ENDÉMIQUES
sistance très-forte, ce qui en fait une sorte de glu . Dans les anciens livres du x\e et du xvie siècle, le noir est brillant et pur; l'encre employée au xs 11e et surtout au xviii* siècle était moins bonne; souvent t'huile sort du caractère et jaunit le contour des mots. Aujourd'hui cet inconvénient n'existe plus; mais trop BOUvenl l'encre aune teinte d'un bleu métallique et un reflet chatoyant.
encre sympathique, encre qui ne laisse aucune trace sur le papier par la dessiccation, et que la chaleur ou des agents chimiques font apparaître sous diverses couleurs. Tous les sucs végétaux qui renferment de la gomme, du mucilage, de l'albumine ou du sucre (le suc d'oignon, de citron, d'orange, de poire, de pomme, etc.), peuvent servir d'encres sympathiques, parce que la trace qu'ils laissent, d'abord incolore, devient apparente quand on chauffe le papier. La solution étendue de chlorure de cobalt, incolore à froid, reparait avec une couleur verte ou bleue dès qu'on chauffe le papier ; par le refroidissement ou par la simple insufflation de l'haleine, les caractères disparaissent complètement pour reparaître encore par la chaleur. Une encre sympathique très -aisée à préparer est la solution de prussiate jaune : il suffit de toucher le papier écrit avec un second papier imprégné de vitriol vert pour voir apparaître aussitôt sur le premier les caractères en bleu : cette encre est indélébile.
EXCIMER. Parmi les encriers perfectionnés, les plus ingénieux etles plus répandus sont : l'E.sip/toïde et l'A". « pompe. VE. siphoïàe se compose d'un réservoir en verre fermé par le haut, et muni, par le bas, d'un tube latéral qui fait siphon avec le réservoir et qui sert de godet. Cet encrier a l'avantage de laisser échapper fort peu d'encre lorsqu'il se renverse. — VE. à pompe se compose d'un réservoir dans lequel plonge un cylindre plein, soutenu par une vis fixée au couvercle. Le vase étant plein, si l'on tourne la vis, le cylindre descend dans le liquide, et fait monter l'encre dans un petit godet latéral ; en tournant la vis en sens contraire, on fait redescendre le niveau, et l'encre rentre dans le réservoir: on a ainsi l'avantage de conserver l'encre à l'abri de l'air et de la poussière.
ENCBJNE (du gr. £v, en etxpîvov, lis), Encrinus, nom sous lequel on a confondu longtemps un grand nombre d'Échinodermes qui composent aujourd'hui l'ordre des Crinotdks ou Crinoidées (l'o;/.cemot). — ( ta a conservé toutefois le nom d' Encrinus h un genre de la famille des Mélocrinidées, dont le calice, court et concave, est composé de deux séries de 5 pièces chacune et dont la tige est ronde et radiée : toutes les espèces connues sont fossiles et appartiennent aux terrains triasiques.
ENCYCLIQUE (du gr. éyxuxXo;), lettre circulaire que le pape envoie aux évequesde toute la chrétienté pour leur faire connaître son opinion sur quelque point de dogme ou de discipline. On donne aussi ce nom aux lettres écrites a l'occasion de circonstances particulières, d'un jubile, par exemple.
ENCYCLOPÉDIE (du gr. èyxvix).07iaiS£Ïa), répertoire des connaissances humaines. L'universalité des connaissances peut être présentée sous deux formes différentes, selon les besoins des lecteurs auxquels l'ouvrage est destiné: sous la /i<r;;/rv/;.v/i matique,duii un ensemble de traités où toutes les sciences sont distribuées méthodiquement et traitées chacune à sa place naturelle ; ou sous la forme alphabétique, chaque sujet étant traité à mesure qu'il est appelé par M place dans l'ordre des lettres de l'alphabet.
On peut rapporter à la première Forme les ouvrages d'Aristote, qui sonl comme l'encyclopédie de la Bçience grecque; ['Histoire naturelle de Pline l'an- < ien; le Satyricon de Marcien Capella, qui embrasse pi arts libéraux; le Spéculum de Vincent de I aie ; les Sommes, du moyen âge; UTesorode 1 ttoLatini; la /teafaPMosop/iia de Campanella; l Encychpcediaseu Urbis disciplmarum de 1'. Scalich
(Baie, 1555), premier ouvrage qui ait porté le titre d'Encyclopédie ; l'Encyclopédie d'Alstedius 11erborn, 1620) ; la Science de fhomme de cour, d'i-pfo et de robe, de Chavigny (1717) ; la Bibliothèque des artistes et des amateurs de Petity (1766) ; et de nof jours les collections publiées sous les titres d'Ency* 1 lopédie portative, par Baiily de Merlieux ; de Bibliothèque populaire, par Arago, Ajasson, etc.îl'.E'/iici/c/opédte Boret ; {'Encyclopédie des familles de Didot ; les Cent traités, Palria, etc.
