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ENCRE

Clou préparé à cet effet. On y a recours quand on a pris à l'ennemi des pièces qu'on ne peut emmener, ou quand on est forcé d'abandonner sa propre artillerie dans une retraite précipitée. On peut quelquefois utiliser les pièces enclouées en forant une nouvelle lumière ; maison réussit rarement, et la refonte de la pièce est presque toujours indispensable.

ENCLOUURE (comme le précéd.), blessure faite au pied d'un cheval, soit par l'introduction d'un corps étranger (clou de rue), soit lorsque le maréchal, au lieu de faire traverser la corne du pied aux clous qui doivent tenir le fer, les enfonce dans le tissu réticulaire. L'enclouure peut entraîner une inflammation dangereuse, ou tout au moins faire boiter l'animal.

ENCLUME du lat. meus, incudis, enclume), masse de fer ou de fonte sur laquelle on forge les métaux, soit à chaud, soit à froid. La surface sur laquelle on bat le métal doit être dure et unie ; le milieu, de forme carrée, se nomme table de l'enclume, et l'on nomme bigornes les deux extrémités, dont l'une est ronde et l'autre carrée; une enclume sans bigornes s'appelle tas; celle dont la surface présente une portion de sphère prend le nom de bouterolle. Les enclumes sont placées sur des billots scellés en terre ou sur un massif de maçonnerie, à proximité des foyers de forges. — On appelle enclumeau une petite enclume portative à l'usage des bijoutiers, des orfèvres, des ferblantiers et des chaudronniers.

Enclume, un des quatre osselets de l'oreille : il est placé dans la caisse du tympan, entre le marteau et l'os lenticulaire. Voy. Oreille.

ENCOCHE (du préf. en et de coche, entaille), nom donné : 1° par les Serruriers, à une entaille faite sur le pêne ou sur la gâchette d'une serrure pour lui servir d'arrêt; 2° par les Boulangers, à l'entaille faite sur la taille ( Voy. ce mot >, pour marquer le nombre des pains fournis à crédit ; 3* à l'établi des Sabotiers.

ENCOLLAGE (de colle), sorte d'apprêt qui donne aux matières sur lesquelles on l'applique une consistance qui facilite le travail, ou un lustre qui en rehausse le prix. — Dans la peinture à la détrempe, on emploie un encollage, fait de gélatine, de lait ou de colle-forte, afin de donner au liquide qui contient la couleur en dissolution une teinte uniforme et assez de consistance pour qu'on puisse l'appliquer avec la brosse. — Les doreurs préparent également le bois, avant d'y appliquer l'or, en y étendant une ou plusieurs couches de colle-forte bouillante. — Les tisserands encollent les chaînes des étoffes avant de les mettre au métier. On emploie la colle-forte pour les laines, la gomme pour les soies, la colle de farine pour les cotons et les fils de chanvre ou de lin. L'effet de l'encollage est d'abattre le duvet et de rendre le fil lisse et plus fort, glissant et élastique. Voy. Empois, Colle, Collage et Apprêteur.

ENCOLURE (du préf. en et de col), se dit surtout du cou du cheval. On nomme E. rouée celle dont la courbe est bien prononcée ; E. de a/gne, celle dont la courbure ne se fait remarquer que vers la tête ; E. de jument, une encolure effilée ou peu chargée de chair ; E. renversée, ou de cerf, celle qui a la forme d'un S, convexe en avant par le bas, portée en arrière par le haut, etc.

En Marine, on donne ce nom à la hauteur du milieu de chaque varangue, tribord et bâbord, au-dessus de la sablure de la quille.

ENCORBELLEMENT (du préf. en et de corbeau), construction faite en saillie du plan vertical d'un mur et soutenue en porte-à-faux par plusieurs pierres superposées, dites corbeaux (Voy. ce mot), dont les plus basses seulement sontengagées dansle mur. Telles sont les guérites en poivrière aux encoignures des anciens châteaux; telle est à Paris la niche de la chapelle de la Vierge à Saint-Sulpice. — On appelle balcon, galerie en encorbellement, un balcon, une galerie, tenus en saillie du mur à l'aide de consoles.

ENCORNET, mollusque. Vou. CALMAR.

ENCOUBERT, genre d'Édentés. Voy. Tvroo.

