revêtue de plaques en avant et d'une peau aréolée sur le reste, a queue longue et musculeusc. Sa longueur varie de 0m,3j à 0"y 0.
ENAL L.VGE(dugr. èvaUaYi^jfigure de Grammaire qui fait subira une phrase un changement dans l'ordre naturel de la construction. Ce changeaient peut avoir lieu dans le genre, le nombre, la personne, le temps ou le mode : d'où cinq espèces d'énallages, qui toutes, du reste, reviennent à ['ellipse. Le vers
suivant de La Fontaine, dans les 4nm/iuv 'imiaHoi de lu peste, en offre un exemple
Ainsi dit le Renard, et Hatteurs d'applaudir.
d'applaudir est mis ici pour se hâtent f applaudir.
ENANTIOPATHIE (du gr. ivavrfoç, contraire, 91 iriôoç, affection , synonyme d' 'Allopathie. Pby.ce mot.
ENARTHROSE du gr. èvaqiOpwai;), genre d'articulation. Voy. \i.tk;i cation.
encablure, terme de Marine, longueur d'un cdô/e qui a 120 brasses [200 mètres .Les marins es timent par encablures les distances rapprochées.
ENCAN (corruption deinquant, du latin m juautut/i, pour combien), vente publique de marchandi-
ses, qui se fait par l'intermédiaire d'officiers publics, au plus offrant et dernier enchérisseur. L'encan n'est qu'une simple vente aux enchères. Voy. Enchère.
ENCANTHIS (du gr. èyxavOî;), tumeur formée par une augmentation de volume ou une dégénérescence de la caroncule lacrymale. L'E\ bénigne, simple tuméfaction inflammatoire de la caroncule, cède ordinairement aux émollients et aux résolutifs ; YE. maligne, qui a souvent le caractère cancéreux, doit être extirpée.
ENCAQCEMENT. Voy. Caque et Hareng.
ENCASTAGE (d'encaster pour encastrer\ terme de Potier, désigne l'opération qui consiste à placer les poteries sur des supports ou moules ou dans des cazettes (Voy.ce mot} avant de les soumettre à la cuisson.
ENCASTELURE {d'encasteler ; du lat. in et castellum), se dit, en Hippiatrie, du resserrement du sabot, qui a lieu vers la partie supérieure des deux quartiers et s'étend quelquefois jusqu'au talon. On y remédie, suivant l'intensité du mal, par le repos, les émollients, ou l'excision.
ENCASTREMENT, action d'encastrer, c.-à-d. d'enchàsser ou joindre deux ou plusieurs pièces en les faisant pénétrer l'une dans l'autre. On encastre par entaille ou par feuillure une pierre dans une autre ; on encastre un crampon dans deux pierres pour les joindre. — En termes d'Artillerie, ce motdésigne des entailles pratiquées dans l'épaisseur des flasques des affûts pour recevoir les tourillons de la bouche à feu. Dans le fusil, YE. du bassinet est une entaille destinée à recevoir le bassinet dans le corps de platine.
ENCAUSTIQUE (du gr. ÈYxauorixifj), préparation faite avec de !a cire dissoute dans l'essence de térébenthine. Elle s'emploie pour vernir le bois (p. ex. les meubles de chêne et de noyer sculpté), pour donner du brillant au marbre quand il a été poli, pour faire prendre au bronze une couleur foncée, etc. L'evi- ••'HKtif/uepour cirage dont on imprègne les carreaux mis en couleur et les parquets afin de pouvoir ensuite les frotter, est un savon de cire, qu'en prépare en incorporant du sous-carbonate de potasse (cendres gravelées) à de la cire jaune en fusion.
L'encaustique pour la peinture est un mélange de cire et d'huile cuite avec un peu de litharge; on chauffe la toile, la pierre ou le plâtre qu'il s'acit d'enduire, et l'on étend dessus avec un pinceau l'encaustique fondu et encore chaud. On peut y remplacer la cire par certaines résines, telles que î'élémi, le copal, et 1 huile par une essence, telle que l'essence d'aspic, surtout lorsque les peintures doivent être placées dans deslieux bas et humides. — On emploie aussi l 'encaustique a la cire et à l'huile lit harcyrée pour enduire les statues de pierre tendre ou de plâtre et leur donner ainsi le luisant du marbre.
Dans les Beaux-Arts, la peinture à la cire reprend faveur aujourd'hui pour la décoration des monuments. Elle l'emporte sur la fresque ( Voy. ce mot) pour la solidité et la durée. Le maniement des couleur pratique comme dans la peinture à l'huile; on peut les rendre plus OU moins lentes à sécher, suivant qu'on liquéfie le gluten dans une huile plus ou moins
volatile; on a la faculté d'employer certaines couleurs que l'huile altère, telles que vert de gris, gomme-
gutte, massicot, or pin, terre de Vérone et d'Oui m
et aussi celle de revenir plusieurs fois sans crainte
de Salir les teintes.
Quant à la peinture à l'encaustique dont les anciens si' servaient, dès le temps de Polygnote, au iv*
siècle av. J.-C, pour décorer les monuments ou peindre des tableaux sur bois, |o secret en BSl perdu. On
i prétendu que plusieurs artistes du un* siècle, Giot-
tO, Fiesole, etc., le possédaient encore; niais rien n'est moins prouvé. Au siècle demi* r, le comte de Caylua en 1 752 et peu après le peintre Ik.chelier prétendirent l'avoir retrouvé; mais leurs essais ne furent point concluants. On suppose que los peintres anciens commençaient par étendre sur lo mur ou le