A la deuxième forme, qui est beaucoup plus répandue, et qu'on désigne plus spécialement auj. sous le titre d'Encyclopédie, appartiennent le Dictionnaire des arts et des sciences, de Th. Corneille (1708) ; le Dictionnaire universel, publié en Allemagne par J.- Th. Jablonsky (1721) et celui de l'éditeur Zedler (1732-52) ; la Cyclopœdia deChambers (1728) ; l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert (1751-1780, .i.") vul. fol.), le plus vaste monument de ce genre1 qui eût paru jusqu'alors : elle fut plusieurs fois réimprimée ou refondue, notamment dans YEncych , méthodique, publiée par M. Panckoucke, et donna naissance à une foule d'ouvrages analogues. Parmi ces publications, nous citerons : en France, VEncyclopédie de M. Courtin (1823), refondue par MM. Didot (1840-51) ; le Dictionnaire de la conversation et de la lecture (1831 et 1852;, V Encyclopédie des gens du monde (1832/, l'Encyclopédie nouvelle de Leroux et liaynaud (1834 , V Encyclopédie du six* siècle, de Saint-Pi'iest (1842-54) ; l'Encyclopédie catholique (1840), les Dictionnaires encyclopédiques de M. Dupiney de Vorepierre, de M. P. Larousse, etc. ; publications qui toutes ont leur caractère propre ; — en Angleterre lYEncyclopcedia britannica (1788), la New cyclopœdia de Ress, l'Encyclopédie d'Eilim'jourg, l'Encyclopédie de Londres, etc.; — en Allemagne, le Dictionnaire encyclopédique de Binzeret Pierei\ 1 -2 \ 37), la Grande ena/clopédied'Erscli et Gruber (A/lyemeine encyklopœdie), commencée en 1818; l'Encyclopédie viennoise (1835 , le Conversations Lexikon, publié pour la première fois en 1809 ; — en Italie, le [Jizionario enciclopedico d'A. Bazzarini (1830 . — Divers abrégés d'un usage|plus facile ont été publiés depuis le commencement de ce siècle : le Dictionnaire des sciences et des arts de Lunier(1805 , le Dictionnaire encyclopédique usuel du pseudonyme Ch. St-Laurent (1841), le Dktionary of science, littérature and art de \\ .T. Brande (Londres, 1846), le présent Dietionnaire universel des Sciences, Lettres et Arts, celui de MM. Privat-Deschanel et A. Focillon, etc.
Il a en outre paru, depuis la publication de l'Encyclopédie française, plusieurs recueils périodiques qui ont contribué à répandre le goût des Si i le Journal encyclopédique de V. Rouas 1756); le Magasin encyclopédique de Millin i 1795) ; les Annales encyclopédiques du même 1817 , la Revue encyclopédique de Jullien (Paris, 1810 , le Bulletin des Sciem es de Férussae 1 s'J.'S , les .1 unitaires scientifiques et littéraires de la maison Hachette, etc.
Arbre encyclopédique. Voy. Abbre et Scbni i s.
ENDÉCAGONE, BNDÉCASUXABB, etc. le.'/- iil ^' DÉCAGONE, etc.
ENDÉMIQUES (MALADIES), du gr. tvôr^o;, indigène; maladies qui semblent inhérentes à certains pays et qui dépendent de causes locales, telli - que. les Sèvres intermittentes, les goitre-, i
le SCOrbut, la tievre jaune, le choiera a-iaii,i. , l.i
plique polonaise, la pellagre, etc. : la peste est endémique en Egypte, la tievre jaune aux Antilles et dans le golfe du Mexique, le < holéra sur les bords du Gange, le goitre dans le Valais, i prin-
( ipalee de ces maladies sont les \ariatietis de la température, l'humidité du -cl, la privation d'air lumière, la mauvaise qualité des eaux et des alimenta, les émanations marécageuses, l'accumulation de la population, etc. Comme les maladies épidémi les maladies endémiques attaquent à la fois un grand nombre d'individus ; mais elles en diffèrent en ce