ENCOURAGEMENT (sociétés d'). Il existe en France et à l'étranger, un grand nombre de sociétés d'encouragement, destinées à propager le goût dis sciences, des lettres, des arts et de l'industrie et à en favoriser les progrès. Ces sociétés fournissent les fonds de prix et de médailles qu'elles distribuent à des époques déterminées : elles publient des annuaires ou des journaux mensuels. Nous citerons à Paris seulement : la Société d'encouragement pour l'iw dustrie nationale, fondée en 1801 ; la Société d'encouragement pour l 'amélioration des races de chevaux en France (Jockey-Club); Y Association pour l'encouragement des études grecques en France; l'Association philotechnique, etc., etc.

ENCRE (du lat. encaustum, en gr. ÉYxayTTov). L'encre ordinaire se compose essentiellement de tannate et de gallate de peroxyde de fer tenus en suspension dans l'eau et mélangés avec de la gomme, qui donne du corps au liquide et l'empêche de s'étendre sur le papier. On la prépare avec une décoction de noix de galle, à laquelle on ajoute de la gomme arabique, et qu'on abandonne ensuite à l'air, après l'avoir mélangée avec une solution de sulfate de fer ou de vitriol vert. Les meilleures recettes donnent les proportions suivantes : noix de galle, 125 ; vitriol vert, 24 ; gomme arabique, 24; eau, 1000, ou encore : noix de galle, 32; vitriol vert, 19; gomme arabique, 8 ; sucre, 2 ; eau, 1000. On agite le mélange de temps à autre et on le soutire quand il est assez noir. Les dépôts noirs qui s'y forment (boues d'encre) servent aux emballeurs pour marquer les caisses et aux ébénistes pour teindre les bois en noir. L'encre ordinaire se détruit aisément par les agents chimiques et notamment par le chlore : pour éviter cet inconvénient, on a composé des encres indélébiles : elles se préparent avec du noir de fumée ou de l'encre de Chine [Voy. plus bas), qu'on délaye dans de l'eau rendue alcaline par de la soude caustique. — L'E. rouge s'obtient soit en faisant dissoudre du carmin dans l'ammoniaque, soit en faisant infuser du bois de Brésil dans du vinaigre, et épaississant la décoction avec de la gomme arabique, du sucre et de l'alun. VE. jaune se prépare avec la graine d'Avignon ou la gomme-gutte ; l'E. verte, avec l'acétate de cuivre et la crème de tartre ; l'I?. bleue, avec l'indigo ou le bleu de Prusse. — L'E. de transport, ou E. autographique, qu'on emploie pour les presses à copier les lettres, se prépare en faisant dissoudre du sucre dans de l'encre ordinaire. L'E. pour écrire sur les métaux, avec laquelle on étiquete les objets qui restent exposés à l'humidité, est une composition de vert-de-gris, de sel ammoniac, de noir de fumée et d'eau. L'E. à marquer le linge est une dissolution de nitrate d'argent dans l'eau, additionnée d'un peu de gomme arabique, et colorée avec un peu d'encre de Chine. On peut aussi se servir d'une solution d'acétate de cuivre avec un poids égal de sel ammoniac : on écrit avec ce mélange et on le touche avec une plaque de zinc qui fait paraître les lettres en cuivre métallique précipité.

L'encre ordinaire à la noix de galle (atramentum), était connue près de 400 ans avant l'ère chrétienne ; mais les anciens employaient surtout l'encre faite avec du noir de fumée et de la gomme. Les empereurs et les rois écrivaient avec une encre pourprée (sacrum encaustum) qu'eux seuls avaient le droit d'employer. Les anciens connaissaient aussi Izsépia. Voy. ce mot.

encre de chine, encre sèche, qu'on emploie en détrempe, surtout pour le lavis. Les Ch' note la préparent au moyen de décoctions de diverses plantes, de colle de peau d'âne et de noir de lami e. Elle est d'un beau noir luisant, et nous arrive en peti;s pains sous la forme de parallélipipèdes rectangles, portant des caractères chinois. Cette encre se fabrique aujourd'hui en Europe tout aussi bonne qu'en Chine.

encre d'imprimerie. Elle se prépare avec du noir de fumée et de l'huile de lin bouillie jusqu'à une cou-

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