‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 551 sur 1672 · ENFERMÉS · texte numérisé non relu

ENFERMÉS

ENDURCISSEMENT du tissu cellulaire. Voy.

Sci.ÉRÉME.

ÉNERGIE (du gr. ève'pyeia). En Physique, ce mot sert à désigner, dans la Théorie mécanique de la chaleur, soit une quantité de chaleur, soit une quantité de travail; comme ces deux sortes de quantités sont équivalentes, on peut les désigner par un môme mot pour simplifier le langage. Voy. Chweiii.

ÉNERGCMÈNE(du gr. ÈvEpvoOp.evo;). Ce mot, chez les anciens, est synonyme de démoniaque et de possédé (Voy. Possession). — Auj., il ne s'emploie plus que pour exprimer un homme exalté qui exprime ses liassions par des gestes et des discours violents.

ÉNERVATION (du lat. enervatio), supplice usité autrefois, dit-on, en France, et qui consistait à brûler les nerfs des jarrets, ce qui rendait le patient inévitablement perclus [Voy. Jiviiéges (énervés de), au Dict.d'Hist.etde Géogr.). — Ênervatton est aussi le nom d'un procédé employé depuis peu pour abattre les bœufs : il consiste à les paralyser immédiatement de tout le corps en leur introduisant la lame d'un couteau dans la moelle épinière entre le crâne et les premières vertèbres cervicales. — Voy. aussi Névrotomie.

ENFANCE (du lat. infantia\ période de la vie humaine qui s'étend depuis la naissance jusque vers la 7e année. On donne quelquefois le nom de seconde enfance [pueritia des Latins) à la période qui s'étend depuis la 7e année jusqu'à l'âge de puberté. — L'enfance proprement dite est sujette à un grand nombre de maladies, telles que le croup, les convulsions, le rachitisme, les vers, le carreau, le sclérème, etc. A quatre mois commence la dentition. Voy. ces mots.

ENFANT (du lat. infans). On nomme Enfant lélégitime celui qui est né d'un légitime mariage, et qui a ainsi droit à la succession de son père ;E. adoptif, celui au profit duquel un étranger fait une déclaration d'adoption, et qui est mis alors sur la même ligne que l'enfant légitime; E. légitimé, celui qui est né hors mariage, mais qui obtient, parle mariage subséquent de ses père et mère, les avantages de la légitimité; E. naturel ou bâtard, celui qui est né hors du mariage, ou celui qui est né pendant le mariage, d'un commerce illégitime, et qui peut être reconnu à moins qu'il ne soit adultérin ou incestueux. On distingue encore E. mineur, majeur, émancipé. Voy. Adoption, Émancipation, Succession, etc.

« Les coupables d'enlèvement, de recèlement, de suppression ou de supposition d'enfant, sont punis de la réclusion » (C. pén., art. 345). — « Ceux qui ont exposé et délaissé en un lieu solitaire un enfant au-dessous de l'âge de sept ans sont condamnés à un emprisonnement de 6 mois à 2 ans, et à une amende de 16 à 200 fr. » (art. 349). Voy. aussi Infanticide, Docimasie, etc.

Aux termes de la loi du 19 mai 1874, les enfants ne peuvent être admis dans les manufactures, usines et ateliers à moteur mécanique, avant l'âge delO ans; jusqu'à 12 ans, ils ne peuvent travailler plus de ù heures sur 24. Ces prescriptions ne sont pas toujours observées.

ENFANTS ASSISTÉS. Vin/. ENFANTS TROUVÉS.

ENFANTS DE CHOEUR. Voy. ClKlKI 11.

enfants de FRANCE, nom donné autrefois, en

France, aux enfants, frères el sœurs dn roi régnant.

ENFANTS DE TROUPE, tils de militaires élevés dans les casernes aux frais de l'État. On en adinei un par compagnie dans les régiments d'infanterie ; leur nombre varie pour les autres corps. Ils reçoivent le pain, la demi-solde et l'habillement. Ils soin astreints a un service dés l'âge de 14 ans ; s'ils 11686 soin pas engagés à 18 ans, ils sont ra\és des contrôles.

ENFANTS SANS BOOCI, troupe de baladins que s'ad-

loignirenl les Confrères de lu Pamon pour rompre l'uniformité dos mystères parleurs farces et leurs chansons. Leur chef se nommait te Prince des sots. Déjouèrent Bur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne depuis le milieu du wi* siècle jusqu'en 1050. infants raouvÉs. Chez la plupart des peuples an

ciens, comme encore auj., dit-on, dansplusieurs contrées de l'Orient, p. ex. en Chine et au Japon, Y exposition des nouveau-nés n'avait rien de criminel. Le christianisme rectifia les idées à cet égard ; mais pendant longtemps encore ce fut uniquement la charité privée qui pourvut à l'entretien des enfanta abandonnés. Des hospices d'enfants trouvés (Boetwrpoçeta) avaient été ouverts dès le temps de Justinien 530); mai-, après la ruine de l'empire romain, le sort de ces enfants redevint très-précaire. Du \'au xue siècle, l'usage de vendre les enfants trouvés comme esclaves fut commun par toute l'Europe, et les infanticides y furent très-fréquents. L'Italie eut l'honneur d'apporter la première un remède a cet état de choses : on trouve des établissements spéciaux pour les enfants trouvés à Milan dés 789, ou tout au moins en 1171 ; à Padoue, en 1097 ; à Rome, en 1204; à Pise, en 1219. En France, des maisons semblables s'ouvrirent à Marseille avant 1188 ; à Paris, en 1362. Aux xve et xvi' siècles, ces étal ments se multiplièrent par toute l'Europe; mais l'attention des gouvernements et la faveur publique ne se portèrent sérieusement sur eux que depuis la fondation de la maison de refuge ouverte à Paris, en 1638, par St Vincent de Paul, maison qu'un édit de 1670 mit au nombre des hôpitaux de la ville de Paris. Avant 1789, il était ordonné aux seigneurs hautsjusticiers de nourrir les enfants déposés sur leur territoire. Une loi du 10 déc. 1790 les mit à la charge de l'État; deux nouvelles lois du 27 frim. an V et du 15 pluv. an XIII, et le décret du 19 janv. 1811, assurèrent leur avenir, en même temps que des peines furent décrétées contre les infanticides. La suppression des tours [Voy. ce mot) a contribué à diminuer le nombre des abandons. En même temps, l'administration hospitalière organisait un service d coursa domicile pour permettre aux mères indigentes de garder leurs enfants auprès d'elles. La loi du 18 juillet 1866 a eu pour objet de réglementer cette nouvelle, organisation. — Consulter sur ce sujet : Remacle, Des hospices d'enfants trouvt Terme et Môhfalcon, Histoire des enfants trouvé* (1837 ; de Gouroff, Rerherches sur les enfants trouvés (1839); de Curzon, Études sur les enfants trouvé* '1847 ; A. de Watteville, Rapport sur In situation

cèdes en fonts trouvés (1860}, etc.

Pour le Travail des enfants dans les manufactures, Voy. ci-dessus Enfant et Apprenti.

ENFER (du lat. inferus, qui est au-dessous, sous terre), lieu destiné au supplice des damnés, et ou les âmes des méchants subissent le châtiment d" leurs crimes : c'est la demeure des démons. On] subit deux peines, celle du dam, qui consiste dans la privation de la vue de Dieu, et celle du sens, qui conc souffrir les tourments les plus violents : l'Écriture nous représente ces tourments comme un feu qui agira sur les corps et sur les âmes sans les détruire. Le sentiment de la plupart des Pères et des Théologiens est qu'il s'agit d'un feu réel et non allégorique; toutefois, ce n'est pas un article de foi. Les Mil l'enfer sont éternelles; le sentiment contraire s, Tait une hérésie. Voy. Damnation.

'foules les religions se sont accordées pour admettre qu'il y avait, après la mort, di - - peur les méchants, comme il y a des récompenses peur les i oy. i.m i Rsau l> et. d'il rf. : mais elles diffèrent sur la description de ces suppli

Homère, dans le XI* chaut de l'Odyssée ; \ irgile, dans le \ |« livre de {'Enéide : Dante, dans la D <

Enfer ; Milton, dans le Paradis perdu ch.i

Fénélnn.dans le TèUmaque liv. \i\ ; \ oltaire, dans

la Henriade [cb vu : Chateanbriana, dans lesJtfarliv. vin . ont décrit poétiquement les Bi I ENFERMES, nom sous lequel on a longtemps réuni

tous les Mollusques acéphales, à coquille baillante aux deux extrémités, et dont le manteau ouvert antérieurement pour le passage du pied, se prolonge postérieurement en un double tube qui fait saillie hors

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